Archives de catégorie : Camino Francès

Mauléon – Larceveau

A 8h30, nous voici sur la route, direction Garendein. Contrairement à ce qu’indique le Véron, nous ne ferons pas étape à St Just Ibarre. En effet, nous n’avons pas trouvé de structure d’accueil, l’hôtel du village n’étant pas ouvert en cette saison. Nous marcherons jusqu’à Larcevaux où il y a deux hôtels ouverts.
Nous marchons sur la route, comme d’habitude, dans un trafic quasi inexistant. Il fait frais, les nuages d’altitude n’annoncent pas de pluie et nous avançons dans de beaux paysages.
Nous montons le col d’Oquich qui culmine à 500 mètres seulement mais qui comporte des portions, par endroits, à 7 % !
Le col est franchi à 11h.

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La descente est tout aussi calme jusqu’au niveau du parking de l’hôtel restaurant du col d’Osquich qui est en train d’ouvrir pour le début de saison.
Jailli de derrière nous, un chien patou de bonne taille. Il n’est pas agressif, reste à bonne distance et décide de nous accompagner. Il marche devant nous à trente mètres environ, s’arrête quand nous nous arrêtons et repart dès que nous repartons. Nous arrivons enfin à St Just Ibarre, après quatre kilomètres de marche commune.
Nous tenterons nombre de ruses pour faire en sorte que ce chien perde notre trace. Nous nous installons dans le cimetière, près de l’église du village pour déjeuner car notre ami à quatre pattes semble avoir trouvé un copain de jeux tout aussi à quatre pattes. Mais le maître du chien ne l’entend pas de cette oreille et chasse l’intrus. Nous voici à nouveau menacés par la compagnie non désirée du chien. Il passe devant nous mais ne nous remarque pas.
Nous rangeons rapidement nos affaires et restes du casse-croûte pris en quatrième vitesse et sortons du cimetière comme des voleurs, le chien étant parti dans l’autre sens.
Sur la route, nous marchons deux cent mètres à « grande vitesse » espérant ne pas être rejoints.
Nous ne le serons pas. Un groupe de cyclistes étrangers qui s’apprête à monter le col d’Osquich doit se demander ce que sont ces deux randonneurs, chargés de sac à dos, qui marchent si vite à la sortie du village. La route vers Larcevaux est relativement plate et en ligne droite.
Nous avons encore droit à un concert d’aboiements dans un pré à gauche où se prélassent trois chiens de bonne taille, pas attachés. Bâtons, coup de gueule, et la caravane passe sans problèmes.
Bonjour aux ânes en passant…

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Arrivons à Larcevau à 14h30. Allons à la poste pour envoyer à Ingrid un jeu de cartes IGN qui ne nous seront plus utiles, puis à l’hôtel en face de la poste.
Douche, jambes en l’air et lessive. Tentative de promenade avortée car le temps s’est quelque peu détérioré, vent du nord et gros nuages. Achat de fromage des Pyrénées et gâteau au petit casino près du rond-point.
Retour à la chambre, préparation de l’avant dernière étape en France et dîner. Comme souvent en cette saison, les clients sont rares et dînons tranquillement dans une belle salle vide, d’une garbure, d’une piperade, de truitelles et de gâteau basque.

Notre étape : Hôtel le Trinquet « Olharan » 64120 LARCEVEAU
Deux soirées étape à 40 Euros chacune.

L’Hôpital St Blaise – Mauléon Licharre

Départ dans le calme parfait. Il est 8h45. Il fait beau mais seulement zéro degrés.
Nous suivons la D25 sur presque 3 kms et, au Pont noir, nous prenons la variante indiquée par le guide Véron pour sortir un peu du goudron. Nous croisons le chemin d’un chevreuil dont nous ne verrons que le dos car il est plus haut que nous sur le chemin. A la sortie du bois, nous descendons à droite pour rejoindre la D25. Chemin faisant, nous tombons encore sur un teigneux de chien qui m’oblige à sortir le bâton de randonnée, au cas où.
Beaucoup de bruit, peu d’action heureusement. Comme d’habitude, je lui « gueule » un peu après. Comme nous avançons toujours et que le chien prend bien la précaution de rester sur son pré, au fur et à mesure que nous sortons de ce qu’il doit penser être son territoire, les aboiements cessent. Le calme revient mais il faut quand même surveiller ses arrières.
Rebelote juste avant d’arriver à Mauléon en haut de la côte bien raide. Même causes, mêmes remèdes.
Nous descendons sur Mauléon au terme d’une étape plutôt courte. Nous allons nous installer à l’Hôtel Bidegain après avoir fait tamponner nos credentiales auprès de l’office du tourisme.
L’hôtel est ancien. Notre chambre, désuète, est assez vaste avec deux grands lits et une petite terrasse qui donne sur rien, peut être une cour mais d’où l’on ne voit rien. Nous déjeunons à l’hôtel puisque nous sommes arrivés de bonne heure. Bon repas simple. Retournons à la chambre pour notre activité de douche et de jambes en l’air et lessive.
Promenade en ville, achat de casse-croûte au Champion.
Dîner à l’hôtel encore pour Euros 12 et une cuisine plutôt élaborée dans un petit salon plus intime dans lequel nous prendrons le lendemain le petit déjeuner qui s’avèrera assez ordinaire.

www.chambres-bidegain.com

Notre étape : Hôtel Bidegain, 13, rue de la Navarre 64130 MAULEON
Euros 113,60 (deux menus du jour 24 à midi + demi pension pour deux à Euros 89)

Oloron Ste Marie – L’Hôpital St Blaise

Départ mouillé. Nous enfilons nos ponchos et mettons nos guêtres dans la réception de l’hôtel et nous voici dehors. Il pleuviote, rien de bien méchant. ; Nous rejoignons la poste d’Oloron pour retirer un colis envoyé par Ingrid, colis que j’avais préparé à Eze. Il s’agit de la documentation sur la partie espagnole que je ne voulais pas transporter sur toute la partie française.
Nous allons à l’office du tourisme pour le tampon sur la credential, puis au « Champion » pour le repas de midi.
Et en route, même si cela pleuviote toujours. La route est bien calme. Au loin, les Pyrénées, à une altitude relativement basses sont couvertes de neige. Dire que nous avions hésité à prendre le chemin d’Arles par le Somport au départ d’Oloron. Nous aurions dû affronter la neige !

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A Mourmour, à côté de la petite minoterie, nous enlevons les ponchos et guêtres car le soleil est revenu. S’ensuit une succession de petits villages aux belles maisons anciennes construites en cailloux roulés du plus bel effet. Le temps redevient menaçant. Nous trouvons abri devant une statue de St Jacques, sous l’auvent de l’église de Geus. Trois gouttes pendant le casse-croûte. Trois quarts d’heure après, le temps devient plus sombre encore.
St Jacques nous protégera car, in extremis, au moment où commencent à tomber de grosses gouttes d’orage, nous passons devant un abri-bus qui s’avèrera bien orienté, offrant son dos au vent. Déluge dehors, nous, au sec, tassés sur un banc, attendant que cela cesse.
Et cela cesse. Nous repartons vers Hôpital St Blaise sur une route tranquille. Dans un bois, sur la route, nous rencontrons notre premier pèlerin. En fait, il vient à notre rencontre car il marche vers l’est, venant de Roncevaux où il arrivé récemment venant de Reims. Il va vers Toulouse pour prendre l’avion et rentrer chez lui. Moment sympa, au revoir !
A Hôpital St Blaise, nous visitons la magnifique église du XI° siècle et nous dirigeons vers notre hôtel de l’autre côté de la route, l’Hôtel des Touristes (chez Lasserre). Bonne étape, simple et accueillante. Nous apprendrons plus loin sur le chemin que l’hôtel est en vente.
Nous sommes contents de nous y être arrêtés sous la gestion actuelle bien que cela ne présage en rien de la gestion et de l’accueil de leurs successeurs !

Louvié-Juzon – Oloron Ste Marie

Dimanche des Rameaux.
Petit déjeuner agréable après une nuit calme.
Nous quittons notre hôtesse qui s’est avérée être bien aimable.
Il est 8h40 et il fait très beau. Le temps est magnifique, pas de pluie.
Nous franchissons le Gave d’Ossau dans le village et direction Arudy par Izeste.

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L’air est frais, tout va bien, le pied est léger et le sac sait se faire oublier.
Nous traversons Izeste par la route en passant devant de belles maisons anciennes.
Puis, à Arudy, nous prenons la route de la Forêt de Bages comme nous l’a recommandé notre hôtesse. D’ailleurs, le Véron aussi indique cette route.
Bien calme, bien agréable. Ensuite une montée interminable, peut être 8 kms, avec une particularité assommante pour un marcheur c’est d’offrir une succession de virages courts et rapprochés qui cassent les jambes des pèlerins tentés de couper les virages pour gagner de la distance. Cela n’en finit pas.
Une petite route sur la droite nous annonce Oloron-Sainte Marie à 10 kms par Ersus.
Toujours de la montée même si les croupes sont quelque peu modérées par rapport à celles que nous venons de franchir ce matin. Néanmoins, nous marchons dans un environnement bien tranquille.
A midi 40, nous nous arrêtons sous un abri-bus qui offre un banc où nous pouvons reposer nos jambes, en mangeant notre déjeuner

Et c’est reparti ! Arrivée à Oloron par la belle et calme place St Pierre qui domine la ville. Nous descendons en ville sous le soleil, franchissons le gave d’Aspe, et remontons vers l’office du tourisme qui est fermé le dimanche. Je vois un panneau publicitaire annonçant un hôtel trois étoiles « Château-hotel » Alysson. Pas d’hésitation, on y va. Pour le trouver, nous marchons sous le soleil sur une sorte de voie rapide lorsque je demande à un couple de promeneurs qui me dit que nous tournons le dos à l’hôtel.
Ils nous remettront dans la bonne direction.
L’hôtel est sur le bord d’une rocade mais notre chambre donne sur un parking calme. Chambre sans surprise. Dîner sans surprise. Rien noter de particulier si ce n’est la serveuse qui est absolument très sympathique et commerçante.
Avant, j’avais pris une bière dehors en terrasse au soleil pour rédiger quelques notes. Soudain un grand coup de vent, puis le déluge. Cela a duré jusqu’au matin. Il doit s’agir de la pluie dont nous avons été « menacés » lors de notre étape à Juzet d’Izaut et qui n’est pas tombée…
Heureusement que nous n’étions pas sur le chemin !
Etape coûteuse : 185 euros !

www.alysson-hotel.fr

Asson – Louvié-Juzon

Après une bonne nuit et un agréable petit déjeuner, comme promis, notre hôtesse va chercher la voiture et nous conduit à Asson. Elle nous dépose devant l’église. Adieux et remerciements et nous partons vers la supérette pour acheter le casse-croûte du jour. Ce sera des cakes et des « petits filous ».
L’étape est belle, sans voitures ni chiens, sauf un qui a bien failli goûter du bâton de pèlerin car il semblait bien énervé ! C’est un de ces chiens de petite taille, blanc, une sorte de chien berger. Teigneux ! Nous en avons rencontré un comme cela dans les Baronnies. Il avait juste suffi de lui « gueuler » un peu après pour qu’il se calme.
Nous marchons sur de petits chemins bien entretenus jusqu’à Mifaget où nous visitons l’église et la crypte, laissons un mot sur le livre d’or et traversons la cour de l’église pour l’abri scolaire qui nous verra manger notre casse-croûte.
A midi et dix minutes, le repas est terminé et nous repartons dans un paysage magnifique mais un peu trop vallonné à notre goût, car cela nous fait bien penser aux Baronnies que nous avons franchi il y a peu de temps. On monte et on descend !
Nous voici à notre hôtel vers 15h. Rituel douche et jambes en l’air et lessive.
Nous sommes, comme il se doit, logés au deuxième étage, le plus haut de la chambre d’hôtes située dans un bel hôtel particulier au charme désuet. Ancien mais d’une propreté irréprochable. Petite bière sur le banc situé en haut des marches de l’entrée de l’hôtel, au soleil.
Une promenade dans le village nous amène d’abord à une supérette puis au bord du Gave où nous prenons un peu de repos sur un banc avant de regagner nos pénates.
Repas tranquille dans la salle à manger de la maison (garbure, confit de canard, fraises fraîches)et au lit.
Selon la météo régionale, avec laquelle nous avons un rendez-vous quotidien, la pluie sera là demain. Pourtant le ciel est bien dégagé et le Pic du Midi .d’Ossau que nous voyons de notre chambre est parfaitement dégagé. Nous verrons bien demain !

Notre étape : Hötel restaurant DHERETE 64260 LOUVIE-JUZON 05.59.05.61.01
2 menus à 18, un vin espagnol à 13.50 + Chambre 52 et petits déjeuners à 12 pour deux

www.villa-dherete.com

Lourdes – Asson

Départ de l’hôtel à 8h 45. Il fait beau et un peu frais.

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Nous franchissons le gave de Lourdes et descendons vers le site religieux et nous dirigeons vers la Basilique, passons devant la grotte où il y a déjà nombre de fidèles et continuons dans le parc, marchant vers l’ouest, parc au bout duquel nous trouvons la D13 que nous remontons pour trouver à droite le chemin qui part dans la forêt. Belle et tranquille, nous la traversons tout en longeant le gave de Pau sur la rive gauche, dans la verdure et dans un environnement exempt de tout trafic. Et en plus, en légère descente.

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Passons à Rieulhès, en face de St Pé de Bigorre où nous cassons la croûte à l’abri du soleil sous un lavoir et continuons vers Bétharram en suivant la D 152. Nous passons devant l’entrée du site des grottes de Bétharram qui ne semblent pas ouvertes en cette saison et arrivons devant un hôtel-restaurant dont le menu est affiché dehors. Alléchant.
On y va ! une longue allée à parcourir et nous voici à la réception. Oui il y a une chambre libre.
Nous y montons, belle chambre vaste et confort trois étoiles.
Nous expliquons à l’hôtesse que nous devons continuer pour Asson, but de notre étape d’aujourd’hui. Nous laisserons les sacs chez elle et continuerons pour Asson et lui demandons de nous réserver un taxi à Asson pour le retour à son hôtel. Aussitôt dit, aussitôt fait. Et nous voila partis, d’abord pour le sanctuaire de Bétharram où nos credentials seront tamponnées puis pour Asson en montant le chemin de croix qui se trouve à proximité du sanctuaire puis en suivant la RD 226 et enfin les rives de l’Ouzon.
A l’arrivée, quelques mots avec un monsieur qui semble être diacre ou sacristain ou tout simplement fidèle de la paroisse. Il me dit qu’il existe une auberge de pèlerins à Asson et m’en montre l’entrée. Le curé m’offre un verre d’eau. Je regrette un instant d’avoir laissé les sacs à Bétharram. Tant pis. Si cette auberge avait été signalée sur les guides…
Retour en taxi à l’hôtel.
Douche, repos, puis dîner gastronomique sous forme de menus du terroir à 24 euros et Madiran Château Peyros à 15 et bonne nuit ! La chambre nous coûtera 60 euros + 4.25 de petits déjeuners.

www.hotel-levieuxlogis.com

Bagnères de Bigorre – Lourdes

Quittons Bagnères par une longue ligne droite pas très agréable mais sur le bord de laquelle nous marchons en toute sécurité. Nous allons à Lourdes. A Pouzac, nous quittons cette route pour, sur la gauche, une petite route qui s’avèrera bien sympathique même si elle monte pas mal. L’étape est moins dure qu’hier mais pas facile quand même car les raidillons sont nombreux. Il y a du brouillard, de l’humidité, un temps frais, pas de pluie, pas de chiens.
Les trouées dans la grisaille ou le brouillard nous montrent de beaux paysages bien verts.
Toujours et encore sur le goudron, nous rejoignons la RD 26 que nous prenons à gauche, vers Lourdes. Le casse-croûte a lieu sous un abri-bus où il ne fait pas très chaud. Nous repartons en longeant la route. Pas agréable. Il nous reste 10 kms à faire et cela ne nous laissera pas un souvenir impérissable surtout que le trafic s’intensifie à la proximité de l’heure d’embauche vers Lourdes.
L’accueil de l’office du tourisme de Lourdes est aussi chaleureux que le temps. Professionnelle, la dame répond à la question, donne une liste d’hôtel. Au revoir du bout des lèvres. Cela se remarque quand l’on se trouve être sur le chemin, quelques fois de longs moments sans parler. Pas grave, nous ne ferons que passer, à l’inverse de beaucoup de personnes qui viennent à Lourdes pour des raisons bien plus sérieuses que nous.
Nous n’avons pas de réservation. Nous allons à l’hôtel Compostelle. Tiens ?
Il est en train d’ouvrir la saison et n’est pas encore ouvert aux clients.
Nous tournons un peu, sac au dos, et nous choisissons le Saint Jean Quality Suites, près du Gave de Lourdes.
Bon accueil, bon hôtel moderne, belle suite bien décorée. Il semble que l’hôtel vienne d’ouvrir. Le gérant, qui a travaillé à la SBM de Monaco, nous offre une suite pour le prix de la chambre. Merci. Nous avons bien fait de lui dire que nous venons d’à côté de Monaco ! Douche, lessive (en fait c’est comme cela depuis le départ, mais j’avais oublié la lessive) et jambes en l’air.
Promenade au cours de laquelle nous achetons le guide Laborde-Balen du chemin de St Jacques en Espagne, pour préparer les étapes à venir puis visite du site religieux.
Dîner chez « Alexandra » avec comme voisins de table, au début du repas, trois religieux de haut rang british et un peu plus tard dans la soirée pas moins de 10 évêques de France qui semblent bien profiter de leur séjour lourdais. Nature humaine…. Carpe diem !
Repas traditionnel plutôt cher suivi d’une bonne nuit réparatrice.

Notre étape : Quality Suites St Jean, 1, avenue du Paradis 65100 Lourdes 05.62.46.30.07
Nous avons payé Euros 60 pour le logement et Euros 12 pour deux petits déjeuners
Dîner chez « Alexandra » 3, rue du Fort à Lourdes 05.62.94.31.43
(une « suggestion – entrée – confit de canard, salmis de palombe, une crème catalane, un madiran, un café Euros 58,80

www.lcv-hotels.com/fr/nos-hotels/frlourdes

La Barthe de Neste – Bagnères de Bigorre

Petit déjeuner à 7h45. Départ à 8h30.
Pensons à notre halte d’hier soir et nous demandons comment cet hôtel peut encore se prévaloir de deux étoiles NN !
Nous revoilà sur la route donc pour une étape qui s’avèrera tranquille mais physique.
Nous montons et descendons tout la journée des collines ou mamelons assez pentus qui se succèdent à cadence rapprochée.
Nous passons par les Baronnies.
Au loin, le château du XII° siècle de Mauvezin, l’abbaye d’Escaladieu. Nous rencontrons beaucoup de chiens sur lesquels il faut « gueuler » plus fort qu’eux pour qu’ils se décident à vous oublier. Pas réellement menaçants, mais il faut les surveiller, l’on ne sait jamais.
Le repas sera sommaire car les villages sont rares et pour la plupart déserts. Au menu, nous aurons la fin du cake acheté il y a quelques jours à Saint-Lary, quelques abricots secs et ce sera tout. Nous avions bien, hier soir, acheté des « en-cas », sortes de yaourts coupe-faim, mais ils sont tombés par terre dans la matinée et nous avons dû les manger sur le champ et dans le champ !
Temps ensoleillé sur le départ et pendant une heure puis gris et frais sur le parcours. Nous avons rencontré, outre les chiens, deux personnes qui nous ont annoncé une pluie imminente.
En fait, ce n’est qu’à notre arrivée à Bagnères de Bigorre qu’il tombera trois gouttes.
Pour la première fois sur notre route, quelqu’un s’est arrêté pour nous proposer de nous emmener plus loin dans sa voiture ! Je crois que cela la seule personne sur près de 1 800kms ;
Nous arrivons à Bagnères à 15h00 et gagnons l’hôtel où nous avons réservé hier soir. Il est situé juste en face du Centre thermal. Hôtel simple, qui abrite quelques curistes.
L’accueil est très souriant, la chambre vaste et très propre, apparemment récemment refaite.
Douche et jambes en l’air. Petit tour en ville mais la fatigue et le temps n’incitent pas beaucoup à la promenade.
Dîner « pensionnaire », soupe de cresson, brandade de morue, fraises fraîches.
Sympa, à recommander pour la simplicité et la sincérité de l’accueil entre autres.

Notre étape 65,84 Euros tout compris y compris le demi de vin rouge.

Saint Bertrand de Comminges – La Barthe de Neste

Départ à 8h50. Nous descendons vers la route RD 26, traversant un parking où un couple de camping caristes prend le petit déjeuner au pied sa camionnette en écoutant la radio. Un salut de loin et nous tournons à gauche pour nous diriger, d’un bon pas, vers notre prochaine étape.
Parcours plat, au soleil, sans beaucoup d’intérêt, toujours sur le goudron. Comme nous n’avons pas de provisions, à l’exception de barres de céréales, nous sommes en quête soit d’une épicerie soit d’un restaurant.
A vrai dire, pour le repas de midi, il sera rare de trouver un restaurant ouvert sur notre parcours et de trouver une épicerie dans les petits villages traversés.
A Tuzaguet, que nous venons de traverser, à la sortie ouest du village, nous tombons sur un restaurant. Nous nous approchons et dès l’entrée une jeune fille paraît surprise de nous voir.
Nous attendons qu’elle interroge sa mère, raison pour laquelle elle vient de disparaître.
Elle réapparaît souriante pour nous demander de nous avancer dans la cour où la maîtresse de maison, qui n’attendait personne, décide de nous recevoir. Belle salle chauffée. Nous choisissons le menu à 12 euros et la fête commence : jambon de pays, cassoulet fait d’hier, cannelé ou macaron pour le dessert, le tout arrosé de vin du Béarn rouge sympathique.
Aimable conversation de notre hôtesse. Nous resterons 1h30 à cette halte dont nous conservons un excellent souvenir.
Départ sous le soleil pour une surprise. A 50mètres du restaurant, nous tombons sur quatre chiens sur le bord de la route. Je m’attends à devoir déballer mon bâton de marche pour dissuader nos amis à quatre pattes, quand, émerveillement, je vois Odile qui passe devant les chiens en chantonnant l’Auvergnat sans sourciller alors qu’elle a une peur bleue des chiens !
Miracle du vin du Béarn ?
C’est tranquille que nous suivons la petite rivière puis une route départementale qui n’en finit pas sous le soleil et nous mène à 16 heures à notre destination.
Village bien tranquille si ce n’était une route départementale qui le traverse et qui est, du moins au moment où nous sommes passés, sujette à un trafic soutenu.
Le souvenir de cette étape n’est pas le village mais l’hôtel.
Vintage diraient les jeunes d’aujourd’hui. Il semble avoir été construit dans les années soixante dix (soixante ?) et que peu de travaux, ni améliorations, ni peut être de nettoyage aient eu lieu depuis. La chambre est plutôt douteuse, la moquette souillée, la salle de bains d’époque et les WC chimiques. Le problème est qu’il n’y a rien d’autre d’ouvert…
Repas de type cantine en compagnie de quatre ou cinq maçons qui semblent vivre temporairement dans cet endroit.
Nuit mémorable car le sommier est complètement défoncé et Odile et moi luttons pour ne pas tomber au centre. La meilleure position est de s’accrocher au côté du sommier….
La nuit est animée par le bruit des WC chimiques des voisins et par la ventilation de la boulangerie voisine.
A mon sens, avant de choisir cet hôtel, au moment de la définition des étapes, je pense qu’il vaut mieux s’arrêter où nous avons déjeuné, cinq ou six kilomètres avant et organiser l’étape suivante en conséquence. Ce point de vue s’adresse à celle ou celui qui souhaite voyager dans le calme et le confort. Bien sûr chacun sera libre de choisir son style d’étape, selon ses possibilités.
Inutile de dire que nous prévoyons un départ de bonne heure.

Notre étape : Hôtel de l’Officier ; la Barthe de Neste 05.62.98.21.39
Nous avons payé Euros 64 pour la demi-pension pour deux.
La chambre est facturée 32 Euros.

 

PS : Cet établissement a changé de mains et, selon toute évidence, est devenu un lieu d’accueil qui semble bien sympathique désormais.

https://plus.google.com/112995648245254033429/about?gl=fr&hl=fr

Restaurant du déjeuner : Domaine Lou Castet, 34, route de la Barthe de Neste 65150 TUZAGUET 05.62.98.98.00 – 2 repas du Terroir 12 x 2, vin à 12,5 euros + 2 cafés 4 euros

www.domaine-loucastet.fr

Moncaup – St Bertrand de Comminges

Départ à 8h40, comme d’habitude. Cycle de préparation habituel. Réveil à 7h, Odile passe à la douche. Pendant ce temps, je range mes affaires et prépare mon sac. Quand elle revient, je passe à la douche et elle range à son tour ses affaires et sac. Petit déjeuner et nous voila dehors quel que soit le temps.
Aujourd’hui, il fait gris et frais. Les sommets sont tous accrochés par de gros nuages et les ours qui nous entourent (de loin) ne doivent pas non plus avoir bien chaud !
Mais il ne pleut pas, c’est déjà pas mal. Nous continuons notre ascension du Col des Ares en suivant la route quasi déserte.
Nous passons à Ste Anne, et en haut du col bien connu des cyclistes du Tour de France, au moment d’attaquer la descente par la route, décidons, une fois n’est pas coutume, de descendre par le GR vers Ore pour rejoindre la D 33. Chemin encaissé entouré de jolis prés mais par endroits couverts de cailloux roulants , descente assez soutenue.
Cette D 33 supporte un trafic assez important de camions espagnols surtout et de véhicule de tourisme se rendant ou venant du tunnel de Viella qui permet un accès facile à l’Espagne.
longeons la route à gauche, sans cesse bousculés par le passage des poids lourds qui ne ralentissent en rien. Le poids du sac et les coups de vent créés par les camions font que quelquefois l’équilibre du pèlerin peut être menacé. Le béret, à plusieurs reprises, tombe au sol, bien sûr, mais la caravane passe. Marre de cette route. Nous traversons sur la droite de la route le village à l’écart de la route de Galié, havre de paix. A la sortie de Galié, carrefour où nous retrouvons la RD 33 que nous traversons.
Sur ce carrefour, il y a un snack. Bien qu’il ne soit que 11h45, une halte est unanimement décidée et en terrasse pour la première fois depuis notre cheminement, nous mangeons un croque monsieur, une portion de frites, avec ¼ de rouge et deux cafés pour 16 euros.
Nous repartons. Notre topo nous éloigne de la RD 33, nous fais franchir la Garonne et longer sur un chemin à travers champs, parallèle à une petite route et à la voie ferrée qui mène à Luchon. Nous arrivons à Loure Barousse à 13h15. Il nous faudra attendre jusqu’à 15h la réouverture du Shopi local. Nous attendons à proximité car nous devons absolument acheter le repas du soir car l’hôtel prévu pour ce soir ne sert pas de repas et il n’y a pas de restaurant ouvert le soir à St Bertrand de Comminges ! Dès la fermeture de la basilique à 18h, le village se vide et les quelques marchands présents sur le site ferment eux aussi.
Les achats effectués, nous continuons notre marche et visitons gratuitement Valcabrère en entrant par le cimetière en toute innocence. Bel endroit dans lequel nous verrons, exposé dans une vitrine, le bourdon d’un pèlerin enterré ici au XI° siècle !
Arrivons à 16h à St Bertrand où l’arrivée a été marquée par la montée d’un escalier dont nous nous serions bien passés.
A gauche de la Basilique, se trouve un bureau de tourisme où nous faisons tamponner nos credentiales. La jeune fille, à la réception, nous dit d’aller aussi au Presbytère pour recueillir la credentiale « religieuse ». Ce que nous faisons. Nous aurons donc deux traces de notre passage à St Bertrand.
L’hôtel du Comminges est devant la Basilique. Nous voici installés dans une belle chambre au sein d’une maison ancienne pleine de charme. Notre hôtesse est accueillante.
Douche et jambes en l’air dans un ordre différent selon que l’on soit monsieur ou madame !
En général, c’est Madame qui attaque la douche la première. Pendant ce temps, coup de fil à l’hôtel de l’Officier à la Barthe de Neste pour réserver la nuit suivante.
Sortie pour visiter la Basilique, faire le tour du village, boire une bière solitaire en terrasse, retour dans la chambre pour le repas froid. Nuit calme.

Notre étape : Hôtel du Comminges, Face à la Cathédrale St Bertrand de Comminges 05.61.88.31.43
Chambre à 45 euros + 12 pour deux petits déjeuners.