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Eyguières – Fontvieille

Nouveau départ donc. Françoise souhaite nous conduire à la sortie de la ville dans la direction du GR 6. Comment lui dire notre reconnaissance pour sa disponibilité et sa gentillesse.
Nous voici sur la route à 8h30 pour changer un peu. L’air est un peu frais et il fait très beau.
Nous trouvons le GR 6 après quelques centaines de mètres sur la droite de la route.D 17.

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Direction Aureille où nous prévoyons l’achat du casse-croûte. Premiers contacts avec les Alpilles qui nous offrent de splendides paysages sur la droite du chemin alors que la plaine vers Miramas se trouve à notre gauche.
Un peu plus d’un kilomètre après Aureille, le GR 6 nous quitte vers le nord. Nous continuons plein ouest, ce que nous ferons encore fort longtemps…
Le chemin est particulièrement calme tantôt sur de petits chemins de terre tantôt sur de petites routes bien tranquilles. Partout des oliveraies et des petits bois de pins !

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A un carrefour, surprise des surprises, nous rencontrons non sans émotion notre premier signe jacquaire au sol : une coquille saint-jacques en ciment puis plus loin, une coquille peinte.

 

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Première évidence de notre cheminement depuis notre départ d’Eze. Il doit s’agir de la route jacquaire qui vient du col de Larche ?
Casse croûte englouti sur le bord du chemin pour ne pas changer. Les chaussures et chaussettes sèchent un peu. Nous voyons des gens travailler dans les oliveraies qui nous saluent de loin. La marche continue….
Un café à Maussane les Alpilles après y avoir photographié une statuette de St Jacques posée dans une niche sur le côté d’une des rues principales de la ville.

Du coup, j’en laisse une courroie essentielle de mon sac à dos au café. Retour rapide, la courroie est toujours là. Comme il s’agissait de celle qui relie, sur la poitrine, les deux bretelles du sac et les tient serrées ensemble, elle m’aurait fait rapidement défaut. Ouf !
Nous avançons vers Fontvieille.
Nous passons au nord de Paradou sous un soleil étincelant et même un peu trop chaud pour des marcheurs. Nous avions prévu de suivre la D 17 pour gagner Fontvieille. Peut être à cause la chaleur, de la fatigue ou tout bêtement à cause de l’inattention, au lieu de tourner à droite, nous traversons la D 17, longeons une sorte de haras proposant des promenades à cheval et montons à gauche d’une ancienne carrière vers l’ensemble forestier « les Crottes d’Aubert » que nous traversons sur un chemin caillouteux pendant une bonne heure, au soleil toujours, pour déboucher à proximité du moulin de Daudet.

 

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Montée vers le moulin et redescente vers Fontvieille où un cirque nous barre le chemin. On passe quand même !
L’office du tourisme de Fontvieille nous tamponne la crédencial , nous repérons les restaurants et nous dirigeons vers notre chambre d’hôte qui se trouve à 1.5kms de là.
Il s’agit d’une ferme de cultures d’abricotiers où nous sommes aimablement reçus et dans la chambre, dans le frigo de la chambre, nous trouvons une bouteille de jus d’abricots bien fraîche….
Pas de table d’hôtes, donc, retour en ville à pied. 3 kms de plus aller et retour. Bon et agréable dîner auprès de la cheminée au restaurant la Bergerie. Retour dans le noir vers notre havre de paix grâce à l’aide de la lampe tempête prêtée par notre hôtesse qui nous a aussi indiqué un raccourci traversant les champs d’abricotiers. Attention il y a des canaux d’irrigation partout !
Ce soir, la pèlerine signale sa première ampoule !

http://www.visitprovence.com/guide-de-voyage/hebergements/chambres-d-hotes/fontvieille/19572-la-draillette
Nous avons payé Euros 55 pour la nuit.

Rognes – Eyguières

Départ 8h30 pour changer un peu. Notre hôtesse nous indique comment rattraper la route vers Lambesc. Je me rends compte à un moment après notre départ que nous sommes en train de faire une grande boucle et allongeons notre distance à parcourir. Nous aurions dû partir de l’autre côté, par le village, mais c’est trop tard. Nous retrouvons enfin la RD 15 que nous suivrons jusqu’à Lambesc. Longues lignes droites, pas mal de trafic, assez désagréable car nous devons cheminer en file indienne, en prenant garde aux voitures. Le paysage n’est pas particulièrement folichon et c’est soulagé que atteignons Lambesc où Odile entre dans un supermarché pour acheter le repas de midi, ensuite le pain, à la seule boulangerie ouverte du village. Il fait beau et assez chaud. Nous cheminons sur une petite route cette fois ci bien tranquille salués par les chiens des maisons devant lesquelles nous passons, chiens qui ne font que leur boulot. Repas casse-croûte au bord du chemin, assis sur une murette.
Ce chemin nous ramène vers la RN 7, la montée de Gancel.

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Il passe à droite de la RN que nous devons traverser au pied de la montée pour partir à gauche. Nous traversons le verger de Cazan et rejoignons Alleins en passant par les Campanes, par le GR6, et descente vers le village.

Belles vues sur Charleval à l’est. Nous prenons un verre de rafraîchissement à Alleins et continuons encore et encore sur la D17 jusqu’à un embranchement à gauche pour gagner le Défens d’Alleins et au-delà Lamanon.

Pas de chance. La chaleur et la fatigue font que nous ne choisissons pas le bon chemin, mal conseillés que nous sommes par une couple de jeunes femmes qui ne semblaient pas bien connaître le coin, nous rallongeons de quelques kilomètres une étape qui n’est pas encore finie et au demeurant bien longue. Nous longeons donc la D17d jusqu’à Lamanon aux abords de laquelle la circulation devient infernale. Traversée du village de Lamanon où règne une animation de dimanche après-midi avec joueurs de pétanque à l’ombre et familles prenant le frais. Il nous reste encore quelques kilomètres qui s’avèreront pénibles car il y a peu de bas côtés et beaucoup de trafic. Nous arrivons à Eyguières. Une vieille dame nous remet sur le chemin de l’adresse où nous avons réservé. Il faut encore marcher : « c’est loin ? »
Arrivons à la Maison Toutbel, au frais d’un petit canal qui passe sous la maison. Chaleureux accueil de Françoise qui tient cette belle maison, tout en prenant soin de son époux récemment victime d’une attaque cérébrale et dont, nous l’apprendrons plus tard, l’état physique s’améliore de jours en jours. Nous sommes bien fatigués et Françoise nous improvise un en-cas bien sympathique, arrosé d’un rosé requinquant. Au lit, car nous sommes cuits par la fatigue et le soleil, pas le rosé ! Chambre et salle de bain de belle dimension. Grand calme.

Notre étape : Maison Toutbel – Chemin des Frères Mineurs – Eyguières –
04.90.59.87.75
Nous avons payé Euros 60 pour la nuit.
www.toutbel.com

Jouques – Rognes

Départ 8h30. Il fait beau et nous devons regagner Jouques pour continuer notre Chemin, notre halte de la nuit se trouvant bien à l’extérieur de la zone du village.
A la sortie de Jouques, nous suivons sans autre choix la RD 561, salués par une dame qui nous souhaite un bon chemin et est admirative de voir Odile cheminer avec un sac de huit kilos sur le dos.
Nous rattrapons le canal de l ’EDF que nous suivrons dans la quasi-totalité de notre parcours aujourd’hui, passant sous l’autoroute A 51, à Puy Ste Réparade d’où nous suivrons la RD 15 vers Rognes.

Il nous faudra longer cette route, certes pittoresque, mais là aussi nous ne ferons que monter au soleil.

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C’est plutôt fatigués que nous arriverons à Rognes.

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Dans le village, à gauche, nous trouvons une fabrique gâteaux bien tentante. Cédons, nous l’avons bien mérité.
La patronne (vendeuse ?) n’est guère aimable et semble avoir un problème avec la porte que les clients doivent laisser ouverte pour pouvoir entrer. Cela ne lui plaît pas et elle le dit à un client sur un ton que je n’aurais pas accepté si elle s’était adressée à moi. En plus, les gâteaux étaient plutôt quelconques.
Comme c’est souvent le cas, notre chambre d’hôte n’est pas dans le bourg mais à encore 1.5kms. Et cela monte, et il nous faudra revenir en ville pour dîner et ensuite revenir à la chambre…..
Nous nous installons. Chambre au frais dans une villa à l’ombre, au sein d’un bosquet. Accueil aimable.
La dame nous prête une lampe électrique pour le retour après dîner qui s’avèrera bien utile.
Dîner dans une pizzeria « le Brasero ». Convenable et c’est tant mieux car il n’y a rien d’autre ! Comme prévu, retour dans le noir et au lit car cette journée nous aura vu marcher au moins 30 kms.

Notre étape : La Sanille, 1215, route des Mauvares – Rognes 04.42.50.23.28
Nous avons payé Euros 55 (23.10.2005)
http://www.la-sanille.com

Esparron – Jouques

Départ vers 8h30 en direction de Jouques.
Notre chemin passe par Rians. Nous choisissons de continuer sur l’ancienne voie ferrée d’hier car le GR 99a qui passe à Esparron nous semble bien sportif pour les pèlerins que nous sommes. Nous redescendons donc longer la D561 jusqu’à la dite voie ferrée et trouvons le brouillard dans lequel nous avançons dans une visibilité particulièrement réduite.

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Traversons Rians et suivons la rive du Canal de Provence sur une route tranquille. Nous avons préalablement déjeuné lorsque nous avons rejoint le Canal.

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Nous retrouverons la D 561 plus à l’ouest et la suivrons quasiment jusqu’à Jouques.
Il est plutôt tôt dans l’après-midi et nous savons la chambre d’hôtes quelque peu isolée. C’est la raison pour laquelle nous allons faire un crochet pour visiter Jouques qui s’avère être un bourg bien agréable avec de belles maisons anciennes. Nous prenons un café à une terrasse à l’ombre avant de repartir sur la route D11 qui mène à la Tour où se trouve la Petite Borie où nous avons réservé table et gîte. Il fait chaud et notre parcours, bien que bref à partir de Jouques, est entrecoupé de petites haltes à l’ombre.

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Nous atteignons notre destination vers 16H30 et nous installons. Douche, lecture, préparation de l’étape du lendemain et dîner à la table familiale. Confort modeste mais il ne manque rien. La maison, pour des piétons,  est un peu éloignée du village, comme beaucoup de chambres d’hôtes.
J’ajoute que l’hôte est originaire de la vallée qui monte au Somport sur le chemin de St Jacques par Arles. Nous n’avons pas pu passer au Somport à cause de chutes de neige et sommes allés passer les Pyrénées à Roncevaux ! Nous promettons, et tiendrons, notre promesse d’avoir une pensée, à Santiago, pour cette famille.

Etape : « La Petite Borie » 13490 Jouques 04.42.67.65.93
Nous avons payé Euros 49 pour la nuit et Euros 20 pour le dîner p/personne.
http://petiteborie.free.fr/

Montmeyan – Esparron

27.10.2005

Quatre jours. Nous avons attendu quatre jours avant de repartir, alors que nous avions initialement imaginé un break d’au moins une semaine. L’appel du chemin !
Il est huit heures et le bus de Nice vers Marseille quitte son point de départ. En route pour St Maximin la Ste Baume. De là, nous rejoindrons Varages, à quelques kilomètres de Montmeyan, par un petit bus bien sympa dont la « chauffeure » conduit paisiblement et sans risques. Nous serons les seuls passagers sur la plus grande partie du trajet jusqu’à Varages. En fait, rejoindre Montmeyan était bien difficile à organiser sans y re-passer une nuit avant de repartir sur notre Chemin.
Nous avions fait un petit repas dans un snack, à St Maximin, après avoir visité la Ste Baume et avant de prendre le bus. Nous somme donc prêts à reprendre notre cheminement et re-démarrons pour une petite étape puisque nous nous arrêterons à Esparron, place du Four vieux, à la Maison des Pallières.
Avant d’y arriver, nous suivons la rive du ruisseau Grand Vallat où se trouve une petite route qui semble être une ancienne voie ferrée, bien calme, animée quelquefois par des chiens aboyeurs bien dérangeants. Retrouvons la D561 pour quelques centaines de mètres avant de la longer cette fois à droite sur l’ancienne voie ferrée.

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Toujours tout droit au calme et au soleil d’octobre et nous bifurquons à gauche pour monter la Colle de Gaillard et atteindre notre étape à quelques 500 mètres d’altitude. Nous ne voyons guère d’indications et montons au plus haut du village. Nous trouvons notre havre de paix et somme gentiment accueillis par le maître de maison. C’est une série de belles chambres au confort douillet qu’il nous montre. La nôtre est la moins chère et aussi la plus petite. Le confort est agréable sommes toutes et il doit être bien sympathique de résider quelques jours dans cette maison.
En attendant, il n’y a pas de possibilité de table d’hôtes ni de restaurant dans le village. Nous mangerons les quelques bricoles qui restent dans notre sac. Le maître de maison nous offre une table dans la salle des petits déjeuners et, geste aimable et mémorable, un demi de rosé bien frais qui tombe plus que bien !
Nuit tranquille, sommeil réparateur.

www.la-provence-verte.net/…/chambre-hotes-esparron-de-pallieres-la-de..
Nous avons payé Euros 54 pour la nuit.

Tourtour – Montmeyan

23.10.2005

Petit déjeuner et en route vers la suite. Il fait beau et frais, super temps pour marcher. Revenons vers Tourtour pour sortir du village par la petite route vers les Espalus en direction d’Aups. Passons les carrières du Camp Redon et l’ancienne décharge qui n’en finit pas et ne donne pas une belle image de cette belle région et rattrapons la route RD 77. Comme nous ne suivons pas de chemin balisé par ce qu’il n’y en a pas sur notre parcours, nous évitons dès que possible les routes que nous identifions comme porteuses de trafic. En ce dimanche matin, il n’y en a guère et nous pouvons suivre la route en toute sécurité.
Tentés par un chemin à gauche qui nous permettrait quand même de ne pas marcher trop sur le goudron, nous partons faire un crochet bien inutile dans le Vallon des Espouvériès, dans lequel nous aurions bien pu nous perdre, pour mieux revenir sur la route…

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Nous avons quand même progressé un peu vers l’ouest…
Marchons sur la RD 77 en direction d’Aups . Toujours peu de trafic et c’est tant mieux. Nous marchons sur le bas-côté, rarement côte à côte.
Arrivés à Aups pour acheter le casse-croûte et le pain en plein jour de marché.
Cherchons notre route et comprenons que nous devrons suivre la RD 9 jusqu’à Moissac Bellevue que nous devinons au loin. Longue ligne droite avec davantage de voitures. Nous marchons encore sur le bas-coté. Il fait beau et nous nous arrêterons au pied de Moissac pour manger à « l’ombre » d’un crucifix avant de continuer sur la gauche une petite route qui évite Moissac et nous permet d’atteindre la RD 30 que nous suivrons jusqu’à Régusse. Moins de trafic. A Régusse, que nous traversons dans le silence ambiant, halte à la terrasse d’un bar où bon nombre de chasseurs font un break et se racontent des histoires de chasseurs. Continuons sur Montmeyan à la sortie de Régusse. Longue ligne droite dans une belle forêt provençale, la forêt domaniale de Perenc sur plusieurs kilomètres avant notre arrivée à l’étape qui se méritera car il nous faudra encore monter le raidillon de Montmeyan.

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Notre coucher est réservé mais pas le couvert. Tour rapide de Montmeyan, bien calme. Aucun restaurant ouvert en ce dimanche soir. Problème. Nous n’avons pas grand-chose à grignoter pour ce soir. Faute d’avoir trouvé une solution, nous rejoignons notre chambre d’hôtes. Une chambre bien sympa, meublée à l’ancienne avec tout le confort nécessaire en plus du calme et dotée d’une magnifique terrasse d’environ 40m2 pour nous seuls. A peine somme nous installés que l’orage qui menaçait depuis un moment éclate dans un déluge d’eau.
Notre hôtesse nous avait préalablement rassurés pour le dîner en nous disant que, compte tenu de notre situation de pèlerins, elle était prête à faire un effort particulier pour nous et nous conduire à Quinson à quelques kilomètres de là où elle a obtenu, au téléphone, que le restaurateur nous cuisine quelque chose à condition que nous n’arrivions pas plus tard que 19h30 ; ce qui fût fait. Sympathique accueil, bon dîner et retour par les mêmes moyens. Notre hôtesse et son époux revenus nous chercher en voiture et le restaurateur nous a prêté son téléphone pour les appeler avant car nos deux portables, bien que sur deux réseaux différents ne « passaient pas » à Quinson.
Moment à se rappeler quand il arrive que nous doutions de la nature humaine. Moment rare !
Ici, s’arrêtera notre parcours pour ce tronçon de jours de marche plus long que les autres. Le constat est positif, nous devenons de plus en plus endurants et la marche de plus en plus plaisante.
Demain, nous rentrons chez nous. De très bonne heure, voir photo ci-dessous, un taxi viendra nous prendre pour nous conduire à Barjols où nous prendrons le car pour Draguignan et un autre pour Grasse dont nous descendrons à Callians.

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http://www.st-maurinet-mosly.com/
Nous avons payé Euros 55
Dîner Relais Notre Dame à Quinson 04.92.74.40.01

Figanières – Tourtour

22.10.05

La nuit fût tranquille et le petit déjeuner copieux. Nous quittons notre hôte vers 8h30 dans un air rafraîchi et filons vers le centre du village, cherchant un chemin vers Draguignan. C’est finalement le gérant d’une supérette qui nous indique la bonne direction non sans nous avoir jalousé d’être sur le Chemin de St Jacques « qu’il aimerait bien faire, lui aussi ». Nous rencontrerons beaucoup de personnes comme lui, « voulant mais ne pouvant pas ».
Et nous montons et descendons le bois de Panisse, plus court chemin pour rejoindre Draguignan depuis Figanières.img455c697774cec

Traversée de la ville sans grand intérêt. Achetons sandwich et boissons dans le centre. Alors que nous attendons d’être servis, une jeune femme accompagné d’une petite fille s’adresse à nous : « Svp, (elle a vu les coquilles st jacques qui ornent nos sacs) vous allez à St Jacques ?
-oui. – Alors, je vous souhaite bonne chance ». Et elle s’en va… Comme cela fait plaisir d’être reconnus comme pèlerins !
Continuons vers le pont d’Aups avant de monter vers notre prochaine halte, Tourtour.

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Nous montons donc dans un sous-bois bien agréable et bien calme mais toujours sur du goudron. Peu de rencontres, d’ailleurs nous ne verrons pas grand monde dans ce qui sera une longue et continue ascension vers Tourtour. Pont d’Aups180m – Tourtour 613m.

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Casse-croûte sur le chemin bien sûr, franchissement du pont romain et un dernier coup de reins pour rattraper la D51 que nous suivrons jusqu’au village de Tourtour sur lequel nous découvrons de belles vues en arrivant.

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Arrêt à la porte du village pour tenter de réserver une table dans un restaurant sympathique. Sans succès. Tout est réservé. Sommes trop fatigués pour attendre le deuxième service. Pas de regrets, continuons vers notre halte, chez Mr Bouillard, route d’Aups, après avoir traversé le village. Chemin faisant, nous nous sommes arrêtés à l’Office du Tourisme où nous avons été fort bien accueillis.

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Accueil poli sans beaucoup de chaleur, nous dirons professionnel. Un verre de rafraîchissement en compagnie de deux gros chiens. Et voici la chambre. Il y a tout ce qu’il faut. En fait, il semble que nous logions dans un garage aménagé. Nous sortons, ensuite, en ville, après les douches et le repos pour dîner. Nous avons fort bien dîné dans le bar-restaurant situé sur la place, à droite en remontant de chez nos hôtes. Nous étions les seuls clients et fûmes particulièrement bien traités par un jeune serveur. Excellent dîner (assiette de champignons frits) pour pas très cher. A recommander donc.
Retour dans le noir. Route pas éclairée, entrée du gîte pas plus éclairée. Retour laborieux avec la fatigue. Bonne nuit de repos.

Etape : Le Mas de l’Acacia, Chemin des Peyroues Tourtour 04.94.70.53.84

http://blog.infotourisme.net/le-mas-de-lacacia-et-sa-vue-exceptionnelle/
Nous avons payé Euros 50 pour la nuit.

Seillans – Figanières

17.10.2005

Seillans – Figanières

Belle nuit, bon breakfast, beau temps.

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Gaillards pour démarrer. Remontons un peu la route vers Seillans et à gauche vers Claviers.
Nous suivons une petite route suivant le tracé de l’ancienne voie ferrée et franchissons le viaduc du Rayol.

Longs moments sans aucun bruit, ni voiture, la paix en somme. Le pas est vaillant et la bonne humeur de rigueur.
Au lieu dit la « Cougnasse », après un moment d’hésitation, nous continuons à suivre notre voie ferrée désaffectée au lieu de suivre la route RD 55.
Jusqu’au moment où notre (ex) voie ferrée entre dans un tunnel.
Tunnel fermé par des plaques de fer (peut être une champignonnière). Conseil des sages. Il faut remonter vers la route. Montons ! Pour nous trouver dans une propriété privée, vaste étendue dégagée qui ne nous cache en rien des regards. Pas à l’aise, surtout si un chien montait la garde.
Nous parvenons à sortir de la propriété ouf, sans chiens aux fesses. Mais il nous faudra y revenir car l’accès à la route est fermé par une grande haie d’épineux. Nous longeons la propriété, escaladons et Odile, sous pression, se blesse à la main. Sang, pas contente, j’ai droit à quelques commentaires… et nous sortons de la propriété par l’entrée principale. Nous voici sur la route au moment où passe une voiture de la gendarmerie … qui nous ignore. Ouf. Nous présentions bien avec nos sacs à dos, une main en sang, l’air dégagé….
Nous marchons vers Claviers sur la RD 55 toujours avec peu de trafic. Nous atteignons Claviers pour y acheter du pain et le casse-croûte du midi.

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Belle vue sur Bargemon au loin un peu plus haut de l’autre côté de la vallée. Descente et remontée vers Callas sur la RD 425 et franchissement du premier col d’une longue série, le col de Boussague (431m) !
Descente sur Callas, pique-nique près du Cimetière et de l’Ecole.
Quelques gouttes au moment de repartir, arrêt café pour enfiler les ponchos et continuons dans la bonne humeur pour enlever les dits ponchos quelques centaines de mètres plus bas, le soleil étant revenu. Toujours sur une petite route sans guère de trafic, sauf les postières en voitures jaunes, nous traversons Camp-Redon, puis le Pas St Blaise, lieus dits situés dans un bel environnement d’oliveraies aux couleurs changeantes.
Nous arrivons à Figanières, notre étape vers 16 heures. Il fait toujours aussi beau et aussi chaud. Sans le savoir, nous passons à proximité de notre chambre d’hôtes. Nous continuons sur la RD 54 et montons vers le village en passant devant la Coopérative vinicole. Dans le village, nous montons à l’église puis redescendons pour trouver l’avenue des Marthes, près du collège et notre halte, le Mas des Oliviers, chez Mr Defamie qui n’est d’ailleurs pas là quand nous arrivons. L’attente sera brève. Accueil charmant et aimable, un pot de bienvenue et une sympathique conversation, puis nous prenons possession de nos pénates où la douche nous attend. Le dîner sera servi à 20h ; en attendant repos et lecture sur la carte de l’étape de demain. Mr Defamie s’avèrera un bon cuisinier et un hôte attentionné. Nous découvrons le rosé produit par la cave devant laquelle nous sommes passés tout à l’heure !
Nul besoin de berceuse, la marche et le rosé aidant.

Etape : le Mas des Oliviers, avenue des Marthes, Figanières 04.94.67.91.74.
Nous avons payé Euros 47 pour la nuit et Euros 20 p/personne pour le dîner.

Saint-Cézaire – Seillans

16.10.2005

St Cezaire – Seillans

Après nos galops d’essai, nous voici fin prêts et bien décidés à partir pour « plusieurs jours » chose non encore réalisée jusqu’ici. Le départ de St Cezaire a lieu à 8H30. Nous sommes venus, de bonne heure, en voiture, d’ Eze. Nous cherchons un endroit pour garer la voiture d’une manière sécurisée pour plusieurs jours, achetons un chausson aux pommes dans la boulangerie située en face de l’office du tourisme. Cette aimable boulangère ne sait pas d’où part le chemin du Pont des Tuves. Nous trouverons seuls.
Descente dans le brouillard sur un chemin entretenu mais bien pierreux. Le temps est humide car il a beaucoup plus les jours précédents. Les nuages finissent par se lever et nous descendons vers la Siagne qui fait entendre un cours que l’on devine tumultueux. A un point du chemin, nous tournons à droite pour continuer vers la rivière, le chemin sur lequel nous étions continuant tout droit. Il n’y a plus de panneau indiquant le chemin de la rivière. Un dégourdi désoeuvré a dû passer ses nerfs dessus. Nous traversons un petit ruisseau « domestiqué », sorte de canal d’irrigation ou déviation de la Siagne, sur un des nombreux ponts aménagés. Arrivés au bord de la Siagne, surprise, on ne passe pas. Inondé, le chemin est impraticable.
Nous essayons de contourner l’obstacle sans succès. Il nous faut remonter un peu le chemin, pleins d’espoir pour le contournement. Nous nous enfonçons dans le lit d’un affluent à sec parmi les rochers couverts de mousse et des arbres morts. Nous montons toujours plus haut dans ces halliers et ronciers sans trouver l’ombre d’un passage. Rien à faire, nous transpirons, nous accrochons partout, salissons nos beaux sacs qui connaissent leur première épreuve pour finalement renoncer et revenir sur le chemin et contrits, remonter à St Cézaire.

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Celles et ceux qui connaissent ce chemin savent l’effort qu’il en coûte, surtout chargés. Bref, nous revoila en haut, vaincus mais pas abattus.
Un coup d’œil sur la carte IGN et hop ! dans la voiture. Honnêtement, dirons nous, la descente, le canyoning forcé, la remontée « valent » le fait que nous gagnions Callian en auto. Ce village est de l’autre côté de la Siagne et il était sur notre parcours.
Arrivés à Callian, il est onze heures. Nous garons la voiture et achetons un en-cas à la boulangerie du village où l’aimable commerçante nous indiquera comment rejoindre la route vers Fayence en évitant la route qui fait plusieurs lacets. C’est parti. Le temps menace.
Halte dans une cabane de vente de fleurs, désertée pour la saison, pour manger. Le crachin accompagne notre repas et pour la première fois nous nous équipons « tous temps » lors du redémarrage. On continue !
Longer la RD sera un vrai supplice. Nous aurons à composer avec les voitures, les bus et les camions qui semblent alimenter un flux « d’embauche » intarissable.

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Arrivés à Fayence, un café s’impose. Le cafetier, ayant compris que nous allons vers Santiago, nous regarde d’un oeil interrogateur semblant douter de notre bon sens.

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Continuation vers Seillans en longeant « l’ancienne route de Seillans » que nous trouvons quelques centaines de mètres à la sortie de Fayence qui nous met à l’abri du trafic automobile. Nous n’entrerons pas dans le village.
Seillans est passée, l’espoir est revenu car la pluie a disparu, mais les jambes commencent à être lourdes.

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Nous attaquons le dernier tronçon qui nous amène vers notre chambre d’hôtes à environ 2.5 kms de Seillans, le Mas d’Engaspaty.
Jolie chapelle en route et nous trouvons un hôte aimable et souriant qui nous installe sur le champ dans une belle et confortable chambre. Première douche de pèlerin en dehors de chez nous. Dîner sympa et au lit !

Etape : Le Mas d’Engaspaty, route départementale 53, les Pételins 83440 Seillans 04.94.76.88.60.
Nous avons payé (20.10.05) Euros 60 pour la chambre et Euros 22 pour le dîner p/personne

Roquefort les Pins – Saint Cézaire

Roquefort les Pins – St Cezaire

Forts de l’expérience précédente, nous décidons, avec l’aide cette fois de notre fils Loïc et de Fabienne, sa future épouse, de revenir à Roquefort les Pins avec notre voiture. Les enfants viendront nous prendre à St Cezaire et nous reconduirons à notre point de départ matinal.
Il est 8 H 15 quand nous repartons de la Mairie de Roquefort les Pins. C’est dimanche, il fait frais mais beau et la route est très calme.
Plaisir de marcher d’un bon pas, d’un pas un peu plus vaillant que lors des deux précédentes étapes, toujours sans bobos physiques, pas d’ampoules, pas de tendinites et autres ennuis. Ca viendra plus tard !

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Nous marchons sur la route de Valbonne, vers Opio, cadre ravissant, longeons un premier golf sur notre gauche.

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Paix et verdure. Plein ouest, nous traversons des quartiers résidentiels avec des chiens plus ou moins agressifs montant la garde derrière leur grillage respectif.
Comme il fait de plus en plus chaud, nous enlevons une couche de vêtements à proximité d’un autre golf situé cette fois-ci sur la droite de notre chemin dont l’entrée est ornementée d’un magnifique point d’eau. Lors du déhabillage, j’en profite pour perdre mes lunettes de vue, ce dont je me rendrai compte deux kilomètres plus loin.

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Après un croisement, nous subissons notre première menace (dissuasion) canine lorsque qu’un chien-loup, nous ayant repéré au loin et ayant jugé la distance acceptable, commence une course en diagonale vers nous à travers champ. Il se tient cependant à une distance respectable de ses cibles, ayant peut être dans le passé eu à expérimenter une mauvaise rencontre avec le bourdon (bâton de marche) d’un pèlerin même s’ils n’abondent pas dans ce secteur.
Il aboie fort, montre les dents, mais se cantonne à la limite du terrain de son maître, même s’il évolue sur la route et nous aussi.
Je rassure tant que je peux Odile, mon épouse, qui marche, raide et effrayée, le souffle court.
La caravane passe et le chien aboie. Nous avançons.

Mes lunettes. Fouille des poches, des sacs. Rien.
Pas pratique pour lire la carte IGN mais les lunettes de la pèlerine feront l’affaire.

Arrivons dans Grasse, après une belle grimpette, où nous devons acheter le pain pour le casse-croûte. Il nous faudra monter dans le Vieux Grasse où un boulanger, outre le pain, nous vend quelques pâtisseries orientales qui feront notre dessert lors de l’arrêt déjeuner à venir.img455b46efd5a7c

Après quelques hésitations pour trouver notre chemin, dans un quartier de Grasse que nous ne découvrons pourtant pas, nous montons le Boulevard Pasteur en direction de St Cezaire. En haut du boulevard, nous prenons une petite route bien calme et ensoleillée que nous suivrons sur plusieurs kilomètres. Déjeuner sur cette même petite route auprès d’un petit bâtiment, sorte de « Cercle », témoin d’un temps où les gens du quartier vivaient entre eux et devaient se retrouver là pour fêter les grands et petits évènements. Paix et tranquillité. Il fait beau et nous continuons à monter pour rejoindre la route abandonnée à Grasse pour atteindre Cabris que nous traversons totalement.

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La fatigue venant, la tension commence à monter autant que le chemin, car la route, après le déjeuner du dimanche s’emplit des promeneurs. Nous cherchons sur notre carte à marcher sur de petites et calmes voies, en parallèle, ce que nous trouvons jusqu’à Spéracèdes puis il nous faut rejoindre à nouveau la D13 et la longer jusqu’à St Cézaire.

 

Fatigués…mais quand même assez de force pour boire une bière et un perrier en attendant que le chauffeur Loïc arrive. Le temps que faire tamponner la crédenciale au comptoir du bar et les voici.

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Fourbus, nous ne pensons même pas à leur offrir à boire. Venus à leur rencontre sur le parking, nous montons dans la voiture et repartons vers Roquefort les Pins d’où nous reprenons notre chemin de marche, avec notre propre véhicule, afin de chercher les lunettes que nous ne retrouverons pas.
Retour à Eze moins « usés » qu’à la fin des deux étapes précédentes pour une distance légèrement plus importante. Nous savons que le prochain départ sera un vrai départ avec pour objectif « Arles », haut lieu de rassemblement des pèlerins du passé.