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Gernika – Santona

Vendredi 13 Avril 2007, journée des surprises !

Surprise, au lever, il pleut des cordes, sans vent et il fait bien gris, et.
par dessus le marché, pas chaud du tout.
Surprise, à la réception, la carte visa Premier ne fonctionne pas.
On nous parle d’un problème général en Espagne qui ne devrait pas durer…
Surprise, à la réception, on finit par accepter un chèque car je leur fait comprendre que je ne vais pas passer la journée à attendre que le système visa fonctionne…
Surprise, pas vraiment, quand nous voyons qu’il pleut des cordes quand nous sortons de l’hôtel. Il est 9h40.
Nous traversons la ville et suivons consciencieusement le parcours indiqué par le topo.
Surprise, il y a des travaux sur le parcours et rien n’est indiqué, les ouvriers ayant déplacé tous les éléments susceptibles d’être des supports de panneaux ou de flèches.
Surprise, le chemin, en belle pente, est devenu un bourbier sur lequel roule une sorte de torrent de boue marron.
Nous revenons sur nos pas, en ville et décidons de prendre un bus qui nous conduira à Muxika, évitant comme cela , de suivre la route de Bilbao qui par temps de pluie comme aujourd’hui et au vu du trafic incessant des camions semble bien dangereuse.
Nous montons dans le bus, mais, mal conseillés, ne descendons pas au bon endroit. Il pleut toujours des cordes. Au petit bonheur la chance, nous revenons sur nos pas pour arriver dans un hameau (Muxika semble être très étiré en longueur) où une jeune femme attend le bus en sens inverse.
Pas de chance, elle est roumaine et ne connait rien du Camino. Je tente de sonner à diverses maisons En vain.
Par chance, Odile me dit avoir vu une dame sortir de la maison de l’autre côté de la route, à cause des aboiements de ses chiens qui nous ont repérés. J’y vais, chiens ou pas.
A l’aide de sa fille, elle m’explique que le Chemin est bien plus bas vers Gernika et qu’il est bien probable qu’il soit impraticable avec ce qu’il tombe…
Il nous reste 27 kilomètres à parcourir pour atteindre Lezama, prochaine étape et il est onze heures quinze et il pleut toujours très fort.

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Une décision s’impose. Que faire ?
Nous réalisons que nous sommes à vingt mètres de la gare de Muxika, gare du Feve, sur la ligne qui va à Bilbao. Enfin, une bonne nouvelle !
Nous prendrons le train de 12h20 pour Bilbao. Entretemps, j’appelle l’hôtel de Lezama dans lequel j’avais réservé pour annuler.
Achat des billets au distributeur, casse-croûte dans la salle d’attente, pendant que les ponchos dégoulinent.

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Nous verrons de la fenêtre du train que les chemins sont tous inondés, que les torrents débordent partout d’eau marron.
Surprise, à Bilbao, nous ne descendons pas où il faut.
Il faut prendre le bus pour rejoindre la Cathédrale Begonia indiquée par le guide comme point de passage de l’entrée dans Bilbao des pèlerins. Surprise, le bus qui y va nous amène à son terminus, avant de repartir vers Begonia. Surprise, à Begonia, tout est fermé, pas d’accueil, pas de sello sur la credencial. C’est quand même sur le Camino que nous descendrons en ville, par de magnifiques volées d’escaliers….
Je vais au Musée Basque, au pied des dits escaliers, sur la petite place où se trouve le métro, demander où se trouve la gare routière. Je suis très bien accueilli et le gardien/caissier me donne un plan de la ville m’indiquant le parcours à suivre.
Nous passons à l’office du tourisme qui est fermé et continuons à pied vers la gare routière. Nous aurons quand même bien marché aujourd’hui….
Nous achetons des parapluies en route dans un supermarché.
Nous achetons, à la gare routière, nos billets pour Santoña et allons déjeuner non loin de là, chez Nikel (?) d’une soupe de lentilles, salade mixte, sardines frites, dessert, un verre de vin = Euros 24. Les prix montent vite en ville !
Nous roulerons jusqu’à Santoña par l’autoroute, trajet direct avec Alsa pour Euros 9.50.

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Santoña est bien brumeuse, entrée d’air maritime et il ne fait pas chaud. Bon accueil à l’office du Tourisme.
Notre étape est réservée. L’accueil de l’hôtelier est aimable (à l’espagnole) et nous nous installons avec, à la suite, le rituel habituel suivi de la visite du pays et promenade sur les quais où sont déchargées des quantités de maquereaux.
Dîner à l’hôtel, dans une salle de restaurant vide, servis par une jeune débutante un peu crispée. (Asperges/jambon, merlan frit, dessert + vin, c’est la demi-pension)

Hostal Puerto Rico
General Salinas 3
Santoña
34 942 67 19 11
Demi pension pour deux 75 euros.

Markina-Xemein – Gernika

Il est neuf heures quand nous nous mettons en route pour Gernika, ville martyre. Un petit crachin accompagne nos premiers mètres et les ponchos ressortent car les hauteurs environnantes sont bien coiffées de nuages. On enlève trois cents mètres plus loin…
Il semble qu’il s’agisse des derniers éléments d’une belle pluie qui est tombée cette nuit.
Après le franchissement du pont évoqué la veille, nous retrouvons une des rues principales de Markina et entrons dans la charcuterie qui nous fait face. Achats donc, jambon (dont une portion offerte par le charcutier au vu de notre statut de pèlerins) fromage, pain, eau en bouteille. Et nous sommes, en sortant, encouragés d’un « Buen Camino » prononcé avec conviction par la charcutière. Cela fait plaisir et encourage.
Gracias y adios !
Traversons le village, passons devant de belles demeures anciennes et prenons la route de Bilbao que nous suivrons sur deux kilomètres en passant devant une jolie chapelle « moyen-âgeuse » bien restaurée (Humilladero). A droite, direction Bolibar.
Notre « topo » nous dit de suivre le chemin qui monte à travers bois mais le départ bien boueux à la suite de la pluie de la nuit, nous incite à rester sur la petite route où il n’y a guère de circulation. Bien nous en a pris, nous l’apprendrons plus haut.
La traversée de Bolibar avec ses quatre bâtiments multicolores, ses vieilles maisons y inclue celle du libérateur Simon même nom, est un plaisir.

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Eglise de Bolibar
Et nous continuons notre ascension qui est bien constante mais modeste pour, à la sortie de Bolibar nous heurter à une calade bien pentue, celle-là qui est le chemin ancien qui rejoignait le monastère de Zenarruza.
Bien boueuse, bien glissante, cette « calzada » nous ramène à la route et une centaine de mètres plus haut, sur la gauche, nous découvrons le monastère.

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Il y a une structure d’accueil pour pèlerins. Nous nous contenterons d’un coup d’oeil rapide à l’intérieur de l’église, la porte étant ouverte pour cause de livraison d’un retable restauré. Un coup de sello sur la crendencial et nous sommes prêts à repartir quand nous voyons arriver nos dames pèlerins qui semblent éreintées. Elles sont parties bien avant nous de Markina et ont suivi le chemin dans la forêt, s’enfonçant dans la boue et les fondrières. Elles sont bien fatiguées et crottées.
Pour nous, commencera un parcours rendu très difficile par la pluie de la nuit, identique à celui que les dames ont vécu et qui semble sans fin. Terrain difficile, glissant, fangeux, tout particulièrement à la sortie d’une ferme où nous sommes dans l’obligation de traverser un bourbier de cinquante mètres de long sans possibilité de l’éviter. S’ensuit un champ piétiné par les vaches qui est devenu un cloaque dans lequel les chaussures du pèlerin s’enfoncent jusqu’à la cheville.
Heureusement qu’après ce passage très difficile, et même si la descente vers le village s’est fait sur un chemin tout aussi boueux et glissant, le soleil est revenu.

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Nous déjeunerons assis sur des rondins au soleil où les chaussettes tenteront de sécher.
Le redémarrage se fera dans la douleur et nous descendrons par la route vers Gernika, entourés de kiwis, évitant le franchissement d’un gué indiqué sur notre topo car l »endroit est devenu, à cause des récentes pluies, impraticable.

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Un peu plus bas, nous trouverons le pont médiéval sur lequel passaient les pèlerins.

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Nous arriverons fatigués à Gernika où le vent froid s’est levé. L’orage gronde dans la zone montagneuse que nous venons de franchir.
Il nous faudra nous vêtir plus chaudement.

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Nous entrons en ville, sonnons à l’hôtel où nous avons réservé. C’est fermé, Il y a un numéro de téléphone. Comme dit nous sommes fatigués et j’appelle pour obtenir notre chambre plus tôt que les 18 heures, heure de ré-ouverture.
L’on me tient, en espagnol, un discours ennuyé qui me fait comprendre que notre réservation n’a pas été enregistrée. Je fais celui qui n’a pas compris ou ne veut pas comprendre et demande à l’hôtelier de venir. Il arrive, apparemment ennuyé et il veut nous conduire à l’auberge de jeunesse à la sortie de la ville. Ce que nous refusons. Merci et pas au revoir.
Nous allons à l’office du tourisme et la personne de permanence nous dit que tout est complet sauf peut être le trois étoiles. On essaye, ça marche, on réserve, et on arrive.
Bel hôtel, en effet, mais il faut avoir les reins solides et du répondant car ce n’est pas donné. Belle chambre, confort trois étoiles même si la déco semble dater.
Rituel habituel, détente, mini-sieste, et nous revoila dehors pour préparer notre étape du lendemain. Tour de ville, achat pâtisserie et shopping à l’Euskadi de Gernika.
Nous dînerons au restaurant situé à côté de l’hôtel faute d’avoir trouvé autre chose. Ce ne sera pas un mauvais choix car pour 14 euros par personne nous aurons des légumes au jambon en entrée, un poisson poêlé et un riz au lait, vin compris.
Cela est cher pour un repas espagnol mais à côté du trois étoiles, il n’y a rien d’autre, nous sommes fatigués et le temps fraîchit de plus en plus.

La pension qui a des trous de mémoire est la pension Akelarré 37 euros. De l’extérieur, pas terrible cependant, pas de regrets.
L’hôtel où nous avons atterri : Hôtel Gernika, calle Carlos Gangoiti Gernika-Lumo tel 00 34 946 250 350

www.hotel-gernika.com

Deba – Markina-Xemein

Aujourd’hui, troisième étape. Il fait beau mais toujours un peu frais le matin. Nous retrouvons, en sens inverse, la petite route que nous avons gravi hier après-midi après notre détour par le GR.
Nous descendrons vers l’Eroski pour les emplettes quotidiennes. Il est neuf heures quand ce magasin ouvre et nous sommes parmi les rares premiers clients. Les achats faits, nous nous dirigeons vers le pont afin de traverser la ria.

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Petits réglages de sacs avant d’y aller pour de bon.
Comme d’habitude, le démarrage de l’étape se fait par une belle grimpette… Chemin étroit par endroit mais paisible. Nous ne rencontrons personnes, ni âmes, ni chiens.
Nous rencontrons de belle maisons basques en premier plan d’un paysage océanique remarquable.

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Mais, cette étape nous éloignera de la mer pour rejoindre par la montagne vizcayenne, la région de Bilbao. Les dénivelés sont abondants et les passages en forte ascension nombreux mais courts.

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Première borne jacquaire en basque !

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Sèche linge ambulant ! Porte casse-croûte aussi..

Nous atteignons Olatz et sa magnifique petite vallée qui nous semble un paradis perdu.

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Pas d’endroit pour s’arrêter manger un en-cas, nous attaquons la énième montée, sur petite route calme et ombragée qui nous amènera au point haut d’environ 500 mètres (220 mètres au départ d’Olatz). La pente passe de douce, à moyennement forte puis très forte.
Ce point haut atteint, nous ne ferons ensuite que descendre pour rejoindre Markina même s’il y a quelques petites bosses, histoire de ne pas perdre la main.
Peu après le sommet, nous trouvons le groupe de dames vues la veille qui casse la croûte. Bonjour, bon chemin ! et nous nous arrêterons nous-mêmes, quelques kilomètres plus loin, pour la même raison.
Et ces dames reprendront la tête du peloton. L’on a les distractions que l’on peut dans ce monde isolé !349

L’arrivée sur Markina est marquée par une pente assez forte où quelques gouttes orageuses nous incitent à nous équiper en matériel de pluie. C’est la première fois que nous sortons les ponchos. Nous remballerons cinq cent mètres plus loin. Fausse alerte et c’est tant mieux. Vue de la descente, en se retournant !

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Il faut trouver le logement où nous avons réservé. Assis sur un banc sur la place devant l’église, j’arrête un couple de jeunes gens qui me renseignent très facilement. C’est reparti pour la dernière ligne droite. Les indications reçue étaient assez claires. Au moment où nous venons de franchir le petit pont, une voiture s’arrête à notre hauteur et mon épouse entend la conductrice dire : « Francis ? » Je m’avance et comprend qu’il s’agit de notre hôtesse qui est venue à notre rencontre. Nous marcherons encore 300 mètres sur une petite route, passante devant une ermita ancienne, pour rejoindre notre étape.
Belle maison basque, très belle et vaste chambre manifestement récemment redécorée et aménagée.

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L’hôtesse est vraiment charmante et souriante. Elle me demande, en anglais, si nous n’avons pas rencontré un groupe de dames françaises. Décidément, le monde est petit !Comme elle ne sert pas à dîner, elle téléphone à l’hôtel Vega pour nous réserver deux couverts ce qui sera accepté à condition que nous y soyions à 20h00. D’accord.
Jambes en l’air, douche, lessive, le rituel quotidien se répète.
Nous sortirons un peu avant l’heure du dîner pour aller repérer les magasins pour le lendemain matin mais finirons par acheter le nécessaire le soir même.
L’accueil au dîner se fait en anglais et en espagnol ensuite, très aimable. Nous dînerons pour 10 euros chacun d’une salade, d’un plat de légume cuit pour l’une et de calamars dans leur encre pour l’autre, yaourt et vin rouge. Pendant le dîner, nous serons rejoints par les dames rencontrées sur le Chemin qui nous diront marcher chaque année un peu et, en 2007, s’arrêter à Castro-Urdiales, à l’ouest de Bilbao. Elles sont surement encore dans leur vie professionnelle active et n’ont pas le temps nécessaire à une longue absence pèlerine.
Retour vers 21h30 dans notre chambre où la nuit sera bien tranquille. Une de nos meilleures étapes, tant par le logement que par l’accueil.
Le lendemain, au vu de notre état avéré de pèlerins, notre hôtesse spontanément nous demandera 40 euros au lieu des 48 euros prévus

Maison Intxauspé
Barrio Atxondoa 10 – Markina-Xemein
34 946 168 798
40 euros au lieu de 48 comme déjà dit.

http://tourisme.euskadi.eus/fr/hebergements/gite-rural-intxauspe/aa30-12375/fr/

Dîner hôtel Vega, sur la Place aux conditions citées plus haut..

Zarautz – Deba

La première nuit, après la marche, est souvent soit agitée, à cause de la fatigue, soit de plomb. Pour nous ce sera agitée, pas trop par la fatigue mais par la manie qu’ont les espagnols, les soirs de fêtes, de s’assoir sous les fenêtres et brailler jusqu’à plus d’heures, le tout cadencé par les cloches de l’église que nous n’avons pu voir hier soir. Et quelques camions au petit matin.
Le petit déjeuner sera pris, comme prévu, dans la chambre. En route, mais avant arrêt à la réception, où nous attendons que quelqu’un vienne.
Personne pendant dix minutes. Je décide de descendre dans la rue et actionner la sonnette de l’hôtel me doutant que le gérant ou propriétaire doit bien habiter l’immeuble puisqu’il est descendu nous accueillir à la réception hier après-midi. Ca marchera puisque la dame vient suivie peu après du monsieur qui semble avoir été tiré du lit. Cela se passe bien, comme prévu au niveau du prix. L’affaire d’hier midi nous a mis en éveil et sommes devenus méfiants d’un seul coup…

Un dernier regard sur Zarautz et son menu de cidrerie, adieu donc, avant de passer devant ce petit port abrité de la houle où dansent les bâteaux amarrés à des cordes au-dessus d’eux !

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Départ en longeant l’océan. Il fait très beau et les premiers kilomètres se font sur une belle promenade qui nous éloigne du trafic qui se densifie au fur et à mesure. Des travaux de consolidation du parapet nous obligent à marcher sur la route et passer entre les camions au gré du feu alternatif. C’est un peu hasardeux à cet endroit là mais cela vaut le coup car par la même nous éviterons la côte du chemin classique sachant qu’il y en a beaucoup monter de ces belles côtes basques, sans jeu de mot.
Une fois traversée Getaria, nous attaquons la première côte de la journée, bien raide, côte au pied de laquelle, nous allégeons la tenue car le temps s’est bien réchauffé en trois quart d’heure car le soleil donne bien maintenant.

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Légers, nous montons une belle calade et continuons sur Zumaia par un beau chemin bordé de haies qui nous amène à une route que nous suivrons sur cinq cent mètres pour, au pied de la côte, quitter la route, pour en monter une autre de côte vers l’ermita de Saint Martin de Tours auprès de laquelle il y a une auberge qui semble bien coquette. Concert de chiens, tiens, nos premiers !
Beaux paysages, il fait beau, nous longeons l’Atlantique et découvrons, en contrebas Zumaia

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, franchissons la ria et longeons la rive gauche jusqu’au centre ville en marchant sur le quai puis longeant un jardin public.

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Re passerelle et nous sommes en ville, marchant toujours sur le Camino qui nous amène à un Eroski où nous achèterons le repas de midi. Fromage basque, museau de porc et un pain plus de l’eau en bouteille.
Et nous montons, pour changer un peu, et arrivons à l’ermita Ntra Sra d’Arritokieta au pied de laquelle, dans les escaliers, nous dévorons fruits secs et barres de céréales en admirant la ville de Zumaia.
Les pieds sont au soleil et les chaussettes/chaussures sèchent.
C’est reparti, toujours en montée vers le Cimetière puis tout droit sur une petite route bien calme au soleil.

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Nous doutons à un moment du chemin à suivre car nous apprécions pas encore correctement les distances effectuées (comme l’an dernier d’ailleurs). Plusieurs signes sur un arbre nous mettent dans le doute mais nous continuerons sur la route qui monte à nouveau

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puis atteindrons une sorte de terrain de pique nique (Elorriaga) avec quantité de solides tables et bancs et un point d’eau.
Nous y saluerons un groupe de dames que nous avions doublé hier au détour du chemin au moment où elles procédaient à des étirements.
A ce stade, nous ne savons pas encore s’il s’agit de pèlerines ou de promeneuses.
Nous nous arrêterons dans ce même espace de pique-nique, au bout et déjeunerons au soleil. Ces dames partiront un peu après notre installation. Nous les verrons de loin, devant nous, quant nous déciderons de ne pas suivre la route vers Deba mais de prendre le GR 121 qui nous y mènera par monts et par vaux.
C’est le cas de le dire. Ce n’est pas un parcours facile mais il est dommage de ne pas le suivre.

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Une bonne condition physique est nécessaire car il descend et remonte beaucoup L’on passe de 300 mètres d’altitude au niveau de la mer, pour descendre à la ria et immédiatement l’on remonte à l’altitude précédente pour encore redescendre. Mais que de belles vues sur les plages et divers phénomènes géologiques remarquables et semble-t-il uniques.
La dernière descente sur ce chemin nous mènera à la station d’épuration de Deba d’où l’on nous fait signe par la fenêtre d’en faire le tour et monter le chemin de chèvres qui est derrière et atteint la N 634.

Dur, dur, surtout pour une deuxième jour… En haut, belles vues sur l’océan, bien sûr. En descendant sur le bord de la route, votre serviteur révise mentalement l’étape du soir (où dormirons nous ?) quand soudain je réalise que l’hôtel (agritourisme) réservé n’est pas à Deba… mais à Iciar, le village avant Deba sur l’autre chemin pris par ces dames de tout à l’heure. Donc, il va falloir remonter encore trois cent mètres de mieux…

Les magasins de Deba ne sont pas encore ouverts pour cause de sieste. Nous prendrons une bière en terrasse en attendant. Nous grignotons une barre de céréales en même temps.
Puis filons à l’Eroski du coin où nous achetons quelques bricoles pour demain midi au cas où..
En sortant je demande à un passant qui semble ne pas vouloir parler castillan mais seulement basque. Mci beaucoup, je vais en voir un autre qui me dit que je n’ai qu’à monter cette petite route et que je vais passer devant l’adresse que je cherche. Le moins que l’on puisse dire c’est que cela monte raide et longtemps. J’arrête une voiture qui me dit que nous sommes arrivés car la maison est derrière le bosquet à droite.
Quand l’on est fatigué, tout devient plus difficile. Nous atteignons la maison, ne parvenons pas à ouvrir la porte-grille et devons faire le tour de la propriété pour accéder à l’entrée principale dans un concert de chiens qui fait sortir la propriétaire pour nous accueillir très aimablement et nous conduire à notre thébaïde.
Simple, propre, la chambre semble et s’avèrera humide puisque le linge issu de la lessive quotidienne ne sèchera pas.
Nous dînerons dans la cuisine d’un repas local sans relief et filerons au lit sans hésitation.
La nuit sera agitée car le lit est étroit, peu confortable, pas d’alèze, draps en nylon. Dommage car à part les ébats nocturnes du jeune couple voisin et les conséquents bruits de sommier qui frisent la caricature, l’environnement est calme.
Petit déjeuner servi à l’heure prévue. Merci y buen camino !
C’est notre deuxième nuit sur le Chemin, troisième nuit en tout et jusqu’à ce moment les nuits ne sont guère reposantes. Cela va s’arranger plus loin.

Avant de partir Norte

Après pas mal d’hésitations quant à la destination, nous voici à nouveau sur le départ !

Hésitations sur plusieurs points : revenir à Santiago ou pas, marcher ailleurs, marre des étapes espagnoles et de leur accueil mercantile et plus que distant…

Les récits lus sur internet nous font tergiverser. Bon d’accord, on repart mais pourquoi pas d’Arles vers Puente la Reina que nous n’avons pas fait, pourquoi pas le Camino de la Plata, de Séville à Santiago et puis aussi, pourquoi pas le Norte ? Océan, poissons, belles vagues, lectures de sites et de forums nous font, un jour de décembre 2006, acheter le guide Rando Editions… et demander la Crédencial à l’Evêché de Nice.

Retour sur internet et les forums et vérification du « paquetage » laissé bien rangé, au retour du Francès, l’an dernier. Achat de pantalons de pluie, plus que nécessaire sur ce parcours, nous le verrons en deuxième partie de chemin, achat d’autres bricoles pour compléter la panoplie et nous voila à nouveau à l’aéroport de Nice pour un Nice-Paris-Biarritz (pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, merci à Air France d’avoir annulé le vol direct Nice-Biarritz).

Nous partirons de San Sebastian et irons à Santiago d’une seule traite, à raison de plus ou moins 25 kms par jour, plus que moins d’ailleurs et n’aurons aucune mauvaise conscience à deux reprises, à prendre le train sur 18 kms, comme nous l’avions fait à Sahagun sur le Francès. Il pleuvait vraiment trop et le Chemin était devenu lit d’un torrent boueux… C’était à notre départ de Gernika !

Bon, allez en route !

San Sebastian – Zarautz

Avant d’attaquer le Camino del Norte, nous devons arriver à San Sebastian. Avion depuis Nice, par Paris, pour Biarritz. Vol à l’heure, transit sans problème, départ à l’heure d’Orly, que du bonheur.
Pourvu que les sacs à dos, que nous avons protégés dans des sacs à gravats blancs aient aussi effectué le transit dans de bonnes conditions.
L’aéroport de Biarritz n’est guère important et la livraison des bagages est commencée quand nous arrivons dans la zone en question.
Oui, je les vois. Récupération, ouverture, rangement des emballages dans les sacs cette fois-ci.
La personne en charge de l’accueil « information » me renseigne quant à la direction à prendre pour la gare de Biarritz et voilà nos premiers pas vers Santiago. D’abord, nous sortons de la zone aéroportuaire en longeant les pistes de l’aéroport puis traversons une sorte de zone d’entrepôts qui nous mènera à la gare de la Négresse.

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Nous serons les derniers clients du guichet qui fermera dernière nous à 19h00. Nous y achetons deux allers pour Hendaye gare où nous descendrons pour prendre, à 19h27, le Topo, train basque à voie étroite que nous avons pris l’an passé en sens inverse depuis San Sebastian.
Pas beaucoup de monde au départ mais cela se remplira au fur et à mesure que nous approcherons de San Sebastian.

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A vrai dire, nous ne savons pas où nous devons descendre mais nous verrons bien. Finalement, le hasard fait souvent bien les choses et nous descendrons tout bêtement au terminus. Le train que nous avons pris ne va pas à Bilbao mais s’arrête à San Sebastian.
Nous avions oublié que les espagnols aiment à faire le « paseo » que nos voisins italiens appellent la « passegiata ». C’est donc sur des trottoirs encombrés de locaux endimanchés et parfumés que nous avançons vers le bord de mer afin de rejoindre notre hôtel. Sur le bord de mer, nous sommes sur le Chemin ! Nous longeons ce bord de mer, quittant la Concha et passant sous un tunnel piétonnier nous débouchons sur la plage d’Ondarrieta que nous quitterons rapidement pour monter, à gauche, l’avenue Pio Baroja qui nous conduit à notre hôtel.
Quatre étoiles. Accueil convenable (nous sommes à nouveau en Espagne…) et installation dans une belle chambre avec terrasse d’angle.

Nous descendons dîner au restaurant de l’hôtel où se restaurent une quantité de coureurs cyclistes (Tour du pays basque ?) et une compagnie de touristes anglais. Beaucoup de bruit mais repas copieux servi par un personnel efficace. Le cadre est moderne, quelque peu « design ». Buffet de hors-d’oeuvre, morue à la je ne sais quoi, et desserts « classiques » espagnols du genre riz au lait, natillas, flan etc.. que tous les pèlerins connaissent bien même si les prix ici ne sont guère pèlerins..
.La nuit sera tranquille et suivie d’un petit déjeuner convenable. Nous achetons deux petites bouteilles d’eau au bar de l’hôtel car il n’y a aucun commerce à proximité et en route.
Il fait très beau et un peu frais, nous descendons ce que nous avons monté hier soir, traversons Ondarrieta bien calme en ce lundi pascal au matin. Les indications sont rares à l’endroit où nous nous trouvons concernant le Chemin car nous ne sommes pas redescendus à proximité du bord de mer. Je demande, en espagnol, où se trouve le Camino à un balayeur municipal, qui semblait de bonne volonté mais au moment où il réalise que je cherche le chemin de pèlerinage me tourne le dos en marmonnant des propos incompréhensibles qui me laissent entendre qu’il s’en f… complètement d’où se trouve le Chemin.
C’est une bonne dame qui assistant à la scène me montre l’endroit où nous devrions retrouver le dit Chemin. Effectivement, deux rues plus loin, nous trouverons le nom des rues indiquées sur notre topo de route.
D’un seul coup d’un seul, nous trouvons :
Le Chemin et ses flèches jaunes et l’inévitable côte du démarrage d’étape. Celle-ci monte à Igueldo et n’est vraiment pas mal du tout pour une mise en jambe. Même si l’an dernier nous avions marché environ 1850 kms et vu pas mal de modèles de côtes, là nous sommes bien gâtés pour démarrer. Nous en verrons bien d’autres dans ce pays basque que nous découvrons à pied.

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Après une bonne demi-heure de montée, nous changeons de tenue car la polaire est devenue inutile. Nous passons du niveau de la mer à plus de 300 mètres d’altitude en peu de temps.
Beaucoup de promeneurs mais nul pèlerin en vue sur un chemin qui est bien agréable et bien vert qui monte pas mal. Passons Igueldo et l’hôtel restaurant Leku Eder et filons tout droit, suivant le chemin traditionnel, sourds (ou aveugles) aux indications de détours menant vers des restaurants ou bars..

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Nous arriverons à Orio après être passés devant l’Ermita de St Martin de Tours, émouvant vestige du passé et devant l’auberge de pèlerins qui se situe un peu plus bas avant le cimetière et qui a l’air bien sympathique.
A Orio, à l’heure de sortie de la messe, nous ferons le plein de nos bouteilles d’eau puis traverserons le village et la rivière pour passer, à gauche, devant la gare et filer vers Zarautz en suivant le topo Rando Editions qui nous fera prendre le GR…

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Ne le faîtes pas, suivez plutôt la rive gauche de la ria d’Orio et après être passé sous le pont de l’autoroute, montez à gauche vers Zarautz.
Le Gr devait être bien utile avant que cette route en bas soit créée ou réaménagé mais aujourd’hui le dit GR vous fait monter au cagnard et redescendre.
Donc, nous montons à gauche sur une route goudronnée au trafic auto réduit qui, au travers des pieds de vigne Txocoli, nous amène au lieu dit Talaimendi (camping de Zarautz à droite).
Nous descendons sur Zarautz en longeant la route qui donne de très belles vues sur la petite ville et la côte.
Le pension est en étage, bien tranquille, moderne, simple et bien propre. Il n’y aura pas de petit déjeuner mais nous pouvons aller chez un ami de l’hôtelier qui sert des petits déjeuners demain matin.
Sieste, promenade pour ne pas rester inactifs, pas grand chose à voir mais une belle petite bourgade quand même. Après réflexion, achat du petit déjeuner pour demain car nous ne savons à quelle heure nous allons démarrer et l’ami de l’hôtelier pourrait bien être encore au lit à l’heure où nous partirons…
Puis, nous continuons à tournicoter en ville pour trouver un endroit pour dîner.
Nous tentons de voir l’église qui se trouve en face de notre hôtel sans succès pour cause d’enterrement.
Nous finirons par dîner dans un petit restaurant sans âme ni qualité mais il s’agit d’une affaire alimentaire et non de prestige. Repas vite expédié comme le service d’ailleurs pour 12 euros qui ne les valait pas mais nous sommes encore dans le week-end pascal donc les prix sont fixés en conséquence.

Pension Ekia Pensoa
Elizaur 3, 2ème étage
Zarautz – 34 943 010 664

ekiapentsioa.com

Euros 53 sans pdj