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Pont de la Manda – Roquefort les Pins

15.10.2006
Un peu plus d’un mois après !

Au vu de l’éloignement d’Eze du point de départ de notre deuxième étape, nous décidons de rejoindre le pont de la Manda avec notre propre véhicule. Notre gendre Alexis nous a promis de nous attendre à notre point d’arrivée, à Roquefort-les-Pins, pour nous ramener au point de départ de notre étape où nous pourrons retrouver le véhicule laissé le matin. Lourde intendance mais mal nécessaire compte tenu de la longueur de la phase « retour à la maison » de notre première étape !
Départ d’Eze, tôt le matin. A 8 h 00, nous buvons un café au Bar de la Manda et faisons tamponner nos crédentiales, chose que nous avions oublié au terme de notre première étape.

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Traversée du pont dans la fraîcheur du matin et les embouteillages. Le piéton passe sans encombre sur le Var. Toujours des voitures et tout droit sur la rive droite du Var où le bas-côté n’est guère praticable mais, ultréia ! nous avançons à contre-courant du flot des travailleurs qui d’une certaine façon, doivent bien nous envier.
Montée, plutôt raide, en direction de Gattières, sur un petit chemin bien calme. Fort contraste d’avec la route en bas ! Il commence à faire chaud et la côte ne faiblit pas.

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Nous atteignons le cimetière de Gattières où un « ancien » tenant compagnie à un employé municipal, croyant bien faire, nous dit gentiment : « si vous vouliez prendre le GR 51 c’est loupé, il est en bas de cimetière ! » » Perdu, répondons nous, nous ne prenons pas ce chemin mais suivons des petites routes qui vont au plus court. Nous sommes en route vers St Jacques de Compostelle ».
Stupéfaction générale. En Espagne, à pied ?

Passé St Jeannet, une aimable factrice nous indique un raccourci pour Vence qui nous fera éviter la longue boucle de la route départementale qui épouse les contours d’un vallon charmant, creusé d’un ruisseau que nous retrouverons plus bas.

Chemin bien calme et ensoleillé jusqu’à Vence même s’il monte un peu d’une manière permanente. Nous avons à peaufiner la forme physique mais cela vient chemin faisant.img455c62cb30729

Même étonnement d’un employé municipal de Vence à qui je demande notre chemin vers Roquefort. Il situe St Jacques vers Biarritz où il passe semble-t-il régulièrement ses vacances. Vence traversée, nous arrivons à une petite chapelle à un coin de rue devant laquelle un monsieur boit du Coca-Cola.
Odile prend de l’eau à la fontaine proche et ce monsieur lui dit qu’il a eu mal au ventre à cause de cette eau. Incrédule, elle emplit sa bouteille que nous boirons dans la journée. Le lendemain matin, nous saurons qu’il avait raison ! Descente et remontée dans et hors d’un beau bois bien calme et sur la hauteur à proximité d’un parcours de santé nous prenons notre casse-croûte. Puis redescente en continuant le chemin dans de beaux bois vers St Paul de Vence que nous contournons sans le vouloir. Toujours dans le bois de Gaudissard, sur des chemins par moments assez tourmentés, nous arrivons à La Colle sur Loup que nous traversons partiellement pour rejoindre la départementale.
Là reprend le ballet des voitures tel que celui que nous connûmes le matin. Peu de place pour marcher à gauche de la chaussée et des voitures nous frôlant toujours un peu plus. Bâton en avant, nous avançons, menaçant ainsi les plus étourdis ou agressifs de rayures de la carrosserie. Là, c’est une splendide Mercédes cabriolet qui par un coup de volant de dernière seconde, imitée par une Golf, nous fait sans le vouloir comprendre qu’il est temps qui nous quittions cette route.
Lecture urgente et rapide de la carte.

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Nous ne suivrons par la départementale jusqu’à Roquefort mais couperons sur un chemin de traverse très pentu et caillouteux. Suants et soufflants, nous gagnons le plat à mi colline et continuons vers Roquefort, au soleil, au calme et sans subir les menaces mécaniques.
Toujours tout droit et toujours la même mauvaise lecture de la carte. Résultat presque trois kilomètres de trop. Une dame nous a remis sur le droit chemin, bien heureusement.
Contact téléphonique avec Alexis qui ne trouve pas le point que nous lui avons indiqué pour nous retrouver. Nous optons un point plus simple, la Mairie de Roquefort les Pins. Encore deux kilomètres et nous retrouvons notre chauffeur avec notre petite-fille Emma. Coup de tampon sur la crédential par un fort aimable policier municipal et nous voila dans la voiture, roulant vers la Manda, en passant par des routes proches de celles sur lesquelles nous avons marché dans la journée.
Voiture, retour vers Eze et bouchons sur l’Autoroute A8 pour cause d’heure de pointe.
Contents d’avoir accompli cette deuxième étape mais nous sommes bien « usés »..

Saint-Jean-Pied-de-Port – Roncesvalles

14.04.2006

Après une nuit de sommeil entrecoupé de doutes sur l’étape à venir et à soigner la tendinite toujours douloureuse, l’heure du lever est arrivée. Rituel devenu quotidien de la préparation du sac, douche, soins et vite au petit déjeuner. La descente de l’escalier n’augure rien de bon.
Le petit déjeuner avalé, la note réglée, nous saluons notre hôtesse auprès de laquelle nous nous renseignons pour la direction de la route du col. En effet, par mauvais temps ou problème physique, il est conseillé par les guides de ne pas entreprendre le chemin historique.

Quelques mètres suffisent pour que je me rende compte que, en fin de compte, cela ne va pas si mal que cela. Hésitation, interrogation, accélération puis décision : nous ne suivrons pas la route de Valcarlos mais le chemin historique !

Nous franchissons la Nive mais à la sortie de la vieille ville, par le pont médiéval et non pas sur le pont de la route qui jouxte notre hôtel. Nous sommes à nouveau entrés dans la St Jean Pied de Port historique pour mieux en ressortir deux cent mètres plus loin par la Porte d’Espagne.

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Première montée rude. Nous saluons un groupe de pèlerins accompagnés d’un chien qui prennent de l’eau au départ de l’étape. Nous les retrouverons régulièrement au fil des étapes jusqu’à Puente la Reina. Ils sont italiens.

Le moins que l’on puisse dire est que les premiers kilomètres sont vraiment très physiques.
La tendinite s’est bien réveillée malgré les fréquentes applications de Cliptol. Ca fait mal mais c’est supportable ! Comme nous ne sommes pas dans la partie la plus pentue, mais eux y sont, nous voyons nos premières files de pèlerins sur la petite route vers Honto. La pente se fait plus rude encore mais il fait beau et dans cette première partie du passage du Col le paysage est superbe. Au loin, les vallées sont encore embrumées et le soleil éclaire ce magnifique environnement empreint de paix et de sérénité.

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La jambe tire mais la douleur tend à disparaître. Le rythme de la montée est soutenu et nous rattrapons un couple de jeunes filles juste avant le refuge d’Honto, d’où beaucoup de pèlerins partent pour cette étape de franchissement du col. Ils ont dû monter hier au soir pour être à pied d’œuvre ce matin.

Toujours une pente très soutenue. Nous nous sommes bien entraînés sans le vouloir en passant dans les Baronnies des Pyrénées. Le rythme est là et nous commençons à doubler un grand nombre de personnes.

 

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Il faut dire que nous ne sommes pas seuls en cette veille de Pâques à monter vers l’Espagne. Un point d’eau entouré de chevaux nous ravitaillera en eau fraîche.
A peine franchi le refuge d’Orisson, nous prenons de face un vent très soutenu qui ne nous quittera pas jusqu’au Col de Roncevaux. Très désagréable car parfois violent, il n’est heureusement pas froid.

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Encore environs quatre kilomètres et nous quittons la route du col (RD 428) pour monter un chemin herbeux qui démarre à peu près à la hauteur du monument aux pèlerins sur la droite.
Il est mal tracé mais à suivre la file des pèlerins nous ne nous perdrons pas. Toujours ce vente qui part moment nous déséquilibre et nous force à un effort plus grand pour compenser le poids du sac et sa prise au vent. A peine franchi une barre rocheuse, nous trouvons un endroit relativement abrité de ce maudit vent. Il est 12h30, et nous déjeunons (!) d’une barre de céréales et d’un bout de fromage, sans pain et à un jet de pierre de la première borne frontière franco-espagnole. Saluts aux pèlerins qui passent et qui nous les rendent. Ultreia !

Et c’est reparti ! La jambe tire un peu moins, tant mieux. Nous prenons de l’eau à la fontaine de Roland où un groupe de jeunes espagnols se ravitaille aussi. En effet, de nombreux pèlerins espagnols marchant sur le Camino Francès partent de St Jean-Pied-de-Port.
Nous passons aussi devant la stèle annonçant St Jacques à 760 kilomètres. Ultréia, encore une fois !

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Le chemin continue en longeant un longue barrière métallique mais la couche de feuille épaisse qui cache le sol masque une gadoue bien collante qui s’étend sur plusieurs dizaines de mètres. Il y a un peu de neige sur le bas côté.

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Nous montons encore une côte qui semble être le dernier morceau du Col Lepoeder, point le plus haut du parcours.

Récompense suprême après tant d’heures d’effort, nous découvrons, au loin et en bas, le plateau descendant vers Roncevaux et Burguete. Nous continuons sur la route vers le col de Roncevaux (Ibañeta) qui est à une altitude plus basse que le Lepoeder puis nous trouvons une piste à travers les pins qui descend vers l’Abbatiale que l’on devine en contrebas.

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Nous traversons les bâtiments de l’Abbatiale. Il est 15 heures. Notre hôtel est un peu en amont du bâtiment principal de l’Abbatiale. Il y a beaucoup de monde pour cause de vacances de Pâques (pèlerins et touristes espagnols). La chambre est réservée depuis la veille. Nous continuons nos habitudes prises en France : douche, jambes en l’air, repos. Puis, un petit tour dans Roncevaux où il n’y a rien d’autre que les bâtiments de l’Abbatiale, deux hôtels et l’auberge de pèlerins, bâtiment lugubre.
Il fait bien beau mais un peu frais. Une petite bière en terrasse de l’hôtel. Atmosphère étrange, la jeunesse s’amuse autour de nous, indifférente à notre exploit. En fait d’exploit, il est renouvellé, chaque jour, par des dizaines de pèlerins ! Un peu de modestie, tout de même, ce n’est pas l’Everest que nous avons franchi…
La jambe va mais je crains le moment où tout cela va refroidir. Les pèlerins vont dîner à 19h00. Nous ne les rejoignons pas, n’étant pas encore très au courant des mœurs espagnoles. Nous attendons, bien obligés, qu’ils aient fini pour prendre place. Nous comprendrons qu’il aurait mieux valu dîner avec eux mais nous croyions qu’il fallait dormir à l’auberge des pèlerins pour le faire.
Nous mangerons, mal, pour beaucoup plus cher que nos compagnons de route et nous ne serons servis qu’à 21h00….nous qui avons franchi le Col de Roncevaux aujourd’hui. Eux sont dans le refuge depuis 20h, heure à laquelle l’auberge de pèlerins ferme ses portes pour ne les rouvrir qu’à 6h00 et les refermer à 8h00. Autrement dit, tout le monde doit avoir quitté le gîte le matin à 8h00 sauf exceptions circonstanciées.

Au lit dès le repas fini, soins à la jambe. Lecture du topo de l’étape du lendemain. Bonne nuit qui fût fort ventée. Odile me dira le lendemain, qu’à 5h00 du matin, un déluge s’est abattu sur Roncevaux. Nous en goûterons la suite dans l’étape à venir !

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Chambre pour deux 45 Euros

Eze – Pont de la Manda

13.09.2005

C’est le départ. Nous allons voir de quoi nous sommes capables. Entre parler du Chemin, préparer le Chemin et marcher sur le Chemin, il y a quelques différences. On y va !
Il est 8heures et nous quittons la maison d’Eze sur Mer pour une première étape qui s’avérera bien longue.
Une photo devant la porte et en route vers St Jacques….

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Il fait beau. Nous attaquons la montée vers le plateau St Michel qui surplombe Eze et Beaulieu.

La montée vers la Moyenne Corniche est quelque peu rude pour nos mollets peu entraînés mais on y arrive. On arrive aussi à se tromper de chemin car non indiqué mais nous comprenons rapidement notre erreur et passons sous le tunnel routier, en direction de Nice, pour trouver, à droite, le chemin de mule qui monte sur le plateau St Michel.
Le chemin est bien tracé, bien net et surtout le paysage est magnifique.

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Vue sur St Jean Cap-Ferrat. En fait, nous sommes encore chez nous, dans notre environnement habituel.

Nous rejoignons la Grande Corniche et descendons vers Nice que nous devrons contourner par le Nord. Des voitures et encore des voitures. Respectueux du Code de la Route, nous marchons à gauche mais somme parfois tenus de tenir le bourdon, ou plutôt le bâton de marche, bien haut afin d’éloigner quelque peu les véhicules qui nous serrent sur le bas-côté où il n’est pas facile, par endroits, de marcher.

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Nous avons préparé un chemin « raccourci » par des escaliers mais n’en n’avons pas trouvé l’accès donc nous ferons le tour complet par l’Observatoire de Nice.
Notre descente continue jusqu’à la Chapelle Saint-Charles où nous entamons le contournement de la ville par le Nord. La découverte de petits chemins et escaliers calmes et ombragés nous ravit et nous avançons vers l’hôpital Pasteur avec une pensée pour les malheureux patients en traitement à Lacassagne qui voudraient eux aussi bien pouvoir monter cette côte un peu raide et prendre la route avec nous.
Tout droit, toujours tout droit direction Ouest, en traversant les quartiers des Quatre Chemins et de Saint Maurice. A proximité du stade de l’OGC Nice, nous rencontrons un monsieur âgé auquel nous demandons notre chemin qui s’étonne que l’on aille à la Manda à pied… et à fortiori à St Jacques de Compostelle ! Après nous avoir renseignés, il nous souhaite bonne route et nous continuons pour acheter le casse croûte que nous mangerons plus tard. Toujours beaucoup de voitures dans ces rues de contournement de la ville de Nice.
Heureusement nous trouvons encore quelques petits chemins charmant et calmes et filons vers le pied de la route qui monte à St Pancrace. Il fait chaud et cette montée, pour les néophytes que nous sommes, est longue. Premiers moments de solitude …et de transpiration !

A St Pancrace, petit vent frais bienvenu. Nous nous asseyons au pied d’une croix de pierre et attaquons le repas froid. Arrive une factrice venant relever la boîte aux lettres proche de nous. Elle aussi a bien du mal à croire que nous allons en Espagne de ce pas. Sympathique conversation où nous apprenons qu’elle pêchait dans la baie d’Eze la veille au soir mais finalement ne sait pas par où nous devons passer, à pied, pour rejoindre Colomars.
Nous reprenons la route sans trop savoir où nous sommes précisément car notre méthode de lecture des cartes IGN n’est pas, non plus, encore au point. Toujours tout droit jusqu’à un croisement au dessus de Colomars. Joli paysage de montage de moyenne altitude sous le soleil et belles villas.
Tout en haut, nous croisons la départementale que nous descendons sur quelques dizaines de mètres et prenons le GR 51 qui doit nous conduire vers le pont de la Manda.

Ce chemin est une catastrophe. Il a dû pleuvoir quelques jours avant et nous marchons dans les cailloux qui roulent dans une pente assez forte, puis à nouveau sur la route que nous quittons encore pour reprendre le même GR un peu plus bas dans le même état ou presque, jusqu’à trouver dans un soupir de soulagement le Pont tant espéré.

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Une bière et un Perrier sur la bruyante terrasse du bar de la Manda et nous prendrons le train des Pignes pour Nice et nous rejoindrons, à pied bien sûr, la gare routière de Nice pour prendre le bus d’Eze qui est aussi rempli que nous sommes fourbus. Arrivée tardive où Odile prend de l’aspirine pour prévenir les courbatures !
Nous aurons marché plus de huit heures et aurons parcouru quelque chose comme 35 kms avec pas mal de dénivelés. Pour un coup d’essai, c’est pas mal mais nous verrons que nous aurons à faire à encore plus fort ! Nous tracerons notre propre chemin et il en sera ainsi jusqu’à Narbonne où nous nous mettrons dans les pas de ceux qui suivent le Chemin du Piémont Pyrénéen vers Roncevaux avec une petite exception pour quelques kilomètres entre Arles et St Gilles où nous suivrons le Chemin d’Arles, mais nous n’en sommes pas encore là..

Avant de partir Francès

Odile, mon épouse et moi même, Francis, avons pris la décision de partir pour St Jacques dans le courant de l’année 2004. Beaucoup de lectures, de visites de sites internet, achats de guides et de cartes, et nous nous lançons mi-septembre 2005.

Nous avons commencé le parcours par trois étapes « de proximité et de tests » au terme desquelles nous sommes revenus dormir chez nous. Il s’agissait d’une sorte de galops d’essai à des marches d’environ 28 kms chacune. Après ces tests, nous sommes partis de St-Cézaire (06) pour Arles. Pas de chance, un problème sous les orteils du pied droit à Eyguières (13) nous fait rentrer à Eze en train.

Nous repartirons, en train, à Eyguières pour, cette fois-ci, le plus loin possible vers l’Ouest. Nous savons déjà que, la saison avançant, nous ne passerons pas par le Chemin d’Arles du fait de la possibilité de mauvais temps au sud du Massif Central, en novembre, mais nous passerons par la côte méditerranéenne, suivant le chemin le plus direct vers Narbonne où nous rejoindrons la Voie du Piémont Pyrénéen vers St Jean-Pied-de-Port puis Roncevaux. Notre pérégrination automnale s’arrêtera à Sète, le 11 novembre 2005. La météo est devenue très menaçante, annonçant de fortes pluies et de gros orages, qui, d’ailleurs commencèrent ce jour là.
Nous avons bien fait car tout le PIémont Pyrénéen a été l’objet d’inondations sévères qui, de toute façon, nous auraient empêchés de passer.

Nous rentrons à Eze en train encore. Nous repartirons d’Eze le 20.03.06 pour Sète, même hôtel, et irons à Saint Jacques d’une seule traite. Notre chemin a suivi le chemin le plus direct vers l’ouest sans se soucier des chemins de randonnée de type GR. Nous avons suivi, au long de la magnifique Voie du Piémont Pyrénéen, les petites routes, selon un topo tracé à partir des cartes IGN 250. Beaucoup de goudron et de calme aussi mais moins de kilomètres et autres dénivelés qui ne font que fatiguer davantage le pèlerin.

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