Tous les articles par Francis

Marseillette – Maquens

Il est 9heures. Nous avons retrouvé Eric, notre hôte qui nous a préparé le petit déjeuner.
Il nous apprend que Martine et lui-même vont arrêter de gérer la maison d’hôtes et s’expatrier au Costa Rica où veulent démarrer une nouvelle vie.
Chacun des couples se souhaite un « bon chemin » même si les distances et les efforts ne sont pas les mêmes.
Martine nous embrasse. Moment chaleureux.
Selon la recommandation d’Eric, nous suivons le Canal du Midi en direction de Trèbes sur 9 kms.

0398

Chemin tranquille, quelques joggers matinaux en ce dimanche matin. Nous remontons le Canal en direction de Toulouse qui est encore loin.

0364

Peu de navigation sur le Canal en cette saison. Quand même un bateau dont les passagers nous saluent.
A Trèbes, nous achetons un sandwich et nous traversons la rivière Aude sur un pont venté.
Nous marchons maintenant sur la RD 303 qui mène à Carcassonne proche de notre prochaine étape.
Il fait chaud et la route est triste, mais nous avons le vent dans le dos et il fait beau. Rien à voir sinon de pauvres pavillons de banlieue, certains achevés, d’autres en chantier. Un échangeur nous fait entrer dans la ville de Carcassonne par une longue ligne droite sans intérêt. Comment passer à Carcassonne sans aller voir la Cité. Nous montons à l’entrée de la Cité, en dehors de celle-ci, devant la porte Narbonnaise, dans un petit parc, pour casser la croûte sur un banc en compagnie de touristes déjà nombreux en ce dimanche 26 Mars 2006.
Visite de la vieille ville. Café, gâteaux dans une boutique de produits locaux, à droite en montant, dont le personnel semble ne pas savoir ce qu’est accueillir un client !
Nous traversons la Cité pour redescendre du côté de la ville de Carcassonne que nous trouvons déserte.

0390

Nous souhaitions visiter les églises et cathédrale. Fermées. Nous tournons un peu, sac au dos, dans la ville sans trouver davantage d’animation. Le désert, il semble que toute la vie soit dans la Cité.
En sortant de Carcassonne, nous faisons une pause sur un banc sur le parking de Varsovie.
Une petite hésitation à un carrefour due à une mauvaise lecture de la carte IGN.
Et en route vers Maquens, à quelques kilomètres, en suivant la route de Limoux. Entrons dans Maquens et trouvons notre chambre d’hôte.
Devant la grille, un patou, chien berger des Pyrénées (60kgs ?).
Nous n’entrerons seulement quand l’hôtesse sera venue nous débarrasser du chien qui s’avèrera bien plus impressionnant que méchant. Maison ancienne, chambres dans une dépendance à l’est, chambre à deux lits vaste et calme.
Nous commençons à sentir la fatigue. Jambes en l’air, douche. Ensuite, la question du dîner nous traverse l’esprit. Comment faire. L’hôtesse nous avait prévenu qu’il y avait un restaurant ouvert à un quart d’heure de là. Finalement devant notre hésitation, elle décide de nous préparer un en-cas pour nous dépanner qui s’avèrera un somptueux dîner pris dans une belle salle campagnarde en compagnie du chien et de temps en temps de notre hôtesse avec laquelle nous échangerons d’aimables propos.
Bonne nuit, bien calme et reposante. Petit déjeuner accompagné de confitures excellentissimes et de gâteaux et pain faits maison.

Notre étape : Domaine St Louis – Mme Calmon 04.68.47.52.46
Euros 52 pour la chambre et petit déjeuners.

Lézignan-Corbières – Marseillette

Départ 8H45. Précaution d’usage, nous nous arrêtons dès que possible dans une supérette afin d’acheter le casse-croûte du midi, compte tenu du fait qu’il rare de trouver un restaurant ouvert dans les villages que nous traversons. Sandwiches, en-cas, eau en bouteille.
Surprise, le gérant ne connaît pas la direction de Marseillette, ni la rue Barbès…..que nous trouvons à environ 200 mètres à gauche de son établissement !
Beaucoup de voitures sur les premiers 500 mètres et plus calme ensuite. Toujours sur le bord de la route. Passons Conilhac, Montbrun puis Couat sur Aude. C’est à St Cucuphat que nous dévorerons le repas de midi acheté le matin sur un banc au soleil à proximité immédiate d’une superbe église romane que nous ne pourrons visiter.
Il fait beau, il fait chaud, nous marchons vers Capendu dans un beau paysage de vignes, ce qui n’est pas nouveau pour nous et qui devrait continuer à être notre quotidien. Nous nous arrêtons sur le bord d’un affluent de l’Aude, près d’un pont, où la tentation est grande d’y mettre les pieds dedans !

0362

Le bar de la Terrasse de Capendu nous servira un rafraichissement d’après repas bien mérité.
Toujours le soleil et nous ne nous en plaindrons pas.
Encore une heure de marche et nous arriverons à Marseillette dont nous voyons les toits au loin.
Croisons un couple de chiens errants, préparons les bâtons, mais sans conséquence. La caravane passe …
Arrivés en haut de la côte, comme souvent, il faut faire encore cinq cent mètres à droite bien qu’il y ait une chambre d’hôte à gauche près du canal. Bon c’est à droite que nous avons réservé. Accueil sympa dans cette grande maison. Comme souvent, notre chambre est tout en haut. Sobre, campagnard mais il y a tout ce qu’il faut. Nous verrons qu’en ce début de saison, un bon fonctionnement du chauffage eût été apprécié. En effet, dès que le soleil a tourné, que la douche a été prise et la partie de jambes en l’air quotidienne à l’arrivée, afin de faire redescendre le sang, la fraîcheur du printemps s’est fait sentir.
Je descends voir les hôtes qui immédiatement vérifient la chaudière, appellent le plombier en charge qui accuse les capteurs (qui ont dû être au soleil aujourd’hui !)
Nous descendons dîner, dîner que nous prendrons seuls sans les hôtes mais qui est à notre disposition sur la table.
Ils sont partis fêter l’anniversaire d’une amie et nous ont laissé la maison, les clés, et le repas à faire réchauffer. Nous mangeons et filons au lit dans une chambre dans laquelle nous n’aurons vraiment pas chaud.
Demain, changement d’heure.

Notre étape :Demeure La Farge, 16, avenue de la Belle Aude 11800 Marseillette Euros 53 pour la nuit – repas Euros 15
04.68.79.13.88

Narbonne – Lézignan-Corbières

8h45, nous voilà sur le chemin ou plutôt sur l’ancienne route de Coursan vers Narbonne.
Chemin longeant des constructions hétéroclites abritant des chiens énervés. Le ciel n’est pas très engageant et nous hésitons plusieurs fois à mettre les ponchos.
L’arrivée dans Narbonne par cette route n’est guère attrayante surtout qu’elle finit par déboucher derrière la gare de Narbonne et que nous longeons les voies, toujours sur la route, pendant pas mal de temps.
La sortie de la ville est tout aussi triste. Grande avenue avec beaucoup de trafic, voitures sur les trottoirs, garages, petits pavillons et tout cela sans soleil. Ambiance triste et pauvre !
Longue ligne droite sur bien trois kilomètres. A un moment, nous croisons une sorte de périphérique et au-delà continuons sur la RN dans un trafic intense. Peu de bas-côté et beaucoup de camions et voitures. Deux kilomètres environ après, nous descendons le talus vers une petite route qui mène aux carrières de Bizanet. Moins d’autos mais maintenant des camions chargés ou vides qui vont et viennent de ou vers ces carrières. Les carrières passées, le calme revient et nous grimpons une belle côte vers le village de Bizanet. Nous y arrivons à 12h30. Village désert. Casse-croûte à base de « petits filous » sous un abri-bus et continuons vers Ornaisons, toujours sur la petite route, et au-delà sur Luc sur Orbieu tout aussi désert.
Le soleil est avec nous et nous devons affronter un trafic soutenu sur notre route vers Lézignan-Corbières que nous atteignons à 15h30 et avoir marché quelques 28 kms le plus souvent dans des conditions plutôt désagréables.
Habituel achat de sandwiches pain de mie sous plastique et gâteaux et nous nous dirigeons vers notre hôtel où l’accueil est professionnel sans aucune chaleur. Machinal.
La chambre est simple, propre et au calme.
Nous dînerons au restaurant de l’hôtel. Rien d’exceptionnel à signaler. Bon rapport qualité prix à 17.50 euros vin compris. Par contre, le petit déjeuner est très ordinaire, l’hôtelier devrait changer de fournisseur de confitures. Acides.
Départ de l’hôtel dans l’indifférence de la femme de ménage qui encaisse la note et qui nous aura servi les petits déjeuners.

Notre étape : Hôtel le Tassigny, 2, Rond Point de Lattre de Tassigny 04.68.32.18.12
Nous avons payé Euros 45 pour la chambre.et 7 euros par petit déjeuner.

http://jacques.margot.pagesperso-orange.fr/Tassigny/hotel.htm

Sérignan – Narbonne

Aujourd’hui, nous allons nous approcher de Narbonne, départ du Chemin du Piémont Pyrénéen qui nous conduira à St Jean Pied de Port. Allons y !
Départ de Sérignan à 8h45, pour changer un peu. Arrêt à la supérette Spar en ville et c’est parti. Montée vers le cimetière sur petite route tranquille. En haut : la surprise.
Il est 9h00 et nous voyons le Canigou enneigé qui brille au soleil. Il est certes loin mais quel spectacle. Il nous montre la route. Nous passerons loin au nord de ce magnifique massif mais il nous dit que nous sommes en vue des portes des Pyrénées que nous allons longer pendant tant de kilomètres.

Nous continuons vers les Cabanes de Fleury au nord desquelles nous avons repéré un pont nous permettant de traverser l’Aude et continuer vers l’Ouest.

0302

Après le pont, à droite sur une petite route plutôt calme aussi. Nous atteindrons Fleury sur Aude vers 12h30. Rien d’ouvert pour déjeuner. Nous nous contenterons d’un casse-croûte à un carrefour sur un banc bien ensoleillé. Séchage de chaussures et de chaussettes. Comme le balisage est inexistant, c’est par déduction que nous trouvons notre chemin. A la sortie du village, à gauche sur une autre petite route qui nous conduit à l’autoroute La Languedocienne et passe en dessous. S’ensuit sur la gauche un petit chemin qui s’avérera encombré d’arbres et de branches tombés lors de la dernière période de forts gels de l’hiver passé. Nous arrivons sur la route de Coursan que nous suivrons sur environ 3 kms, plutôt mal à l’aise quant au trafic et à ce bas-côté qui ne nous laisse que peu d’espace et quant aux camions qui, poids du sac oblige, nous déséquilibrent quelque peu.
A Coursan, nous trouvons les magasins fermés et pas de restaurant ouvert. Nous nous reposons dos au soleil sur un banc adossé à l’église. Dès que la supérette Spar ouvre, nous achetons des sandwiches et gâteaux régionaux. Nous reprenons notre marche sur la RN 9 qui mène à Narbonne et trouvons à droite l’ancienne route de Coursan. Il fait humide et un peu plus frais. Après un passage à niveau, sur la droite de la route, nous trouvons notre halte, le gîte Petit Fidèle.
Très rustique, il vient d’être inondé deux fois en quatre mois et l’humidité ambiante est bien évidente. L’accueil est aimable. Notre chambre est campagnarde sans beaucoup de charme mais pour la nuit cela ira. Il y a une bonne douche et un peu de chauffage électrique.
Le maître de maison nous servira le dîner composé d’une salade aux lardons, d’un colombo de veau et d’une tarte aux poires aux amandes. Vin rouge du coin et apéro au viognier blanc.
Conversation sympathique, bonne nuit.

www.petitfidele.com

Notre étape : Le Petit Fidèle, 46, ancienne route de Coursan, Narbonne – 04.68.32.18.12
Nous avons payé Euros 82 pour le gîte et le couvert pour deux.(chambre 46 + 36 euros pour deux repas)

Agde – Sérignan

Départ à 8h45 pour le Super U, dans Agde, pour acheter le repas de midi.
A la caisse, Odile parle à une dame qui s’avère être une future pèlerine. Elle part dans quelques jours et semble quelque peu préoccupée par ce qu’elle doit emporter et ce qu’elle va trouver sur son parcours. Nous la rassurons sur les points auxquels nous pouvons répondre.
Si ma mémoire est bonne, elle doit partir de St Jean Pied de Port où nous passerons quelques jours avant la date de son départ.
Nous longeons l’Hérault puis marchons sur des petites routes pour retrouver le Canal du Midi à hauteur des ouvrages du Libron.

0394

Le ciel se couvre, et quelques gouttes font sortir les ponchos. Du vent mais guère d’eau.
Nous longeons le Canal du Midi jusqu’à Portiragnes. Nous mangeons à l’écluse de Portiragnes, après être passé près d’un étang abritant quantité d’oiseaux.
Nous reprenons notre cheminement avec un vent contraire plutôt désagréable et nous trompons de route à droite. Une longue errance s’ensuit dans un paysage uniforme où, au loin, des clochers non identifiés ajoutent à la confusion.
Tout est bien qui finit bien, nous finissons par « nous y retrouver » et arriver à Sérignan où se trouve notre étape, à la maison d’hôtes Casabelle.
Accueil très très chaleureux. Nous avons une belle chambre avec vue sur l’Orb au calme. Cette maison est pleine de charme.
Douche, promenade, traitement de l’ampoule, tampon de la crédenciale à la mairie où nous faisons rêver une employé à la réception qui « aimerait bien partir ». Nous en trouverons bien d ‘autres ! Une bière et un Perrier en terrasse, il fait beau avec un petit vent frais.
Nous retournons à notre maison Casabelle pour un dîner devant la cheminée après un apéritif au muscat de Rivesaltes composé d’un carpaccio de saumon, de rascasse et de fromage blanc au miel.
Le petit déjeuner du lendemain s’avérera excellent avec un choix extra de confitures maison de qualité. Prix pour l’étape, chambre, dîner, vin et apéritif, petit déjeuner Euros 113.
(chambre 60, deux repas à 15 chaque + vins et apéritifs

Notre étape : Chambre d’hôtes Casabelle», avenue de Béziers 04.99.41.00.94/06.84.85.05.98
Casabelle34@aol.com
www.casa-belle.com

Sète – Agde

Nous sommes le 20 Mars 2006.
Nous sommes à nouveau sur le départ, avec l’idée et la volonté d’aller au bout et au bout de nos trois semaines de marche, atteindre Roncevaux et, si tout va bien, finir les 760 kms pour atteindre Santiago. Ambitieux ?!
Fin d’après-midi à la gare de Sète que nous avions quittée en novembre dernier.
Les jambes sont un peu raides et nous nous dirigeons vers l’hôtel Venezia où nous avons passé notre dernière nuit.
Arrêt au Monoprix pour le casse-croûte du lendemain. Direction le port. Nous débattrons longtemps du restaurant à choisir (cela promet !) pour enfin tomber d’accord sur le restaurant « Vernière » où le menu à Euros 12,50 qui nous ravira. Pour les gourmets : sardines en escabèche, rascasse pour l’une et baudroie pour l’autre à la sauce à l’ail et baba au rhum.
Nous rejoignons l’hôtel Venezia (euros 42 pour la chambre et 2 x 6 pour le petit déjeuner)en longeant la Corniche où l’air est doux et les vagues plus calmes qu’en novembre dernier. Bonne nuit dans une chambre plus accueillante dans laquelle nous n’avons pas eu chaud. Si au moins, nous avions fermé la fenêtre !
Le lendemain, à 8h45, nous quittons l’hôtel avec la clé dans ma poche. Nous longeons une sorte de promenade récemment créée sur le bord de mer qui nous tient momentanément éloignés du trafic automobile. Coup de fil du patron de l’hôtel. Ah oui, la clé, désolé !
Il vient la chercher en voiture devant les caves Listel. Nous continuons en tentant de suivre un chemin repéré sur la carte qui file droit sur Agde, lui aussi loin du trafic. Cela aurait été possible sans un responsable de cette cave de Listel qui, sur un ton à peine aimable, nous invite à en choisir un autre. En fait, il ne veut pas que l’on traverse son domaine. Nous lui disons que nous sommes pèlerins pour St Jacques. Rien n’y fait. Il nous répète de passer de l’autre côté. Finalement, nous prenons le chemin qu’il indique en nous jurant de ne plus jamais, au grand jamais, boire de Listel !
Nous suivons un chemin qui s’avère tout au moins aussi agréable que celui dont l’accès nous a été refusé. Des vignes, de l’eau et le soleil. Afin de ne pas entrer dans Marseillan Plage, à hauteur de l’INRA, nous franchissons les voies ferrées pour suivre un petit chemin longeant les étangs peuplés d’oiseaux et autres flamants roses. Paradisiaque si cela n’était cette horrible décharge qui semble fermée mais toujours présente. Nous débouchons aux Onglous où nous cassons la croûte sous un abri-bus. C’est la première fois mais cela ne sera pas la dernière !
Nous suivons désormais le Canal du Midi que nous retrouverons beaucoup plus loin.

Arrivons à Agde par la route de Marseillan et nous dirigeons vers l’hôtel Patriarche à 15heures ; l’hôtel est simple, très simple. Nous allons visiter Agde après la douche.
Le repas sera servi à 19h30, repas de pension partagés avec deux équipes de maçons en regardant la télé.
Première étape bien remplie. Fatigués, nous passons au lit de bonne heure.

Notre étape : Hôtel Le Patriarche, 32, Montée de Joly – Agde – 04.67.94.49.80
Nous avons payé Euros 52 pour deux tout compris

Palavas les Flots – Sète

Départ comme d’habitude désormais. Il ne fait pas très beau et un peu frais.
Nous quittons Palavas les Flots vers l’ouest et devons passer à la Cathédrale St Pierre de Maguelonne pour continuer sur Sète, notre prochaine étape.

0304

Nous marchons d’un bon pas sur la petite route qui longe la mer.
L’abbaye est vide mais laisse une impression de grandeur.

0308

Par contre, comme nous sommes sur le départ, nous demandons à un monsieur (employé ? religieux ? résident ?) s’il est possible de traverser le parc de l’abbaye, arguant de notre statut de pèlerins, afin de gagner un peu de temps et de fatigue. A peine aimable, c’est non. Il nous faut faire le tour et donc revenir sur nos pas et longer la mer. Ce que nous faisons en maudissant cette personne qui se soucie si peu de nos mollets.
De l’autre côté de l’abbaye, nous trouvons le Canal du Rhône à Sète qui préfigure le Canal du Midi que nous trouverons plus loin. Je franchis le pont et demande à un responsable s’il est possible de longer ce canal pour atteindre Frontignan-Plage. Il me dit que oui, en longeant le côté mer mais pas en longeant le côté terre. Va pour le côté mer.
Nous allons cheminer pendant plusieurs kilomètres sur une bande de terre bien sur-élevée par rapport à l’étang de Vic à droite et la mer à gauche.

0310

Beaucoup de mouettes mais aussi pas mal de flamants roses. Par contre, le sol est vraiment désagréable, mélange de boue et de sable qui colle aux chaussures.

0311

Au pont des Aresquiers, nous tournons à gauche pour rejoindre Frontignan-Plage.

0313

Pour ce faire, nous quittons la route D60 pour la D50 qui longe la mer. Ce n’est pas très joli. Beaucoup de petits bungalows ou petites maisons de vacances dont beaucoup sont fermés. Et ce pendant quatre ou cinq kilomètres. Un seul restaurant ouvert et pas engageant.
Le temps va tourner à la pluie. Nous mangeons au vent auprès d’une capitainerie de Frontignan-Plage les quelques provisions dont nous disposons. Halte rapide.
Le vent est de plus en plus fort.
Nous continuons vers Sète en suivant la D 50, coincés que nous sommes entre la mer, les voitures et la ligne SNCF. Pas agréable du tout. Cela compense l’extrême solitude trouvée sur notre bande de terre depuis Maguelonne.
L’entrée dans Sète n’en finit pas. Comble de malchance, je réalise que l’hôtel où nous avons réservé est à l’autre extrémité de Sète, ce qui nous fait bien 5kms de plus. Une heure et quart, au moins !
Nous traversons la ville que nous ne connaissons pas en arrivant par un quartier proche du port de passagers, quartier qui rappelle un peu le Maroc. Puis, le centre ville où Odile craque devant un magasin de chocolats. Repérons un restaurant puis continuons vers l’Ouest, vers la Corniche Neubourg, hôtel Venezia, que nous atteindrons bien fatigués encore. Malgré l’entrainement, les étapes se finissent souvent dans la fatigue !
Chambre très simple, au décor monacal mais où rien ne manque. Elle s’avèrera bien calme.
Nous voici au terme de notre tranche automnale de pèlerinage. Nous sommes d’autant plus sereins que le temps ne s’annonce pas beau du tout avec de forts orages à venir, ce qui se vérifiera.
Nous nous arrêterons là. Mais il faut encore aller dîner car notre hôtel n’a pas de restaurant.
Encore 1.5kms, ce qui devient une habitude ! Bon dîner et retour à l’hôtel Venezia en longeant un bord de mer où les vagues font un bruit d’enfer. Vent d’Est, pas bon signe en Méditerranée. Demain, le taxi nous conduira à la gare de Sète et en route pour Eze !

www.hotel-sete.com
Nous avons payé Euros 51

Aigues-Mortes – Palavas les Flots

Départ à 8h 30 pour ne pas changer nos habitudes.
Traversons Aigues-Mortes pour gagner la départementale 62.

0291

Nous longeons cette route dans les mêmes conditions de trafic qu’hier, mais nous sommes reposés, ce matin.

0292

Nous découvrons des flamants roses et quantité d’oiseaux. Il y a moins de trafic qu’hier. Un couple vient vers nous en vélo et s’arrête à notre hauteur. La dame dit qu’elle a repéré les coquilles st jacques qui ornent nos sacs, tout à l’heure, en roulant en sens inverse et elle souhaitait nous encourager ; elle nous dit qu’ils (son mari et elle) ont fait le chemin jusqu’au Somport une année, etc.. Cet arrêt nous a bien fait plaisir et il augure d’une étape bien agréable.

0295

En effet notre route nous conduit vers le Grau du Roi puis la Grande Motte dont nous longeons le bord de mer pendant plusieurs kilomètres sans avoir à subir de trafic automobile.

0298

Puis nous abordons Carnon Plage que nous rejoignons en partie par la plage qui est plate et bien large. Le sable dur supporte bien nos poids de corps et de sacs. Il fait toujours beau et chaud et nous avançons sans problèmes.
L’entrée dans Carnon par la route est un peu lassante et la fatigue se fait sentir. Nous tombons sur un petit restaurant qui sert des plats bien sympathiques. Nous optons pour une table en terrasse, enlevons les chaussures, commandons à boire et des sardines grillées. Une halte reposante et bien comme on les aime. Simplicité et bonne table.

0300

0301

Encore quelques kilomètres à tirer sur la route et nous voici à Palavas les Flots.
Hôtel sans charme, chambre sans charme, fatigués et trouvant les restaurants sans charme.
Il aura fallu se faire violence pour entrer dans l’un deux après je ne sais combien de tours dans les rues à chercher l’introuvable adresse sympathique.
Sympa, la serveuse l’était, finalement le repas aussi.
Retour à l’hôtel et au lit car la journée a été longue, la route aussi. Belle étape quand même.

www.brasilia-palavas.com/
Nous avons payé Euros 58

Saint Gilles- Aigues-Mortes

Réveillés par l’installation du marché.
Les vêtements n’ont guère séché, par manque de chauffage. L’hôtelier m’a dit qu’il « devait y avoir une bulle d’air qui empêchait l’eau chaude de venir dans le radiateur de la chambre » hier soir. Tellement fatigué que je n’ai même pas pensé à lui demander une autre chambre…
Enfin, c’est pour une nuit.
Nous voila dehors sur le marché à acheter un peu de casse-croûte pour midi. Il fait très frais mais beau. Achat de compeed à la pharmacie et en route. Nous avions prévu de suivre le canal jusqu’à Aigues-Mortes mais au vu de ce que nous avons reçu sur la tête hier, les berges du canal doivent être dans un bel état ! Effectivement.
Nous devrons trouver une autre route. A la sortie de Saint Gilles, un panneau : Aigues Mortes 34kms. Que du goudron, et en plus il semble qu’il va faire chaud.
A un moment, la route croise un poste de surveillance (écluse ?) du Canal. Je m’avance pour m’entendre dire ce que je craignais : à certains endroits « il vous faudra des bottes ». Je voulais suivre les berges… Donc, on continue la route.

0280

Peu de circulation, mais quel cagnard ! Tout droit, encore tout droit !

0282

Casse croûte et encore tout droit sur le côté gauche de la route, tantôt côte à côte, tantôt en file indienne.

0285

Puis nous trouvons la « grande route » qui va à Aigues-Mortes. Pire que la précédente car il fait toujours chaud bien sûr mais nous marchons sur une bande d’arrêt d’urgence auprès d’un trafic plutôt dense. Et ce sur plus de dix kilomètres. Après pas mal de détours, nous arriverons à notre hôtel situé sur le bord du canal, a trois cent mètres de l’entrée de la ville. Chambre très confortable, décorée « minimaliste », moderne trois étoiles. Cela change d’hier soir tant pour le confort que pour l’accueil.
Pas de table d’hôtes, donc il faut aller en ville. Cette journée nous aura vu, en tout, marcher au moins 37kms. La pèlerine a beaucoup d’ampoules qu’elle soigne consciencieusement sans se plaindre.
Bonne nuit tranquille dans l’air conditionné.

www.hotel-canal.fr
Nous avons payé Euros 70

Fontvieille – Saint Gilles

Départ 8h45. Bien dormi, au calme. L’hôtesse, avant que nous ne partions, tient à en savoir un peu plus sur le pèlerinage de St Jacques et je lui dresse, en quelques minutes, un tableau rapide des points de départ, de l’histoire du pèlerinage etc.. en fait, je crois que ce qui l’intéressait, à juste titre d’ailleurs, était de comprendre quel marché elle pouvait tirer du passage d’éventuels pèlerins pour sa structure d’accueil. Bien compréhensible.

A son tour, une fois réglée la chambre, elle nous conseille sur le meilleur chemin pour aller franchir le Rhône sans suivre la RD qui, au dire de l’office du tourisme, pourrait être très fréquentée. J’avais prévu de suivre le Canal Viguièras. Nous monterons vers la Chapelle St Jean et à gauche et toujours tout droit, nous tomberons sur le Canal.

0272

Il fait beau mais devant nous se dressent à l’horizon des nuages gris bien peu engageants.
Nous longeons le Canal sur des kilomètres, tantôt marchant sur un beau petit chemin tantôt dans des portions herbeuses et bien humides.
L’aspect du ciel préfigure l’après-midi que nous allons passer !

0273

Nous avons droit à un moment d’émotion, surtout pour Odile, quand nous passons à l’aplomb de maisons situées en contre-bas de la digue, maisons abritant des chiens peu sympathiques.
Jusqu’au moment où nous voyons débouler trois d’entre eux, ensemble, bien décidés à en découdre. Odile passe devant, je reste derrière avec le bâton de marcheur déployé et prêt à distribuer…. Je n’aurais pas à m’en servir car, comme souvent, beaucoup de bruit dans l’esprit du chien, je le suppose, doit suffire à dissuader l’intrus. Effectivement, dès que nous franchissons le coin le plus éloigné de leur propriété, le trio repart d’où il est venu.
Une autre maison nous offre un nouveau concert mais sans sortie des gardiens à quatre pattes.
C’est dire si longer le Canal Vigueras à pied peut se faire dans un concert d’adrénaline et d’aboiements ! Nous en verrons d’autres !
La pluie arrive. Les ponchos et les guêtres sont sortis et la caravane passe sans les chiens cette fois-ci. Traversée d’Arles après achat du casse-croûte, traversée du Rhône par le pont de Trinquetaille et en route pour St Gilles.

0277

Casse croûte au pied d’une croix à la sortie de l’agglomération d’Arles avant la traversée de la partie de Camargue prévue au programme. Là, il ne pleut plus depuis un moment.
Une demi-heure après, le ciel s’obscurcit brutalement et nous ressortons les ponchos et guêtres que nous ne quitterons pas avant le soir.
C’est un véritable déluge que nous subirons pendant plusieurs heures.

Il n’y a aucun endroit pour s’abriter et nous devons marcher contre le vent. La route est trempée, les bas-côtés aussi, nous aussi ! Nous avançons, mais la pèlerine, par moments, ressent des douleurs à la hanche qui l’handicapent beaucoup. Elle continue, bien courageuse. Le déluge tombe toujours et nous ne pouvons qu’avancer car la Camargue est bien plate et bien vide d’abri dans ce cas là.
C’est bien fatigués que nous arrivons à Saint-Gilles où notre chambre d’hôtel est réservée.
Tous nos vêtements sont trempés malgré l’excellent équipement qui est le nôtre. A tordre.
Le chauffage dans la chambre ne fonctionne pas. Par contre le sèche-cheveux aura, ce soir là, bien fonctionné. Repas bien ordinaire avec un vin tout aussi ordinaire. Avant de nous coucher, je demande et obtiens un tas de journaux afin d’absorber l’humidité des chaussures pendant la nuit. La hanche d’Odile va mieux.

www.hotel-le-cours.com
Nous avons payé Euros 63.40, petit déjeuners compris