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Larrasoaña – Pamplona

16.04.06

Rituel. Réveil, toilette, préparation du sac, petit déjeuner, l’addition et en route. Départ de la pension à 8h30. Nous longeons la rivière Arga dans un paysage superbe, au soleil et dans le calme. Comme beaucoup de ceux qui ne dorment pas à l’auberge partent approximativement à la même heure, les premières centaines de mètres se font quasiment à proximité puis le cortège s’étend..
Le chemin s’avère bien tracé et cimenté par endroits. Très agréable jusqu’à Villava, où Ingrid, notre fille, nous appelle pour nous souhaiter de bonnes Pâques. Une pâtisserie, dans Villava, nous permettra de complèter le petit-déjeuner et de boire un café. Nous marchons depuis environ 10 kilomètres.
S’ensuit une longue pérégrination d’environ cinq kilomètres dans ce que j’appellerai les faubourgs de Pamplona. Toujours tout droit, peu de circulation, larges trottoirs et il fait beau.
Nous approchons des murailles entourant la vieille ville de Pamplona, et franchissons l’Arga que nous suivons depuis le matin sur le pont médiéval.

 

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Traversons une sorte de jardin public puis attaquons une rampe qui nous permet de franchir les murailles.

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Il y a de l’animation en ville et cela n’est pas pour déplaire au pèlerin, habitué qu’il est au calme et au silence rythmé par le bruit de ses pas..
Surprise, à l’office du tourisme. Nous apprenons que l’hôtel dans lequel nous souhaitions dormir est démoli..
Vite, un guide des hôtels, un plan. Nous sommes partis en chasse. En fait, le premier sera le bon. Moderne, dans une rue animée de la vieille ville, il nous offre une chambre convenable presque sous les toits. Nous traînons ensuite pour trouver un endroit accessible pour déjeuner ;
Ce n’est qu’à 16heures que nous trouverons une table car tous les restaurants sont pris d’assaut pour cette journée de Pâques. Nous ferons un repas « iberico » (jambon jabugo, fromage, rouge de Navarre). Sympa mais bruyant, nous n’en avons pas encore l’habitude.

La fatigue s’accumulant, il nous est nécessaire de faire une petite sieste. S’ensuit une petite séance de lessive.

Nous ressortirons pour faire tamponner nos credenciales, nous promener un peu en ville et en voir les monuments essentiels puis tenter de trouver un restaurant ouvert. Sans succès. Ce dîner de Pamplona dans une sorte de cafétéria s’avèrera catastrophique. Pas bon, cher et en plus nous aurons à faire avec une serveuse (patronne/gérante ?) pas sympathique du tout.
Nous retrouverons souvent ce genre de comportement froid et distant et peu souriant dans bien des endroits, hôtels ou restaurants. Il faut dire que nous ne devons, nous-mêmes, pas être très souriants au vu de la fatigue accumulée et du mauvais temps qui, ce soir là, semble vouloir revenir.

www.hotelcastillodejavier.com

Hôtel Castillo de Javier
Calle San Nicolas 50/52
31001 – Pamplona
948203040

Chambre et deux petits déjeuners : euros 65.85

Roncesvalles – Larrasoana

15.04.2006

Petit déjeuner de la même qualité que le dîner de la veille. C’est notre premier en Espagne !
Avant de partir, par la fenêtre de notre chambre qui domine l’entrée de l’auberge de pèlerins située à une centaine de mètre en contrebas, nous avons vu partir, un à un, les pèlerins qui y ont dormi. A huit heures, comme prévu, les portes se sont refermées. Elles ré-ouvriront dans l’après-midi pour accueillir une nouvelle « fournée » d’environ 80 personnes.

Nous quittons l’hôtel à 8h45. A l’inverse de la veille et dans la continuité de la pluie de la nuit, il fait gris et frais et de gros nuages roulent sur les montagnes. Encore beaucoup de vent.
Nous descendons vers Zubiri, notre prochaine étape. Le moral est là, pas trop de mal à la jambe. Nous passons devant la croix des Pèlerins et suivons ce gentil chemin qui suit lui-même la route N135 vers Burguete.
A Burguete, quelques gouttes nous obligent à sortir de nos sacs les ponchos que nous n’avons que peu utilisés, eu égard au parcours accompli, en France. Six kilomètres plus loin, à Espinal, c’est le déluge. Nous rencontrons des pèlerins moins équipés que nous qui sont trempés mais avancent d’un bon pas. Dans le village, sur la gauche de la route, une épicerie-boulangerie-pâtisserie nous permet d’acheter un petit en-cas sous forme d’une pâtisserie locale et d’une tablette de chocolat qui ne résisteront pas à nos appétits aiguisés. Surtout qu’à la sortie d’Espinal, une belle montée nous attend, toujours sous la pluie.
De l’autre côté de cette montée, nous retrouvons la route N135 pour mieux la quitter et descendre de gentils chemins dans les sous-bois. Le problème c’est que nous descendons ces chemins en même temps que l’eau qui les dévale. Nous marchons dans des petits torrents dans une fange bien glissante en nous écartant dès que des (pèlerins) cyclistes nous dépassent.
Nul besoin de dire que les chaussures sont trempées et que bientôt les dos aussi car les ponchos n’empêchent plus l’eau de passer s’ils empêchent l’eau de la transpiration de s’évacuer. Sauna, hammam par 12°celsius. Mais, nous avançons, c’est le but de la manœuvre.

Le sol est bien détrempé et les fortes déclivités ne nous facilitent pas la tâche. Il nous faut être vigilant quant à l’endroit où nous posons le pied. Nulle possibilité de s’arrêter ni de poser le sac.

Bientôt nous atteignons le Col d’Ero. Nous avons monté la rude côte de Lintzoain, salué la mémoire du pèlerin japonais décédé sur le chemin dont une stèle située dans la forêt est posée un peu plus haut.. Il pleut moins mais le chemin est vraiment fangeux et très désagréable. Curieusement, moins de mal à la jambe.

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Passé le Col, au-dessus du village de Zubiri, le soleil est là et il fait presque chaud. Il est environ 13h30. Assis sur un petit muret, nous ôtons ponchos, polaires, guêtres et chaussettes pour faire sécher les premiers et essorer les dernières.

 

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Comme il est relativement tôt, nous décidons de pousser jusqu’à Larrasoaña. Coup de fil à la pension « El Camino ». ok pour une chambre pour deux. Et comme nos amis espagnols mangent tard, nous nous arrêterons sur le bord de la route dans un restaurant qui s’avèrera bon mais cher et dont le service sera particulièrement lent. Même s’il ne nous reste que quelques kilomètres à faire, nous ne souhaitons pas être prisonniers d’un service trop lent. Réclamation auprès de la patronne et cela s’accélère. C’est notre première étape complète en Espagne, nous n’allons pas commencer à râler !

Arrivés à Larrasoaña, après avoir pris de l’eau à la fontaine à côté de l’auberge de pèlerins à Zubiri et tampons sur les crédenciales à l’auberge des Pèlerins et direct vers la pension.
Simple mais propre. Accueil un peu froid mais c’est peu être parce que nous n’avons pas encore l’habitude. Une grande chambre à deux lits situés l’un l’autre dans une extrémité de la pièce. Dîner à notre première table de pèlerins où chacun échange très rapidement avec son voisin et bientôt toute la tablée. Un couple de suisses, un couple de Dax, un couple de San Sebastian, et nous deux. Nous nous retrouverons, sauf les suisses, jusqu’à Burgos pour les basques et jusqu’à Léon pour Bernadette et Bertrand, les Dacquois.
Vin rouge et repas simple.

Nous filons au lit, exténués.

www.turismo.navarra.es/fre/organice-viaje/recurso.aspx?o=253

Pension El Camino
San Nicolas 16
948304250
Environ 70 euros pour deux en demi-pension.

Restaurante El Molino à Urdaniz (sur la route à droite avant Larrasoana) Euros 54.37 pour deux.