Archives de catégorie : Camino del Norte

Aviles – Luarca

Après une bonne nuit avec la fenêtre ouverte, nous descendrons prendre le petit déjeuner. Si ce n’était les quatre français qui déjeunent aussi, l’endroit serait bien calme.
Il ne s’agit pas de pèlerins mais de touristes motorisés.
Pour nous, le départ, motorisé, sera fera à 11 heures de la gare routière.
Nous prendrons le bus Alsa pour Cadavedo par l’autoroute et ce pour la somme de euros 5.30 par personne.
Nous avons prévu ce petit saut car notre agenda nous rappelle que le retour est prévu pour le 06.05.2007 de Porto, Portugal, et qu’en aucun cas nous ne devons manquer le vol, sinon les billets seront perdus. Nous ne sommes pas en retard sur notre planning, dans lequel ce saut est prévu, mais comme nous n’avons pas décidé, encore, si nous allons ou pas à Fisterra, après l’arrivée à Santiago, il nous faut garder un jour d’avance.
Le beau temps est de la partie, et nous profitons du paysage alentour comme le bus Alsa traverse une région où l’autoroute vers A Coruna est en construction. Nous avons une pensée pour les pèlerins qui doivent traverser ces zones d’immenses chantiers, aujourd’hui ou quand il pleut…
Le bus s’arrête en pleine campagne. Silence. Le chauffeur après trente secondes crie : Cadavedo ! C’est donc pour nous. Contrairement à ce que nous pensions, nous ne descendons pas en ville mais sur la N634 et le chauffeur, une fois les sacs récupérés, me répond que Cadavedo, c’est là, en bas.
Nous savons bien que le Chemin y passe mais pas où le trouver. Nous fiant à notre topo, nous décidons de suivre la N 634 qui, par bonheur, ne supporte qu’un trafic espacé. De plus, à quelques mètres de nous, se trouve un panneau routier indiquant Luarca 12 kms.
Nous suivrons le large bas-côté sans être gênés par les rares voitures.
Nous pensons retrouver le Camino un peu plus loin (3kms ?) sur la droite. Au croisement en question, nous tournons à droite vers le village de San Cristobal, dans lequel nous devrions traverser le Camino et le prendre à gauche. Pas vu, mais, selon l’échelle de la carte, nous devrions l’avoir trouvé. Je demande à une grand-mère édentée, qui prend le frais à l’extérieur et elle me répond que pour trouver le Camino, il nous faut revenir sur nos pas et tourner à droite. Gracias et y on va !
S’ensuit une belle marche dans un environnement charmant de bosquets d’eucalyptus, de bocages avec de temps en temps de belles vues sur la mer. Jusqu’au moment où nous nous perdons après être descendus quasiment au niveau de la côte.

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Nous suivons un chemin qui s’est détaché du Camino une demi-heure avant et nous conduit vers le Cap Busto où nous n’avons strictement rien à faire. Nous rebroussons chemin en en prenant un autre qui longe un petit ruisseau dans l’enchevêtrement des branches d’eucalyptus.
Finalement, cela devient la jungle asturienne de bord de mer qui s’enrichit maintenant de genêts très épais et piquants.

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Nous reviendrons sur nos pas et franchirons le ruisseau sur un pont de branchages pour remonter sur l’autre rive, à la boussole, vers ce que nous croyons être la bonne direction.

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En haut, des fermes au loin, aucune indication. Re-boussole et filons vers l’ouest!

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Dans un hameau désert, sur un banc aménagé, nous mangerons notre en-cas sous forme de pomme et un peu plus haut, retrouverons la Nationale que nous suivrons sur une paire de kilomètres jusqu’à l’autoroute en fin de chantier où les flèches jaunes ne sont pas visibles.
Nous passons sous l’autoroute et nous perdons à nouveau.

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Toujours à la boussole, nous avançons sur la petite route. Je demande à une personne qui me dit de suivre la route. Quelques dizaines de mètres plus bas, une coquille montre de monter à droite. Ouf, nous l’avons retrouvé. Nous nous reperdrons un peu plus haut.
En fait, l’étape de 12 kms prévue comme une transition s’avèrera quasiment une étape de 20 kms compte tenu de nos errements. De plus, la topologie des lieux nous fait retrouver côtes et descentes marquées que nous avions perdues depuis un moment. Nous aurons mis un peu plus de cinq heures pour rejoindre Luarca.

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C’est par une belle descente que l’on rejoint la ville et par une belle pente finale et escaliers que l’on peut apprécier le charmant paysage du port de cette petite ville aux toits d’ardoise.
Il semble n’y avoir que peu d’hôtels ouverts. C’est ce que nous constatons en faisant le tour de la petite bourgade. Pas trop d’autos, une atmosphère de station de bains de mer quelque peu désuète mais pleine de charme.
Une petite faim, en cherchant un hôtel que l’on nous dira être hors de la ville, nous fait nous arrêter dans une pâtisserie et acheter quelques douceurs. Je demande à la patronne quel est à son avis le meilleur hôtel de Luarca. Elle me répond : « celui d’à côté » !
Nous venons de passer devant mais avons trouvé qu’il « faisait vieux »…
Aussitôt sortis, nous sonnons, sûrs de notre affaire.
Nous sommes reçus par le propriétaire qui semble regarder les sacs à dos avec un regard circonspect.
Nous nous installons, après avoir montré patte blanche et carte de crédit dorée, dans une belle chambre sous les toits avec tout le confort du trois étoiles qu’est cet hôtel.
Construit en 1906, lis-je, il semble avoir été, à l’intérieur, totalement redécoré récemment avec beaucoup de goût.
Repos, détente, lessive et nous voici dehors mais pour pas longtemps.
En effet, dûment munis de nos créanciales que nous souhaitons voir tamponner par la police municipale, d’après l’information reçue de l’hôtelier, Odile reçoit un cadeau océanique exceptionnel qui nous fait rentrer à l’hôtel « en quatrième vitesse ».
Un goéland de belle taille, d’après ce qu’elle a reçu, vient de vidanger en vol…. Retour à l’hôtel et elle devra se changer et moi enlever quelques reliefs mais j’ai eu la chance de passer à côté !
Deuxième départ de l’hôtel, police municipale qui cherche le tampon, qui le trouve, qui tamponne et nous sommes en ville pour une promenade de découverte et identification des restaurants pour le repas du dîner. Tour du port et retour en ville. Pas beaucoup de possibilités du moins en cette saison. C’est le Baltico qui nous accueillera après une tentative dans celui qui est tout au bout du port dans lequel nous avions vraiment eu l’impression d’ennuyer (et je suis poli) le personnel de service. Nous ne nous y sommes même pas assis et sommes ressortis sur le champ.
Au Baltico, le serveur est souriant et les sardines grillées mémorables ainsi que la soupe de fruits de mer et les moules marinières.
La fraîcheur est revenue avec la marée et nous filons au lit de bonne heure. Peu de kilomètres au départ, pas mal d’aléas, un peu de soleil et un bon dîner nous ferons passer une bonne nuit.

Hôtel Villa de Luarca
c/Alvaro de Alburnuz 6
33700 – LUARCA
0034 985 470 703

51 Euros taxes et pdj

www.hotelvilladeluarca.com

www.hotelbaltico.com/

Gijon – Aviles

La nuit a été convenable, ni très calme, ni très bruyante. J’avais pris la précaution de mettre les tampons d’oreille au coucher car j’avais compris que, ce soir, beaucoup de jeunesse dormait à l’hôtel Robledo.
Donc, repos quand même. Compte tenu de la qualité de l’hôtel, nous sommes dehors à 7h30. Nous croisons, en sortant, un quatuor de jeunes filles qui viennent d’enterrer la vie de jeune fille d’une copine et qui vont se dormir au moment où nous allons marcher…
En fait de marche, nous rejoignons… la gare de Gijon, la gare du Feve car il y a cinq kilomètres selon divers topos qui sont, comme à l’entrée de la ville, d’usines et autres entrepôts. Donc train jusqu’à Verina.
Le voyage se passe bien, l’aimable contrôleur nous prend en charge et nous avertira pour descendre. Ce qui fût fait, pour tomber…. sur une énorme usine Arcelor dont le bruit ne nous quittera pas pendant 45 minutes.
On n’y voit goutte car le brouillard est bien épais et lui aussi ne nous lâchera pas avant d’avoir atteint le point haut du plateau.

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Tombé de la polaire en montant !

Comme déjà dit, à partir de Gijon, nous sommes en « terra incognita » car le guide que nous avons est un guide qui s’arrête pour nous à Villaviciosa et file sur Oviedo et le Camino Primitivo. Nous redoublons donc de vigilance car le balisage est un peu faible dans ce coin des Asturies. Les flèches et bornes se font désirer. Néanmoins, la moitié du parcours (+/- 20 kms) soit 10 kms s’effectuera sur piste ou petites routes convenablement indiquées et balisées.

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Bel effort d’explications !
Puis, la deuxième partie est bien moins réjouissante, c’est le cas de le dire. Avant Tabaza, nous sommes assommés par le bruit de l’autoroute proche, même si le chemin est agréable. Puis, liquéfiés par le spectacle d’une usine Arcelor (encore !) monstrueuse et fumante. Dantesque !
Comme le balisage devient à nouveau inexistant, nous suivrons la route jusqu’à Aviles pendant huit kilomètres. Cette route aux larges bas-côtés est tranquille en ce dimanche matin. Quelques cyclistes locaux font des aller-retours et certains nous saluent. Par contre, l’autoroute est au-dessus de nous, à gauche et l’on entend bien les camions et ce jusqu’à l’entrée de la ville, en changeant seulement d’usine, de couleur de fumées pour le spectacle.
Paysage de cauchemar.
Arrivés à Aviles, dès que quittée la route sur laquelle nous avons progressé, nous découvrons une magnifique vieille ville qui, sous certains aspects, nous rappelle Santillana del Mar. Jamais nous n’aurions pensé trouver cela ici après ce que nous venons de traverser.
Beaucoup d’endroits charmants et piétons en ce dimanche. Vieilles maisons blasonnées donnant sur de petites rues piétonnes.

 

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L’office du tourisme nous accueillera très gentiment et nous ferons tamponner nos créanciales chez eux. Nous dormirons dans l’hôtel Don Pedro, très confortable, vaste chambre.
Nous irons diner au restaurant Nogal pour 12 euros par personne d’un repas délicieux à base de poisson, vin compris.
Nous y reviendrons le soir car, en ce dimanche soir, il y a peu de possibilités et nous nous y régalerons à nouveau pour un peu plus cher.

www.hdonpedro.com

https://es-la.facebook.com/…Nogal/12522511754063…

Hôtel Don Pedro
La Fruta 22
Aviles
00 34985 84 22 88
Euros 73.32 pdj et taxes inclus

Pernus – Gijon

Le topo prévoyait hier une arrivée à Sebrayo, à condition de dormir dans l’auberge de pèlerins. Comme cela n’est pas notre cas, nous avons raccourci notre étape de 6.2 kms qui sont, bien sûr, à faire ce matin.
La nuit a été bonne et tranquille. Petit déjeuner avalé, nous voila sur la route, en direction de Sebrayo.

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Il fait très beau, tiède, et les oiseaux s’en donnent à coeur joie pour nous encourager à monter la côte qui est bien raide et bien longue. Quelques hameaux distraient le pèlerin parmi lesquels celui de Priesca où nous découvrons l’église San Salvador, consacrée nous dit le guide, en 921 !

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Et nous voici plongeant sur Sebrayo que nous traversons en se disant, au vu du spectacle, que nous avons bien fait de ne pas choisir l’auberge de pèlerins de Sebrayo qui n’est pas, en cette saison du moins, des plus attractives. Elle se situe dans une ancienne école et il n’y a strictement aucun commerce ni restaurant autour.
La caravane continue à proximité de l’autoroute que l’on entend beaucoup et que l’on finit par voir et même passer dessous à nouveau avant d’arriver à Villaviciosa.

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Pour nous, ce sera la fin du parcours à pied, au moins pour aujourd’hui.

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Portail de l’église Santa Maria la Oliva à Villaviciosa.

Une étape de six kilomètres est dans nos possibilités mais, afin de coller avec notre calendrier, nous avons organisé une petite entorse à la règle pèlerine qui suppose que l’on doit marcher à pied. Nous prendrons le bus Alsa pour Gijon. Autre motivation, nous éviterons Oviedo et le Chemin Primitif, donc marcherons sur le Chemin de la Côte qui passe par Gijon, et nous savons, par expérience que les entrées de ville sont une horreur pour les marcheurs. Pollution, magasins, entrepôts, trafic automobile, camions etc.. Autant de bonnes raisons pour prendre ce bus pour couvrir les 27 kms qui séparent les deux villes. Une demi-heure de bus y compris les arrêts à proximité de Gijon. Le bus roule sur l’autoroute pour une grande partie du trajet.
Nous quittons notre topo de Rando Editions qui décrit l’autre parcours. A partir de maintenant, nous nous trouvons sans autre support de lecture et de route que ce que nous trouverons dans les offices de tourisme.

Nous connaissons un peu Gijon car, à notre retour, l’année dernière de Santiago nous nous y sommes arrêtés pour déjeuner. Nous étions, à ce moment là, en voiture de location.
A pied, cette fois-ci, nous allons à l’office du tourisme, qui se trouve au sein d’un ensemble moderne au sein même du port de plaisance.

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afin de nous inquiéter des logements disponibles. ll y a beaucoup de monde en ville. Le premier hôtel est complet. Il fait très beau et nous sommes samedi, il est évident que certains sont venus passer le week end au bord de la mer.
L’hôtel qui nous accueillera s’appelle le Robledo. Trois étoiles, il y a longtemps je suppose, car il est plus que vieillot ou désuet.
Tout est très ancien. Même la dame de l’accueil qui est cependant fort aimable. Effectivement, c’est très « vintage » ! Vieux, très vieux et pas beau. Nous hésitons à redescendre, mais la fatigue accumulée nous fait reculer devant une reprise des sacs à dos et nouvelle quête d’hôtel.
Nous resterons donc sans beaucoup d’entrain. Les vitres et double-vitrages sont sales, la salle de bain n’a pas du bouger depuis 30 ans.
Allons déjeuner. Nos pas nous ramèneront vers le restaurant évoqué plus haut, tombant littéralement dessus. Nous ne serons pas aussi enthousiastes que nous le fûmes l’an dernier mais le repas du menu sera, sommes toutes, convenable. Autre temps….
Retour à la chambre pour un peu de repos puis promenade au bord de mer. Nous qui ne voyons plus personne depuis bien longtemps sur nos chemins, sommes quelque peu étourdis par le monde qui se promène, qui chante, qui crie, qui joue. Beaucoup d’animation , à l’espagnole !
Nous ne trouverons pas de restaurant attirant ou alléchant mais que des gargottes à touristes. Après un détour, où nous assistons à un crêpage de chignon espagnol, deux jeunes filles qui en décousent sur le trottoir sous les encouragements de leurs ami(e)s, nous finissons par trouver une pulperia galicienne qui nous préfigurera ce que nous allons manger dans les jours qui arrivent et ce que nous avons mangé l’an passé lors de notre traversée de la dite Galice.
Nous serons très bien servis, trop même car un plat repart en cuisine à peine entamé tant les portions sont copieuses : pulpo al ajillo, pulpo a la galicienne, lacon con grelos (sorte de jambonneau chaud servi avec des feuilles de navet), pimientos del Padron. Soirée de détente même si nous sommes, avec la fatigue accumulée, tombants de fatigue. 45 Euros pour notre dîner.
Au lit donc et demain nous partons vers Aviles !

www.hotelrobledogijon.com/

Hôtel Robledo
Alfredo Truan, 2
33205 GIJON
00 34 985 355 940
Euros 64.20 Pdj et taxes comprises

Ribadesella – Pernus

Merci les petits oiseaux pour le réveil matinal.
Le petit déjeuner, autour d’un buffet, a été convenable.
L’hôtel est sur le chemin, puisqu’il donne sur la promenade de bord de mer.
Nous n’aurons pas à refaire ce que nous avons fait hier soir. Il est 9h30 et le bord de mer est enveloppé dans un léger brouillard qui tarde à se lever.

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Quelques locaux font un peu d’exercice ou de jogging et l’ambiance est très tranquille. Nous irons jusqu’au bout du « paseo » et, à gauche, partirons en direction de San Pedro en traversant des lotissements récents qui semblent abriter des résidences secondaires.
Pas de circulation automobile et c’est tant mieux.

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Cet horreo est de belle dimension et bien différent de ceux que nous trouverons plus loin en Galice (voir Camino Francès)

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Nous marchons vers Vega que nous atteindrons et dépasserons sur de petites routes, petits chemins de terre, bien calmes, en un mot le paradis du randonneur.

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Eucalyptus, orangers, horreo en ruine et maison abandonnée.

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La maison bleue, ici, n’est pas en haut de la colline !
Après Vega, nous allons longer la côte au plus près, marchant quelquefois sur les plages qui sont désertes et superbes. Le Camino suit une sorte de chemin de bord de mer, chemin touristique, chemin des douaniers.

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Horreo (un autre !)

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Pas encore la bonne saison, mais le pèlerin irait bien….

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la pèlerine aussi !
Bien entendu, il y a quelques petites montées et descentes mais ce n’est rien par rapport à ce que nous avons franchi jusqu’ici.

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Le meilleur des soins des pieds pour le pèlerin !
A Isla, joli petit village, nous couperons à nouveau par la plage qui est dans le brouillard par petites plaques et au soleil à d’autres endroits. Ambiance féérique.

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Le brouillard se lève.

Tellement distrayant que nous arriverons à nous perdre car nous n’aurions pas dû aller si loin à l’ouest sur la plage. Plus de chemin, plus de flèches, le pèlerin est pris à dépourvu. Dans le village, une dame nous renseigne spontanément. Pas par là, de l’autre côté !
Et nous voila en train de revenir sur la route N632 cette fois ci (pas N634 que nous suivons depuis le départ et que nous suivrons presque jusqu’à l’arrivée). Nous marcherons plein ouest sur la route pendant cinq cent mètres puis prendrons à gauche sur Buenu où nous retrouverons notre ami le Camino vers Colunga où nous achèterons le casse-croûte qui sera consommé sur le champ sur un banc, à proximité de l’office du tourisme qui est, bien sûr, fermé à l’heure où nous passons.
Nous en repartons vers 16heures, repus et reposés, pour rejoindre Pernus où notre étape est réservée de longue date et que nous atteindrons par une petite route bien calme aussi, qui passe sous l’autoroute avant de monter bien raide pour redescendre sur le hameau.
Nous atteindrons rapidement notre halte qui est une sorte d’agritourisme, logement dans une ferme. L’accueil est plutôt chaleureux et le logement est vaste et récent. Tout va bien !
Rituel habituel et lessive après le repos puis nous descendons sur la terrasse pour consommer une bouteille de cidre asturien, la première bouteille après celle bue en Pays Basque qui nous a coûté si cher.
L’endroit est très tranquille, il doit y avoir une centaine d’habitants et, les vaches mises à part, il ne devrait pas y avoir de bruit.
Nous dînerons à la table d’hôtes d’un sympathique et simple repas préparé par la jeune maîtresse de maison.
Nous sommes avec un couple espagnol motorisé les seuls clients de la maison.
L’étape a été belle, par une belle journée, la polaire est restée dans le sac et nous croisons les doigts pour que le beau temps persiste même si les petits matins sont plutôt frais.

www.casonadelfraile.com

Hotel rural La Casona del Fraile
Pernus
00 35 985 928 819
Euros 63.40 pour deux en demi-pension + bouteille de cidre local

Llanes – Ribadesella

Départ à 9h15 pour Ribadesella. 28kms pour aujourd’hui !
28 kms de tranquillité car nous ne suivrons pas la N634 mais de petites routes ou chemins de terre. Le dénivelé sera modeste, donc tout ira bien.
Effectivement le début du chemin est un pur bonheur, il ne manque qu’un peu de soleil qui va venir. Il fait un peu frais.
Le balisage est discret et le topo nous est bien utile.
Les paysages sont beaux, nous suivons, par endroits le bord de mer, ou des rias. Etape verte et calme.

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Mises à part les chaussettes, Celorio nous montrera son monastère San Salvador.

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puis Niembro, l’église Nuesta Senora de los Dolores, à marée basse.

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Arrivons à la plage de Santonin de Bedon où, assis sur un banc, nous cassons notre petite croûte au soleil. La vue est magnifique.

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Le re-démarrage après la halte sera un peu laborieux et notre mauvaise lecture du topo nous fera tourner à droite sur un chemin blanc après la cidrerie « Cabanon » et c’est à travers champs que nous reviendrons sur la route que nous ne quitterons plus jusqu’à Nueva.
Depuis notre entrée en Asturies, le fléchage est différent et plus dispersé sous forme de coquilles plutôt passées de couleur.
Petite route et petits chemins, hors du Camino, que nous avons perdu, nous amènerons à notre étape où la grisaille nous accueille.
L’office du tourisme est fermé, il ouvrira à 17 heures est il écrit sur la porte. Nous faisons le tour du pays, sac au dos, et ne trouvons pas d’hôtel à notre goût. Nous traversons la ria sur le pont pour explorer l’autre côté de Ribadesella où nous voyons des enseignes d’hôtel au loin.
Malgré les jambes un peu lourdes, nous faisons le tour de cette sorte de faubourg, puis sur le bord de mer, nous trouvons un hôtel trois étoiles ouvert.
La jeune fille de l’accueil est charmante et francophone. Elle nous montre deux chambres l’une sur la mer l’autre « échappée mer » comme on dit. Nous prendrons la deuxième. Belle chambre, bien chauffée et confortable. Rituel quotidien et nous repartons acheter le ravitaillement pour demain. Nous revenons à Ribadesella centre pour cela. Achetons un peu de chocolat pour nous encourager et un gâteau. Le temps fraîchit, nous parcourons l’intérieur de la vieille ville qui n’a pas beaucoup d’intérêt mais l’ensemble est quand même assez coquet avec sa belle plage et la ria. Petite ville de bord de mer.
L’office du tourisme tamponnera nos créanciales.
Nous retournons à l’hôtel pour un moment et faisons notre shopping à proximité de l’hôtel, dans un magasin « Arbol ».
Puis nous retournerons en ville une fois de plus en longeant la mer, puis passant à nouveau le pont de la ria pour dîner. Nous aurons marché 35 ou plus kilomètres aujourd’hui avec tous ces allers et retours. L’étape aura été, cependant, assez plate.
Le repas sera minable. Le restaurant s’appelle aussi Covadonga mais mérite absolument le détour (pour l’éviter !). Nous n’avons rien trouvé d’autre ouvert et nous avons faim. Il y en a bien un à proximité de l’office du tourisme que nous avons repéré lors de notre arrivée et qui était plein mais il est fermé au moment où nous passons devant.
Le Covadonga de Ribadesella a pour notes de notre part : accueil 0, repas 0, service 0 et cher en plus de cela (14 euros par personne) pour ce qui est servi. L’on doit se méfier quand l’on est seuls clients mais, en Espagne, nous, nous mangeons tôt et les Espagnols tard…)
En balance, la nuit sera calme et nous dormirons les fenêtres entr’ouvertes bercés par le bruit du ressac et les oiseaux au petit matin !

Hôtel Ribadesella Playa
Ricardo Cangas, 3
00 34 985 07 15
www.hotelribadesellaplaya.com
Euros 68.48 pdj compris

Aucune référence du restaurant, of course !

Unquera – Llanes

Le restaurateur, hier soir, a accepté de tamponner nos créanciales.
La literie de l’hôtel ne nous laissera pas un souvenir éternel et la nuit a été plutôt « moyenne ». De toute façon, nous n’avions pas l’intention de rester !
Petite déjeuner à la cafeteria de l’hôtel, sans aucun intérêt non plus, comme d’habitude. Le coût de la halte aura été modeste 39 euros tout compris pour l’hôtel, cela compensera les excès du restaurant d’hier soir.
Préparation du départ sur le topo qui, comme par hasard, nous dit en substance : »Une fois passé le pont, monter….etc ».
Nous passons le pont à 9 heures et constatons que la montée est une véritable montée de chèvres, très raide. A cet endroit, un panneau indique par la route, une distance un peu plus faible que par le Chemin et sur du goudron. Pas d’hésitation, on y va. Route calme qui nous amène à Colombres en belle montée quand même mais sûrement moins que le Camino. Belles villas à Colombres et nous y faisons nos achats dans une supérette.

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Une fois le village traversé dans le calme le plus total, sans chiens (on n’en voit plus depuis un moment !) nous suivons un joli chemin qui descend retrouver la N634 que nous suivrons sur le bas-côté jusqu’à la sortie du lieu-dit La Franca. Il semble que le Chemin suivra la N 634 jusqu’au bout.
Notre topo nous indique qu’il est plus sage de prendre l’AS 346 à gauche et filer au travers de la Vallée obscure (qui tiendrait son nom du fait qu’elle a été électrifiée qu’il y a quelques années seulement).
Le problème, c’est que cela n’est pas plat mais nous avons l’habitude !
S’ensuit un bonheur de petite route tranquille, de jolis villages hors du temps malgré quelques constructions nouvelles, des endroits où l’on répond à nos saluts et où même un cycliste nous souhaite un « buen camino » sonore.
Nous nous arrêterons au pied d’une source, sur un banc, au soleil pour consommer nos casse-croûtes. Nous sommes à Pié de la Sierra.
Nous entamerons une longue descente sur cette petite route bien calme pour retrouver, après avoir traversé la voie de chemin de fer dans un bois, la N 634 que nous ne pourrons quitter avant l’arrivée. Contents quand même d’avoir dévié sur quelques kilomètres car les poids lourds sont lancés en pleine vitesse et ne s’écartent guère à notre hauteur.
Arrêt au Camping Rio Puron pour une bière en plein air et un peu de repos. Comme notre topo veut nous faire quand même éviter la route, il prévoit de nous envoyer un coup à gauche, un coup à droite pour marcher au calme. Résultat, on rallonge…
Nous quitterons la N634 pour prendre à droite la route qui descend vers Llanes. Encore quelques kilomètres au soleil et nous serons arrivés au bord de la mer, au terme du belle étape.
Sur le pont de la ria de Llanes, je demande à une jeune femme où se trouve l’office du tourisme (dans une tour ancienne)

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où nous serons très bien reçus. Nous n’avons pas de réservation et prenons la liste des hôtels de Llanes avec en prime la liste de tous ceux d’Asturies.
Nous tournons un peu dans la petite ville et jetons notre dévolu sur un trois étoiles, l’hôtel Montemar où nous aurons une belle chambre avec une belle terrasse sur laquelle, à l’aide des bâtons de marche, la lessive sèchera pendant, qu’après le rituel habituel, nous visiterons la ville ancienne qui a vraiment beaucoup de charmes.

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Repérage de restaurants et petit tour au bord de mer où le vent frais commence à se lever. Shopping et retour à l’hôtel pour un moment et nous ressortons pour dîner au restaurant « Covadonga » où nous serons gâtés Sympa, accueillant, propre, personnel souriant (c’est rare !)
nous dînerons pour 19 euros à deux avec un litre de rosé (pichet) d’une soupe de poisson, d’une sole farcie aux fruits de mer, flan pour la pèlerine et amandes de mer marinière et glace pour le pèlerin.
Restaurant à conseiller sans hésitation.
Retour à l’hôtel et nuit tranquille.

Hôtel Montemar
33500 Llanes 00 34 985 40 01 00
Euros 64.20 pdj compris

www.hotelesmontemar.com

Restaurant La Covadonga
c/Manuel Cué 11
00 34 985 400 891

https://www.facebook.com/…Covadonga/139234791…

Comillas – Unquera

Décidément, l’on dort bien quand l’on marche. Nuit de plomb.
Petit déjeuner simple, pain, jus de fruit frais et café.
Neuf heures sonnent quand nous passons devant l’église de Comillas.
Pour une fois, le départ se fait à plat, en longeant la route sur un « carri-bici » bien aménagé et bien agréable sur deux ou presque trois kilomètres.

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Nous atteignons le Pont de la Rabia sans difficulté. Il fait frais à cette heure mais beau, un peu brumeux, et il n’y a pas de vent.

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Nous franchissons la côte de Sta Ana dans le brouillard, avec un vent léger qui amène de l’humidité. Au sommet, il bruine un peu mais le poncho n’est pas sorti.Nous rencontrons, à la sortie d’une ferme, ces boeufs ou vaches préparés pour je ne sais quelle raison.

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Nous redescendons vers le golf que nous longeons et remontons ensuite. Ce sera notre lot aujourd’hui.

 

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A la sortie ouest du golf, nous trouverons cette curieuse chapelle et son pin perché !

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Montagnes russes mais pas de chance car nous ne pourrons voir, à cause de la nébulosité, les Pics d’Europe qui sont devant nous. Nous les avions vu, au loin, ou plutôt devinés quand nous étions en Castille l’an dernier.
Nous arriverons à San Vicente de la Barquera, que nous avons découvert sortant du brouillard du haut de la colline, en bordure d’une jolie ria.

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Nous longeons le pont Maza qui resiste au trafic moderne malgré ses siècles d’existence. Il est 11h30 quand, en ville, nous faisons nos achats pour le déjeuner. Nous notons la présence d’une grande quantité de restaurants qui ont l’air sympa et servent d’appétissants plats de poisson.
Pour nous ce sera repas sur le banc du jardin public qui borde la ria.
Il fait toujours « brouillasseux » et humide. La halte ne durera pas longtemps, le temps de se restaurer et reposer les jambes.

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La lecture du topo nous montre que le Camino, sous prétexte, de nous montrer la vieille ville, monte d’une manière accentuée et, à cette heure, nous trouvons avoir assez monté et descendu pour en rajouter inutilement. Surtout qu’une jolie petite route, à plat, nous invite à rejoindre l’autoroute et passer en dessous et ce, d’une manière directe.
En route. Passons l’autoroute, sous l’autoroute, la jambe traîne un peu mais cela avance. A La Acebosa, nous nous fourvoyons, c’est à dire que nous montons (par habitude !) à droite alors que le chemin est à gauche. Plus haut, à deux cents ou trois cents mètres, nous trouvons le Camino ou plutôt ses flèches qui nous montrent de redescendre d’où nous venons puis de grimper un fort raidillon qui conduit au cimetière, pour changer un peu. Nous marcherons vers Estrada et, suivant le topo, ferons le détour pour voir la tour-forteresse et faire le tour de cette tour par un chemin de terre qui finit par remonter (!) vers la route que nous avons quitté. Cette visite peut être évitée ainsi que le détour.
Il vaut mieux rester sur le Camino, l’on gagnera du temps surtout si l’on est bien fatigué comme c’est notre cas aujourd’hui.

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Nous gagnerons Serdio par la petite route tranquille où nous verrons une première indication d’une auberge de pèlerins clairement indiquée et gratuite.

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Ensuite, nous rejoindrons Pesues après être passés à nouveau sous l’autoroute, photographié un panneau du Camino quasiment décourageant

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et remonté une belle côte bien raide une fois passé le pont sur la ria Tenor.
Nous ne suivrons pas le Camino pour rejoindre Unquera mais le bord de route N621 car il y en a vraiment assez des montées et descentes qui se succèdent depuis un moment même si le paysage est vraiment très beau. Dans ce cas, nous descendons vers la ville et retrouvons l’autoroute sur notre droite.
Il est seize heures, nous avons parcouru 28 kms de montagnes russes et un peu de soleil nous accueille.
Un tour de ville nous décourage quant aux possibilités hôtelières et restaurants de la petite ville et, en plus, étant mardi, nombre d’entre eux sont fermés.
Sur un des murs de la gare d’Unquera, l’on voit que la Feve  et Vodafone, encouragent le pèlerinage.

 

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Nous irons, devant la gare d’Unquera, à l’hôtel Canal. Bâtiment moderne, quasiment vide. Accueil comme d’habitude. Carte d’identité et installation. Très vaste chambre, un peu type motel USA, en étage.
Il y a du chauffage, c’est bon à l’arrivée d’entrer dans un environnement où il fait bon. Lessive, jambes en l’air etc…
Nous ressortirons dans la fraîcheur du soir pour tenter de nous sustenter.
Il n’y a pas plus de restaurant que tout à l’heure donc nous entrons dans le restaurant Marathon, et décidons de nous gâter, même si nous sommes bien fatigués. Nous fêterons le fait que l’étape était bien belle, que l’ampoule va bien mieux, et que le Camino, malgré notre écart de l’Acebosa, cet après-midi, est bien mieux indiqué dans la partie où nous sommes que sur la partie Santona Santander qui ressemblait à un jeu de pistes…
Ce sera 65.38 euros pour un repas de belle qualité, c’est assez rare pour être signalé. Et avec des gens souriants, cela aussi..
A la carte, svp : pour la pèlerine = soupe de poissons, morue à la tomate et le pèlerin une minestre de légumes et des calamars frais dans leur encre, une bouteille de vin rouge.
Coucher de bonne heure, on verra la suite demain matin où, franchissant la rivière nous passerons en Asturies quittant la Cantabrie.

www.hotelcanalunquera.com

www.facebook.com › … › Restaurante Marathon

 

Santillana – Comillas

La nuit aura été calme. La literie s’est avéré très confortable.
Nous sommes réveillés par le camion des éboueurs qui passe sur les pavés de la rue, puis le village s’anime.
Pour nous, il est temps de partir. Dehors, un épais brouillard commence à se lever doucement.

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Nous descendons prendre un petit déjeuner buffet qui s’avèrera copieux, pour une fois. La note réglé, au revoir et en route.
Re traversons le village pour continuer vers l’ouest et attaquer la belle côte qui monte au cimetière. Décidément, ce n’est pas la première fois que l’on trouve le cimetière en haut du pays !
Le brouillard ne se lève plus ici et au contraire renforce l’impression de froid. Le pèlerin sort le béret, qui n’a pas de sens comme dit l’autre, mais qui tient bien la tête au chaud.

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Nous marchons sur Orena que nous traversons avant de remonter, pour changer un peu, sur l’ermita de San Pedro, magnifique église isolée en haut de sa colline.

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Redescendons sur Caboredondo où le pèlerin subit « l’attaque » d’un roquet du pays qui se fait gueuler dessus (par moi) le tout additionné d’un tourniquet de bâton de marche. Beaucoup de bruit pour rien. Mais, il faut toujours, avec ce type de petit chien se méfier des retours car lorsque l’on a le dos tourné, l’animal fonce. Il n’a pas eu de chance, j’avais « flairé » (sic) le coup. Deuxième gueulante, et l’affaire en reste là. Il semble que seul le pèlerin intéresse la gent canine, ils ne regardent même pas la pèlerine, ce qui l’arrange bien.
Après ce village, nous montons encore et redescendons dans un vallon très charmant, champêtre, sans voitures donc bien calme.

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Passons à proximité de l’église Saint Martin de Ciguenza, commande d’un émigré espagnol au Pérou et qui date de 1743. Il fallait bien dépenser son argent, mais le guide nous dit qu’il ne la verra pas achevée. Nous, si !

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La maison où vivait les gens d’église !

Nous atteindrons, trois ou quatre kilomètres après, la petite ville de Cobreces aux églises peintes de couleur vives.

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Nous y achèterons, à la fromagerie, du fromage du pays et un pain, ce sera notre repas de midi. Et nous continuons, manquons le marquage des flèches jaunes, et poursuivons sur la route. Nous retrouverons le Camino à Venta de Tramalon. A cet endroit, nous nous installons sous un abri-bus et déjeunons en face de l’ermita de Santiago et à côté du restaurant qui, à cette heure ci, accueille quantité d’ouvriers du coin.
Nous descendons sur une petite route en travaux de réfection qui nous amène à la Iglésia, dont nous contournons l’église par une belle calade romaine peut être et filons sur Comillas que nous atteindrons par la route.

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Avant d’arriver à Comillas, nous traverserons le petit village de Pando qui a su garder ses vieilles maisons intactes ou qui les a bien restaurées.

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Comillas, en bas à droite ou plutôt le port de Comillas

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Il fait beau, pas de chien en vue. Nous traversons le village, d’est en ouest.
Je demande mon chemin à quelqu’un à la terrasse d’un café.
Nous arrivons à la Pension Pasaje San Jorge et nous installons.
La chambre est très simple mais propre et calme. Il y a tout ce dont le pèlerin a besoin. Une bonne douche et un bon lit.
Nous ressortons pour les emplettes, la promenade, la bière et le repérage du restaurant pour le dîner.

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Nous passons devant un d’entre eux où un couple déguste de belles araignées de mer. Pas besoin de se parler, nous avons trouvé. En face, au carrefour, il y en a un autre « Filippinas ». C’est finalement à ce dernier que nous irons car notre hôtesse, interrogée, nous a fait comprendre que notre santé serait préservée si nous n’allions pas « aux araignées de mer ».

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Restaurant en bas de cette petite rue pittoresque !

Nous aurons de la soupe de poissons, des gambas grillées et du flan pour la pèlerine et des couteaux (coquillages) sautés, des amandes de mer sautées et du riez au lait pour le pèlerin et du vin. 45 euros.
Avant de dormir, une réflexion : « Nous n’avons pas encore vu un seul pèlerin sur le Camino ».
En fait, même bien plus loin, nous n’en rencontrerons guère.

Pension Pasaje San Jorge 45 euros pdj inclus.

pasajesanjorge.com

Santander – Santillana

Tombants de sommeil, hier soir tard, la nuit aura été tranquille. Le petit déjeuner aura été égal à ceux servis en Espagne et nous trouverons quelques CRS (souriants) à la réception avant de partir pour la gare de Santander.
Ce n’est pas très loin. Il est 8h50 quand nous quittons l’hôtel. Tranquilles, le pas un peu lourd, nous allons acheter nos billets pour Mogro, à plus ou moins douze kilomètres du centre de Santander, Nous éviterons ainsi de traverser une zone commerciale et industrielle et surtout le pont de Mogro.

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En effet, ce pont, interdit aux piétons y compris les pèlerins, permet de rejoindre Mogro sans faire un détour par Puente de Arce et sans faire à pied les 44 kilomètres de l’étape. Le train nous dépose 250 mètres APRES ce fameux pont. Il nous restera un peu plus de 20 kilomètres pour rejoindre Santillana.
La gare étant en bas, nous montons pour retrouver le chemin. Avant d’attaquer, nous remettons les polaires dans le sac, sortons les lunettes et le flacon de protection solaire. Il fait très beau. Nous montons donc pour le village de Mogro, demandons notre chemin, nous arrêtons à la boulangerie à gauche, achetons un peu de viennoiserie espagnole (?!) et allons nous installer au bord de la fontaine de la Cuela et nous ravitailler en eau potable.
Ca repart par une belle et longue côte avec des vues à droite sur l’océan.

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Beaucoup de chiens qui aboient mais, par bonheur, ils sont attachés.
Nous atteignons le point haut d’où la vue s’élargit sur l’océan mais surtout nous voyons que notre Chemin sera, pour un bon moment, accompagné d’énormes tuyaux en paire qui descendent ou qui montent de l’on ne sait où.

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Le chemin descend désormais sur une beau dénivelé couvert de gravillons ou pierres, puis route et file jusqu’à Requejada, plus précisément Requejada-Polanco du nom de la gare qui semble desservir l’unité industrielle que rejoignent les tuyaux.

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Là, il nous faut passer de l’autre côté de la voie ferrée par une passerelle (casse-pattes ! ) et travers en largeur le village qui longe la route et suivre cette route sur plusieurs kilomètres. Nous trouverons beaucoup de trafic automobile.

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Le guide nous parle d’odeurs nauséabondes à plusieurs lieues alentour.
Peut être parce que c’est dimanche ou parce que le vent est nord-est, nous ne sentirons rien de désagréable pendant ce parcours où nous longeons un complexe industriel d’importance qui ressemble soit à une cimenterie gigantesque soit à une raffinerie de pétrole.
A Bareda, à droite, franchissons le pont de chemin de fer et découvrons le nom de l’usine. Elle appartient au groupe Solvay. Franchissons la rivière sur le pont et nous arrêtons dans le virage de la route de Suances en face d’un magasin de meubles sur un banc pour reposer les jambes et déjeuner.
Nous devenons une attraction pour les gens qui passent en auto…car les chaussures et les chaussettes sont enlevées et les pèlerins sont plutôt relax…Mal à la jambe quand même ! Le pèlerin soigne son ampoule qui ne guérit pas ou plutôt qui s’est reformée.
On repart. En haut de la côte, nous nous offrons un café en terrasse, s’il vous plaît, dans un bistrot de campagne où l’on nous demande où nous allons comme cela. Santiago ? lejano, si. C’est loin !
Le Chemin sera très calme jusqu’à Santillana. Nous passerons à Camplengo, toujours sur la même route, sans voitures.

La descente vers Santillana nous laisse penser que le village ou la petite ville sera à la hauteur de nos espérances. Vieilles, très vieilles maisons blasonnées sur la droite puis entrée en ville. Nous verrons au loin, l’inévitable côte du départ pour demain, mais nous n’en sommes pas encore là. Nous parcourons la ville, sac au dos, dans un sens, puis dans l’autre, car deux voies la traversent. Ville piétonnière ou quasiment donc beaucoup de plaisir à admirer les vieilles pierres et la collégiale.

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C’est une des rares belles villes anciennes que nous ayons vu jusqu’ici sur ce parcours, avec quelques petits villages basques.
Nous nous installerons dans un bel hôtel « historique » à l’ameublement ancien magnifique et aux vastes chambres. Très cosy, chauffage, car il y a de la lessive à faire et petite terrasse sur la rue principale. Les murs de la chambre sont en pierre apparente et nous bénéficions du confort d’un trois étoiles actuel.

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Une fois le rituel accompli, nous ressortons pour visiter à nouveau, deuxième passage, la petite ville. Un arrêt à l’office du tourisme qui tamponnera la créanciale et nous donnera une liste d’hôtels en Cantabrie.
Nous dinerons de bonne heure dans un restaurant accueillant dont nous sommes les seuls clients, en ce dimanche soir pour 30.50 euros vin et eau compris. (pâtes aux crevettes, piments farcis aux poissons, flan au fromage pour la pèlerine, minestre (légumes cuits) daurade et riz au lit pour le pèlerin).
Le froid est retombé et nous rendrons, dare dare, à 21h45, retrouver notre chambre douillette et re-soigner les pieds.

Hôtel Altamira (3*)
c/Canton 1
Santillana 0034 942 81 80 25
68 euros pdj inclus

www.hotelaltamira.com

Restaurant Casa Uzquiza
c/ Jesus Otero, 5
00 34 942 84 03 56

www.tripadvisor.es/Restaurant_Review-g319796-d15…

Santoña – Santander

La nuit aura été calme. Nous sommes apparemment les seuls clients de l’hôtel. La chambre est simple mais propose tout le confort nécessaire.
Nous descendons prendre le petit déjeuner servi par le gardien de nuit dans le bar adjacent à la réception.
Bien entendu, il ne sait pas se servir du terminal Visa, donc, le pèlerin sortira en cash les 75 euros prévus.
Il est 8h15 quand nous quittons l’hôtel, prêts à en découdre, car hier, en dehors de s’être bien fait mouiller, nous ne nous sommes guère fatigués.
Cela nous aura permis de nous reposer un peu après quelques premières étapes plutôt physiques.
Il fait bien gris et brumeux. Nous traversons Santoña en tentant de nous remettre sur le Camino car les indications sont rares pour ne pas dire inexistantes. Nous nous repérons grâce à notre topo.
Comme chaque jour, j’ai déchiré la page de l’étape à faire et l’ai glissée dans une sorte de protection confectionnée avec une housse de document en plastique que je suspend à mon cou à l’aide de fil plastique de jardinier.
Bien pratique sinon élégant. J’ai pensé à confectionner cela juste avant de partir, car lors de notre premier pèlerinage, je roulais les feuilles « du jour » dans ma poche et à la fin de l’étape, me retrouvais avec un torchon inexploitable…
Donc, nous suivrons la route se dirige vers la plage de Berria et qui traverse des marais, le bas-côté étant tout à fait praticable et le trafic bien dispersé. Comme il fait frais, le pas est vaillant et presque cadencé sur le goudron cantabrique.

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Nous quittons la route de Santander dans un petit bourg qui s’éveille (il est neuf heures !) au vu de l’activité autour de la boulangerie. Peut être attend-on la fournée.. A droite, en suivant le topo, sur une autre route assez tranquille. A un moment, le topo nous indique de tourner à gauche sur un tout petit chemin goudronné. Nous nous exécutons et, heureusement, sommes arrêtés par une mémé qui est sortie de chez elle pour nous dire que nous n’étions pas du tout dans la bonne direction. Bon, marche arrière, retour à la route et nous trouverons le chemin prévu bien plus loin que l’indication donnée par le guide.
A gauche toute, sur une petite route qui traverse, dans sa longueur, un lotissement de maisons modernes sans aucun trafic. Le lotissement traversé s’ensuit sur plusieurs kilomètres une route de campagne bien paisible. Pas de bruit donc, et la brume commence à se lever mais c’est pour nous montrer qu’il pourrait bien pleuvoir..

Nous traversons de petits bourgs tranquilles sans circulation aucune et, l’heure du casse-croûte venant, nous arrêterons sous un abri-bus qui offre des sièges pour consommer quelques figues sèches et nous hydrater. Nous repartons pour une belle montée vers Pelayo. Avant la montée, le Chemin passe devant une belle maison très ancienne et traverse sur un pont médiéval une petite rivière à l’eau bien claire.
A droite et à nous la côte. La signalisation jacquaire est bien rare sur cette étape et il faut être bien vigilant quand aux indications du guide.
Bon, c’est pas par là car, même si cela était le cas, les trois chiens en travers du chemin nous en dissuadent. Donc à gauche. Nous montons jusqu’à une ferme, d’abord accueillis par un chien, encore, mais qui reste à distance et un grand-père à l’âge canonique qui nous demande où nous allons. Il nous indique le Chemin mais comme nous n’avons pas tout compris, nous en prenons un autre qui nous fait faire un bon détour autour du village et retomber sur la bonne route par hasard et c’est tant mieux.
Ca monte toujours pas mal. Nous passons devant un camping et commence le mauvais temps. Alerte, ponchos et guêtres ! Avec en prime, un bon vent de face, le plus désagréable de tous. Gros crachin, et nous descendons sur la route entre de beaux eucalyptus.

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Et la caravane avance.

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Nous atteignons l’église de Santa Maria de Bareyo et sur la gauche découvrons un restaurant auquel nous ne pourrons accéder tellement les molosses qui en gardent la porte sont agressifs.
Bizarre. Nous nous éloignons et faisons le tour de l’église pour trouver un endroit pour manger nos casse-croûtes. Les chiens aboient mais ne nous voient plus. Nous nous assiérons à l’abri de l’auvent de l’église. Il fait froid, les bancs de pierre sont humides, l’église est fermée et l’on voit, à ce qu’ils y ont laissé, que les chiens ont l’habitude de venir par là. Nous ne nous attarderons pas. Nous repartons, cependant, sans les ponchos mais avec les polaires que nous n’aurons pas quitté depuis ce matin.
C’est la journée des chiens après la journée surprises d’hier.
Quelques centaines de mètres plus loin, un chien noir m’a repéré. Odile est passée à une dizaine de mètres de lui sans qu’il n’y ait eu de réaction mais, moi, j’ai droit à de féroces aboiements suivis d’une tentative (de loin) d’attaque prudente. Je fais semblant de ramasser une pierre mais, il doit savoir qu’il n’y en a pas sur la route, il ignore le geste et se rapproche encore. Le bâton s’impose, pas en l’air mais en direction du museau et je progresse ainsi en reculant lentement pendant une dizaine de mètres, en fait, jusqu’à ce que le chien « admette » que l’intrus a quitté son périmètre de surveillance.
Tout est bien qui finit bien, un peu d’adrénaline pour moi et de distraction pour lui.

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Nous nous retrouvons sur une route importante en direction de Somo qui laisse revenir des souvenirs de Castille car nous la suivons sur un « carri-bici », sorte de voie pour cyclistes et piétons qui n’en finit pas.
Galizano-Somo, presque six kilomètres de ligne droite. Rien à gauche, rien à droite.

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Le soleil est timidement revenu et nous allégerons la tenue.
Nous atteignons enfin la descente vers Somo où nous allons prendre le bateau qui nous fera éviter presque vingt kilomètres de zone industrielle pour rejoindre Santander.
Achat en-cas et eau en bouteille au supermarché à droite en descendant. Nous filons droit devant nous vers la mer, pensant trouver un chemin longeant la mer. Peine perdue, il nous faut retourner un peu sur nos pas et suivre des rues sans intérêt qui nous feront arriver, non sans mal, à l’embarcadère du petit bateau qui lie Santander à Somo.

Par chance, nous n’attendrons pas longtemps car nous voyons le bateau faire route vers nous. C’est une navette et pour 2.20 euros nous éviterons tous les kilomètres évoqués ci-dessus.

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La navette est presque vide et elle nous dépose sur le quai principal de Santander quasiment devant l’office du tourisme qui nous donnera le sello sur la credencial.

La croisière s’amuse !

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Il fait beau, maintenant, et nous nous dirigeons vers l’hôtel que nous avons réservé. Nous avons marché 32 kms et sommes un peu fatigués.
Nous nous installons dans un établissement très ancien mais propre tenu par deux dames plus très jeunes mais aimables. Repos, lessive, jambes en l’air, douche, dans l’ordre ou le désordre…
Nous ressortons et nous trouvons en bas de l’escalier dans une foule de CRS espagnols. Surprise. Heureusement, ce comité d’accueil ne nous est pas destiné mais aux supporters de football qui se rendront ce soir au match Real Madrid/Santander… en fait, les CRS dorment dans notre hôtel. Nous n’aurons aucune nuisance dans l’établissement créée par la présence de ces messieurs et c’est tant mieux.
Nous sortons donc pour nous rendre à la gare. Nous avons décidé, comme l’an passé sur le Francès, de ne pas sortir de la ville, à pied, mais en train, demain matin. Une bière à la terrasse d’un café nous désaltère en regardant passer une noce bien élégante qui sort de la cathédrale et une manifestation tiers mondialiste bon enfant. Un goéland nous manque de peu en larguant un peu de guano en passant, ce n’est que partie remise pour un endroit plus à l’ouest au bord de mer…dans quelques jours !
Tournicotons dans Santander pour dîner mais nous sommes bien peu vaillants. Nous nous installerons, les premiers clients de la soirée, au restaurant « Castellana » où nous mangerons pour l’une des artichauts au jambon et de piments farcis et du chorizo et queue de boeuf pour l’autre, vin rouge, le tout pour 41 euros. Service aimable et rapide.
En sortant, nous nous dépêchons de rentrer nous coucher. Il est 23 heures. Aspirine pour les courbatures et une première ampoule à signaler.

Hôtel Mexicana
Juan de Herrera 3 (très central)
34 942 222 354
49 euros avec les deux pdj

www.hostallamexicana.com