Odile, mon épouse et moi même, Francis, avons pris la décision de partir pour St Jacques dans le courant de l’année 2004. Beaucoup de lectures, de visites de sites internet, achats de guides et de cartes, et nous nous lançons mi-septembre 2005.
Nous avons commencé le parcours par trois étapes « de proximité et de tests » au terme desquelles nous sommes revenus dormir chez nous. Il s’agissait d’une sorte de galops d’essai à des marches d’environ 28 kms chacune. Après ces tests, nous sommes partis de St-Cézaire (06) pour Arles. Pas de chance, un problème sous les orteils du pied droit à Eyguières (13) nous fait rentrer à Eze en train.
Nous repartirons, en train, à Eyguières pour, cette fois-ci, le plus loin possible vers l’Ouest. Nous savons déjà que, la saison avançant, nous ne passerons pas par le Chemin d’Arles du fait de la possibilité de mauvais temps au sud du Massif Central, en novembre, mais nous passerons par la côte méditerranéenne, suivant le chemin le plus direct vers Narbonne où nous rejoindrons la Voie du Piémont Pyrénéen vers St Jean-Pied-de-Port puis Roncevaux. Notre pérégrination automnale s’arrêtera à Sète, le 11 novembre 2005. La météo est devenue très menaçante, annonçant de fortes pluies et de gros orages, qui, d’ailleurs commencèrent ce jour là.
Nous avons bien fait car tout le PIémont Pyrénéen a été l’objet d’inondations sévères qui, de toute façon, nous auraient empêchés de passer.
Nous rentrons à Eze en train encore. Nous repartirons d’Eze le 20.03.06 pour Sète, même hôtel, et irons à Saint Jacques d’une seule traite. Notre chemin a suivi le chemin le plus direct vers l’ouest sans se soucier des chemins de randonnée de type GR. Nous avons suivi, au long de la magnifique Voie du Piémont Pyrénéen, les petites routes, selon un topo tracé à partir des cartes IGN 250. Beaucoup de goudron et de calme aussi mais moins de kilomètres et autres dénivelés qui ne font que fatiguer davantage le pèlerin.