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Gijon – Aviles

La nuit a été convenable, ni très calme, ni très bruyante. J’avais pris la précaution de mettre les tampons d’oreille au coucher car j’avais compris que, ce soir, beaucoup de jeunesse dormait à l’hôtel Robledo.
Donc, repos quand même. Compte tenu de la qualité de l’hôtel, nous sommes dehors à 7h30. Nous croisons, en sortant, un quatuor de jeunes filles qui viennent d’enterrer la vie de jeune fille d’une copine et qui vont se dormir au moment où nous allons marcher…
En fait de marche, nous rejoignons… la gare de Gijon, la gare du Feve car il y a cinq kilomètres selon divers topos qui sont, comme à l’entrée de la ville, d’usines et autres entrepôts. Donc train jusqu’à Verina.
Le voyage se passe bien, l’aimable contrôleur nous prend en charge et nous avertira pour descendre. Ce qui fût fait, pour tomber…. sur une énorme usine Arcelor dont le bruit ne nous quittera pas pendant 45 minutes.
On n’y voit goutte car le brouillard est bien épais et lui aussi ne nous lâchera pas avant d’avoir atteint le point haut du plateau.

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Tombé de la polaire en montant !

Comme déjà dit, à partir de Gijon, nous sommes en « terra incognita » car le guide que nous avons est un guide qui s’arrête pour nous à Villaviciosa et file sur Oviedo et le Camino Primitivo. Nous redoublons donc de vigilance car le balisage est un peu faible dans ce coin des Asturies. Les flèches et bornes se font désirer. Néanmoins, la moitié du parcours (+/- 20 kms) soit 10 kms s’effectuera sur piste ou petites routes convenablement indiquées et balisées.

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Bel effort d’explications !
Puis, la deuxième partie est bien moins réjouissante, c’est le cas de le dire. Avant Tabaza, nous sommes assommés par le bruit de l’autoroute proche, même si le chemin est agréable. Puis, liquéfiés par le spectacle d’une usine Arcelor (encore !) monstrueuse et fumante. Dantesque !
Comme le balisage devient à nouveau inexistant, nous suivrons la route jusqu’à Aviles pendant huit kilomètres. Cette route aux larges bas-côtés est tranquille en ce dimanche matin. Quelques cyclistes locaux font des aller-retours et certains nous saluent. Par contre, l’autoroute est au-dessus de nous, à gauche et l’on entend bien les camions et ce jusqu’à l’entrée de la ville, en changeant seulement d’usine, de couleur de fumées pour le spectacle.
Paysage de cauchemar.
Arrivés à Aviles, dès que quittée la route sur laquelle nous avons progressé, nous découvrons une magnifique vieille ville qui, sous certains aspects, nous rappelle Santillana del Mar. Jamais nous n’aurions pensé trouver cela ici après ce que nous venons de traverser.
Beaucoup d’endroits charmants et piétons en ce dimanche. Vieilles maisons blasonnées donnant sur de petites rues piétonnes.

 

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L’office du tourisme nous accueillera très gentiment et nous ferons tamponner nos créanciales chez eux. Nous dormirons dans l’hôtel Don Pedro, très confortable, vaste chambre.
Nous irons diner au restaurant Nogal pour 12 euros par personne d’un repas délicieux à base de poisson, vin compris.
Nous y reviendrons le soir car, en ce dimanche soir, il y a peu de possibilités et nous nous y régalerons à nouveau pour un peu plus cher.

www.hdonpedro.com

https://es-la.facebook.com/…Nogal/12522511754063…

Hôtel Don Pedro
La Fruta 22
Aviles
00 34985 84 22 88
Euros 73.32 pdj et taxes inclus

Pernus – Gijon

Le topo prévoyait hier une arrivée à Sebrayo, à condition de dormir dans l’auberge de pèlerins. Comme cela n’est pas notre cas, nous avons raccourci notre étape de 6.2 kms qui sont, bien sûr, à faire ce matin.
La nuit a été bonne et tranquille. Petit déjeuner avalé, nous voila sur la route, en direction de Sebrayo.

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Il fait très beau, tiède, et les oiseaux s’en donnent à coeur joie pour nous encourager à monter la côte qui est bien raide et bien longue. Quelques hameaux distraient le pèlerin parmi lesquels celui de Priesca où nous découvrons l’église San Salvador, consacrée nous dit le guide, en 921 !

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Et nous voici plongeant sur Sebrayo que nous traversons en se disant, au vu du spectacle, que nous avons bien fait de ne pas choisir l’auberge de pèlerins de Sebrayo qui n’est pas, en cette saison du moins, des plus attractives. Elle se situe dans une ancienne école et il n’y a strictement aucun commerce ni restaurant autour.
La caravane continue à proximité de l’autoroute que l’on entend beaucoup et que l’on finit par voir et même passer dessous à nouveau avant d’arriver à Villaviciosa.

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Pour nous, ce sera la fin du parcours à pied, au moins pour aujourd’hui.

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Portail de l’église Santa Maria la Oliva à Villaviciosa.

Une étape de six kilomètres est dans nos possibilités mais, afin de coller avec notre calendrier, nous avons organisé une petite entorse à la règle pèlerine qui suppose que l’on doit marcher à pied. Nous prendrons le bus Alsa pour Gijon. Autre motivation, nous éviterons Oviedo et le Chemin Primitif, donc marcherons sur le Chemin de la Côte qui passe par Gijon, et nous savons, par expérience que les entrées de ville sont une horreur pour les marcheurs. Pollution, magasins, entrepôts, trafic automobile, camions etc.. Autant de bonnes raisons pour prendre ce bus pour couvrir les 27 kms qui séparent les deux villes. Une demi-heure de bus y compris les arrêts à proximité de Gijon. Le bus roule sur l’autoroute pour une grande partie du trajet.
Nous quittons notre topo de Rando Editions qui décrit l’autre parcours. A partir de maintenant, nous nous trouvons sans autre support de lecture et de route que ce que nous trouverons dans les offices de tourisme.

Nous connaissons un peu Gijon car, à notre retour, l’année dernière de Santiago nous nous y sommes arrêtés pour déjeuner. Nous étions, à ce moment là, en voiture de location.
A pied, cette fois-ci, nous allons à l’office du tourisme, qui se trouve au sein d’un ensemble moderne au sein même du port de plaisance.

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afin de nous inquiéter des logements disponibles. ll y a beaucoup de monde en ville. Le premier hôtel est complet. Il fait très beau et nous sommes samedi, il est évident que certains sont venus passer le week end au bord de la mer.
L’hôtel qui nous accueillera s’appelle le Robledo. Trois étoiles, il y a longtemps je suppose, car il est plus que vieillot ou désuet.
Tout est très ancien. Même la dame de l’accueil qui est cependant fort aimable. Effectivement, c’est très « vintage » ! Vieux, très vieux et pas beau. Nous hésitons à redescendre, mais la fatigue accumulée nous fait reculer devant une reprise des sacs à dos et nouvelle quête d’hôtel.
Nous resterons donc sans beaucoup d’entrain. Les vitres et double-vitrages sont sales, la salle de bain n’a pas du bouger depuis 30 ans.
Allons déjeuner. Nos pas nous ramèneront vers le restaurant évoqué plus haut, tombant littéralement dessus. Nous ne serons pas aussi enthousiastes que nous le fûmes l’an dernier mais le repas du menu sera, sommes toutes, convenable. Autre temps….
Retour à la chambre pour un peu de repos puis promenade au bord de mer. Nous qui ne voyons plus personne depuis bien longtemps sur nos chemins, sommes quelque peu étourdis par le monde qui se promène, qui chante, qui crie, qui joue. Beaucoup d’animation , à l’espagnole !
Nous ne trouverons pas de restaurant attirant ou alléchant mais que des gargottes à touristes. Après un détour, où nous assistons à un crêpage de chignon espagnol, deux jeunes filles qui en décousent sur le trottoir sous les encouragements de leurs ami(e)s, nous finissons par trouver une pulperia galicienne qui nous préfigurera ce que nous allons manger dans les jours qui arrivent et ce que nous avons mangé l’an passé lors de notre traversée de la dite Galice.
Nous serons très bien servis, trop même car un plat repart en cuisine à peine entamé tant les portions sont copieuses : pulpo al ajillo, pulpo a la galicienne, lacon con grelos (sorte de jambonneau chaud servi avec des feuilles de navet), pimientos del Padron. Soirée de détente même si nous sommes, avec la fatigue accumulée, tombants de fatigue. 45 Euros pour notre dîner.
Au lit donc et demain nous partons vers Aviles !

www.hotelrobledogijon.com/

Hôtel Robledo
Alfredo Truan, 2
33205 GIJON
00 34 985 355 940
Euros 64.20 Pdj et taxes comprises