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Seillans – Figanières

17.10.2005

Seillans – Figanières

Belle nuit, bon breakfast, beau temps.

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Gaillards pour démarrer. Remontons un peu la route vers Seillans et à gauche vers Claviers.
Nous suivons une petite route suivant le tracé de l’ancienne voie ferrée et franchissons le viaduc du Rayol.

Longs moments sans aucun bruit, ni voiture, la paix en somme. Le pas est vaillant et la bonne humeur de rigueur.
Au lieu dit la « Cougnasse », après un moment d’hésitation, nous continuons à suivre notre voie ferrée désaffectée au lieu de suivre la route RD 55.
Jusqu’au moment où notre (ex) voie ferrée entre dans un tunnel.
Tunnel fermé par des plaques de fer (peut être une champignonnière). Conseil des sages. Il faut remonter vers la route. Montons ! Pour nous trouver dans une propriété privée, vaste étendue dégagée qui ne nous cache en rien des regards. Pas à l’aise, surtout si un chien montait la garde.
Nous parvenons à sortir de la propriété ouf, sans chiens aux fesses. Mais il nous faudra y revenir car l’accès à la route est fermé par une grande haie d’épineux. Nous longeons la propriété, escaladons et Odile, sous pression, se blesse à la main. Sang, pas contente, j’ai droit à quelques commentaires… et nous sortons de la propriété par l’entrée principale. Nous voici sur la route au moment où passe une voiture de la gendarmerie … qui nous ignore. Ouf. Nous présentions bien avec nos sacs à dos, une main en sang, l’air dégagé….
Nous marchons vers Claviers sur la RD 55 toujours avec peu de trafic. Nous atteignons Claviers pour y acheter du pain et le casse-croûte du midi.

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Belle vue sur Bargemon au loin un peu plus haut de l’autre côté de la vallée. Descente et remontée vers Callas sur la RD 425 et franchissement du premier col d’une longue série, le col de Boussague (431m) !
Descente sur Callas, pique-nique près du Cimetière et de l’Ecole.
Quelques gouttes au moment de repartir, arrêt café pour enfiler les ponchos et continuons dans la bonne humeur pour enlever les dits ponchos quelques centaines de mètres plus bas, le soleil étant revenu. Toujours sur une petite route sans guère de trafic, sauf les postières en voitures jaunes, nous traversons Camp-Redon, puis le Pas St Blaise, lieus dits situés dans un bel environnement d’oliveraies aux couleurs changeantes.
Nous arrivons à Figanières, notre étape vers 16 heures. Il fait toujours aussi beau et aussi chaud. Sans le savoir, nous passons à proximité de notre chambre d’hôtes. Nous continuons sur la RD 54 et montons vers le village en passant devant la Coopérative vinicole. Dans le village, nous montons à l’église puis redescendons pour trouver l’avenue des Marthes, près du collège et notre halte, le Mas des Oliviers, chez Mr Defamie qui n’est d’ailleurs pas là quand nous arrivons. L’attente sera brève. Accueil charmant et aimable, un pot de bienvenue et une sympathique conversation, puis nous prenons possession de nos pénates où la douche nous attend. Le dîner sera servi à 20h ; en attendant repos et lecture sur la carte de l’étape de demain. Mr Defamie s’avèrera un bon cuisinier et un hôte attentionné. Nous découvrons le rosé produit par la cave devant laquelle nous sommes passés tout à l’heure !
Nul besoin de berceuse, la marche et le rosé aidant.

Etape : le Mas des Oliviers, avenue des Marthes, Figanières 04.94.67.91.74.
Nous avons payé Euros 47 pour la nuit et Euros 20 p/personne pour le dîner.

Saint-Cézaire – Seillans

16.10.2005

St Cezaire – Seillans

Après nos galops d’essai, nous voici fin prêts et bien décidés à partir pour « plusieurs jours » chose non encore réalisée jusqu’ici. Le départ de St Cezaire a lieu à 8H30. Nous sommes venus, de bonne heure, en voiture, d’ Eze. Nous cherchons un endroit pour garer la voiture d’une manière sécurisée pour plusieurs jours, achetons un chausson aux pommes dans la boulangerie située en face de l’office du tourisme. Cette aimable boulangère ne sait pas d’où part le chemin du Pont des Tuves. Nous trouverons seuls.
Descente dans le brouillard sur un chemin entretenu mais bien pierreux. Le temps est humide car il a beaucoup plus les jours précédents. Les nuages finissent par se lever et nous descendons vers la Siagne qui fait entendre un cours que l’on devine tumultueux. A un point du chemin, nous tournons à droite pour continuer vers la rivière, le chemin sur lequel nous étions continuant tout droit. Il n’y a plus de panneau indiquant le chemin de la rivière. Un dégourdi désoeuvré a dû passer ses nerfs dessus. Nous traversons un petit ruisseau « domestiqué », sorte de canal d’irrigation ou déviation de la Siagne, sur un des nombreux ponts aménagés. Arrivés au bord de la Siagne, surprise, on ne passe pas. Inondé, le chemin est impraticable.
Nous essayons de contourner l’obstacle sans succès. Il nous faut remonter un peu le chemin, pleins d’espoir pour le contournement. Nous nous enfonçons dans le lit d’un affluent à sec parmi les rochers couverts de mousse et des arbres morts. Nous montons toujours plus haut dans ces halliers et ronciers sans trouver l’ombre d’un passage. Rien à faire, nous transpirons, nous accrochons partout, salissons nos beaux sacs qui connaissent leur première épreuve pour finalement renoncer et revenir sur le chemin et contrits, remonter à St Cézaire.

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Celles et ceux qui connaissent ce chemin savent l’effort qu’il en coûte, surtout chargés. Bref, nous revoila en haut, vaincus mais pas abattus.
Un coup d’œil sur la carte IGN et hop ! dans la voiture. Honnêtement, dirons nous, la descente, le canyoning forcé, la remontée « valent » le fait que nous gagnions Callian en auto. Ce village est de l’autre côté de la Siagne et il était sur notre parcours.
Arrivés à Callian, il est onze heures. Nous garons la voiture et achetons un en-cas à la boulangerie du village où l’aimable commerçante nous indiquera comment rejoindre la route vers Fayence en évitant la route qui fait plusieurs lacets. C’est parti. Le temps menace.
Halte dans une cabane de vente de fleurs, désertée pour la saison, pour manger. Le crachin accompagne notre repas et pour la première fois nous nous équipons « tous temps » lors du redémarrage. On continue !
Longer la RD sera un vrai supplice. Nous aurons à composer avec les voitures, les bus et les camions qui semblent alimenter un flux « d’embauche » intarissable.

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Arrivés à Fayence, un café s’impose. Le cafetier, ayant compris que nous allons vers Santiago, nous regarde d’un oeil interrogateur semblant douter de notre bon sens.

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Continuation vers Seillans en longeant « l’ancienne route de Seillans » que nous trouvons quelques centaines de mètres à la sortie de Fayence qui nous met à l’abri du trafic automobile. Nous n’entrerons pas dans le village.
Seillans est passée, l’espoir est revenu car la pluie a disparu, mais les jambes commencent à être lourdes.

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Nous attaquons le dernier tronçon qui nous amène vers notre chambre d’hôtes à environ 2.5 kms de Seillans, le Mas d’Engaspaty.
Jolie chapelle en route et nous trouvons un hôte aimable et souriant qui nous installe sur le champ dans une belle et confortable chambre. Première douche de pèlerin en dehors de chez nous. Dîner sympa et au lit !

Etape : Le Mas d’Engaspaty, route départementale 53, les Pételins 83440 Seillans 04.94.76.88.60.
Nous avons payé (20.10.05) Euros 60 pour la chambre et Euros 22 pour le dîner p/personne