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Saint Gilles- Aigues-Mortes

Réveillés par l’installation du marché.
Les vêtements n’ont guère séché, par manque de chauffage. L’hôtelier m’a dit qu’il « devait y avoir une bulle d’air qui empêchait l’eau chaude de venir dans le radiateur de la chambre » hier soir. Tellement fatigué que je n’ai même pas pensé à lui demander une autre chambre…
Enfin, c’est pour une nuit.
Nous voila dehors sur le marché à acheter un peu de casse-croûte pour midi. Il fait très frais mais beau. Achat de compeed à la pharmacie et en route. Nous avions prévu de suivre le canal jusqu’à Aigues-Mortes mais au vu de ce que nous avons reçu sur la tête hier, les berges du canal doivent être dans un bel état ! Effectivement.
Nous devrons trouver une autre route. A la sortie de Saint Gilles, un panneau : Aigues Mortes 34kms. Que du goudron, et en plus il semble qu’il va faire chaud.
A un moment, la route croise un poste de surveillance (écluse ?) du Canal. Je m’avance pour m’entendre dire ce que je craignais : à certains endroits « il vous faudra des bottes ». Je voulais suivre les berges… Donc, on continue la route.

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Peu de circulation, mais quel cagnard ! Tout droit, encore tout droit !

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Casse croûte et encore tout droit sur le côté gauche de la route, tantôt côte à côte, tantôt en file indienne.

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Puis nous trouvons la « grande route » qui va à Aigues-Mortes. Pire que la précédente car il fait toujours chaud bien sûr mais nous marchons sur une bande d’arrêt d’urgence auprès d’un trafic plutôt dense. Et ce sur plus de dix kilomètres. Après pas mal de détours, nous arriverons à notre hôtel situé sur le bord du canal, a trois cent mètres de l’entrée de la ville. Chambre très confortable, décorée « minimaliste », moderne trois étoiles. Cela change d’hier soir tant pour le confort que pour l’accueil.
Pas de table d’hôtes, donc il faut aller en ville. Cette journée nous aura vu, en tout, marcher au moins 37kms. La pèlerine a beaucoup d’ampoules qu’elle soigne consciencieusement sans se plaindre.
Bonne nuit tranquille dans l’air conditionné.

www.hotel-canal.fr
Nous avons payé Euros 70

Fontvieille – Saint Gilles

Départ 8h45. Bien dormi, au calme. L’hôtesse, avant que nous ne partions, tient à en savoir un peu plus sur le pèlerinage de St Jacques et je lui dresse, en quelques minutes, un tableau rapide des points de départ, de l’histoire du pèlerinage etc.. en fait, je crois que ce qui l’intéressait, à juste titre d’ailleurs, était de comprendre quel marché elle pouvait tirer du passage d’éventuels pèlerins pour sa structure d’accueil. Bien compréhensible.

A son tour, une fois réglée la chambre, elle nous conseille sur le meilleur chemin pour aller franchir le Rhône sans suivre la RD qui, au dire de l’office du tourisme, pourrait être très fréquentée. J’avais prévu de suivre le Canal Viguièras. Nous monterons vers la Chapelle St Jean et à gauche et toujours tout droit, nous tomberons sur le Canal.

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Il fait beau mais devant nous se dressent à l’horizon des nuages gris bien peu engageants.
Nous longeons le Canal sur des kilomètres, tantôt marchant sur un beau petit chemin tantôt dans des portions herbeuses et bien humides.
L’aspect du ciel préfigure l’après-midi que nous allons passer !

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Nous avons droit à un moment d’émotion, surtout pour Odile, quand nous passons à l’aplomb de maisons situées en contre-bas de la digue, maisons abritant des chiens peu sympathiques.
Jusqu’au moment où nous voyons débouler trois d’entre eux, ensemble, bien décidés à en découdre. Odile passe devant, je reste derrière avec le bâton de marcheur déployé et prêt à distribuer…. Je n’aurais pas à m’en servir car, comme souvent, beaucoup de bruit dans l’esprit du chien, je le suppose, doit suffire à dissuader l’intrus. Effectivement, dès que nous franchissons le coin le plus éloigné de leur propriété, le trio repart d’où il est venu.
Une autre maison nous offre un nouveau concert mais sans sortie des gardiens à quatre pattes.
C’est dire si longer le Canal Vigueras à pied peut se faire dans un concert d’adrénaline et d’aboiements ! Nous en verrons d’autres !
La pluie arrive. Les ponchos et les guêtres sont sortis et la caravane passe sans les chiens cette fois-ci. Traversée d’Arles après achat du casse-croûte, traversée du Rhône par le pont de Trinquetaille et en route pour St Gilles.

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Casse croûte au pied d’une croix à la sortie de l’agglomération d’Arles avant la traversée de la partie de Camargue prévue au programme. Là, il ne pleut plus depuis un moment.
Une demi-heure après, le ciel s’obscurcit brutalement et nous ressortons les ponchos et guêtres que nous ne quitterons pas avant le soir.
C’est un véritable déluge que nous subirons pendant plusieurs heures.

Il n’y a aucun endroit pour s’abriter et nous devons marcher contre le vent. La route est trempée, les bas-côtés aussi, nous aussi ! Nous avançons, mais la pèlerine, par moments, ressent des douleurs à la hanche qui l’handicapent beaucoup. Elle continue, bien courageuse. Le déluge tombe toujours et nous ne pouvons qu’avancer car la Camargue est bien plate et bien vide d’abri dans ce cas là.
C’est bien fatigués que nous arrivons à Saint-Gilles où notre chambre d’hôtel est réservée.
Tous nos vêtements sont trempés malgré l’excellent équipement qui est le nôtre. A tordre.
Le chauffage dans la chambre ne fonctionne pas. Par contre le sèche-cheveux aura, ce soir là, bien fonctionné. Repas bien ordinaire avec un vin tout aussi ordinaire. Avant de nous coucher, je demande et obtiens un tas de journaux afin d’absorber l’humidité des chaussures pendant la nuit. La hanche d’Odile va mieux.

www.hotel-le-cours.com
Nous avons payé Euros 63.40, petit déjeuners compris