Tous les articles par Francis

Ribadesella – Pernus

Merci les petits oiseaux pour le réveil matinal.
Le petit déjeuner, autour d’un buffet, a été convenable.
L’hôtel est sur le chemin, puisqu’il donne sur la promenade de bord de mer.
Nous n’aurons pas à refaire ce que nous avons fait hier soir. Il est 9h30 et le bord de mer est enveloppé dans un léger brouillard qui tarde à se lever.

528

Quelques locaux font un peu d’exercice ou de jogging et l’ambiance est très tranquille. Nous irons jusqu’au bout du « paseo » et, à gauche, partirons en direction de San Pedro en traversant des lotissements récents qui semblent abriter des résidences secondaires.
Pas de circulation automobile et c’est tant mieux.

529
Cet horreo est de belle dimension et bien différent de ceux que nous trouverons plus loin en Galice (voir Camino Francès)

533
Nous marchons vers Vega que nous atteindrons et dépasserons sur de petites routes, petits chemins de terre, bien calmes, en un mot le paradis du randonneur.

536

Eucalyptus, orangers, horreo en ruine et maison abandonnée.

537

La maison bleue, ici, n’est pas en haut de la colline !
Après Vega, nous allons longer la côte au plus près, marchant quelquefois sur les plages qui sont désertes et superbes. Le Camino suit une sorte de chemin de bord de mer, chemin touristique, chemin des douaniers.

547

542

543
Horreo (un autre !)

545
Pas encore la bonne saison, mais le pèlerin irait bien….

546
la pèlerine aussi !
Bien entendu, il y a quelques petites montées et descentes mais ce n’est rien par rapport à ce que nous avons franchi jusqu’ici.

550
Le meilleur des soins des pieds pour le pèlerin !
A Isla, joli petit village, nous couperons à nouveau par la plage qui est dans le brouillard par petites plaques et au soleil à d’autres endroits. Ambiance féérique.

555
Le brouillard se lève.

Tellement distrayant que nous arriverons à nous perdre car nous n’aurions pas dû aller si loin à l’ouest sur la plage. Plus de chemin, plus de flèches, le pèlerin est pris à dépourvu. Dans le village, une dame nous renseigne spontanément. Pas par là, de l’autre côté !
Et nous voila en train de revenir sur la route N632 cette fois ci (pas N634 que nous suivons depuis le départ et que nous suivrons presque jusqu’à l’arrivée). Nous marcherons plein ouest sur la route pendant cinq cent mètres puis prendrons à gauche sur Buenu où nous retrouverons notre ami le Camino vers Colunga où nous achèterons le casse-croûte qui sera consommé sur le champ sur un banc, à proximité de l’office du tourisme qui est, bien sûr, fermé à l’heure où nous passons.
Nous en repartons vers 16heures, repus et reposés, pour rejoindre Pernus où notre étape est réservée de longue date et que nous atteindrons par une petite route bien calme aussi, qui passe sous l’autoroute avant de monter bien raide pour redescendre sur le hameau.
Nous atteindrons rapidement notre halte qui est une sorte d’agritourisme, logement dans une ferme. L’accueil est plutôt chaleureux et le logement est vaste et récent. Tout va bien !
Rituel habituel et lessive après le repos puis nous descendons sur la terrasse pour consommer une bouteille de cidre asturien, la première bouteille après celle bue en Pays Basque qui nous a coûté si cher.
L’endroit est très tranquille, il doit y avoir une centaine d’habitants et, les vaches mises à part, il ne devrait pas y avoir de bruit.
Nous dînerons à la table d’hôtes d’un sympathique et simple repas préparé par la jeune maîtresse de maison.
Nous sommes avec un couple espagnol motorisé les seuls clients de la maison.
L’étape a été belle, par une belle journée, la polaire est restée dans le sac et nous croisons les doigts pour que le beau temps persiste même si les petits matins sont plutôt frais.

www.casonadelfraile.com

Hotel rural La Casona del Fraile
Pernus
00 35 985 928 819
Euros 63.40 pour deux en demi-pension + bouteille de cidre local

Llanes – Ribadesella

Départ à 9h15 pour Ribadesella. 28kms pour aujourd’hui !
28 kms de tranquillité car nous ne suivrons pas la N634 mais de petites routes ou chemins de terre. Le dénivelé sera modeste, donc tout ira bien.
Effectivement le début du chemin est un pur bonheur, il ne manque qu’un peu de soleil qui va venir. Il fait un peu frais.
Le balisage est discret et le topo nous est bien utile.
Les paysages sont beaux, nous suivons, par endroits le bord de mer, ou des rias. Etape verte et calme.

517

Mises à part les chaussettes, Celorio nous montrera son monastère San Salvador.

514

puis Niembro, l’église Nuesta Senora de los Dolores, à marée basse.

518

516
Arrivons à la plage de Santonin de Bedon où, assis sur un banc, nous cassons notre petite croûte au soleil. La vue est magnifique.

524

Le re-démarrage après la halte sera un peu laborieux et notre mauvaise lecture du topo nous fera tourner à droite sur un chemin blanc après la cidrerie « Cabanon » et c’est à travers champs que nous reviendrons sur la route que nous ne quitterons plus jusqu’à Nueva.
Depuis notre entrée en Asturies, le fléchage est différent et plus dispersé sous forme de coquilles plutôt passées de couleur.
Petite route et petits chemins, hors du Camino, que nous avons perdu, nous amènerons à notre étape où la grisaille nous accueille.
L’office du tourisme est fermé, il ouvrira à 17 heures est il écrit sur la porte. Nous faisons le tour du pays, sac au dos, et ne trouvons pas d’hôtel à notre goût. Nous traversons la ria sur le pont pour explorer l’autre côté de Ribadesella où nous voyons des enseignes d’hôtel au loin.
Malgré les jambes un peu lourdes, nous faisons le tour de cette sorte de faubourg, puis sur le bord de mer, nous trouvons un hôtel trois étoiles ouvert.
La jeune fille de l’accueil est charmante et francophone. Elle nous montre deux chambres l’une sur la mer l’autre « échappée mer » comme on dit. Nous prendrons la deuxième. Belle chambre, bien chauffée et confortable. Rituel quotidien et nous repartons acheter le ravitaillement pour demain. Nous revenons à Ribadesella centre pour cela. Achetons un peu de chocolat pour nous encourager et un gâteau. Le temps fraîchit, nous parcourons l’intérieur de la vieille ville qui n’a pas beaucoup d’intérêt mais l’ensemble est quand même assez coquet avec sa belle plage et la ria. Petite ville de bord de mer.
L’office du tourisme tamponnera nos créanciales.
Nous retournons à l’hôtel pour un moment et faisons notre shopping à proximité de l’hôtel, dans un magasin « Arbol ».
Puis nous retournerons en ville une fois de plus en longeant la mer, puis passant à nouveau le pont de la ria pour dîner. Nous aurons marché 35 ou plus kilomètres aujourd’hui avec tous ces allers et retours. L’étape aura été, cependant, assez plate.
Le repas sera minable. Le restaurant s’appelle aussi Covadonga mais mérite absolument le détour (pour l’éviter !). Nous n’avons rien trouvé d’autre ouvert et nous avons faim. Il y en a bien un à proximité de l’office du tourisme que nous avons repéré lors de notre arrivée et qui était plein mais il est fermé au moment où nous passons devant.
Le Covadonga de Ribadesella a pour notes de notre part : accueil 0, repas 0, service 0 et cher en plus de cela (14 euros par personne) pour ce qui est servi. L’on doit se méfier quand l’on est seuls clients mais, en Espagne, nous, nous mangeons tôt et les Espagnols tard…)
En balance, la nuit sera calme et nous dormirons les fenêtres entr’ouvertes bercés par le bruit du ressac et les oiseaux au petit matin !

Hôtel Ribadesella Playa
Ricardo Cangas, 3
00 34 985 07 15
www.hotelribadesellaplaya.com
Euros 68.48 pdj compris

Aucune référence du restaurant, of course !

Unquera – Llanes

Le restaurateur, hier soir, a accepté de tamponner nos créanciales.
La literie de l’hôtel ne nous laissera pas un souvenir éternel et la nuit a été plutôt « moyenne ». De toute façon, nous n’avions pas l’intention de rester !
Petite déjeuner à la cafeteria de l’hôtel, sans aucun intérêt non plus, comme d’habitude. Le coût de la halte aura été modeste 39 euros tout compris pour l’hôtel, cela compensera les excès du restaurant d’hier soir.
Préparation du départ sur le topo qui, comme par hasard, nous dit en substance : »Une fois passé le pont, monter….etc ».
Nous passons le pont à 9 heures et constatons que la montée est une véritable montée de chèvres, très raide. A cet endroit, un panneau indique par la route, une distance un peu plus faible que par le Chemin et sur du goudron. Pas d’hésitation, on y va. Route calme qui nous amène à Colombres en belle montée quand même mais sûrement moins que le Camino. Belles villas à Colombres et nous y faisons nos achats dans une supérette.

502

Une fois le village traversé dans le calme le plus total, sans chiens (on n’en voit plus depuis un moment !) nous suivons un joli chemin qui descend retrouver la N634 que nous suivrons sur le bas-côté jusqu’à la sortie du lieu-dit La Franca. Il semble que le Chemin suivra la N 634 jusqu’au bout.
Notre topo nous indique qu’il est plus sage de prendre l’AS 346 à gauche et filer au travers de la Vallée obscure (qui tiendrait son nom du fait qu’elle a été électrifiée qu’il y a quelques années seulement).
Le problème, c’est que cela n’est pas plat mais nous avons l’habitude !
S’ensuit un bonheur de petite route tranquille, de jolis villages hors du temps malgré quelques constructions nouvelles, des endroits où l’on répond à nos saluts et où même un cycliste nous souhaite un « buen camino » sonore.
Nous nous arrêterons au pied d’une source, sur un banc, au soleil pour consommer nos casse-croûtes. Nous sommes à Pié de la Sierra.
Nous entamerons une longue descente sur cette petite route bien calme pour retrouver, après avoir traversé la voie de chemin de fer dans un bois, la N 634 que nous ne pourrons quitter avant l’arrivée. Contents quand même d’avoir dévié sur quelques kilomètres car les poids lourds sont lancés en pleine vitesse et ne s’écartent guère à notre hauteur.
Arrêt au Camping Rio Puron pour une bière en plein air et un peu de repos. Comme notre topo veut nous faire quand même éviter la route, il prévoit de nous envoyer un coup à gauche, un coup à droite pour marcher au calme. Résultat, on rallonge…
Nous quitterons la N634 pour prendre à droite la route qui descend vers Llanes. Encore quelques kilomètres au soleil et nous serons arrivés au bord de la mer, au terme du belle étape.
Sur le pont de la ria de Llanes, je demande à une jeune femme où se trouve l’office du tourisme (dans une tour ancienne)

507

où nous serons très bien reçus. Nous n’avons pas de réservation et prenons la liste des hôtels de Llanes avec en prime la liste de tous ceux d’Asturies.
Nous tournons un peu dans la petite ville et jetons notre dévolu sur un trois étoiles, l’hôtel Montemar où nous aurons une belle chambre avec une belle terrasse sur laquelle, à l’aide des bâtons de marche, la lessive sèchera pendant, qu’après le rituel habituel, nous visiterons la ville ancienne qui a vraiment beaucoup de charmes.

512

Repérage de restaurants et petit tour au bord de mer où le vent frais commence à se lever. Shopping et retour à l’hôtel pour un moment et nous ressortons pour dîner au restaurant « Covadonga » où nous serons gâtés Sympa, accueillant, propre, personnel souriant (c’est rare !)
nous dînerons pour 19 euros à deux avec un litre de rosé (pichet) d’une soupe de poisson, d’une sole farcie aux fruits de mer, flan pour la pèlerine et amandes de mer marinière et glace pour le pèlerin.
Restaurant à conseiller sans hésitation.
Retour à l’hôtel et nuit tranquille.

Hôtel Montemar
33500 Llanes 00 34 985 40 01 00
Euros 64.20 pdj compris

www.hotelesmontemar.com

Restaurant La Covadonga
c/Manuel Cué 11
00 34 985 400 891

https://www.facebook.com/…Covadonga/139234791…

Comillas – Unquera

Décidément, l’on dort bien quand l’on marche. Nuit de plomb.
Petit déjeuner simple, pain, jus de fruit frais et café.
Neuf heures sonnent quand nous passons devant l’église de Comillas.
Pour une fois, le départ se fait à plat, en longeant la route sur un « carri-bici » bien aménagé et bien agréable sur deux ou presque trois kilomètres.

474

Nous atteignons le Pont de la Rabia sans difficulté. Il fait frais à cette heure mais beau, un peu brumeux, et il n’y a pas de vent.

477

Nous franchissons la côte de Sta Ana dans le brouillard, avec un vent léger qui amène de l’humidité. Au sommet, il bruine un peu mais le poncho n’est pas sorti.Nous rencontrons, à la sortie d’une ferme, ces boeufs ou vaches préparés pour je ne sais quelle raison.

479

Nous redescendons vers le golf que nous longeons et remontons ensuite. Ce sera notre lot aujourd’hui.

 

480
A la sortie ouest du golf, nous trouverons cette curieuse chapelle et son pin perché !

483

Montagnes russes mais pas de chance car nous ne pourrons voir, à cause de la nébulosité, les Pics d’Europe qui sont devant nous. Nous les avions vu, au loin, ou plutôt devinés quand nous étions en Castille l’an dernier.
Nous arriverons à San Vicente de la Barquera, que nous avons découvert sortant du brouillard du haut de la colline, en bordure d’une jolie ria.

486

Nous longeons le pont Maza qui resiste au trafic moderne malgré ses siècles d’existence. Il est 11h30 quand, en ville, nous faisons nos achats pour le déjeuner. Nous notons la présence d’une grande quantité de restaurants qui ont l’air sympa et servent d’appétissants plats de poisson.
Pour nous ce sera repas sur le banc du jardin public qui borde la ria.
Il fait toujours « brouillasseux » et humide. La halte ne durera pas longtemps, le temps de se restaurer et reposer les jambes.

488

La lecture du topo nous montre que le Camino, sous prétexte, de nous montrer la vieille ville, monte d’une manière accentuée et, à cette heure, nous trouvons avoir assez monté et descendu pour en rajouter inutilement. Surtout qu’une jolie petite route, à plat, nous invite à rejoindre l’autoroute et passer en dessous et ce, d’une manière directe.
En route. Passons l’autoroute, sous l’autoroute, la jambe traîne un peu mais cela avance. A La Acebosa, nous nous fourvoyons, c’est à dire que nous montons (par habitude !) à droite alors que le chemin est à gauche. Plus haut, à deux cents ou trois cents mètres, nous trouvons le Camino ou plutôt ses flèches qui nous montrent de redescendre d’où nous venons puis de grimper un fort raidillon qui conduit au cimetière, pour changer un peu. Nous marcherons vers Estrada et, suivant le topo, ferons le détour pour voir la tour-forteresse et faire le tour de cette tour par un chemin de terre qui finit par remonter (!) vers la route que nous avons quitté. Cette visite peut être évitée ainsi que le détour.
Il vaut mieux rester sur le Camino, l’on gagnera du temps surtout si l’on est bien fatigué comme c’est notre cas aujourd’hui.

490

Nous gagnerons Serdio par la petite route tranquille où nous verrons une première indication d’une auberge de pèlerins clairement indiquée et gratuite.

489
Ensuite, nous rejoindrons Pesues après être passés à nouveau sous l’autoroute, photographié un panneau du Camino quasiment décourageant

491

et remonté une belle côte bien raide une fois passé le pont sur la ria Tenor.
Nous ne suivrons pas le Camino pour rejoindre Unquera mais le bord de route N621 car il y en a vraiment assez des montées et descentes qui se succèdent depuis un moment même si le paysage est vraiment très beau. Dans ce cas, nous descendons vers la ville et retrouvons l’autoroute sur notre droite.
Il est seize heures, nous avons parcouru 28 kms de montagnes russes et un peu de soleil nous accueille.
Un tour de ville nous décourage quant aux possibilités hôtelières et restaurants de la petite ville et, en plus, étant mardi, nombre d’entre eux sont fermés.
Sur un des murs de la gare d’Unquera, l’on voit que la Feve  et Vodafone, encouragent le pèlerinage.

 

494

Nous irons, devant la gare d’Unquera, à l’hôtel Canal. Bâtiment moderne, quasiment vide. Accueil comme d’habitude. Carte d’identité et installation. Très vaste chambre, un peu type motel USA, en étage.
Il y a du chauffage, c’est bon à l’arrivée d’entrer dans un environnement où il fait bon. Lessive, jambes en l’air etc…
Nous ressortirons dans la fraîcheur du soir pour tenter de nous sustenter.
Il n’y a pas plus de restaurant que tout à l’heure donc nous entrons dans le restaurant Marathon, et décidons de nous gâter, même si nous sommes bien fatigués. Nous fêterons le fait que l’étape était bien belle, que l’ampoule va bien mieux, et que le Camino, malgré notre écart de l’Acebosa, cet après-midi, est bien mieux indiqué dans la partie où nous sommes que sur la partie Santona Santander qui ressemblait à un jeu de pistes…
Ce sera 65.38 euros pour un repas de belle qualité, c’est assez rare pour être signalé. Et avec des gens souriants, cela aussi..
A la carte, svp : pour la pèlerine = soupe de poissons, morue à la tomate et le pèlerin une minestre de légumes et des calamars frais dans leur encre, une bouteille de vin rouge.
Coucher de bonne heure, on verra la suite demain matin où, franchissant la rivière nous passerons en Asturies quittant la Cantabrie.

www.hotelcanalunquera.com

www.facebook.com › … › Restaurante Marathon

 

Santillana – Comillas

La nuit aura été calme. La literie s’est avéré très confortable.
Nous sommes réveillés par le camion des éboueurs qui passe sur les pavés de la rue, puis le village s’anime.
Pour nous, il est temps de partir. Dehors, un épais brouillard commence à se lever doucement.

430

Nous descendons prendre un petit déjeuner buffet qui s’avèrera copieux, pour une fois. La note réglé, au revoir et en route.
Re traversons le village pour continuer vers l’ouest et attaquer la belle côte qui monte au cimetière. Décidément, ce n’est pas la première fois que l’on trouve le cimetière en haut du pays !
Le brouillard ne se lève plus ici et au contraire renforce l’impression de froid. Le pèlerin sort le béret, qui n’a pas de sens comme dit l’autre, mais qui tient bien la tête au chaud.

437

 

439

Nous marchons sur Orena que nous traversons avant de remonter, pour changer un peu, sur l’ermita de San Pedro, magnifique église isolée en haut de sa colline.

440

443

Redescendons sur Caboredondo où le pèlerin subit « l’attaque » d’un roquet du pays qui se fait gueuler dessus (par moi) le tout additionné d’un tourniquet de bâton de marche. Beaucoup de bruit pour rien. Mais, il faut toujours, avec ce type de petit chien se méfier des retours car lorsque l’on a le dos tourné, l’animal fonce. Il n’a pas eu de chance, j’avais « flairé » (sic) le coup. Deuxième gueulante, et l’affaire en reste là. Il semble que seul le pèlerin intéresse la gent canine, ils ne regardent même pas la pèlerine, ce qui l’arrange bien.
Après ce village, nous montons encore et redescendons dans un vallon très charmant, champêtre, sans voitures donc bien calme.

451

Passons à proximité de l’église Saint Martin de Ciguenza, commande d’un émigré espagnol au Pérou et qui date de 1743. Il fallait bien dépenser son argent, mais le guide nous dit qu’il ne la verra pas achevée. Nous, si !

453

455
La maison où vivait les gens d’église !

Nous atteindrons, trois ou quatre kilomètres après, la petite ville de Cobreces aux églises peintes de couleur vives.

456

Nous y achèterons, à la fromagerie, du fromage du pays et un pain, ce sera notre repas de midi. Et nous continuons, manquons le marquage des flèches jaunes, et poursuivons sur la route. Nous retrouverons le Camino à Venta de Tramalon. A cet endroit, nous nous installons sous un abri-bus et déjeunons en face de l’ermita de Santiago et à côté du restaurant qui, à cette heure ci, accueille quantité d’ouvriers du coin.
Nous descendons sur une petite route en travaux de réfection qui nous amène à la Iglésia, dont nous contournons l’église par une belle calade romaine peut être et filons sur Comillas que nous atteindrons par la route.

458
Avant d’arriver à Comillas, nous traverserons le petit village de Pando qui a su garder ses vieilles maisons intactes ou qui les a bien restaurées.

461

Comillas, en bas à droite ou plutôt le port de Comillas

465

Il fait beau, pas de chien en vue. Nous traversons le village, d’est en ouest.
Je demande mon chemin à quelqu’un à la terrasse d’un café.
Nous arrivons à la Pension Pasaje San Jorge et nous installons.
La chambre est très simple mais propre et calme. Il y a tout ce dont le pèlerin a besoin. Une bonne douche et un bon lit.
Nous ressortons pour les emplettes, la promenade, la bière et le repérage du restaurant pour le dîner.

471

Nous passons devant un d’entre eux où un couple déguste de belles araignées de mer. Pas besoin de se parler, nous avons trouvé. En face, au carrefour, il y en a un autre « Filippinas ». C’est finalement à ce dernier que nous irons car notre hôtesse, interrogée, nous a fait comprendre que notre santé serait préservée si nous n’allions pas « aux araignées de mer ».

468
Restaurant en bas de cette petite rue pittoresque !

Nous aurons de la soupe de poissons, des gambas grillées et du flan pour la pèlerine et des couteaux (coquillages) sautés, des amandes de mer sautées et du riez au lait pour le pèlerin et du vin. 45 euros.
Avant de dormir, une réflexion : « Nous n’avons pas encore vu un seul pèlerin sur le Camino ».
En fait, même bien plus loin, nous n’en rencontrerons guère.

Pension Pasaje San Jorge 45 euros pdj inclus.

pasajesanjorge.com

Santander – Santillana

Tombants de sommeil, hier soir tard, la nuit aura été tranquille. Le petit déjeuner aura été égal à ceux servis en Espagne et nous trouverons quelques CRS (souriants) à la réception avant de partir pour la gare de Santander.
Ce n’est pas très loin. Il est 8h50 quand nous quittons l’hôtel. Tranquilles, le pas un peu lourd, nous allons acheter nos billets pour Mogro, à plus ou moins douze kilomètres du centre de Santander, Nous éviterons ainsi de traverser une zone commerciale et industrielle et surtout le pont de Mogro.

399

En effet, ce pont, interdit aux piétons y compris les pèlerins, permet de rejoindre Mogro sans faire un détour par Puente de Arce et sans faire à pied les 44 kilomètres de l’étape. Le train nous dépose 250 mètres APRES ce fameux pont. Il nous restera un peu plus de 20 kilomètres pour rejoindre Santillana.
La gare étant en bas, nous montons pour retrouver le chemin. Avant d’attaquer, nous remettons les polaires dans le sac, sortons les lunettes et le flacon de protection solaire. Il fait très beau. Nous montons donc pour le village de Mogro, demandons notre chemin, nous arrêtons à la boulangerie à gauche, achetons un peu de viennoiserie espagnole (?!) et allons nous installer au bord de la fontaine de la Cuela et nous ravitailler en eau potable.
Ca repart par une belle et longue côte avec des vues à droite sur l’océan.

403

Beaucoup de chiens qui aboient mais, par bonheur, ils sont attachés.
Nous atteignons le point haut d’où la vue s’élargit sur l’océan mais surtout nous voyons que notre Chemin sera, pour un bon moment, accompagné d’énormes tuyaux en paire qui descendent ou qui montent de l’on ne sait où.

411

Le chemin descend désormais sur une beau dénivelé couvert de gravillons ou pierres, puis route et file jusqu’à Requejada, plus précisément Requejada-Polanco du nom de la gare qui semble desservir l’unité industrielle que rejoignent les tuyaux.

414
Là, il nous faut passer de l’autre côté de la voie ferrée par une passerelle (casse-pattes ! ) et travers en largeur le village qui longe la route et suivre cette route sur plusieurs kilomètres. Nous trouverons beaucoup de trafic automobile.

415

Le guide nous parle d’odeurs nauséabondes à plusieurs lieues alentour.
Peut être parce que c’est dimanche ou parce que le vent est nord-est, nous ne sentirons rien de désagréable pendant ce parcours où nous longeons un complexe industriel d’importance qui ressemble soit à une cimenterie gigantesque soit à une raffinerie de pétrole.
A Bareda, à droite, franchissons le pont de chemin de fer et découvrons le nom de l’usine. Elle appartient au groupe Solvay. Franchissons la rivière sur le pont et nous arrêtons dans le virage de la route de Suances en face d’un magasin de meubles sur un banc pour reposer les jambes et déjeuner.
Nous devenons une attraction pour les gens qui passent en auto…car les chaussures et les chaussettes sont enlevées et les pèlerins sont plutôt relax…Mal à la jambe quand même ! Le pèlerin soigne son ampoule qui ne guérit pas ou plutôt qui s’est reformée.
On repart. En haut de la côte, nous nous offrons un café en terrasse, s’il vous plaît, dans un bistrot de campagne où l’on nous demande où nous allons comme cela. Santiago ? lejano, si. C’est loin !
Le Chemin sera très calme jusqu’à Santillana. Nous passerons à Camplengo, toujours sur la même route, sans voitures.

La descente vers Santillana nous laisse penser que le village ou la petite ville sera à la hauteur de nos espérances. Vieilles, très vieilles maisons blasonnées sur la droite puis entrée en ville. Nous verrons au loin, l’inévitable côte du départ pour demain, mais nous n’en sommes pas encore là. Nous parcourons la ville, sac au dos, dans un sens, puis dans l’autre, car deux voies la traversent. Ville piétonnière ou quasiment donc beaucoup de plaisir à admirer les vieilles pierres et la collégiale.

425
C’est une des rares belles villes anciennes que nous ayons vu jusqu’ici sur ce parcours, avec quelques petits villages basques.
Nous nous installerons dans un bel hôtel « historique » à l’ameublement ancien magnifique et aux vastes chambres. Très cosy, chauffage, car il y a de la lessive à faire et petite terrasse sur la rue principale. Les murs de la chambre sont en pierre apparente et nous bénéficions du confort d’un trois étoiles actuel.

429

Une fois le rituel accompli, nous ressortons pour visiter à nouveau, deuxième passage, la petite ville. Un arrêt à l’office du tourisme qui tamponnera la créanciale et nous donnera une liste d’hôtels en Cantabrie.
Nous dinerons de bonne heure dans un restaurant accueillant dont nous sommes les seuls clients, en ce dimanche soir pour 30.50 euros vin et eau compris. (pâtes aux crevettes, piments farcis aux poissons, flan au fromage pour la pèlerine, minestre (légumes cuits) daurade et riz au lit pour le pèlerin).
Le froid est retombé et nous rendrons, dare dare, à 21h45, retrouver notre chambre douillette et re-soigner les pieds.

Hôtel Altamira (3*)
c/Canton 1
Santillana 0034 942 81 80 25
68 euros pdj inclus

www.hotelaltamira.com

Restaurant Casa Uzquiza
c/ Jesus Otero, 5
00 34 942 84 03 56

www.tripadvisor.es/Restaurant_Review-g319796-d15…

Santoña – Santander

La nuit aura été calme. Nous sommes apparemment les seuls clients de l’hôtel. La chambre est simple mais propose tout le confort nécessaire.
Nous descendons prendre le petit déjeuner servi par le gardien de nuit dans le bar adjacent à la réception.
Bien entendu, il ne sait pas se servir du terminal Visa, donc, le pèlerin sortira en cash les 75 euros prévus.
Il est 8h15 quand nous quittons l’hôtel, prêts à en découdre, car hier, en dehors de s’être bien fait mouiller, nous ne nous sommes guère fatigués.
Cela nous aura permis de nous reposer un peu après quelques premières étapes plutôt physiques.
Il fait bien gris et brumeux. Nous traversons Santoña en tentant de nous remettre sur le Camino car les indications sont rares pour ne pas dire inexistantes. Nous nous repérons grâce à notre topo.
Comme chaque jour, j’ai déchiré la page de l’étape à faire et l’ai glissée dans une sorte de protection confectionnée avec une housse de document en plastique que je suspend à mon cou à l’aide de fil plastique de jardinier.
Bien pratique sinon élégant. J’ai pensé à confectionner cela juste avant de partir, car lors de notre premier pèlerinage, je roulais les feuilles « du jour » dans ma poche et à la fin de l’étape, me retrouvais avec un torchon inexploitable…
Donc, nous suivrons la route se dirige vers la plage de Berria et qui traverse des marais, le bas-côté étant tout à fait praticable et le trafic bien dispersé. Comme il fait frais, le pas est vaillant et presque cadencé sur le goudron cantabrique.

384

385
Nous quittons la route de Santander dans un petit bourg qui s’éveille (il est neuf heures !) au vu de l’activité autour de la boulangerie. Peut être attend-on la fournée.. A droite, en suivant le topo, sur une autre route assez tranquille. A un moment, le topo nous indique de tourner à gauche sur un tout petit chemin goudronné. Nous nous exécutons et, heureusement, sommes arrêtés par une mémé qui est sortie de chez elle pour nous dire que nous n’étions pas du tout dans la bonne direction. Bon, marche arrière, retour à la route et nous trouverons le chemin prévu bien plus loin que l’indication donnée par le guide.
A gauche toute, sur une petite route qui traverse, dans sa longueur, un lotissement de maisons modernes sans aucun trafic. Le lotissement traversé s’ensuit sur plusieurs kilomètres une route de campagne bien paisible. Pas de bruit donc, et la brume commence à se lever mais c’est pour nous montrer qu’il pourrait bien pleuvoir..

Nous traversons de petits bourgs tranquilles sans circulation aucune et, l’heure du casse-croûte venant, nous arrêterons sous un abri-bus qui offre des sièges pour consommer quelques figues sèches et nous hydrater. Nous repartons pour une belle montée vers Pelayo. Avant la montée, le Chemin passe devant une belle maison très ancienne et traverse sur un pont médiéval une petite rivière à l’eau bien claire.
A droite et à nous la côte. La signalisation jacquaire est bien rare sur cette étape et il faut être bien vigilant quand aux indications du guide.
Bon, c’est pas par là car, même si cela était le cas, les trois chiens en travers du chemin nous en dissuadent. Donc à gauche. Nous montons jusqu’à une ferme, d’abord accueillis par un chien, encore, mais qui reste à distance et un grand-père à l’âge canonique qui nous demande où nous allons. Il nous indique le Chemin mais comme nous n’avons pas tout compris, nous en prenons un autre qui nous fait faire un bon détour autour du village et retomber sur la bonne route par hasard et c’est tant mieux.
Ca monte toujours pas mal. Nous passons devant un camping et commence le mauvais temps. Alerte, ponchos et guêtres ! Avec en prime, un bon vent de face, le plus désagréable de tous. Gros crachin, et nous descendons sur la route entre de beaux eucalyptus.

389

Et la caravane avance.

386

Nous atteignons l’église de Santa Maria de Bareyo et sur la gauche découvrons un restaurant auquel nous ne pourrons accéder tellement les molosses qui en gardent la porte sont agressifs.
Bizarre. Nous nous éloignons et faisons le tour de l’église pour trouver un endroit pour manger nos casse-croûtes. Les chiens aboient mais ne nous voient plus. Nous nous assiérons à l’abri de l’auvent de l’église. Il fait froid, les bancs de pierre sont humides, l’église est fermée et l’on voit, à ce qu’ils y ont laissé, que les chiens ont l’habitude de venir par là. Nous ne nous attarderons pas. Nous repartons, cependant, sans les ponchos mais avec les polaires que nous n’aurons pas quitté depuis ce matin.
C’est la journée des chiens après la journée surprises d’hier.
Quelques centaines de mètres plus loin, un chien noir m’a repéré. Odile est passée à une dizaine de mètres de lui sans qu’il n’y ait eu de réaction mais, moi, j’ai droit à de féroces aboiements suivis d’une tentative (de loin) d’attaque prudente. Je fais semblant de ramasser une pierre mais, il doit savoir qu’il n’y en a pas sur la route, il ignore le geste et se rapproche encore. Le bâton s’impose, pas en l’air mais en direction du museau et je progresse ainsi en reculant lentement pendant une dizaine de mètres, en fait, jusqu’à ce que le chien « admette » que l’intrus a quitté son périmètre de surveillance.
Tout est bien qui finit bien, un peu d’adrénaline pour moi et de distraction pour lui.

390

Nous nous retrouvons sur une route importante en direction de Somo qui laisse revenir des souvenirs de Castille car nous la suivons sur un « carri-bici », sorte de voie pour cyclistes et piétons qui n’en finit pas.
Galizano-Somo, presque six kilomètres de ligne droite. Rien à gauche, rien à droite.

391

Le soleil est timidement revenu et nous allégerons la tenue.
Nous atteignons enfin la descente vers Somo où nous allons prendre le bateau qui nous fera éviter presque vingt kilomètres de zone industrielle pour rejoindre Santander.
Achat en-cas et eau en bouteille au supermarché à droite en descendant. Nous filons droit devant nous vers la mer, pensant trouver un chemin longeant la mer. Peine perdue, il nous faut retourner un peu sur nos pas et suivre des rues sans intérêt qui nous feront arriver, non sans mal, à l’embarcadère du petit bateau qui lie Santander à Somo.

Par chance, nous n’attendrons pas longtemps car nous voyons le bateau faire route vers nous. C’est une navette et pour 2.20 euros nous éviterons tous les kilomètres évoqués ci-dessus.

393
La navette est presque vide et elle nous dépose sur le quai principal de Santander quasiment devant l’office du tourisme qui nous donnera le sello sur la credencial.

La croisière s’amuse !

398
Il fait beau, maintenant, et nous nous dirigeons vers l’hôtel que nous avons réservé. Nous avons marché 32 kms et sommes un peu fatigués.
Nous nous installons dans un établissement très ancien mais propre tenu par deux dames plus très jeunes mais aimables. Repos, lessive, jambes en l’air, douche, dans l’ordre ou le désordre…
Nous ressortons et nous trouvons en bas de l’escalier dans une foule de CRS espagnols. Surprise. Heureusement, ce comité d’accueil ne nous est pas destiné mais aux supporters de football qui se rendront ce soir au match Real Madrid/Santander… en fait, les CRS dorment dans notre hôtel. Nous n’aurons aucune nuisance dans l’établissement créée par la présence de ces messieurs et c’est tant mieux.
Nous sortons donc pour nous rendre à la gare. Nous avons décidé, comme l’an passé sur le Francès, de ne pas sortir de la ville, à pied, mais en train, demain matin. Une bière à la terrasse d’un café nous désaltère en regardant passer une noce bien élégante qui sort de la cathédrale et une manifestation tiers mondialiste bon enfant. Un goéland nous manque de peu en larguant un peu de guano en passant, ce n’est que partie remise pour un endroit plus à l’ouest au bord de mer…dans quelques jours !
Tournicotons dans Santander pour dîner mais nous sommes bien peu vaillants. Nous nous installerons, les premiers clients de la soirée, au restaurant « Castellana » où nous mangerons pour l’une des artichauts au jambon et de piments farcis et du chorizo et queue de boeuf pour l’autre, vin rouge, le tout pour 41 euros. Service aimable et rapide.
En sortant, nous nous dépêchons de rentrer nous coucher. Il est 23 heures. Aspirine pour les courbatures et une première ampoule à signaler.

Hôtel Mexicana
Juan de Herrera 3 (très central)
34 942 222 354
49 euros avec les deux pdj

www.hostallamexicana.com

Gernika – Santona

Vendredi 13 Avril 2007, journée des surprises !

Surprise, au lever, il pleut des cordes, sans vent et il fait bien gris, et.
par dessus le marché, pas chaud du tout.
Surprise, à la réception, la carte visa Premier ne fonctionne pas.
On nous parle d’un problème général en Espagne qui ne devrait pas durer…
Surprise, à la réception, on finit par accepter un chèque car je leur fait comprendre que je ne vais pas passer la journée à attendre que le système visa fonctionne…
Surprise, pas vraiment, quand nous voyons qu’il pleut des cordes quand nous sortons de l’hôtel. Il est 9h40.
Nous traversons la ville et suivons consciencieusement le parcours indiqué par le topo.
Surprise, il y a des travaux sur le parcours et rien n’est indiqué, les ouvriers ayant déplacé tous les éléments susceptibles d’être des supports de panneaux ou de flèches.
Surprise, le chemin, en belle pente, est devenu un bourbier sur lequel roule une sorte de torrent de boue marron.
Nous revenons sur nos pas, en ville et décidons de prendre un bus qui nous conduira à Muxika, évitant comme cela , de suivre la route de Bilbao qui par temps de pluie comme aujourd’hui et au vu du trafic incessant des camions semble bien dangereuse.
Nous montons dans le bus, mais, mal conseillés, ne descendons pas au bon endroit. Il pleut toujours des cordes. Au petit bonheur la chance, nous revenons sur nos pas pour arriver dans un hameau (Muxika semble être très étiré en longueur) où une jeune femme attend le bus en sens inverse.
Pas de chance, elle est roumaine et ne connait rien du Camino. Je tente de sonner à diverses maisons En vain.
Par chance, Odile me dit avoir vu une dame sortir de la maison de l’autre côté de la route, à cause des aboiements de ses chiens qui nous ont repérés. J’y vais, chiens ou pas.
A l’aide de sa fille, elle m’explique que le Chemin est bien plus bas vers Gernika et qu’il est bien probable qu’il soit impraticable avec ce qu’il tombe…
Il nous reste 27 kilomètres à parcourir pour atteindre Lezama, prochaine étape et il est onze heures quinze et il pleut toujours très fort.

380

Une décision s’impose. Que faire ?
Nous réalisons que nous sommes à vingt mètres de la gare de Muxika, gare du Feve, sur la ligne qui va à Bilbao. Enfin, une bonne nouvelle !
Nous prendrons le train de 12h20 pour Bilbao. Entretemps, j’appelle l’hôtel de Lezama dans lequel j’avais réservé pour annuler.
Achat des billets au distributeur, casse-croûte dans la salle d’attente, pendant que les ponchos dégoulinent.

381

382

Nous verrons de la fenêtre du train que les chemins sont tous inondés, que les torrents débordent partout d’eau marron.
Surprise, à Bilbao, nous ne descendons pas où il faut.
Il faut prendre le bus pour rejoindre la Cathédrale Begonia indiquée par le guide comme point de passage de l’entrée dans Bilbao des pèlerins. Surprise, le bus qui y va nous amène à son terminus, avant de repartir vers Begonia. Surprise, à Begonia, tout est fermé, pas d’accueil, pas de sello sur la credencial. C’est quand même sur le Camino que nous descendrons en ville, par de magnifiques volées d’escaliers….
Je vais au Musée Basque, au pied des dits escaliers, sur la petite place où se trouve le métro, demander où se trouve la gare routière. Je suis très bien accueilli et le gardien/caissier me donne un plan de la ville m’indiquant le parcours à suivre.
Nous passons à l’office du tourisme qui est fermé et continuons à pied vers la gare routière. Nous aurons quand même bien marché aujourd’hui….
Nous achetons des parapluies en route dans un supermarché.
Nous achetons, à la gare routière, nos billets pour Santoña et allons déjeuner non loin de là, chez Nikel (?) d’une soupe de lentilles, salade mixte, sardines frites, dessert, un verre de vin = Euros 24. Les prix montent vite en ville !
Nous roulerons jusqu’à Santoña par l’autoroute, trajet direct avec Alsa pour Euros 9.50.

383

Santoña est bien brumeuse, entrée d’air maritime et il ne fait pas chaud. Bon accueil à l’office du Tourisme.
Notre étape est réservée. L’accueil de l’hôtelier est aimable (à l’espagnole) et nous nous installons avec, à la suite, le rituel habituel suivi de la visite du pays et promenade sur les quais où sont déchargées des quantités de maquereaux.
Dîner à l’hôtel, dans une salle de restaurant vide, servis par une jeune débutante un peu crispée. (Asperges/jambon, merlan frit, dessert + vin, c’est la demi-pension)

Hostal Puerto Rico
General Salinas 3
Santoña
34 942 67 19 11
Demi pension pour deux 75 euros.

Markina-Xemein – Gernika

Il est neuf heures quand nous nous mettons en route pour Gernika, ville martyre. Un petit crachin accompagne nos premiers mètres et les ponchos ressortent car les hauteurs environnantes sont bien coiffées de nuages. On enlève trois cents mètres plus loin…
Il semble qu’il s’agisse des derniers éléments d’une belle pluie qui est tombée cette nuit.
Après le franchissement du pont évoqué la veille, nous retrouvons une des rues principales de Markina et entrons dans la charcuterie qui nous fait face. Achats donc, jambon (dont une portion offerte par le charcutier au vu de notre statut de pèlerins) fromage, pain, eau en bouteille. Et nous sommes, en sortant, encouragés d’un « Buen Camino » prononcé avec conviction par la charcutière. Cela fait plaisir et encourage.
Gracias y adios !
Traversons le village, passons devant de belles demeures anciennes et prenons la route de Bilbao que nous suivrons sur deux kilomètres en passant devant une jolie chapelle « moyen-âgeuse » bien restaurée (Humilladero). A droite, direction Bolibar.
Notre « topo » nous dit de suivre le chemin qui monte à travers bois mais le départ bien boueux à la suite de la pluie de la nuit, nous incite à rester sur la petite route où il n’y a guère de circulation. Bien nous en a pris, nous l’apprendrons plus haut.
La traversée de Bolibar avec ses quatre bâtiments multicolores, ses vieilles maisons y inclue celle du libérateur Simon même nom, est un plaisir.

356

360
Eglise de Bolibar
Et nous continuons notre ascension qui est bien constante mais modeste pour, à la sortie de Bolibar nous heurter à une calade bien pentue, celle-là qui est le chemin ancien qui rejoignait le monastère de Zenarruza.
Bien boueuse, bien glissante, cette « calzada » nous ramène à la route et une centaine de mètres plus haut, sur la gauche, nous découvrons le monastère.

361

Il y a une structure d’accueil pour pèlerins. Nous nous contenterons d’un coup d’oeil rapide à l’intérieur de l’église, la porte étant ouverte pour cause de livraison d’un retable restauré. Un coup de sello sur la crendencial et nous sommes prêts à repartir quand nous voyons arriver nos dames pèlerins qui semblent éreintées. Elles sont parties bien avant nous de Markina et ont suivi le chemin dans la forêt, s’enfonçant dans la boue et les fondrières. Elles sont bien fatiguées et crottées.
Pour nous, commencera un parcours rendu très difficile par la pluie de la nuit, identique à celui que les dames ont vécu et qui semble sans fin. Terrain difficile, glissant, fangeux, tout particulièrement à la sortie d’une ferme où nous sommes dans l’obligation de traverser un bourbier de cinquante mètres de long sans possibilité de l’éviter. S’ensuit un champ piétiné par les vaches qui est devenu un cloaque dans lequel les chaussures du pèlerin s’enfoncent jusqu’à la cheville.
Heureusement qu’après ce passage très difficile, et même si la descente vers le village s’est fait sur un chemin tout aussi boueux et glissant, le soleil est revenu.

364

Nous déjeunerons assis sur des rondins au soleil où les chaussettes tenteront de sécher.
Le redémarrage se fera dans la douleur et nous descendrons par la route vers Gernika, entourés de kiwis, évitant le franchissement d’un gué indiqué sur notre topo car l »endroit est devenu, à cause des récentes pluies, impraticable.

365

Un peu plus bas, nous trouverons le pont médiéval sur lequel passaient les pèlerins.

369

378

Nous arriverons fatigués à Gernika où le vent froid s’est levé. L’orage gronde dans la zone montagneuse que nous venons de franchir.
Il nous faudra nous vêtir plus chaudement.

379

Nous entrons en ville, sonnons à l’hôtel où nous avons réservé. C’est fermé, Il y a un numéro de téléphone. Comme dit nous sommes fatigués et j’appelle pour obtenir notre chambre plus tôt que les 18 heures, heure de ré-ouverture.
L’on me tient, en espagnol, un discours ennuyé qui me fait comprendre que notre réservation n’a pas été enregistrée. Je fais celui qui n’a pas compris ou ne veut pas comprendre et demande à l’hôtelier de venir. Il arrive, apparemment ennuyé et il veut nous conduire à l’auberge de jeunesse à la sortie de la ville. Ce que nous refusons. Merci et pas au revoir.
Nous allons à l’office du tourisme et la personne de permanence nous dit que tout est complet sauf peut être le trois étoiles. On essaye, ça marche, on réserve, et on arrive.
Bel hôtel, en effet, mais il faut avoir les reins solides et du répondant car ce n’est pas donné. Belle chambre, confort trois étoiles même si la déco semble dater.
Rituel habituel, détente, mini-sieste, et nous revoila dehors pour préparer notre étape du lendemain. Tour de ville, achat pâtisserie et shopping à l’Euskadi de Gernika.
Nous dînerons au restaurant situé à côté de l’hôtel faute d’avoir trouvé autre chose. Ce ne sera pas un mauvais choix car pour 14 euros par personne nous aurons des légumes au jambon en entrée, un poisson poêlé et un riz au lait, vin compris.
Cela est cher pour un repas espagnol mais à côté du trois étoiles, il n’y a rien d’autre, nous sommes fatigués et le temps fraîchit de plus en plus.

La pension qui a des trous de mémoire est la pension Akelarré 37 euros. De l’extérieur, pas terrible cependant, pas de regrets.
L’hôtel où nous avons atterri : Hôtel Gernika, calle Carlos Gangoiti Gernika-Lumo tel 00 34 946 250 350

www.hotel-gernika.com

Deba – Markina-Xemein

Aujourd’hui, troisième étape. Il fait beau mais toujours un peu frais le matin. Nous retrouvons, en sens inverse, la petite route que nous avons gravi hier après-midi après notre détour par le GR.
Nous descendrons vers l’Eroski pour les emplettes quotidiennes. Il est neuf heures quand ce magasin ouvre et nous sommes parmi les rares premiers clients. Les achats faits, nous nous dirigeons vers le pont afin de traverser la ria.

338

339

Petits réglages de sacs avant d’y aller pour de bon.
Comme d’habitude, le démarrage de l’étape se fait par une belle grimpette… Chemin étroit par endroit mais paisible. Nous ne rencontrons personnes, ni âmes, ni chiens.
Nous rencontrons de belle maisons basques en premier plan d’un paysage océanique remarquable.

340

341

Mais, cette étape nous éloignera de la mer pour rejoindre par la montagne vizcayenne, la région de Bilbao. Les dénivelés sont abondants et les passages en forte ascension nombreux mais courts.

343
Première borne jacquaire en basque !

345
Sèche linge ambulant ! Porte casse-croûte aussi..

Nous atteignons Olatz et sa magnifique petite vallée qui nous semble un paradis perdu.

348

Pas d’endroit pour s’arrêter manger un en-cas, nous attaquons la énième montée, sur petite route calme et ombragée qui nous amènera au point haut d’environ 500 mètres (220 mètres au départ d’Olatz). La pente passe de douce, à moyennement forte puis très forte.
Ce point haut atteint, nous ne ferons ensuite que descendre pour rejoindre Markina même s’il y a quelques petites bosses, histoire de ne pas perdre la main.
Peu après le sommet, nous trouvons le groupe de dames vues la veille qui casse la croûte. Bonjour, bon chemin ! et nous nous arrêterons nous-mêmes, quelques kilomètres plus loin, pour la même raison.
Et ces dames reprendront la tête du peloton. L’on a les distractions que l’on peut dans ce monde isolé !349

L’arrivée sur Markina est marquée par une pente assez forte où quelques gouttes orageuses nous incitent à nous équiper en matériel de pluie. C’est la première fois que nous sortons les ponchos. Nous remballerons cinq cent mètres plus loin. Fausse alerte et c’est tant mieux. Vue de la descente, en se retournant !

354

Il faut trouver le logement où nous avons réservé. Assis sur un banc sur la place devant l’église, j’arrête un couple de jeunes gens qui me renseignent très facilement. C’est reparti pour la dernière ligne droite. Les indications reçue étaient assez claires. Au moment où nous venons de franchir le petit pont, une voiture s’arrête à notre hauteur et mon épouse entend la conductrice dire : « Francis ? » Je m’avance et comprend qu’il s’agit de notre hôtesse qui est venue à notre rencontre. Nous marcherons encore 300 mètres sur une petite route, passante devant une ermita ancienne, pour rejoindre notre étape.
Belle maison basque, très belle et vaste chambre manifestement récemment redécorée et aménagée.

355

L’hôtesse est vraiment charmante et souriante. Elle me demande, en anglais, si nous n’avons pas rencontré un groupe de dames françaises. Décidément, le monde est petit !Comme elle ne sert pas à dîner, elle téléphone à l’hôtel Vega pour nous réserver deux couverts ce qui sera accepté à condition que nous y soyions à 20h00. D’accord.
Jambes en l’air, douche, lessive, le rituel quotidien se répète.
Nous sortirons un peu avant l’heure du dîner pour aller repérer les magasins pour le lendemain matin mais finirons par acheter le nécessaire le soir même.
L’accueil au dîner se fait en anglais et en espagnol ensuite, très aimable. Nous dînerons pour 10 euros chacun d’une salade, d’un plat de légume cuit pour l’une et de calamars dans leur encre pour l’autre, yaourt et vin rouge. Pendant le dîner, nous serons rejoints par les dames rencontrées sur le Chemin qui nous diront marcher chaque année un peu et, en 2007, s’arrêter à Castro-Urdiales, à l’ouest de Bilbao. Elles sont surement encore dans leur vie professionnelle active et n’ont pas le temps nécessaire à une longue absence pèlerine.
Retour vers 21h30 dans notre chambre où la nuit sera bien tranquille. Une de nos meilleures étapes, tant par le logement que par l’accueil.
Le lendemain, au vu de notre état avéré de pèlerins, notre hôtesse spontanément nous demandera 40 euros au lieu des 48 euros prévus

Maison Intxauspé
Barrio Atxondoa 10 – Markina-Xemein
34 946 168 798
40 euros au lieu de 48 comme déjà dit.

http://tourisme.euskadi.eus/fr/hebergements/gite-rural-intxauspe/aa30-12375/fr/

Dîner hôtel Vega, sur la Place aux conditions citées plus haut..