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Comillas – Unquera

Décidément, l’on dort bien quand l’on marche. Nuit de plomb.
Petit déjeuner simple, pain, jus de fruit frais et café.
Neuf heures sonnent quand nous passons devant l’église de Comillas.
Pour une fois, le départ se fait à plat, en longeant la route sur un « carri-bici » bien aménagé et bien agréable sur deux ou presque trois kilomètres.

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Nous atteignons le Pont de la Rabia sans difficulté. Il fait frais à cette heure mais beau, un peu brumeux, et il n’y a pas de vent.

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Nous franchissons la côte de Sta Ana dans le brouillard, avec un vent léger qui amène de l’humidité. Au sommet, il bruine un peu mais le poncho n’est pas sorti.Nous rencontrons, à la sortie d’une ferme, ces boeufs ou vaches préparés pour je ne sais quelle raison.

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Nous redescendons vers le golf que nous longeons et remontons ensuite. Ce sera notre lot aujourd’hui.

 

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A la sortie ouest du golf, nous trouverons cette curieuse chapelle et son pin perché !

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Montagnes russes mais pas de chance car nous ne pourrons voir, à cause de la nébulosité, les Pics d’Europe qui sont devant nous. Nous les avions vu, au loin, ou plutôt devinés quand nous étions en Castille l’an dernier.
Nous arriverons à San Vicente de la Barquera, que nous avons découvert sortant du brouillard du haut de la colline, en bordure d’une jolie ria.

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Nous longeons le pont Maza qui resiste au trafic moderne malgré ses siècles d’existence. Il est 11h30 quand, en ville, nous faisons nos achats pour le déjeuner. Nous notons la présence d’une grande quantité de restaurants qui ont l’air sympa et servent d’appétissants plats de poisson.
Pour nous ce sera repas sur le banc du jardin public qui borde la ria.
Il fait toujours « brouillasseux » et humide. La halte ne durera pas longtemps, le temps de se restaurer et reposer les jambes.

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La lecture du topo nous montre que le Camino, sous prétexte, de nous montrer la vieille ville, monte d’une manière accentuée et, à cette heure, nous trouvons avoir assez monté et descendu pour en rajouter inutilement. Surtout qu’une jolie petite route, à plat, nous invite à rejoindre l’autoroute et passer en dessous et ce, d’une manière directe.
En route. Passons l’autoroute, sous l’autoroute, la jambe traîne un peu mais cela avance. A La Acebosa, nous nous fourvoyons, c’est à dire que nous montons (par habitude !) à droite alors que le chemin est à gauche. Plus haut, à deux cents ou trois cents mètres, nous trouvons le Camino ou plutôt ses flèches qui nous montrent de redescendre d’où nous venons puis de grimper un fort raidillon qui conduit au cimetière, pour changer un peu. Nous marcherons vers Estrada et, suivant le topo, ferons le détour pour voir la tour-forteresse et faire le tour de cette tour par un chemin de terre qui finit par remonter (!) vers la route que nous avons quitté. Cette visite peut être évitée ainsi que le détour.
Il vaut mieux rester sur le Camino, l’on gagnera du temps surtout si l’on est bien fatigué comme c’est notre cas aujourd’hui.

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Nous gagnerons Serdio par la petite route tranquille où nous verrons une première indication d’une auberge de pèlerins clairement indiquée et gratuite.

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Ensuite, nous rejoindrons Pesues après être passés à nouveau sous l’autoroute, photographié un panneau du Camino quasiment décourageant

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et remonté une belle côte bien raide une fois passé le pont sur la ria Tenor.
Nous ne suivrons pas le Camino pour rejoindre Unquera mais le bord de route N621 car il y en a vraiment assez des montées et descentes qui se succèdent depuis un moment même si le paysage est vraiment très beau. Dans ce cas, nous descendons vers la ville et retrouvons l’autoroute sur notre droite.
Il est seize heures, nous avons parcouru 28 kms de montagnes russes et un peu de soleil nous accueille.
Un tour de ville nous décourage quant aux possibilités hôtelières et restaurants de la petite ville et, en plus, étant mardi, nombre d’entre eux sont fermés.
Sur un des murs de la gare d’Unquera, l’on voit que la Feve  et Vodafone, encouragent le pèlerinage.

 

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Nous irons, devant la gare d’Unquera, à l’hôtel Canal. Bâtiment moderne, quasiment vide. Accueil comme d’habitude. Carte d’identité et installation. Très vaste chambre, un peu type motel USA, en étage.
Il y a du chauffage, c’est bon à l’arrivée d’entrer dans un environnement où il fait bon. Lessive, jambes en l’air etc…
Nous ressortirons dans la fraîcheur du soir pour tenter de nous sustenter.
Il n’y a pas plus de restaurant que tout à l’heure donc nous entrons dans le restaurant Marathon, et décidons de nous gâter, même si nous sommes bien fatigués. Nous fêterons le fait que l’étape était bien belle, que l’ampoule va bien mieux, et que le Camino, malgré notre écart de l’Acebosa, cet après-midi, est bien mieux indiqué dans la partie où nous sommes que sur la partie Santona Santander qui ressemblait à un jeu de pistes…
Ce sera 65.38 euros pour un repas de belle qualité, c’est assez rare pour être signalé. Et avec des gens souriants, cela aussi..
A la carte, svp : pour la pèlerine = soupe de poissons, morue à la tomate et le pèlerin une minestre de légumes et des calamars frais dans leur encre, une bouteille de vin rouge.
Coucher de bonne heure, on verra la suite demain matin où, franchissant la rivière nous passerons en Asturies quittant la Cantabrie.

www.hotelcanalunquera.com

www.facebook.com › … › Restaurante Marathon

 

Santillana – Comillas

La nuit aura été calme. La literie s’est avéré très confortable.
Nous sommes réveillés par le camion des éboueurs qui passe sur les pavés de la rue, puis le village s’anime.
Pour nous, il est temps de partir. Dehors, un épais brouillard commence à se lever doucement.

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Nous descendons prendre un petit déjeuner buffet qui s’avèrera copieux, pour une fois. La note réglé, au revoir et en route.
Re traversons le village pour continuer vers l’ouest et attaquer la belle côte qui monte au cimetière. Décidément, ce n’est pas la première fois que l’on trouve le cimetière en haut du pays !
Le brouillard ne se lève plus ici et au contraire renforce l’impression de froid. Le pèlerin sort le béret, qui n’a pas de sens comme dit l’autre, mais qui tient bien la tête au chaud.

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Nous marchons sur Orena que nous traversons avant de remonter, pour changer un peu, sur l’ermita de San Pedro, magnifique église isolée en haut de sa colline.

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Redescendons sur Caboredondo où le pèlerin subit « l’attaque » d’un roquet du pays qui se fait gueuler dessus (par moi) le tout additionné d’un tourniquet de bâton de marche. Beaucoup de bruit pour rien. Mais, il faut toujours, avec ce type de petit chien se méfier des retours car lorsque l’on a le dos tourné, l’animal fonce. Il n’a pas eu de chance, j’avais « flairé » (sic) le coup. Deuxième gueulante, et l’affaire en reste là. Il semble que seul le pèlerin intéresse la gent canine, ils ne regardent même pas la pèlerine, ce qui l’arrange bien.
Après ce village, nous montons encore et redescendons dans un vallon très charmant, champêtre, sans voitures donc bien calme.

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Passons à proximité de l’église Saint Martin de Ciguenza, commande d’un émigré espagnol au Pérou et qui date de 1743. Il fallait bien dépenser son argent, mais le guide nous dit qu’il ne la verra pas achevée. Nous, si !

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La maison où vivait les gens d’église !

Nous atteindrons, trois ou quatre kilomètres après, la petite ville de Cobreces aux églises peintes de couleur vives.

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Nous y achèterons, à la fromagerie, du fromage du pays et un pain, ce sera notre repas de midi. Et nous continuons, manquons le marquage des flèches jaunes, et poursuivons sur la route. Nous retrouverons le Camino à Venta de Tramalon. A cet endroit, nous nous installons sous un abri-bus et déjeunons en face de l’ermita de Santiago et à côté du restaurant qui, à cette heure ci, accueille quantité d’ouvriers du coin.
Nous descendons sur une petite route en travaux de réfection qui nous amène à la Iglésia, dont nous contournons l’église par une belle calade romaine peut être et filons sur Comillas que nous atteindrons par la route.

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Avant d’arriver à Comillas, nous traverserons le petit village de Pando qui a su garder ses vieilles maisons intactes ou qui les a bien restaurées.

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Comillas, en bas à droite ou plutôt le port de Comillas

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Il fait beau, pas de chien en vue. Nous traversons le village, d’est en ouest.
Je demande mon chemin à quelqu’un à la terrasse d’un café.
Nous arrivons à la Pension Pasaje San Jorge et nous installons.
La chambre est très simple mais propre et calme. Il y a tout ce dont le pèlerin a besoin. Une bonne douche et un bon lit.
Nous ressortons pour les emplettes, la promenade, la bière et le repérage du restaurant pour le dîner.

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Nous passons devant un d’entre eux où un couple déguste de belles araignées de mer. Pas besoin de se parler, nous avons trouvé. En face, au carrefour, il y en a un autre « Filippinas ». C’est finalement à ce dernier que nous irons car notre hôtesse, interrogée, nous a fait comprendre que notre santé serait préservée si nous n’allions pas « aux araignées de mer ».

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Restaurant en bas de cette petite rue pittoresque !

Nous aurons de la soupe de poissons, des gambas grillées et du flan pour la pèlerine et des couteaux (coquillages) sautés, des amandes de mer sautées et du riez au lait pour le pèlerin et du vin. 45 euros.
Avant de dormir, une réflexion : « Nous n’avons pas encore vu un seul pèlerin sur le Camino ».
En fait, même bien plus loin, nous n’en rencontrerons guère.

Pension Pasaje San Jorge 45 euros pdj inclus.

pasajesanjorge.com