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Logroño – Najera

20.04.06

Petit déjeuner dans la chambre comme prévu.
Il est 8h15 lorsque nous partons de l’hôtel. Arrêt dans un bar : « Dos cafés solo » pour faire passer le petit déjeuner. Et en route pour Najera.

La sortie de Logroño se fait par une grande avenue que nous abandonnons vite pour partir à gauche vers un grand parc bien entretenu qui nous rapproche d’une voie rapide (périphérique ?) qui matérialise la sortie de la ville. S’ensuit un belle piste cimentée bien tranquille où beaucoup de Logronais ( ?) viennent prendre un peu d’exercice. C’est pour les pèlerins que nous sommes un beau support pour marcher. Et cela va durer jusqu’au barrage de la Grajera, soit presque quatre kilomètres.
Environ trois kilomètres plus loin dans la descente qui rejoint la nationale 120, il y a une scierie de belle importance et par conséquent beaucoup de bouts de bois au sol ou à portée de main. Il est étonnant de voir combien les pèlerins ont fabriqué de croix avec ces bouts de bois et les ont fichées dans le grillage qui sépare le chemin de la route nationale 120.
Sur près d’un kilomètre, les croix bordent le chemin, de toutes tailles et de toutes sortes de bouts de bois.
On avance dans ce décor surréaliste et bientôt nous partons à gauche, s’éloignant du trafic de la nationale 120 vers le village de Navarrete qui trône sur la colline au loin devant.
Dans le village, après une montée un peu « casse-pattes » nous cherchons à acheter à manger.
Nous trouverons une supérette pour nous ravitailler en fromage et mortadelle, un boulanger dont le magasin se trouve au fond d’un long couloir et vend d’excellents gâteaux et nous continuons. Il fait frais et le temps se couvre. Nous prenons un peu d’eau à la fontaine et nous commençons une longue ascension d’une pente plutôt modeste.
La pluie menace. Nous nous équipons en ponchos et guêtres.
Pour rien. Deux kilomètres plus loin, nous remballons.
Le chemin devient monotone et nous avons la certitude de faire des crochets pour rien tant les indications sont contradictoires. Notre chemin nous ramène sans cesse butter sur la Nationale 120 et son trafic incessant et bruyant. Des travaux autour de cette route rendent difficile le passage et surtout il n’y a aucun endroit pour s’asseoir pour manger.
Il faudra que nous attendions de trouver un égout en ciment, seul endroit à peu près sec. Le repas est vite avalé car le vent a tourné est souffle de plein ouest, c’est-à-dire, pour un pèlerin vers St Jacques de Compostelle, de face et il forcit.

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Nous avançons dans un paysage de vignes (la Rioja) et de terre rouge glaiseuse.

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Après avoir franchi une montée caillouteuse et bien raide dans laquelle deux cyclistes italiens semblent en baver, nous découvrons la cuvette où se trouve Najera, notre étape.
Un énorme orage est en train de passer devant nous à peu de distance. Au loin, vers le sud, de grandes montagnes sont tachées de neige. Dans cette plaine, difficile, au vu du nombre de villages devant nous, de savoir lequel est Najera.
Encore une heure et demie de marche pendant laquelle nous croiserons une pèlerine à cheval revenant de St Jacques et son chien, et le vent commence à forcir encore plus. Quelques gouttes nous donnent le signal pour nous rééquiper : ponchos, guêtres, béret et gants. Il fait très frais.
Cinq minutes après, c’est le déluge. Avec ce vent de face, les ponchos sont collés au pantalon qui ne tient pas longtemps sec. Il pleut encore beaucoup quand nous touchons les portes de la ville après être passés devant ce mur d’usine qui sert de support à un long poète en allemande et espagnol.

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Nous saluons un berger qui reste près de son troupeau, en plein champ, avec seulement son béret et sa veste pour l’abriter….Nous descendons en ville pour le rituel du tampon sur la credential pour rejoignons notre hôtel. Le hall de réception est occupé par quantité d’espagnols venus vraisemblablement déjeuner et qui nous regardent étrangement se demandant d’où nous pouvons bien sortir, trempés et crottés comme nous sommes !
Après les jambes en l’air, la douche, la lessive, un sommeil réparateur s’impose suivi d’une promenade shopping dans la charmante ville de Najera qui nous servira surtout à repérer les restaurants fréquentables.

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Ce sera chez Olimpo. Bon dîner pour pas très cher et patron accueillant.
Le temps ne s’arrangeant pas et ayant pris assez d’eau sur la figure, décision est prise d’aller au chaud dormir.

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Hôtel San Fernando
Paseo San Julian,1
26300 NAJERA (La Rioja)
941363700

Los Arcos – Logroño

19.04.06

Petit déjeuner au lit comme prévu. Nous irons au « Monaco » (cela ne s’invente pas – nous en venons !) prendre un café pour faire passer tout cela et en route. Direction Logroño.
Nous changerons de région mais pas de chemin. En fait de chemin, celui-ci est superbe, calme, sans trop de cailloux. Nous voyons loin et pouvons voir la file de pèlerins qui avance dans la même direction. Il fait beau, le vent est dans le dos, aucun problème physique, pas de bobos, ni tendinite. Il va faire chaud même si le départ se fait dans une relative fraîcheur.

Le pas est bon, la cadence soutenue et comme d’habitude nous rattrapons le groupe de l’auberge comme nous les appelons. Puis le chemin devient un peu plus cahotique, non qu’il soit devenu mauvais mais il monte et descend au gré des collines de plus en plus rapprochées alors que depuis le début de l’étape nous étions dans une quasi-plaine. Nous achetons notre casse-croûte dans une épicerie à Sansol.
Nous le mangerons à Viana que nous avons atteint à 12h30 après à peu près dix huit kilomètres de marche en quatre heures. A l’entrée de Viana, une table de pique nique nous tend les bras au soleil, c’est là que cela va se faire. On enlève les polaires et les chaussures et à table !
C’est plutôt vite expédié, il faut dire qu’il n’y a pas grand-chose à manger car celui qui mange doit porter. Il réfléchit donc avant d’acheter quitte à forcer un peu plus à l’heure calme du dîner. Nous complétons par des gâteaux secs achetés dans la ville de Viana avant de rejoindre Logrono passant par le bel ermitage de la Virgen de la Cuevas mais aussi longeant cette route N 111 que nous commençons à bien connaître.
Les jambes sont lourdes et nous sommes fatigués car il a fait chaud comme prévu.

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Nous traversons le pont vieux et entrons en ville pour chercher l’au berge de pèlerins pour le tampon de la crédentiale.
Une dame et l’hospitalero sont derrière un bureau devant lequel se trouvent deux chaises, l’une étant occupée par une pèlerine qui arrive et l’autre vide. Je m’assied sur celle qui est libre et attend. L’hospitalero, quand vient mon tour, me demande mon passeport. Etonné, mais n’ayant pas dit que je ne voulais pas coucher à l’auberge, je vais le chercher mais la façon dont ce monsieur me regarde en marmonnant je ne sais quoi, ne me plaît pas.
Je donne mon passeport à la dame qui commence à m’inscrire sur une liste. Je comprends qu’elle m’enregistre pour dormir. Je lui dis donc que je ne dormirai pas là et l’hospitalero recommence à marmonner. Incompréhension, manque de communication, problème de langue, fatigue nerveuse peut être pour eux et physique pour moi, je reprends mon passeport, fais tamponner mes crédentiales. L’autre continuant à marmonner, je me retiens pour ne pas aller lui mettre une baffe. Je quitte pour la deuxième fois une auberge avec un sentiment d’insatisfaction.
Direction l’hôtel. Nous demandons une chambre au calme. Elle nous donne une chambre sur l’arrière sans absolument aucune vue sauf sur une cheminée d’aération de deux mètres de large. Nous redescendons à la réception où nous avons droit à une longue diatribe en espagnol de la fille qui n’a pas l’air content. J’insiste sur le fait que nous n’avons rien touché dans la chambre et surtout lui demande de s’exprimer en anglais. Alors tout s’arrange.
Jambes en l’air, lessive, douche et promenade en ville pour visiter comme si nous n’avions pas assez marché !
Une glace pour Odile, un tour au Champion du centre ville de Logroño pour les courses du lendemain, une recherche de restaurant et nous voila à table, premiers clients d’un petit restaurant sympa où les serveurs sont eux aussi sympas.

Hostal Niza (après avoir pris le café le matin à l’hôtel Monaco !)
Calle Gallarza 13
26001 Logrono (La Rioja)
941206044
http://www.hostalniza.com
Euros 64.20 TTC

Restaurant « Entre Cepas »
(José. M. Martinez Arratia)
Dans la rue perpendiculaire à la façade de l’hôtel Niza (Euros 38 vin compris pour deux)