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La Barthe de Neste – Bagnères de Bigorre

Petit déjeuner à 7h45. Départ à 8h30.
Pensons à notre halte d’hier soir et nous demandons comment cet hôtel peut encore se prévaloir de deux étoiles NN !
Nous revoilà sur la route donc pour une étape qui s’avèrera tranquille mais physique.
Nous montons et descendons tout la journée des collines ou mamelons assez pentus qui se succèdent à cadence rapprochée.
Nous passons par les Baronnies.
Au loin, le château du XII° siècle de Mauvezin, l’abbaye d’Escaladieu. Nous rencontrons beaucoup de chiens sur lesquels il faut « gueuler » plus fort qu’eux pour qu’ils se décident à vous oublier. Pas réellement menaçants, mais il faut les surveiller, l’on ne sait jamais.
Le repas sera sommaire car les villages sont rares et pour la plupart déserts. Au menu, nous aurons la fin du cake acheté il y a quelques jours à Saint-Lary, quelques abricots secs et ce sera tout. Nous avions bien, hier soir, acheté des « en-cas », sortes de yaourts coupe-faim, mais ils sont tombés par terre dans la matinée et nous avons dû les manger sur le champ et dans le champ !
Temps ensoleillé sur le départ et pendant une heure puis gris et frais sur le parcours. Nous avons rencontré, outre les chiens, deux personnes qui nous ont annoncé une pluie imminente.
En fait, ce n’est qu’à notre arrivée à Bagnères de Bigorre qu’il tombera trois gouttes.
Pour la première fois sur notre route, quelqu’un s’est arrêté pour nous proposer de nous emmener plus loin dans sa voiture ! Je crois que cela la seule personne sur près de 1 800kms ;
Nous arrivons à Bagnères à 15h00 et gagnons l’hôtel où nous avons réservé hier soir. Il est situé juste en face du Centre thermal. Hôtel simple, qui abrite quelques curistes.
L’accueil est très souriant, la chambre vaste et très propre, apparemment récemment refaite.
Douche et jambes en l’air. Petit tour en ville mais la fatigue et le temps n’incitent pas beaucoup à la promenade.
Dîner « pensionnaire », soupe de cresson, brandade de morue, fraises fraîches.
Sympa, à recommander pour la simplicité et la sincérité de l’accueil entre autres.

Notre étape 65,84 Euros tout compris y compris le demi de vin rouge.

Saint Bertrand de Comminges – La Barthe de Neste

Départ à 8h50. Nous descendons vers la route RD 26, traversant un parking où un couple de camping caristes prend le petit déjeuner au pied sa camionnette en écoutant la radio. Un salut de loin et nous tournons à gauche pour nous diriger, d’un bon pas, vers notre prochaine étape.
Parcours plat, au soleil, sans beaucoup d’intérêt, toujours sur le goudron. Comme nous n’avons pas de provisions, à l’exception de barres de céréales, nous sommes en quête soit d’une épicerie soit d’un restaurant.
A vrai dire, pour le repas de midi, il sera rare de trouver un restaurant ouvert sur notre parcours et de trouver une épicerie dans les petits villages traversés.
A Tuzaguet, que nous venons de traverser, à la sortie ouest du village, nous tombons sur un restaurant. Nous nous approchons et dès l’entrée une jeune fille paraît surprise de nous voir.
Nous attendons qu’elle interroge sa mère, raison pour laquelle elle vient de disparaître.
Elle réapparaît souriante pour nous demander de nous avancer dans la cour où la maîtresse de maison, qui n’attendait personne, décide de nous recevoir. Belle salle chauffée. Nous choisissons le menu à 12 euros et la fête commence : jambon de pays, cassoulet fait d’hier, cannelé ou macaron pour le dessert, le tout arrosé de vin du Béarn rouge sympathique.
Aimable conversation de notre hôtesse. Nous resterons 1h30 à cette halte dont nous conservons un excellent souvenir.
Départ sous le soleil pour une surprise. A 50mètres du restaurant, nous tombons sur quatre chiens sur le bord de la route. Je m’attends à devoir déballer mon bâton de marche pour dissuader nos amis à quatre pattes, quand, émerveillement, je vois Odile qui passe devant les chiens en chantonnant l’Auvergnat sans sourciller alors qu’elle a une peur bleue des chiens !
Miracle du vin du Béarn ?
C’est tranquille que nous suivons la petite rivière puis une route départementale qui n’en finit pas sous le soleil et nous mène à 16 heures à notre destination.
Village bien tranquille si ce n’était une route départementale qui le traverse et qui est, du moins au moment où nous sommes passés, sujette à un trafic soutenu.
Le souvenir de cette étape n’est pas le village mais l’hôtel.
Vintage diraient les jeunes d’aujourd’hui. Il semble avoir été construit dans les années soixante dix (soixante ?) et que peu de travaux, ni améliorations, ni peut être de nettoyage aient eu lieu depuis. La chambre est plutôt douteuse, la moquette souillée, la salle de bains d’époque et les WC chimiques. Le problème est qu’il n’y a rien d’autre d’ouvert…
Repas de type cantine en compagnie de quatre ou cinq maçons qui semblent vivre temporairement dans cet endroit.
Nuit mémorable car le sommier est complètement défoncé et Odile et moi luttons pour ne pas tomber au centre. La meilleure position est de s’accrocher au côté du sommier….
La nuit est animée par le bruit des WC chimiques des voisins et par la ventilation de la boulangerie voisine.
A mon sens, avant de choisir cet hôtel, au moment de la définition des étapes, je pense qu’il vaut mieux s’arrêter où nous avons déjeuné, cinq ou six kilomètres avant et organiser l’étape suivante en conséquence. Ce point de vue s’adresse à celle ou celui qui souhaite voyager dans le calme et le confort. Bien sûr chacun sera libre de choisir son style d’étape, selon ses possibilités.
Inutile de dire que nous prévoyons un départ de bonne heure.

Notre étape : Hôtel de l’Officier ; la Barthe de Neste 05.62.98.21.39
Nous avons payé Euros 64 pour la demi-pension pour deux.
La chambre est facturée 32 Euros.

 

PS : Cet établissement a changé de mains et, selon toute évidence, est devenu un lieu d’accueil qui semble bien sympathique désormais.

https://plus.google.com/112995648245254033429/about?gl=fr&hl=fr

Restaurant du déjeuner : Domaine Lou Castet, 34, route de la Barthe de Neste 65150 TUZAGUET 05.62.98.98.00 – 2 repas du Terroir 12 x 2, vin à 12,5 euros + 2 cafés 4 euros

www.domaine-loucastet.fr

Moncaup – St Bertrand de Comminges

Départ à 8h40, comme d’habitude. Cycle de préparation habituel. Réveil à 7h, Odile passe à la douche. Pendant ce temps, je range mes affaires et prépare mon sac. Quand elle revient, je passe à la douche et elle range à son tour ses affaires et sac. Petit déjeuner et nous voila dehors quel que soit le temps.
Aujourd’hui, il fait gris et frais. Les sommets sont tous accrochés par de gros nuages et les ours qui nous entourent (de loin) ne doivent pas non plus avoir bien chaud !
Mais il ne pleut pas, c’est déjà pas mal. Nous continuons notre ascension du Col des Ares en suivant la route quasi déserte.
Nous passons à Ste Anne, et en haut du col bien connu des cyclistes du Tour de France, au moment d’attaquer la descente par la route, décidons, une fois n’est pas coutume, de descendre par le GR vers Ore pour rejoindre la D 33. Chemin encaissé entouré de jolis prés mais par endroits couverts de cailloux roulants , descente assez soutenue.
Cette D 33 supporte un trafic assez important de camions espagnols surtout et de véhicule de tourisme se rendant ou venant du tunnel de Viella qui permet un accès facile à l’Espagne.
longeons la route à gauche, sans cesse bousculés par le passage des poids lourds qui ne ralentissent en rien. Le poids du sac et les coups de vent créés par les camions font que quelquefois l’équilibre du pèlerin peut être menacé. Le béret, à plusieurs reprises, tombe au sol, bien sûr, mais la caravane passe. Marre de cette route. Nous traversons sur la droite de la route le village à l’écart de la route de Galié, havre de paix. A la sortie de Galié, carrefour où nous retrouvons la RD 33 que nous traversons.
Sur ce carrefour, il y a un snack. Bien qu’il ne soit que 11h45, une halte est unanimement décidée et en terrasse pour la première fois depuis notre cheminement, nous mangeons un croque monsieur, une portion de frites, avec ¼ de rouge et deux cafés pour 16 euros.
Nous repartons. Notre topo nous éloigne de la RD 33, nous fais franchir la Garonne et longer sur un chemin à travers champs, parallèle à une petite route et à la voie ferrée qui mène à Luchon. Nous arrivons à Loure Barousse à 13h15. Il nous faudra attendre jusqu’à 15h la réouverture du Shopi local. Nous attendons à proximité car nous devons absolument acheter le repas du soir car l’hôtel prévu pour ce soir ne sert pas de repas et il n’y a pas de restaurant ouvert le soir à St Bertrand de Comminges ! Dès la fermeture de la basilique à 18h, le village se vide et les quelques marchands présents sur le site ferment eux aussi.
Les achats effectués, nous continuons notre marche et visitons gratuitement Valcabrère en entrant par le cimetière en toute innocence. Bel endroit dans lequel nous verrons, exposé dans une vitrine, le bourdon d’un pèlerin enterré ici au XI° siècle !
Arrivons à 16h à St Bertrand où l’arrivée a été marquée par la montée d’un escalier dont nous nous serions bien passés.
A gauche de la Basilique, se trouve un bureau de tourisme où nous faisons tamponner nos credentiales. La jeune fille, à la réception, nous dit d’aller aussi au Presbytère pour recueillir la credentiale « religieuse ». Ce que nous faisons. Nous aurons donc deux traces de notre passage à St Bertrand.
L’hôtel du Comminges est devant la Basilique. Nous voici installés dans une belle chambre au sein d’une maison ancienne pleine de charme. Notre hôtesse est accueillante.
Douche et jambes en l’air dans un ordre différent selon que l’on soit monsieur ou madame !
En général, c’est Madame qui attaque la douche la première. Pendant ce temps, coup de fil à l’hôtel de l’Officier à la Barthe de Neste pour réserver la nuit suivante.
Sortie pour visiter la Basilique, faire le tour du village, boire une bière solitaire en terrasse, retour dans la chambre pour le repas froid. Nuit calme.

Notre étape : Hôtel du Comminges, Face à la Cathédrale St Bertrand de Comminges 05.61.88.31.43
Chambre à 45 euros + 12 pour deux petits déjeuners.

Saint-Lary – Moncaup

Départ de Saint-Lary à 8h40.
Il fait beau et frais, le port du béret et des gants semble incontournable. Nous revenons sur la route du col située à quelques dizaines de mètres de notre hôtel. Et tout de suite, cela monte ce qui paraît normal quand l’on quitte une altitude de 670 mètres pour rejoindre le haut du col à 1069 mètres !
Nous suivons la route bien calme et arrivons à Portet d’Aspet, village de montagne bien agréable que nous traversons sur la même route et continuons notre progression vers le col.

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Nous couperons plusieurs virages par un chemin qui paraît ancien signalé comme GR 78 et qui passe par endroits dans de belles allées de buis. Odile coupe un brin de buis pour je ne sais quelle destination ! Le haut du col est atteint sans que nous n’ayons rencontré qui que ce soit.
La descente de l’autre côté nous semble moins agréable, plus pentue et surtout dans la grisaille. Et cela n’en finit pas de descendre vers Sengouagnet que nous atteignons après avoir longé une route un peu plus passante. Auparavant, Odile aura laissé son brin de buis sur le monument rappelant l’endroit où le coureur cycliste Casartelli a trouvé la mort au cours d’un Tour de France.
A l’entrée de Sengouagnet, un carrefour au soleil nous propose une halte casse-croûte, distraits que nous sommes par quelques cyclistes qui s’essayent à monter le col de Buret.
Fromage des Pyrénées, pain dérobé au petit déjeuner parce qu’il n’y avait aucun commerce ouvert, ce matin à l’hôtel, cake acheté hier soir dans la boutique de l’hôtel de Saint-Lary et c’est à notre tour de repartir pour Juzet d’Izaut.
Attaquons le col de Buret puis le Col des Ares.
La route est longue, il fait chaud mais nous avançons sur une route tranquille mais toujours et encore sur le goudron.
Nous montons et descendons au gré de la topographie profitant de l’ombre dès que cela est possible. Passons devant la scierie au pied de Cazanous, remontons encore pour arriver à la hauteur de Moncaup que nous voyons sur la gauche. Petit bourg dans lequel nous avons fait notre réservation.
Surprise, le gîte est vide. J’appelle le numéro de téléphone auquel j’ai réservé. Véronique notre hôtesse nous dit de descendre vers le village et elle vient à notre rencontre.
Chaleureux accueil, rafraîchissements.
Il est acquis que nous dormirons dans la chambre d’hôtes et non pas au gîte. Véronique attend un groupe pour le lendemain et tient à ce que le gîte soit prêt et propre à la première heure. Nous voila briefés. Douche et jambes en l’air, promenade dans le village avec le patou de la maison, fort accueillant celui-là.
Soirée tranquille autour d’un lapin maison grillé et d’un madiran de bonne facture. Il pleut fort pendant notre repas pris en compagnie de nos hôtes. La température a bien baissé.
La nuit dans la chambre est fraîche sans chauffage mais sommes bien couverts par quantité de couvertures et de couvre-pieds.
Nous retiendrons de cette étape le calme de l’endroit et surtout la bonne humeur et l’accueil de nos hôtes Véronique et Manu qui nous ont beaucoup parlé de leur pays et des ours en particulier.

Notre étape : Gîte d’étape – Le Bergerot – 05.61.96.72.83/06.86.54.18.34
Nous avons payé Euros 60 pour le coucher et le couvert pour deux.

Saint-Lizier – Saint-Lary

9933_20110406152911Premier avril 2006. Nous ne suivrons pas le topo Véron qui s’arrête à Castillon ou Argein. Nous irons à St Lary. Il nous faut nos 25 kilomètres par jour !
Nous quittons notre hôtel à 8h45 en longeant la route de Saint-Girons sur deux cent mètres, la traversons et montons sur la droite le chemin qui passe en balcon sur Saint-Girons. C’est souvent que le matin nos yeux ne lisent pas bien le topo et il nous faut à nouveau redescendre un peu pour prendre la bonne direction. Il fait beau et le chemin est agréablement calme.
Nous panachons le GR et le chemin Véron jusqu’à Moulis puis prenons la RD 618 jusqu’à Audressein. Sur notre gauche, l’auberge d’Audressein où nous aurions bien aimé faire étape, tant elle a l’air accueillante. Plus loin, un petit détour vers l’église d’Audressein. Halte sous le porche, coup d’œil sur les fresques extérieures. L’église est fermée, pas de chance.

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Nos pas nous font traverser les villages de la vallée de la Bellelongue montant le côté ariégeois du col de Portet d’Aspet. L’architecture des maisons commence à changer et l’on sent que nous entrons dans un monde de montagne avec des lauzes, des ardoises et de belles pierres. Il fait gris et quelques gouttes mettent les ponchos en alerte mais pas encore en action.
Nous sentons que le climat n’est plus le même au vu de la végétation qui n’est pas aussi avancée que celle que nous sommes en train de quitter. De nombreux torrents apportent leur part de fraîcheur. Nous montons toujours et finissons par arriver à Saint-Lary, lieu de notre étape. Beau petit village pyrénéen.
Nous sommes fatigués et morts de faim car, à midi, le repas s’est limité à un croissant et une barre de céréales chacun.
Nous filons à l’hôtel où un accueil sympathique nous réchauffe. Notre chambre n’est pas très grande mais douillette. Tout le confort nécessaire. Ce sera donc douche et jambes en l’air.
Au vu de l’effort de la journée, nous nous traitons bien et demandons le menu à 27 Euros, menu gastronomique de la maison. Foie gras avec gelée de pétales de roses, cuisses de grenouille, magret, fromage de la fromagerie locale et un cake à l’orange. Madiran pour arroser cela et au lit. Il fait frais, nous devrons demain passer le Col de Portet d’Aspet, notre premier col sur le magnifique chemin du Piémont Pyrénéen que nous ne regrettons pas d’avoir pris

Notre étape : Auberge de l’Isard. 05.61.96.72.83 http//www.ariege.com/aubergeisard
aubergeisard@aol.com
Nous aurions dû payer Euros 88 pour deux en demi-pension mais nous avons changé de menu au total nous avons payé 134,80 euros, bar, vins, cafés et le casse-croûte du lendemain acheté à la boutique de l’hôtel.
Pour information, la chambre Euros 40 + 12 (2 petits déjeuners)

Le Mas d’Azil -Saint-Lizier

Il fait beau, il est 9heures. En route !
La route est tranquille, nous sommes toujours sur le goudron que nous ne quitterons réellement qu’en Espagne. Les vues sur les Pyrénées sont des plus belles et nous aident à passer le temps. A midi, casse-croûte au soleil sur le bord d’un petit ru.
Dès notre départ de l’endroit du casse-croûte, une difficulté. Le guide dit de monter à droite.
Un panneau sur place nous dit que le chemin est privé et que l’on ne doit pas passer.
Une dame qui quitte la maison voisine nous dit qu’effectivement « avant, l’on passait, mais aujourd’hui, les propriétaires sont las des problèmes créés par les marcheurs, certainement un problème de bêtes et clôtures ». Elle nous conseille de faire le tour de la colline en suivant la route qui descend. Nous ferons deux kilomètres de plus et retrouverons le chemin que nous aurions dû suivre plus bas.
Avant d’arriver à Saint-Lizier, nous montons une côte qui semble n’en plus finir et bien au soleil. Elle est plutôt casse-pattes pour des personnes ayant marché presque 25 kms.
En descendant vers Saint-Lizier, à droite, nous découvrons un magnifique paysage de verdure dans lequel vient s’inscrire l’Evêché et l’église romane.

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Nous visitons l’église et le cloître, déserts, en arrivant et patientons sur la place en attendant l’ouverture de l’office du tourisme prévue dans quelques minutes.
Nous y sommes accueillis par une charmante dame, en compagnie du curé de l’église de St Lizier, fort sympathique lui aussi. Une photocopie de nos credentiales est faite « pour montrer au président de l’association jacquaire locale ».
Nous descendons vers l’hôtel de la Tour où nous avons réservé. Fermé. J’appelle l’office du tourisme qui à son tour contacte le propriétaire. Ma réservation n’est semble-t-il pas arrivée jusqu’à eux. Il accepte de nous loger quand même mais il a l’air perplexe. La réservation le préoccupe. Nous nous installons dans une mignonne chambre au deuxième étage, comme d’habitude, avec une belle vue sur la rivière. Confort parfait dans un établissement simple mais agréable.

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Nous devrons aller dîner 500 mètres plus loin. Odile a besoin de trouver une pharmacie, donc nous marcherons un peu plus loin. Nous dînerons en revenant dans le restaurant indiqué par l’hôtelier, dîner très ordinaire. Nuit calme et petit déjeuner fort copieux.

Notre étape : Hôtel de la Tour, 70, rue du Pont – ST LIZIER 05.61.66.38.02
Nous avons payé Euros 48 petit déjeuner compris pour deux
Repas au restaurant Chanteraine : 2 repas 20 euros x 2 + euros 20 pour deux pichets d’une demi-litre (il y a dû avoir une erreur !)
www.chanteraine.com

Pamiers – Le Mas d’Azil

Départ à 8h 30 de Pamiers par le pont sur l’Ariège en suivant la D10. Cette étape ne restera pas parmi les plus belles. Nous sommes auparavant allés au huit à huit de la place sur laquelle nous avons bu un verre hier pour nos achats traditionnels. Est-ce l’heure matinale ou son état normal mais la caissière à laquelle nous demandons notre chemin en payant nos courses semble tétanisée par la question et n’arrive pas à sortir une réponse cohérente. C’est dans le souvenir de notre promenade d’hier que nous avons trouvé notre chemin.
Longue montée sans trop de trafic sur la route RD 110 que nous avons trouvée sur la gauche.
En haut de cette montée, nous rencontrons un monsieur qui semblait cueillir des plantes sur le bas côté de la route. Je lui demande s’il récolte des plantes médicinales. Que non ! Il récolte des asperges sauvages (repountous en occitan ou quelque chose comme cela)
Il faut, selon lui, les faire bouillir avec du vinaigre et les manger en omelette. Bon appétit !
Un peu plus loin, l’action de la côte précédente et du soleil nous fait enlever les pulls avec lesquels nous démarrons généralement les étapes.

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Beaux paysages, côtes et descentes se succèdent. Nous prenons une petite route à gauche plus tranquille encore que celle sur laquelle nous étions. Nous rencontrons un berger irlandais noir et blanc qui nous semblait garder un modeste troupeau de moutons. Il vient vers nous, flaire, semble se désintéresser. Puis il nous suit à bonne distance. Il se rapproche et vient près de nous. Il nous accompagnera sur plusieurs kilomètres, semblant ignorer des rencontres que nous faisons (un monsieur dont le berger allemand aurait pu en faire une bouchée puis un groupe de chiens de garde heureusement derrière leur enclos dont ce chien semble vouloir nous défendre)
Je dois faire semblant de lui jeter des pierres et lui crier après pour qu’enfin il se lasse de nous suivre. Peut être est il remonté vers le troupeau ?
Nos pas nous amènent à traverser une forêt assez importante, vers Limouzy, où les chenilles processionnaires abondent. J’en écrase des quantités mais la tâche est immense.

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Je finis par me lasser et les laisser processionner à leur guise. Je me rendrai compte dans quelques jours que j’aurais mieux fait de passer mon chemin sans en écraser une seule.
Nous descendons maintenant sur Montségur Plantaurel. Belle région, très accidentée et très verte. Calme complet. Au détour d’un virage, surprise, à proximité de la ferme de Moulat.
Deux gros bergers pyrénéens, patous, sales, l’un ayant une chaîne brisée autour du cou, nous attendent un peu plus bas au milieu de la route en aboyant copieusement sinon furieusement.
Sortie du bâton télescopique, réglage à 1m30, et on avance doucement …. Odile suit de près et respire profondément, apparemment terrorisée. Plus nous avançons, plus les aboiements se renforcent et un des deux chiens commencent à nous tourner autour en aboyant.
Je tiens le bâton en arrière pour le dissuader d’attaquer ce qu’il ne fera d’ailleurs pas. Dès que nous avons franchi les limites de leur domaine, ils se calment. La caravane est passée, Odile respire à fond et la marche reprend sur un pas plus léger.
Nous atteignons Montségur Plantaurel et cassons la croûte à proximité d’une maison de séjour et en face de l’école maternelle où Odile va demander de l’eau. Les enfants lui demandent « où allez vous ». Elle répond à St Jacques de Compostelle et l’un d’entre eux dit « Oh, c’est loin çà !». Comme le village est situé sur le chemin historique, les enfants ont dû avoir droit à une petite leçon sur le sujet.
Nous reprenons la route par une longue ascension, avec le soleil toujours à gauche, et pas de café ouvert pour faire passer notre casse-croûte, ni de fontaine. Nous longerons dans cette montée, sur la gauche de la route, un joli torrent dans lequel nous n’hésiterons pas à tremper nos pieds échauffés dans l’eau fraîche. C’est vrai que cela fait du bien. Il semble que l’on sent le sang refluer vers le haut….
Longue descente vers le Mas d’Azil. A droite en arrivant, l’office du tourisme où une jeune fille tamponne nos crédentials sans sourciller et nous donne un accueil fort aimable. Puis, nous continuons vers le centre du village, vers l’hôtel Gardel où nous avons réservé notre étape. Fermé. Nous attendons une bonne heure dehors mais il fait bon au soleil.

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La patronne nous accueille gentiment et nous indique notre chambre qui donne sur la place du village. Cette chambre a dû être rénovée à la fin des années soixante et à vrai dire quand on arrive fatigués, désireux de confort, cela surprend !
Nous en verrons d’autres ! Nous sommes apparemment les seuls clients de l’hôtel. Douche et jambes en l’air et à 19h 30, comme convenu, nous descendons dîner. Excellente charcuterie, excellent cassoulet, notre premier depuis le départ, et une glace accompagnée de vin rouge en carafe. La propriétaire nous fait l’honneur de sa sympathique conversation. Pendant ce temps, sa fille re-mettra la télévision en marche dans notre chambre et nous pourrons consulter la météo, ce qui est devenu, entre-autres un sujet de préoccupation quotidien.
La nuit sera bonne et le petit déjeuner du même acabit que le dîner de la veille.

Notre étape : Hôtel Gardel, place du Champ de mars – LE MAS D’AZIL 05.61.69.90.05
Euros 70 pour la demi-pension pour deux.

Mirepoix – Pamiers

Départ de Mirepoix à 9h pour Pamiers, toujours vers l’ouest !
Première visite pour le huit à huit et l’achat du casse-croûte, devenu un rituel désormais.
Pai et tranches de rosette et sablé à l’orange, voilà le menu du jour. Nous sortons de Mirepoix par le pont sur l’Hers, assez fréquenté, en cette heure
matinale puis virons à gauche. Plus de voitures. Nous sommes sur la RD 625.
Toujours sur la route et le goudron, nous avançons dans un environnement frais et calme. Puis la chaleur vient. Halte ambre solaire et nous continuons ainsi jusqu’à l’heure du déjeuner.
Casse croûte à la sortie d’un pont qui franchit à nouveau l’Hers. Le pont est à voie unique et nous devons rentrer les pieds à chaque (rare) passage de véhicule afin de ne pas se faire blesser.
Un cycliste britannique nous salue et nous dit que l’endroit est beau, qu’il est anglais et en retraite depuis peu. Moi aussi mais pas anglais !
Nous continuons sur Pamiers dans de beaux paysages et sur un chemin bien plat, profitant de belles vues sur les Pyrénées au soleil. Aujourd’hui ce sera une étape d’environ 28 kms.
L’arrivé à Pamiers, par la Tour du Crieu est décevante comme c’est le cas de pas mal de villes car nous devons traverser une zone commerciale assez longue avec pas mal de trafic automobile et traverser sur un pont une voie rapide ce qui ajoute au stress. En ville, un arrêt à l’office du tourisme nous permettra de faire tamponner nos crédentiales. Accueil d’un monsieur particulièrement aimable et motivé.
Nous continuons vers notre hôtel. Il fait toujours chaud pour cette fin mars. L’hôtel se trouve, comme d’habitude, en haut et notre chambre au deuxième comme il se doit !
Hötel modeste, chambre modeste.
Jambes en l’air, douche. Nous repartons pour une promenade intitulée sur le guide, « évocation du chemin de St Jacques ». Très décevante. Pas grand-chose de remarquable et églises fermées. Petite et modeste participation à l’économie locale sous la forme d’un verre de bière en terrasse sur la place centrale et retour à l’hôtel pour un dîner à 20 Euros (croustade de champignons quelconque, brochettes d’aiguillettes de canard et glace, le tout arrosé d’un cabardès). Nuit calme, nous sommes certainement les seuls clients de l’hôtel à l’exception d’une dame que nous verrons le matin au petit déjeuner. Le petit déjeuner est très quelconque.

Notre étape : Hôtel Le Roi Gourmand, 21, rue Pierre Sémard – PAMIERS 05.61.60.12.12
www.hotel-roigourmand09.com
Euros 49 + petit déjeuner 6 – menu 17 euros + vin 13,50

Fanjeaux – Mirepoix

Départ 9h. Il a plus la nuit dernière. Nous devons remonter la pente descendue hier pour arriver à la chambre d’hôte. Une lecture rapide (trop rapide !) de la carte nous indique le chemin.
Seulement, la mémoire est vite vidée et arrivés en haut de la côte sur ce chemin devenu boueux et sur lequel la terre colle aux chaussures, nous avons vite fait de nous perdre, une fois de plus ,durant ces deux derniers jours.
A la boussole encore, nous trouvons un chemin qui semble aller dans la bonne direction. Il fait gris et nous traversons l’environnement d’une résidence secondaire. Heureusement qu’il n’y a ni chien, ni personne !
Dans la descente, une goutte, puis deux. Deux justement précautions valent mieux qu’une. Pendant que nous sommes en train d’enfiler ponchos et guêtres, le déluge arrive. Pendant vingt minutes ce ne sera que pluie et vent forts. Cela cesse un peu plus bas. Nous avons fait un beau crochet. J’interroger le chauffeur d’une voiture immatriculée dans le coin qui me dit que c’est par là qu’il faut aller. Encore un détour d’environ trois kilomètres.
Nous atteignons Hontoux après force vent et force côtes mais il ne pleut plus. Le paysage est bien vert et bien beau, vallonné et la vue porte loin. Nous apercevons dans le lointain le village de Montréal que nous reconnaissons à sa cathédrale. Hontoux est un village perché dans lequel nous sommes montés pour tenter de trouver du ravitaillement. Il n’y a rien.
Nous devons redescendre et nous engager sur le GR 7, fort clairement balisé. Mais c’est le début de la gadoue. Une montée raide après avoir traversé la RD 463, semble avoir été labourée par des motos de cross à la belle saison. Il en résulte qu’après la pluie violente de la nuit et du matin ce GR 7 est devenu un bourbier en côte quasiment impraticable. Nous passons quand même après de belles glissades et chutes. Pas sympa. Le vent ne cesse pas et nous atteignons le plateau sur lequel nous décidons de quitter le GR et de rejoindre le parcours décrit par le guide Véron.
Près de l’église de Seignalens, petit bourg très tranquille, nous nous arrêtons pour grignoter des barres de céréales en guise de repas puisque le ravitaillement à Hontoux s’est avéré impossible. Comme quoi il faut toujours avoir de la réserve !
Le temps est revenu au beau et calme et nous suivons une ancienne voie ferrée qui nous conduit sans efforts à Mirepoix. Il nous faut penser d’ores et déjà, au vu de l’expérience d’aujourd’hui, à chercher des sandwiches et gâteaux pour apaiser la fringale. Nous en profitons pour jeter un coup d’œil dans la cathédrale St Maurice après un tour de la vieille place et à la pharmacie. Direction l’hôtel maintenant.
L’hôtel est flambant neuf mais fermé. Nous appelons le patron qui arrive toutes affaires cessantes pour nous installer. Belle et vaste chambre. Tout le grand confort.
Traditionnelle partie de jambes en l’air et douche.
Ce soir, repas gastronomique à base de salade gourmande avec foie gras, agneau en croûte, crêpe à la pomme et un cabardès de derrière les fagots ! L’accueil en salle par le patron vu tout à l’heure est plutôt sympa. Les tables sont bien espacées. Le pèlerin se requinque.
Une bonne nuit au calme suivie d’un petit déjeuner tout à fait quelconque. Dommage.

Notre étape : Hôtel Les Minotiers, 55, avenue du Mal Foch – MIREPOIX – 05.61.69.37.36
Euros 55 pour la chambre, menu à 29 euros + vin 15.90 et petit déjeuner 5.50 chacun.

Maquens – Fanjeaux

Départ 9 heures. Vent fort dans le dos, nuages du « marin ». Aujourd’hui ce sera une longue étape, plus de trente kilomètres car nous n’avons pas trouvé de logement qui nous convienne à Montréal. Nous irons, par les petites routes près de Fanjeaux.
Nous suivons sans difficultés le topo du guide Véron depuis Narbonne mais, en sortant de Maquens, nous nous trompons de route. Nous allons donc sur notre route directement à Lavalette. Le bas-côté n’est pas facile à pratiquer mais la circulation est faible. Traversons Arzens où nous achetons le casse-croûte pour le dévorer sur un banc au vent, toujours et encore au vent ;
Pain, brie, jambon. Bouteille d’eau. Une jeune fille qui rentre chez elle déjeuner nous salue.
Nous repartons vers Montreal. La route est calme mais les bosses succèdent aux descentes et nous trouvons moins de vignes au fur et à mesure de notre avancée vers l’ouest et davantage de cultures et prés.
L’environnement est très calme, les voitures rares. L’arrivée à Montréal se fait à la suite d’une longue marche sur un chemin très agréable tracé sur une ancienne voie ferrée.
La visite de la cathédrale s’impose, petite halte de recueillement dans une quasi obscurité.
En route pour Villeneuve les Montréal où nous manquons notre chemin et donc demi-tour grâce aux indications d’une vieille dame du pays.
Et nous remontons et redescendons des collines. Il faut dire que les indications sont rares et c’est la boussole que nous trouvons l’orientation, le topo n’étant pas très clair et nous non plus car la fatigue commence à se faire sentir.
La boussole nous dit que c’est par là mais nous sommes au pied d’une grande colline… où à mi-côte je me dirige vers des viticulteurs en train de nettoyer leur vigne. Manque de chance, ils ne connaissent pas l’endroit dont je leur demande le chemin. Continuons à faire confiance à la boussole. Odile qui monte moins bien qu’elle ne descend les pentes suit de loin. Les jambes sont lourdes, les sacs le deviennent aussi.
Au loin, nous voyons Fanjeaux et savons désormais que nous sommes sur la bonne voie.
De l’autre côté, nous descendons sur un chemin qui traverse les champs. En bas, nous tournons à droite et par chance arrivons devant la chambre d’hôte. Nos hôtes sont sur le palier, rentrant de courses. Bon accueil, nous montons (encore !) dans la chambre qui est vaste, propre et claire. Jambes en l’air, douche ou en sens inverse selon que l’on soit monsieur ou madame, et dîner à la table d’hôte. Simple comme le petit déjeuner du lendemain, la tête un peu endolorie par la boisson de la veille au soir où nous avons consommé peut être un peu trop un vin blanc du coin servi bien frais à l’apéritif.

Notre étape : Les Tisseyres, 50, route de Carcassonne – 11270 Fanjeaux –04.68.79.04.78/06.19.28.86.49
http://monsite.wanadoo.fr/les-tisseyres 90 euros