Archives par mot-clé : Roquefort les Pins

Roquefort les Pins – Saint Cézaire

Roquefort les Pins – St Cezaire

Forts de l’expérience précédente, nous décidons, avec l’aide cette fois de notre fils Loïc et de Fabienne, sa future épouse, de revenir à Roquefort les Pins avec notre voiture. Les enfants viendront nous prendre à St Cezaire et nous reconduirons à notre point de départ matinal.
Il est 8 H 15 quand nous repartons de la Mairie de Roquefort les Pins. C’est dimanche, il fait frais mais beau et la route est très calme.
Plaisir de marcher d’un bon pas, d’un pas un peu plus vaillant que lors des deux précédentes étapes, toujours sans bobos physiques, pas d’ampoules, pas de tendinites et autres ennuis. Ca viendra plus tard !

img455b4693d0c61

Nous marchons sur la route de Valbonne, vers Opio, cadre ravissant, longeons un premier golf sur notre gauche.

img455b46af9ff1c

Paix et verdure. Plein ouest, nous traversons des quartiers résidentiels avec des chiens plus ou moins agressifs montant la garde derrière leur grillage respectif.
Comme il fait de plus en plus chaud, nous enlevons une couche de vêtements à proximité d’un autre golf situé cette fois-ci sur la droite de notre chemin dont l’entrée est ornementée d’un magnifique point d’eau. Lors du déhabillage, j’en profite pour perdre mes lunettes de vue, ce dont je me rendrai compte deux kilomètres plus loin.

img455b4663125c2

Après un croisement, nous subissons notre première menace (dissuasion) canine lorsque qu’un chien-loup, nous ayant repéré au loin et ayant jugé la distance acceptable, commence une course en diagonale vers nous à travers champ. Il se tient cependant à une distance respectable de ses cibles, ayant peut être dans le passé eu à expérimenter une mauvaise rencontre avec le bourdon (bâton de marche) d’un pèlerin même s’ils n’abondent pas dans ce secteur.
Il aboie fort, montre les dents, mais se cantonne à la limite du terrain de son maître, même s’il évolue sur la route et nous aussi.
Je rassure tant que je peux Odile, mon épouse, qui marche, raide et effrayée, le souffle court.
La caravane passe et le chien aboie. Nous avançons.

Mes lunettes. Fouille des poches, des sacs. Rien.
Pas pratique pour lire la carte IGN mais les lunettes de la pèlerine feront l’affaire.

Arrivons dans Grasse, après une belle grimpette, où nous devons acheter le pain pour le casse-croûte. Il nous faudra monter dans le Vieux Grasse où un boulanger, outre le pain, nous vend quelques pâtisseries orientales qui feront notre dessert lors de l’arrêt déjeuner à venir.img455b46efd5a7c

Après quelques hésitations pour trouver notre chemin, dans un quartier de Grasse que nous ne découvrons pourtant pas, nous montons le Boulevard Pasteur en direction de St Cezaire. En haut du boulevard, nous prenons une petite route bien calme et ensoleillée que nous suivrons sur plusieurs kilomètres. Déjeuner sur cette même petite route auprès d’un petit bâtiment, sorte de « Cercle », témoin d’un temps où les gens du quartier vivaient entre eux et devaient se retrouver là pour fêter les grands et petits évènements. Paix et tranquillité. Il fait beau et nous continuons à monter pour rejoindre la route abandonnée à Grasse pour atteindre Cabris que nous traversons totalement.

img455b474636f6c

La fatigue venant, la tension commence à monter autant que le chemin, car la route, après le déjeuner du dimanche s’emplit des promeneurs. Nous cherchons sur notre carte à marcher sur de petites et calmes voies, en parallèle, ce que nous trouvons jusqu’à Spéracèdes puis il nous faut rejoindre à nouveau la D13 et la longer jusqu’à St Cézaire.

 

Fatigués…mais quand même assez de force pour boire une bière et un perrier en attendant que le chauffeur Loïc arrive. Le temps que faire tamponner la crédenciale au comptoir du bar et les voici.

img455c1adcc8dbe

Fourbus, nous ne pensons même pas à leur offrir à boire. Venus à leur rencontre sur le parking, nous montons dans la voiture et repartons vers Roquefort les Pins d’où nous reprenons notre chemin de marche, avec notre propre véhicule, afin de chercher les lunettes que nous ne retrouverons pas.
Retour à Eze moins « usés » qu’à la fin des deux étapes précédentes pour une distance légèrement plus importante. Nous savons que le prochain départ sera un vrai départ avec pour objectif « Arles », haut lieu de rassemblement des pèlerins du passé.

Pont de la Manda – Roquefort les Pins

15.10.2006
Un peu plus d’un mois après !

Au vu de l’éloignement d’Eze du point de départ de notre deuxième étape, nous décidons de rejoindre le pont de la Manda avec notre propre véhicule. Notre gendre Alexis nous a promis de nous attendre à notre point d’arrivée, à Roquefort-les-Pins, pour nous ramener au point de départ de notre étape où nous pourrons retrouver le véhicule laissé le matin. Lourde intendance mais mal nécessaire compte tenu de la longueur de la phase « retour à la maison » de notre première étape !
Départ d’Eze, tôt le matin. A 8 h 00, nous buvons un café au Bar de la Manda et faisons tamponner nos crédentiales, chose que nous avions oublié au terme de notre première étape.

img455c5fc4f3c2c

Traversée du pont dans la fraîcheur du matin et les embouteillages. Le piéton passe sans encombre sur le Var. Toujours des voitures et tout droit sur la rive droite du Var où le bas-côté n’est guère praticable mais, ultréia ! nous avançons à contre-courant du flot des travailleurs qui d’une certaine façon, doivent bien nous envier.
Montée, plutôt raide, en direction de Gattières, sur un petit chemin bien calme. Fort contraste d’avec la route en bas ! Il commence à faire chaud et la côte ne faiblit pas.

img455c5fec37c5d

Nous atteignons le cimetière de Gattières où un « ancien » tenant compagnie à un employé municipal, croyant bien faire, nous dit gentiment : « si vous vouliez prendre le GR 51 c’est loupé, il est en bas de cimetière ! » » Perdu, répondons nous, nous ne prenons pas ce chemin mais suivons des petites routes qui vont au plus court. Nous sommes en route vers St Jacques de Compostelle ».
Stupéfaction générale. En Espagne, à pied ?

Passé St Jeannet, une aimable factrice nous indique un raccourci pour Vence qui nous fera éviter la longue boucle de la route départementale qui épouse les contours d’un vallon charmant, creusé d’un ruisseau que nous retrouverons plus bas.

Chemin bien calme et ensoleillé jusqu’à Vence même s’il monte un peu d’une manière permanente. Nous avons à peaufiner la forme physique mais cela vient chemin faisant.img455c62cb30729

Même étonnement d’un employé municipal de Vence à qui je demande notre chemin vers Roquefort. Il situe St Jacques vers Biarritz où il passe semble-t-il régulièrement ses vacances. Vence traversée, nous arrivons à une petite chapelle à un coin de rue devant laquelle un monsieur boit du Coca-Cola.
Odile prend de l’eau à la fontaine proche et ce monsieur lui dit qu’il a eu mal au ventre à cause de cette eau. Incrédule, elle emplit sa bouteille que nous boirons dans la journée. Le lendemain matin, nous saurons qu’il avait raison ! Descente et remontée dans et hors d’un beau bois bien calme et sur la hauteur à proximité d’un parcours de santé nous prenons notre casse-croûte. Puis redescente en continuant le chemin dans de beaux bois vers St Paul de Vence que nous contournons sans le vouloir. Toujours dans le bois de Gaudissard, sur des chemins par moments assez tourmentés, nous arrivons à La Colle sur Loup que nous traversons partiellement pour rejoindre la départementale.
Là reprend le ballet des voitures tel que celui que nous connûmes le matin. Peu de place pour marcher à gauche de la chaussée et des voitures nous frôlant toujours un peu plus. Bâton en avant, nous avançons, menaçant ainsi les plus étourdis ou agressifs de rayures de la carrosserie. Là, c’est une splendide Mercédes cabriolet qui par un coup de volant de dernière seconde, imitée par une Golf, nous fait sans le vouloir comprendre qu’il est temps qui nous quittions cette route.
Lecture urgente et rapide de la carte.

img455c652677416-1

Nous ne suivrons par la départementale jusqu’à Roquefort mais couperons sur un chemin de traverse très pentu et caillouteux. Suants et soufflants, nous gagnons le plat à mi colline et continuons vers Roquefort, au soleil, au calme et sans subir les menaces mécaniques.
Toujours tout droit et toujours la même mauvaise lecture de la carte. Résultat presque trois kilomètres de trop. Une dame nous a remis sur le droit chemin, bien heureusement.
Contact téléphonique avec Alexis qui ne trouve pas le point que nous lui avons indiqué pour nous retrouver. Nous optons un point plus simple, la Mairie de Roquefort les Pins. Encore deux kilomètres et nous retrouvons notre chauffeur avec notre petite-fille Emma. Coup de tampon sur la crédential par un fort aimable policier municipal et nous voila dans la voiture, roulant vers la Manda, en passant par des routes proches de celles sur lesquelles nous avons marché dans la journée.
Voiture, retour vers Eze et bouchons sur l’Autoroute A8 pour cause d’heure de pointe.
Contents d’avoir accompli cette deuxième étape mais nous sommes bien « usés »..