Archives de catégorie : Camino Francès

Sto Domingo de la Calzada – Belorado

23.04.06

Départ avec le beau temps mais il fait toujours frais.
Notre chemin, aujourd’hui, sera lié à la N 120. Nous marcherons en parallèle, sur un chemin plus ou moins éloigné au gré des ruisseaux et des collines mais serons quasiment en permanence en vue de cette route.
Heureusement pour nous, nous sommes dimanche et le trafic est plutôt calme. Ultréia, toujours vers l’ouest, donc soleil dans le dos. Le chemin ondule, en pente légère, d’une colline à l’autre, d’un village à l’autre, et nous les traverserons en suivant les « calle mayor » de ces endroits souvent déserts.
Au départ, nous ne choisirons pas le détour « Véron » par Corporales car le trafic de la N120, comme dit plus haut, ne l’exige pas et que le chemin sur lequel nous sommes n’est ni glissant ni mouillé.
Nous nous arrêtons pour un petit casse-croûte à Castidelgado auprès d’une fontaine.

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Il semble qu’une tendinite au devant du mollet droit soit en train de prendre forme.
Cliptol sur une bonne couche sera le remède du jour et on continue.
C’est une belle étape, le chemin étant agréable à marcher et le soleil avec nous.
La traversée des villages de Viloria de Rioja et de Villamayor del Rio n’apportent pas plus de vie à notre pérégrination et nous arrivons à Belorado vers 14h45.
La descente dans le village est charmante, nous passons devant une petite auberge simple mais accueillante qui semble être complète. De toute façon, nous avons une réservation à l’hôtel Belorado, réservation effectuée par téléphone hier.
Nous tournons dans la petite ville en traversant la Plaza Mayor où nous reviendrons plus tard boire un coup en terrasse avant que le soleil ne tombe et avec lui la fraîcheur.

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Nous revenons sur la N120 qui traverse Belorado et c’est à huit cent mètres du centre que nous trouvons l’hôtel. Cette rue/route me laisse penser à la route 66 qui traverse les Etats-Unis. De part et d’autre des commerces de peaux ou vêtements en peau, puis des bâtiments sans charme et l’hôtel lui aussi sans charme.
Accueil sans chaleur, installation pour le rituel habituel de lessive, jambes en l’air et douche.
Inquiétudes sur le chauffage qui viendra avec la tombée du jour. Notre chambre a une petite terrasse sur laquelle le soleil donne, au dessus du parking des routiers, ainsi notre linge sera sec rapidement.
La salle à manger est occupée d’une couple d’automobiliste français et d’un habitué auquel, sans le savoir, nous avons pris la place, mais qui, semble-t-il à l’air de s’en accommoder, cela après une petite conversation avec le patron.
Le repas est triste comme la salle à manger. Nous sommes fatigués et nous contentons du repas qui nous est servi dont nous ne nous rappelons, ni l’un ni l’autre, de ce que nous avons mangé. C’est pour dire !
En fait, je note que nous sommes fatigués ce jour là mais c’est chaque jour le cas avec plus ou moins d’intensité car nous marchons environ sept heures par jour et le poids du sac (9kg en moyenne) qui se fait oublier dans la journée pèse quand même. Enfin, nous ne marchons que rarement sur du plat, au moins depuis que nous sommes partis. La partie plate viendra après Burgos mais pas pour longtemps !

www.hotelbelorado.com/ 

Demi pension Euros 71.33 pour deux

Najera – Sto Domingo de la Calzada

22.04.06

Bonne nuit de repos. Nous prendrons le petit déjeuner en bas.
Nous descendons à la cafétéria de l’hôtel mais n’arrivons pas à comprendre où et comment se sert le petit déjeuner. La serveuse semble occupée.
Nous décidons de partir et de prendre le petit déjeuner de l’autre côté de la rivière dans la vieille ville. Petite boutique tranquille, cafés doubles, viennoiseries, pain et beurre et en route.

Cela grimpe sec à la sortie de Najera et les indications ne sont guère claires. Je demande à une dame qui me donne l’impression de répondre à un extra-terrestre tant la réponse lui semble évidente : là, tout droit !

Il fait frais et gris. Le pas est vaillant et le corps reposé. Nous marchons sur du goudron sans rencontrer une seule voiture pratiquement jusqu’à Azofra que nous traversons sans même prendre le temps de boire un café, contrairement à d’autres pèlerins que nous connaissons de vue. Légère descente pour finir de traverser le village et nous embrayons sur Ciruena.

Dès que nous sortons d’Azofra, l’enfer commence. Il a bien plus hier, et pendant longtemps. Le terrain est boueux. Ce qui ne doit être par temps sec qu’une fine croûte d’argile est devenu une « bouillasse » rougeâtre particulièrement glissante. Comme il n’y a aucun endroit sec, marcher sur les bas-côtés où il y a un peu d’herbe est la seule solution pour ne pas tomber, encore que sur l’herbe, il faut faire aussi bien attention. Et le crachin arrive. Ponchos, guêtres, déjà vu. Pour compléter le tout, la topologie du terrain se résume en gros à une longue descente suivie d’un replat en fond de vallée et ensuite une longue, très longue montée vers Cirueña où, les pas des pèlerins aidant, c’est une patinoire que nous allons monter.
Cela va durer trois heures environ. Il ne fait pas chaud, on ne peut s’arrêter nulle part ni poser son sac à terre, bien sûr.
Enfin, après une belle côte bien raide mais pierreuse, sur laquelle l’on glisse moins, nous arrivons au point haut du parcours, presque 600 mètres. Derrière nous, nous pouvons voir la file des pèlerins qui continuent à batailler avec cette gadoue.
Nous longeons le golf sur notre gauche, mais des travaux de construction d’immeubles nous font perdre le chemin. Je demande à un grand-père qui nous indique un clocher à gauche.
C’est par là ; nous traversons le village, gagnons la route LR 204 que nous suivons (sans plus glisser) sur quelques centaines de mètres avant de bifurquer à gauche sur un chemin plus solide sinon plus sec.
Toujours tout droit sur ce chemin à travers champs pendant environ cinq kilomètres. Ca monte encore un peu, puis nous apercevons notre étape Santo Domingo de la Calzada.qui nous accueille avec le soleil , en arrière plan sur la photo !

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Pas longtemps mais sans pluie. Passons devant le dépôt de pommes de terre et arrivons en ville par la N 120.
Il est 14h et nous avons bien marché malgré les difficultés, le métier commence à rentrer.
Nous aurons fait 21 kms seulement mais la boue nous fait nous sentir comme si nous en avions fait bien plus. Nous allons déjeuner en ville d’un repas simple au restaurant Rio pour 37 euros, restaurant qui ne présente que l’intérêt d’exister et d’avoir une gentille jeune serveuse d’origine marocaine, donc francophone.
Nous retournons sur nos pas pour rejoindre l’hôtel Corregidor dans lequel nous avons réservé, charmant trois étoiles. La fatigue se faisant maintenant sentir nous dormirons un peu dans l’après-midi puis irons visiter l’église et le monastère cistercien où notre statut de pèlerin nous permet d’entrer pour ½ tarif. C’est bien la première fois que notre statut temporaire nous sert à quelque chose ! Magnifique visite et je vous renvoie à vos guides pour comprendre pourquoi il y a une basse-cour à l’intérieur de l’église.

Le soleil est revenu, il y a du monde en ville mais la fatigue s’accentuant, nous décidons de dîner à l’hôtel et de filer au lit juste après.
Chemin faisant, nous passerons à nouveau devant l’auberge de pèlerins qui est située à proximité de notre hôtel.

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www.hotelelcorregidor.com

Hôtel Corregidor
Calle Mayor 14/16
26250 – SANTO DOMINGO DE LA CALZADA
941342128

½ pension pour deux Euros 133.22

Logroño – Najera

20.04.06

Petit déjeuner dans la chambre comme prévu.
Il est 8h15 lorsque nous partons de l’hôtel. Arrêt dans un bar : « Dos cafés solo » pour faire passer le petit déjeuner. Et en route pour Najera.

La sortie de Logroño se fait par une grande avenue que nous abandonnons vite pour partir à gauche vers un grand parc bien entretenu qui nous rapproche d’une voie rapide (périphérique ?) qui matérialise la sortie de la ville. S’ensuit un belle piste cimentée bien tranquille où beaucoup de Logronais ( ?) viennent prendre un peu d’exercice. C’est pour les pèlerins que nous sommes un beau support pour marcher. Et cela va durer jusqu’au barrage de la Grajera, soit presque quatre kilomètres.
Environ trois kilomètres plus loin dans la descente qui rejoint la nationale 120, il y a une scierie de belle importance et par conséquent beaucoup de bouts de bois au sol ou à portée de main. Il est étonnant de voir combien les pèlerins ont fabriqué de croix avec ces bouts de bois et les ont fichées dans le grillage qui sépare le chemin de la route nationale 120.
Sur près d’un kilomètre, les croix bordent le chemin, de toutes tailles et de toutes sortes de bouts de bois.
On avance dans ce décor surréaliste et bientôt nous partons à gauche, s’éloignant du trafic de la nationale 120 vers le village de Navarrete qui trône sur la colline au loin devant.
Dans le village, après une montée un peu « casse-pattes » nous cherchons à acheter à manger.
Nous trouverons une supérette pour nous ravitailler en fromage et mortadelle, un boulanger dont le magasin se trouve au fond d’un long couloir et vend d’excellents gâteaux et nous continuons. Il fait frais et le temps se couvre. Nous prenons un peu d’eau à la fontaine et nous commençons une longue ascension d’une pente plutôt modeste.
La pluie menace. Nous nous équipons en ponchos et guêtres.
Pour rien. Deux kilomètres plus loin, nous remballons.
Le chemin devient monotone et nous avons la certitude de faire des crochets pour rien tant les indications sont contradictoires. Notre chemin nous ramène sans cesse butter sur la Nationale 120 et son trafic incessant et bruyant. Des travaux autour de cette route rendent difficile le passage et surtout il n’y a aucun endroit pour s’asseoir pour manger.
Il faudra que nous attendions de trouver un égout en ciment, seul endroit à peu près sec. Le repas est vite avalé car le vent a tourné est souffle de plein ouest, c’est-à-dire, pour un pèlerin vers St Jacques de Compostelle, de face et il forcit.

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Nous avançons dans un paysage de vignes (la Rioja) et de terre rouge glaiseuse.

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Après avoir franchi une montée caillouteuse et bien raide dans laquelle deux cyclistes italiens semblent en baver, nous découvrons la cuvette où se trouve Najera, notre étape.
Un énorme orage est en train de passer devant nous à peu de distance. Au loin, vers le sud, de grandes montagnes sont tachées de neige. Dans cette plaine, difficile, au vu du nombre de villages devant nous, de savoir lequel est Najera.
Encore une heure et demie de marche pendant laquelle nous croiserons une pèlerine à cheval revenant de St Jacques et son chien, et le vent commence à forcir encore plus. Quelques gouttes nous donnent le signal pour nous rééquiper : ponchos, guêtres, béret et gants. Il fait très frais.
Cinq minutes après, c’est le déluge. Avec ce vent de face, les ponchos sont collés au pantalon qui ne tient pas longtemps sec. Il pleut encore beaucoup quand nous touchons les portes de la ville après être passés devant ce mur d’usine qui sert de support à un long poète en allemande et espagnol.

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Nous saluons un berger qui reste près de son troupeau, en plein champ, avec seulement son béret et sa veste pour l’abriter….Nous descendons en ville pour le rituel du tampon sur la credential pour rejoignons notre hôtel. Le hall de réception est occupé par quantité d’espagnols venus vraisemblablement déjeuner et qui nous regardent étrangement se demandant d’où nous pouvons bien sortir, trempés et crottés comme nous sommes !
Après les jambes en l’air, la douche, la lessive, un sommeil réparateur s’impose suivi d’une promenade shopping dans la charmante ville de Najera qui nous servira surtout à repérer les restaurants fréquentables.

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Ce sera chez Olimpo. Bon dîner pour pas très cher et patron accueillant.
Le temps ne s’arrangeant pas et ayant pris assez d’eau sur la figure, décision est prise d’aller au chaud dormir.

www.tripadvisor.fr › … › Espagne › La Rioja › Najera › Hôtels Najera

Hôtel San Fernando
Paseo San Julian,1
26300 NAJERA (La Rioja)
941363700

Los Arcos – Logroño

19.04.06

Petit déjeuner au lit comme prévu. Nous irons au « Monaco » (cela ne s’invente pas – nous en venons !) prendre un café pour faire passer tout cela et en route. Direction Logroño.
Nous changerons de région mais pas de chemin. En fait de chemin, celui-ci est superbe, calme, sans trop de cailloux. Nous voyons loin et pouvons voir la file de pèlerins qui avance dans la même direction. Il fait beau, le vent est dans le dos, aucun problème physique, pas de bobos, ni tendinite. Il va faire chaud même si le départ se fait dans une relative fraîcheur.

Le pas est bon, la cadence soutenue et comme d’habitude nous rattrapons le groupe de l’auberge comme nous les appelons. Puis le chemin devient un peu plus cahotique, non qu’il soit devenu mauvais mais il monte et descend au gré des collines de plus en plus rapprochées alors que depuis le début de l’étape nous étions dans une quasi-plaine. Nous achetons notre casse-croûte dans une épicerie à Sansol.
Nous le mangerons à Viana que nous avons atteint à 12h30 après à peu près dix huit kilomètres de marche en quatre heures. A l’entrée de Viana, une table de pique nique nous tend les bras au soleil, c’est là que cela va se faire. On enlève les polaires et les chaussures et à table !
C’est plutôt vite expédié, il faut dire qu’il n’y a pas grand-chose à manger car celui qui mange doit porter. Il réfléchit donc avant d’acheter quitte à forcer un peu plus à l’heure calme du dîner. Nous complétons par des gâteaux secs achetés dans la ville de Viana avant de rejoindre Logrono passant par le bel ermitage de la Virgen de la Cuevas mais aussi longeant cette route N 111 que nous commençons à bien connaître.
Les jambes sont lourdes et nous sommes fatigués car il a fait chaud comme prévu.

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Nous traversons le pont vieux et entrons en ville pour chercher l’au berge de pèlerins pour le tampon de la crédentiale.
Une dame et l’hospitalero sont derrière un bureau devant lequel se trouvent deux chaises, l’une étant occupée par une pèlerine qui arrive et l’autre vide. Je m’assied sur celle qui est libre et attend. L’hospitalero, quand vient mon tour, me demande mon passeport. Etonné, mais n’ayant pas dit que je ne voulais pas coucher à l’auberge, je vais le chercher mais la façon dont ce monsieur me regarde en marmonnant je ne sais quoi, ne me plaît pas.
Je donne mon passeport à la dame qui commence à m’inscrire sur une liste. Je comprends qu’elle m’enregistre pour dormir. Je lui dis donc que je ne dormirai pas là et l’hospitalero recommence à marmonner. Incompréhension, manque de communication, problème de langue, fatigue nerveuse peut être pour eux et physique pour moi, je reprends mon passeport, fais tamponner mes crédentiales. L’autre continuant à marmonner, je me retiens pour ne pas aller lui mettre une baffe. Je quitte pour la deuxième fois une auberge avec un sentiment d’insatisfaction.
Direction l’hôtel. Nous demandons une chambre au calme. Elle nous donne une chambre sur l’arrière sans absolument aucune vue sauf sur une cheminée d’aération de deux mètres de large. Nous redescendons à la réception où nous avons droit à une longue diatribe en espagnol de la fille qui n’a pas l’air content. J’insiste sur le fait que nous n’avons rien touché dans la chambre et surtout lui demande de s’exprimer en anglais. Alors tout s’arrange.
Jambes en l’air, lessive, douche et promenade en ville pour visiter comme si nous n’avions pas assez marché !
Une glace pour Odile, un tour au Champion du centre ville de Logroño pour les courses du lendemain, une recherche de restaurant et nous voila à table, premiers clients d’un petit restaurant sympa où les serveurs sont eux aussi sympas.

Hostal Niza (après avoir pris le café le matin à l’hôtel Monaco !)
Calle Gallarza 13
26001 Logrono (La Rioja)
941206044
http://www.hostalniza.com
Euros 64.20 TTC

Restaurant « Entre Cepas »
(José. M. Martinez Arratia)
Dans la rue perpendiculaire à la façade de l’hôtel Niza (Euros 38 vin compris pour deux)

Estella – Los Arcos

18.04.06

Donc, petit déjeuner au lit. Viennoiserie et jus d’orange. Puis, c’est le départ.
Après avoir bu un café dans le restaurant où nous avons dîné la veille au soir, sur la grand place d’Estella, nous allons acheter le casse-croûte pour le repas de midi.
En route pour Los Arcos.
Nous passons à nouveau devant l’hôtel complet d’hier et montons vers Irache.
Il fait un temps frais mais un beau soleil. Nous avons remis les béret, chapeau, gants et polaires.
Cela monte pas mal vers Irache. Le passage devant le monastère est un plaisir des yeux qui suit le plaisir du palais car, à l’entrée des bodegas Irache, nous pouvons goûter à leur production par un accès direct et gratuit à un robinet de vin, en dessous de celui qui sert de l’eau. L’heure n’est pas propice (9h10) aux dégustations mais nous sacrifions au rite par un tout petit coup…bien agréable comme dit la chanson !

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Et nous continuons à progresser vers l’Ouest dans un décor magnifique de plaines et collines.
Nous passons devant la citerne gothique dont les marches dissuadent d’aller chercher de l’eau sans quitter le sac à dos.

 

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L’arrivée à Villamayor de Monjardin, nous permettra, assis sur un banc au soleil, de nous reposer un peu, de traiter une dernière fois la tendinite qui s’est effacée et de manger un en-cas.
Nous verrons bon nombre de pèlerins passer. Il s’agit, vraisemblablement et nous expérimenterons cela à plusieurs reprises plus tard, de celles et ceux qui ayant dormi à l’auberge de pèlerins, sont partis plus tôt que nous et se sont arrêtés pour déjeuner à l’endroit où nous nous trouvons.
Nous sommes salués par la jeune canadienne que nous avons rencontré à la sortie de Pamplona. Ca semble aller pour elle. Nous les rattraperons plus loin. De toute façon, comme nous allons tous dans la même direction, ce n’est jamais un adieu mais un au-revoir puisque au gré des arrêts ou des ennuis, les uns rattrapent les autres. Parmi eux, un pèlerin anglophone, peut être irlandais, avance très lentement. Arrivé à sa hauteur, je lui demande s’il a besoin d’aide. Non merci. Chacun continue son chemin, lui, par contre, nous le reverrons plus.
S’ensuit trois heures de marche dans le désert le plus complet mais dans de très beaux paysages. Ce désert est fait de champs de blé naissant, de chaque côté du chemin.
Il y a beaucoup de monde sur ce chemin, beaucoup de monde essaimé au fil de ce chemin blanc de cailloux.
L’arrivée à Los Arcos se fait par la Calle Mayor comme dans beaucoup de villages. Avant de pénétrer dans le village, à gauche, une sorte d’abri contenant de la documentation, de quoi boire a été installé pour les pèlerins. Merci.
Par contre, lorsque nous allons à l’auberge de pèlerins faire tamponner nos crédentiales, c’est tout juste si nous ne nous faisons pas engue…par l’hospitalier (qui ne semble pas l’être) car nous sommes entrés dans son hall avec nos chaussures (qui ne sont pas sales). Le tampon sera apposé dehors. Pas merci.

Nous allons à l’hôtel où nous avons réservé. Un peu désuet, l’accueil un peu bourru, décidément ! Nous dinerons, d’une façon bien ordinaire, à la table de Bernadette et Bertrand qui logent au même endroit.
En attendant, Odile fatiguée décide de faire un petit somme et je vais donc à la terrasse d’une cidrerie voisine étancher ma soif au soleil printanier.
Comme l’hôtel ne sert pas de petit déjeuner, nous avons acheté de quoi pour le lendemain matin.

www.hostalezequiel.com

Hostal-Bar-Restaurante Ezequiel
Calle la Serna n°14
31210 – LOS ARCOS
948640278
Chambre 42 Euros
2 menus 18 Euros
Taxes comprises

Puente la Reina – Estella

17.04.06

Une bonne nuit au chaud.
Départ 8h45. Un arrêt à la pharmacie ouverte pour acheter de quoi soigner la gorge enflammée d’Odile. Sur le célèbre pont de Puente la Reina, au bout de la Calle Mayor, nous retrouvons notre couple de landais, Bernadette et Bertrand qui ont passé la nuit dans un autre hôtel de la ville.

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Nous parlons un moment puis nous séparons à nouveau pour marcher dans la même direction.
Nous les suivons puis les dépassons. Chemin faisant, nous les perdons et continuons à suivre la route. Arrivés à un village, je tente de faire le point sur mon topo mais ne le trouve pas signalé. Bizarre. Bien sûr, le village est désert. Posté sur la route, je tente d’arrêter une voiture qui file, puis une voiture française immatriculée dans le 78 et enfin un bûcheron qui va en ville dans sa camionnette break Opel. Il finit pas nous faire comprendre que nous tournons le dos au chemin de St Jacques. Il accepte de nous ramener à Puente la Reina, Odile devant et moi derrière dans les chutes de bois mais content de ne pas re-faire les cinq ou six kilomètres de retour au point de départ. Nous ne pouvons nous empêcher de rire, le bûcheron aussi.

Revenus à notre point de départ, pendant que nous remercions notre chauffeur/sauveur, nous voyons derrière notre voiture s’en garer une autre et descendre Bernadette et Bertrand qui se sont eux aussi aperçus de la bévue.
En fait, nous n’avions pas vérifié la présence de flèches jaunes qui d’habitude signalent la voie à suivre….
Comble de malchance, la zone que nous devons franchir est bouleversée par des travaux autoroutiers et le topo du guide ne sert pas à grand-chose car peu lisible sur le terrain.
Nous voila en train de monter, puis redescendre, puis remonter un côte. Nous sommes rejoints par un couple de sud-américains qui ont un topo semble –t-il plus récent que le nôtre mais pas plus juste. Nos dacquois décident de partir en longeant l’autoroute sur un sentier à l’extérieur de celui-ci. Nous redescendons une fois encore suivis par nos deux sud-américains.

En bas, le monsieur, en conversation avec un automobiliste, me fait un signe, suivi d’un coup de klaxon, car il a trouvé le chemin. Nous les suivrons sur la bonne voie et, en fait, sur la route 111 qui est devenue déserte suite à l’ouverture de l’autoroute. Rude montée mais dans le calme et surtout sans voitures. Traversons le beau village de Maneru puis Cirauqui où nous achetons notre casse-croûte que nous dévorerons sur un banc au soleil de l’autre côté du village, à côté des anciens du village.

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Nous verrons quand même la voie romaine à la sortie de Cirauqui même si nous ne passons pas dessus car le chemin de Saint Jacques balisé suit pratiquement fidèlement la N111 qui est certes de goudron mais si tranquille. Nous croisons le chemin à la hauteur de la voie romaine puis filons dans la descente de la route N 111.
Le vent frais se lève de face et la route monotone, trop calme désormais, fait que la fatigue commence à venir, les jambes s’alourdissent. Nous avançons toujours vers Estella.

Compte tenu de notre fantaisie matinale, nous aurons bien fait aujourd’hui environ 32 kilomètres. L’arrivée en ville est quelque peu longue mais une belle surprise nous attend car l’entrée dans la ville, l’endroit où se trouve l’auberge de pèlerins, est un quartier riche en magnifiques maisons anciennes et belles églises romanes.
Tampon sur la crédenciale à l’auberge et nous filons à petits pas vers l’hôtel que nous avons repéré.

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On cherche, on trouve, complet. La propriétaire appelle une fonda (hôtel très simple) située en ville, l’hôtel complet se trouvant un peu dans le faubourg d’Estella.
Nous redescendons en ville, vers la fonda San Andres, un peu inquiets de ce que nous allons trouver mais tellement fatigués que nous aurions dormi n’importe où.
Nous sommes accueillis par une dame charmante à laquelle nous demandons un chauffage d’appoint que nous obtenons sans problèmes. En fait, elle n’allume pas le chauffage de l’hôtel pour une seule chambre occupée.
Nous faisons une petite promenade/achats pour changer un peu et rentrons avant de ressortir dîner dans un restaurant sympathique dans lequel il n’y a que des pèlerins. (28.52 euros pour deux – Asador Astamarga – Plaza de los fueros 948550802)
A notre retour dans la chambre, surprise. La chambre est doublement chauffée, par le chauffage d’appoint et par les radiateurs. Il semble que l’affluence de pèlerins ait décidé la patronne à ouvrir sa chaudière. Tout va bien, nuit calme et confortable. La chambre nous sera facturée 32 euros. Pas de petit déjeuner mais nous avions prévu en faisant notre petit tour dans l’après-midi.

Pamplona – Puente la Reina

16.04.06

Nuit pluvieuse comme attendu. Le lit étant dans une sous-pente de la pièce nous avons eu quelques difficultés à trouver de l’air. Mais, au vu de la fatigue accumulée, nous avons cependant dormi.
Comme d’habitude, départ à 8h30, cela deviendra quasiment mécanique.
Nous enfilons les ponchos et les guêtres dans le hall de réception de l’hôtel car il bruine.
Il nous faudra environ trois kilomètres de marche en ville, sur de larges avenues aux larges trottoirs ici aussi, pour sortir de Pamplona.
Avant la sortie de la ville, nous nous sommes ravitaillés dans une pâtisserie.
Attaquons la NA 6000 qui nous conduira à Cizur Menor.

Nous sommes rattrapés par un pèlerin qui va d’un bon pas et qui nous servira de « lièvre » sur quelques kilomètres. Puis, une canadienne nous interpelle nous demandant s’il y a de l’eau sur le chemin que nous allons prendre. Elle démarre, c’est sa première étape. Je lui réponds que je n’en sais rien mais dans le doute il serait plus sage de s’en procurer avant d’attaquer le franchissement de la Sierra del Pardon qui nous atttend aujourd’hui. Elle acquiesce et s’en va en quête d’une bouteille d’eau à la lisière de Pamplona.
Nous la reverrons souvent et finirons le pèlerinage en même temps qu’elle à Santiago !
Nous avançons vers Cizur Menor toujours sous la pluie. Le village franchi, notre chemin devient une bourbier où les chaussures collent.
Graduellement, nous montons en pente douce dans la boue.

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Même les bas-côtés herbeux sont devenus fangeux ! La pluie sur le goudron est acceptable. Mais cette fange va nous accompagner pendant environ quatre kilomètres quasiment jusqu’au sommet que nous devons franchir. Encore une fois, la glaise détrempée est extrêmement glissante. Marcher dans le champ à côté n’apporte pas plus de confort car l’on s’y enfonce encore plus. Nombre de pèlerins glissent et tombent. Il faut avancer.

Nous prenons un peu d’eau à une fontaine sur la gauche puis arrivons au sommet de notre obstacle du jour.

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Les éoliennes brassent le vent qui souffle fort, cinglant les visages de rafales de pluie. Les groupes de pèlerins forgés dans la ferraille qui marquent le sommet rouillent dans l’indifférence générale. Sourire quand je lis sur le guide Grégoire-Laborde-Balen, qu’à cet endroit, il faut savourer la vue…Ils ont dû passer par grand soleil !

 

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La descente s’avère quasiment dangeureuse. Trois kilomètres environ de descente d’abord sur des sentiers caillouteux où les pierres roulent sous les chaussures et la terre est, bien sûr, détrempée. Il faut bien se servir du bâton pour ne pas perdre l’équilibre, entraîné par le poids du sac. En bas de cette descente, nous rattrapons un groupe d’espagnols qui avance à pas comptés. Nous les suivrons jusqu’à Uterga, non sans avoir à nouveau marché sur des chemins bordant des champs d’asperges où le sol est devenu, comme de l’autre côté, un bourbier collant.

 

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L’attrait du refuge de pèlerins d’Uterga qui abrite un restaurant devient irrésistible. Nous laissons les sacs et ponchos dehors sous l’auvent et entrons dans une pièce où nous retrouvons, déjà, des visages connus comme les espagnols de San Sebastian que nous avons connus à Larrasoana. Repas reconstituant en prenant le menu du Pèlerin, un peu de chaleur des radiateurs et une forte odeur de chien mouillé. Il fait bon manger chaud même avec les pieds froids et mouillés.

Pas le courage de continuer dans la boue. Nous décidons de suivre la route qui mène à Puente la Reina.où le Chemin d’Arles rejoint notre Camino Francès. S’il n’y avait pas eu de neige au dessus d’Oloron Ste Marie, c’est par là que nous serions arrivés, ayant franchi le Somport.

Nous traversons le beau village d’Obanos et descendons, encore un peu de boue, vers notre destination du jour. Nous ferons tamponner notre credencial à l’auberge de pèlerins et continuerons dans la ville, dans la Calle Mayor, vers notre hôtel « Hôtel Rural ».

 

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Très bien. Ancien, maison du 17ème siècle, bien meublé et surtout chauffé. Je demande de vieux journaux au patron. Ils me servent à en bourrer les chaussures trempées afin que l’humidité en soit absorbée plus vite. Il fait beau mais un petit vent frais nous force à abréger la petite promenade qui s’en est suivie pour attendre l’heure du dîner au chaud.

Le restaurant de l’hôtel dont la carte semblait prometteuse est fermé. Le patron nous en indique un autre où nous nous sommes véritablement régalés de plats simples et copieux arrosé d’un rouge navarrais.

Au lit de bonne heure, comme il se doit après une étape pareille. Nous commençons à nous habituer à marcher dans des conditions plus difficiles, eu égard au climat, qu’en France.
Nous verrons que le mauvais temps nous quittera pratiquement définitivement à la sortie de la Navarre et ce jusqu’à notre destination finale.

www.bidean.com/fr

Une chambre double : euros 63.13

Larrasoaña – Pamplona

16.04.06

Rituel. Réveil, toilette, préparation du sac, petit déjeuner, l’addition et en route. Départ de la pension à 8h30. Nous longeons la rivière Arga dans un paysage superbe, au soleil et dans le calme. Comme beaucoup de ceux qui ne dorment pas à l’auberge partent approximativement à la même heure, les premières centaines de mètres se font quasiment à proximité puis le cortège s’étend..
Le chemin s’avère bien tracé et cimenté par endroits. Très agréable jusqu’à Villava, où Ingrid, notre fille, nous appelle pour nous souhaiter de bonnes Pâques. Une pâtisserie, dans Villava, nous permettra de complèter le petit-déjeuner et de boire un café. Nous marchons depuis environ 10 kilomètres.
S’ensuit une longue pérégrination d’environ cinq kilomètres dans ce que j’appellerai les faubourgs de Pamplona. Toujours tout droit, peu de circulation, larges trottoirs et il fait beau.
Nous approchons des murailles entourant la vieille ville de Pamplona, et franchissons l’Arga que nous suivons depuis le matin sur le pont médiéval.

 

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Traversons une sorte de jardin public puis attaquons une rampe qui nous permet de franchir les murailles.

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Il y a de l’animation en ville et cela n’est pas pour déplaire au pèlerin, habitué qu’il est au calme et au silence rythmé par le bruit de ses pas..
Surprise, à l’office du tourisme. Nous apprenons que l’hôtel dans lequel nous souhaitions dormir est démoli..
Vite, un guide des hôtels, un plan. Nous sommes partis en chasse. En fait, le premier sera le bon. Moderne, dans une rue animée de la vieille ville, il nous offre une chambre convenable presque sous les toits. Nous traînons ensuite pour trouver un endroit accessible pour déjeuner ;
Ce n’est qu’à 16heures que nous trouverons une table car tous les restaurants sont pris d’assaut pour cette journée de Pâques. Nous ferons un repas « iberico » (jambon jabugo, fromage, rouge de Navarre). Sympa mais bruyant, nous n’en avons pas encore l’habitude.

La fatigue s’accumulant, il nous est nécessaire de faire une petite sieste. S’ensuit une petite séance de lessive.

Nous ressortirons pour faire tamponner nos credenciales, nous promener un peu en ville et en voir les monuments essentiels puis tenter de trouver un restaurant ouvert. Sans succès. Ce dîner de Pamplona dans une sorte de cafétéria s’avèrera catastrophique. Pas bon, cher et en plus nous aurons à faire avec une serveuse (patronne/gérante ?) pas sympathique du tout.
Nous retrouverons souvent ce genre de comportement froid et distant et peu souriant dans bien des endroits, hôtels ou restaurants. Il faut dire que nous ne devons, nous-mêmes, pas être très souriants au vu de la fatigue accumulée et du mauvais temps qui, ce soir là, semble vouloir revenir.

www.hotelcastillodejavier.com

Hôtel Castillo de Javier
Calle San Nicolas 50/52
31001 – Pamplona
948203040

Chambre et deux petits déjeuners : euros 65.85

Roncesvalles – Larrasoana

15.04.2006

Petit déjeuner de la même qualité que le dîner de la veille. C’est notre premier en Espagne !
Avant de partir, par la fenêtre de notre chambre qui domine l’entrée de l’auberge de pèlerins située à une centaine de mètre en contrebas, nous avons vu partir, un à un, les pèlerins qui y ont dormi. A huit heures, comme prévu, les portes se sont refermées. Elles ré-ouvriront dans l’après-midi pour accueillir une nouvelle « fournée » d’environ 80 personnes.

Nous quittons l’hôtel à 8h45. A l’inverse de la veille et dans la continuité de la pluie de la nuit, il fait gris et frais et de gros nuages roulent sur les montagnes. Encore beaucoup de vent.
Nous descendons vers Zubiri, notre prochaine étape. Le moral est là, pas trop de mal à la jambe. Nous passons devant la croix des Pèlerins et suivons ce gentil chemin qui suit lui-même la route N135 vers Burguete.
A Burguete, quelques gouttes nous obligent à sortir de nos sacs les ponchos que nous n’avons que peu utilisés, eu égard au parcours accompli, en France. Six kilomètres plus loin, à Espinal, c’est le déluge. Nous rencontrons des pèlerins moins équipés que nous qui sont trempés mais avancent d’un bon pas. Dans le village, sur la gauche de la route, une épicerie-boulangerie-pâtisserie nous permet d’acheter un petit en-cas sous forme d’une pâtisserie locale et d’une tablette de chocolat qui ne résisteront pas à nos appétits aiguisés. Surtout qu’à la sortie d’Espinal, une belle montée nous attend, toujours sous la pluie.
De l’autre côté de cette montée, nous retrouvons la route N135 pour mieux la quitter et descendre de gentils chemins dans les sous-bois. Le problème c’est que nous descendons ces chemins en même temps que l’eau qui les dévale. Nous marchons dans des petits torrents dans une fange bien glissante en nous écartant dès que des (pèlerins) cyclistes nous dépassent.
Nul besoin de dire que les chaussures sont trempées et que bientôt les dos aussi car les ponchos n’empêchent plus l’eau de passer s’ils empêchent l’eau de la transpiration de s’évacuer. Sauna, hammam par 12°celsius. Mais, nous avançons, c’est le but de la manœuvre.

Le sol est bien détrempé et les fortes déclivités ne nous facilitent pas la tâche. Il nous faut être vigilant quant à l’endroit où nous posons le pied. Nulle possibilité de s’arrêter ni de poser le sac.

Bientôt nous atteignons le Col d’Ero. Nous avons monté la rude côte de Lintzoain, salué la mémoire du pèlerin japonais décédé sur le chemin dont une stèle située dans la forêt est posée un peu plus haut.. Il pleut moins mais le chemin est vraiment fangeux et très désagréable. Curieusement, moins de mal à la jambe.

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Passé le Col, au-dessus du village de Zubiri, le soleil est là et il fait presque chaud. Il est environ 13h30. Assis sur un petit muret, nous ôtons ponchos, polaires, guêtres et chaussettes pour faire sécher les premiers et essorer les dernières.

 

0421

Comme il est relativement tôt, nous décidons de pousser jusqu’à Larrasoaña. Coup de fil à la pension « El Camino ». ok pour une chambre pour deux. Et comme nos amis espagnols mangent tard, nous nous arrêterons sur le bord de la route dans un restaurant qui s’avèrera bon mais cher et dont le service sera particulièrement lent. Même s’il ne nous reste que quelques kilomètres à faire, nous ne souhaitons pas être prisonniers d’un service trop lent. Réclamation auprès de la patronne et cela s’accélère. C’est notre première étape complète en Espagne, nous n’allons pas commencer à râler !

Arrivés à Larrasoaña, après avoir pris de l’eau à la fontaine à côté de l’auberge de pèlerins à Zubiri et tampons sur les crédenciales à l’auberge des Pèlerins et direct vers la pension.
Simple mais propre. Accueil un peu froid mais c’est peu être parce que nous n’avons pas encore l’habitude. Une grande chambre à deux lits situés l’un l’autre dans une extrémité de la pièce. Dîner à notre première table de pèlerins où chacun échange très rapidement avec son voisin et bientôt toute la tablée. Un couple de suisses, un couple de Dax, un couple de San Sebastian, et nous deux. Nous nous retrouverons, sauf les suisses, jusqu’à Burgos pour les basques et jusqu’à Léon pour Bernadette et Bertrand, les Dacquois.
Vin rouge et repas simple.

Nous filons au lit, exténués.

www.turismo.navarra.es/fre/organice-viaje/recurso.aspx?o=253

Pension El Camino
San Nicolas 16
948304250
Environ 70 euros pour deux en demi-pension.

Restaurante El Molino à Urdaniz (sur la route à droite avant Larrasoana) Euros 54.37 pour deux.

Larceveau – St Jean-Pied-de-Port

Pour changer un peu, nous partons de l’hôtel à 8h30.
Nous traversons le rond-point pour atteindre le GR 65 qui vient de loin, du Puy. C’est notre premier contact avec le grand chemin depuis que nous avons quitté Arles où nous en avions foulé un autre celui qui vient du col de Larche.
Les premiers pas sur le chemin me font sentir quelque petit problème dans le pied droit.
Nous quittons le chemin pour revenir sur la route, souhaitant ne pas faire de détour inutile.
Longue ligne droite en montée. Traversée de jolis petits villages. Le pied droit ne va pas, puis la douleur va dans le talon droit. Un arrêt sur la gauche de la route et je m’enduis de Cliptol.
Pas d’amélioration sensible mais, les muscles se chauffant au fur et à mesure de la marche, la douleur reste supportable. Il fait chaud aujourd’hui et nous arriverons à St Jean Pied de Port, dernière étape de notre parcours français à 12H30.

0397

Allons vers le centre de la ville. Choisissons un restaurant basque, souhaitons nous installer à l’intérieur sur ce qui semble être une table de quatre. L’hôte ne l’entend pas de cette oreille et nous dit d’aller manger à l’extérieur. Nous irons dehors mais ailleurs.
Un peu plus loin, un restaurant simple nous servira sa cuisine sans discuter où nous nous asseyons. Touriste ou pèlerin, le passant est quelquefois traité comme un numéro !
C’est à l’Hötel Central que nous dormirons. Douche, pas de jambes en l’air, pas de lessive, du moins à cette heure-ci. L’hôtel nous a été recommandé par la coiffeuse chez qui Odile a pris rendez vous pour l’après-midi en passant devant sa boutique. A côté, à la pharmacie, nous avons fait le plein de médicaments nécessaires à la partie espagnole qui commence demain. Ainsi que de la pommade contre les tendinites.
Ce sera coiffeur pour tous les deux à 15 heures. Passage à l’information Pèlerins, rue de la Citadelle où la dame est très accueillante et nous tamponne nos credentiales. Elle nous donne aussi un topo sur l’étape de demain où nous devrons franchir le col Lepoeder pour aller dormir à Roncevaux.
Repos à l’hôtel et nous sortons dîner une fois la lessive faite. Il s’agit d’entrer en Espagne avec des vêtements propres !
Dernier dîner en France. Nous dînons au restaurant Ostatua adossé à une des portes d’entrée de la vieille ville dont la façade est décorée d’une magnifique glycine blanche.
Excellent repas. Ris de veau au chorizo, côtelettes d’agneau grillées aux figues, île flottante et bouteille de vin du Béarn. La serveuse est efficace et souriante et gère une salle pleine avec maestria.
La nuit sera celle de l’inquiétude sur l’étape du lendemain, du souci de la tendinite, d’une nouvelle application de Cliptol et de l’inconnu que représente les presque 800 kilomètres à parcourir dans un pays où nous n’avons jamais marché !

Notre étape : Le Central – Chiquirin – 1, place Charles de Gaulle 64220 ST JEAN PIED DE PORT 05.59.37.00.22 – chambre 65 Euros + 2 petits déjeuners pour Euros 16
Le restaurant : Ostatua – Jatetxea (Paxkal Oillarburu
8, rue de l’Eglise
Euros 50.60 pour deux menus, un vin, un café