Tous les articles par Francis

Larrasoaña – Pamplona

16.04.06

Rituel. Réveil, toilette, préparation du sac, petit déjeuner, l’addition et en route. Départ de la pension à 8h30. Nous longeons la rivière Arga dans un paysage superbe, au soleil et dans le calme. Comme beaucoup de ceux qui ne dorment pas à l’auberge partent approximativement à la même heure, les premières centaines de mètres se font quasiment à proximité puis le cortège s’étend..
Le chemin s’avère bien tracé et cimenté par endroits. Très agréable jusqu’à Villava, où Ingrid, notre fille, nous appelle pour nous souhaiter de bonnes Pâques. Une pâtisserie, dans Villava, nous permettra de complèter le petit-déjeuner et de boire un café. Nous marchons depuis environ 10 kilomètres.
S’ensuit une longue pérégrination d’environ cinq kilomètres dans ce que j’appellerai les faubourgs de Pamplona. Toujours tout droit, peu de circulation, larges trottoirs et il fait beau.
Nous approchons des murailles entourant la vieille ville de Pamplona, et franchissons l’Arga que nous suivons depuis le matin sur le pont médiéval.

 

0356

Traversons une sorte de jardin public puis attaquons une rampe qui nous permet de franchir les murailles.

0355

Il y a de l’animation en ville et cela n’est pas pour déplaire au pèlerin, habitué qu’il est au calme et au silence rythmé par le bruit de ses pas..
Surprise, à l’office du tourisme. Nous apprenons que l’hôtel dans lequel nous souhaitions dormir est démoli..
Vite, un guide des hôtels, un plan. Nous sommes partis en chasse. En fait, le premier sera le bon. Moderne, dans une rue animée de la vieille ville, il nous offre une chambre convenable presque sous les toits. Nous traînons ensuite pour trouver un endroit accessible pour déjeuner ;
Ce n’est qu’à 16heures que nous trouverons une table car tous les restaurants sont pris d’assaut pour cette journée de Pâques. Nous ferons un repas « iberico » (jambon jabugo, fromage, rouge de Navarre). Sympa mais bruyant, nous n’en avons pas encore l’habitude.

La fatigue s’accumulant, il nous est nécessaire de faire une petite sieste. S’ensuit une petite séance de lessive.

Nous ressortirons pour faire tamponner nos credenciales, nous promener un peu en ville et en voir les monuments essentiels puis tenter de trouver un restaurant ouvert. Sans succès. Ce dîner de Pamplona dans une sorte de cafétéria s’avèrera catastrophique. Pas bon, cher et en plus nous aurons à faire avec une serveuse (patronne/gérante ?) pas sympathique du tout.
Nous retrouverons souvent ce genre de comportement froid et distant et peu souriant dans bien des endroits, hôtels ou restaurants. Il faut dire que nous ne devons, nous-mêmes, pas être très souriants au vu de la fatigue accumulée et du mauvais temps qui, ce soir là, semble vouloir revenir.

www.hotelcastillodejavier.com

Hôtel Castillo de Javier
Calle San Nicolas 50/52
31001 – Pamplona
948203040

Chambre et deux petits déjeuners : euros 65.85

Roncesvalles – Larrasoana

15.04.2006

Petit déjeuner de la même qualité que le dîner de la veille. C’est notre premier en Espagne !
Avant de partir, par la fenêtre de notre chambre qui domine l’entrée de l’auberge de pèlerins située à une centaine de mètre en contrebas, nous avons vu partir, un à un, les pèlerins qui y ont dormi. A huit heures, comme prévu, les portes se sont refermées. Elles ré-ouvriront dans l’après-midi pour accueillir une nouvelle « fournée » d’environ 80 personnes.

Nous quittons l’hôtel à 8h45. A l’inverse de la veille et dans la continuité de la pluie de la nuit, il fait gris et frais et de gros nuages roulent sur les montagnes. Encore beaucoup de vent.
Nous descendons vers Zubiri, notre prochaine étape. Le moral est là, pas trop de mal à la jambe. Nous passons devant la croix des Pèlerins et suivons ce gentil chemin qui suit lui-même la route N135 vers Burguete.
A Burguete, quelques gouttes nous obligent à sortir de nos sacs les ponchos que nous n’avons que peu utilisés, eu égard au parcours accompli, en France. Six kilomètres plus loin, à Espinal, c’est le déluge. Nous rencontrons des pèlerins moins équipés que nous qui sont trempés mais avancent d’un bon pas. Dans le village, sur la gauche de la route, une épicerie-boulangerie-pâtisserie nous permet d’acheter un petit en-cas sous forme d’une pâtisserie locale et d’une tablette de chocolat qui ne résisteront pas à nos appétits aiguisés. Surtout qu’à la sortie d’Espinal, une belle montée nous attend, toujours sous la pluie.
De l’autre côté de cette montée, nous retrouvons la route N135 pour mieux la quitter et descendre de gentils chemins dans les sous-bois. Le problème c’est que nous descendons ces chemins en même temps que l’eau qui les dévale. Nous marchons dans des petits torrents dans une fange bien glissante en nous écartant dès que des (pèlerins) cyclistes nous dépassent.
Nul besoin de dire que les chaussures sont trempées et que bientôt les dos aussi car les ponchos n’empêchent plus l’eau de passer s’ils empêchent l’eau de la transpiration de s’évacuer. Sauna, hammam par 12°celsius. Mais, nous avançons, c’est le but de la manœuvre.

Le sol est bien détrempé et les fortes déclivités ne nous facilitent pas la tâche. Il nous faut être vigilant quant à l’endroit où nous posons le pied. Nulle possibilité de s’arrêter ni de poser le sac.

Bientôt nous atteignons le Col d’Ero. Nous avons monté la rude côte de Lintzoain, salué la mémoire du pèlerin japonais décédé sur le chemin dont une stèle située dans la forêt est posée un peu plus haut.. Il pleut moins mais le chemin est vraiment fangeux et très désagréable. Curieusement, moins de mal à la jambe.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Passé le Col, au-dessus du village de Zubiri, le soleil est là et il fait presque chaud. Il est environ 13h30. Assis sur un petit muret, nous ôtons ponchos, polaires, guêtres et chaussettes pour faire sécher les premiers et essorer les dernières.

 

0421

Comme il est relativement tôt, nous décidons de pousser jusqu’à Larrasoaña. Coup de fil à la pension « El Camino ». ok pour une chambre pour deux. Et comme nos amis espagnols mangent tard, nous nous arrêterons sur le bord de la route dans un restaurant qui s’avèrera bon mais cher et dont le service sera particulièrement lent. Même s’il ne nous reste que quelques kilomètres à faire, nous ne souhaitons pas être prisonniers d’un service trop lent. Réclamation auprès de la patronne et cela s’accélère. C’est notre première étape complète en Espagne, nous n’allons pas commencer à râler !

Arrivés à Larrasoaña, après avoir pris de l’eau à la fontaine à côté de l’auberge de pèlerins à Zubiri et tampons sur les crédenciales à l’auberge des Pèlerins et direct vers la pension.
Simple mais propre. Accueil un peu froid mais c’est peu être parce que nous n’avons pas encore l’habitude. Une grande chambre à deux lits situés l’un l’autre dans une extrémité de la pièce. Dîner à notre première table de pèlerins où chacun échange très rapidement avec son voisin et bientôt toute la tablée. Un couple de suisses, un couple de Dax, un couple de San Sebastian, et nous deux. Nous nous retrouverons, sauf les suisses, jusqu’à Burgos pour les basques et jusqu’à Léon pour Bernadette et Bertrand, les Dacquois.
Vin rouge et repas simple.

Nous filons au lit, exténués.

www.turismo.navarra.es/fre/organice-viaje/recurso.aspx?o=253

Pension El Camino
San Nicolas 16
948304250
Environ 70 euros pour deux en demi-pension.

Restaurante El Molino à Urdaniz (sur la route à droite avant Larrasoana) Euros 54.37 pour deux.

Larceveau – St Jean-Pied-de-Port

Pour changer un peu, nous partons de l’hôtel à 8h30.
Nous traversons le rond-point pour atteindre le GR 65 qui vient de loin, du Puy. C’est notre premier contact avec le grand chemin depuis que nous avons quitté Arles où nous en avions foulé un autre celui qui vient du col de Larche.
Les premiers pas sur le chemin me font sentir quelque petit problème dans le pied droit.
Nous quittons le chemin pour revenir sur la route, souhaitant ne pas faire de détour inutile.
Longue ligne droite en montée. Traversée de jolis petits villages. Le pied droit ne va pas, puis la douleur va dans le talon droit. Un arrêt sur la gauche de la route et je m’enduis de Cliptol.
Pas d’amélioration sensible mais, les muscles se chauffant au fur et à mesure de la marche, la douleur reste supportable. Il fait chaud aujourd’hui et nous arriverons à St Jean Pied de Port, dernière étape de notre parcours français à 12H30.

0397

Allons vers le centre de la ville. Choisissons un restaurant basque, souhaitons nous installer à l’intérieur sur ce qui semble être une table de quatre. L’hôte ne l’entend pas de cette oreille et nous dit d’aller manger à l’extérieur. Nous irons dehors mais ailleurs.
Un peu plus loin, un restaurant simple nous servira sa cuisine sans discuter où nous nous asseyons. Touriste ou pèlerin, le passant est quelquefois traité comme un numéro !
C’est à l’Hötel Central que nous dormirons. Douche, pas de jambes en l’air, pas de lessive, du moins à cette heure-ci. L’hôtel nous a été recommandé par la coiffeuse chez qui Odile a pris rendez vous pour l’après-midi en passant devant sa boutique. A côté, à la pharmacie, nous avons fait le plein de médicaments nécessaires à la partie espagnole qui commence demain. Ainsi que de la pommade contre les tendinites.
Ce sera coiffeur pour tous les deux à 15 heures. Passage à l’information Pèlerins, rue de la Citadelle où la dame est très accueillante et nous tamponne nos credentiales. Elle nous donne aussi un topo sur l’étape de demain où nous devrons franchir le col Lepoeder pour aller dormir à Roncevaux.
Repos à l’hôtel et nous sortons dîner une fois la lessive faite. Il s’agit d’entrer en Espagne avec des vêtements propres !
Dernier dîner en France. Nous dînons au restaurant Ostatua adossé à une des portes d’entrée de la vieille ville dont la façade est décorée d’une magnifique glycine blanche.
Excellent repas. Ris de veau au chorizo, côtelettes d’agneau grillées aux figues, île flottante et bouteille de vin du Béarn. La serveuse est efficace et souriante et gère une salle pleine avec maestria.
La nuit sera celle de l’inquiétude sur l’étape du lendemain, du souci de la tendinite, d’une nouvelle application de Cliptol et de l’inconnu que représente les presque 800 kilomètres à parcourir dans un pays où nous n’avons jamais marché !

Notre étape : Le Central – Chiquirin – 1, place Charles de Gaulle 64220 ST JEAN PIED DE PORT 05.59.37.00.22 – chambre 65 Euros + 2 petits déjeuners pour Euros 16
Le restaurant : Ostatua – Jatetxea (Paxkal Oillarburu
8, rue de l’Eglise
Euros 50.60 pour deux menus, un vin, un café

Mauléon – Larceveau

A 8h30, nous voici sur la route, direction Garendein. Contrairement à ce qu’indique le Véron, nous ne ferons pas étape à St Just Ibarre. En effet, nous n’avons pas trouvé de structure d’accueil, l’hôtel du village n’étant pas ouvert en cette saison. Nous marcherons jusqu’à Larcevaux où il y a deux hôtels ouverts.
Nous marchons sur la route, comme d’habitude, dans un trafic quasi inexistant. Il fait frais, les nuages d’altitude n’annoncent pas de pluie et nous avançons dans de beaux paysages.
Nous montons le col d’Oquich qui culmine à 500 mètres seulement mais qui comporte des portions, par endroits, à 7 % !
Le col est franchi à 11h.

0401

La descente est tout aussi calme jusqu’au niveau du parking de l’hôtel restaurant du col d’Osquich qui est en train d’ouvrir pour le début de saison.
Jailli de derrière nous, un chien patou de bonne taille. Il n’est pas agressif, reste à bonne distance et décide de nous accompagner. Il marche devant nous à trente mètres environ, s’arrête quand nous nous arrêtons et repart dès que nous repartons. Nous arrivons enfin à St Just Ibarre, après quatre kilomètres de marche commune.
Nous tenterons nombre de ruses pour faire en sorte que ce chien perde notre trace. Nous nous installons dans le cimetière, près de l’église du village pour déjeuner car notre ami à quatre pattes semble avoir trouvé un copain de jeux tout aussi à quatre pattes. Mais le maître du chien ne l’entend pas de cette oreille et chasse l’intrus. Nous voici à nouveau menacés par la compagnie non désirée du chien. Il passe devant nous mais ne nous remarque pas.
Nous rangeons rapidement nos affaires et restes du casse-croûte pris en quatrième vitesse et sortons du cimetière comme des voleurs, le chien étant parti dans l’autre sens.
Sur la route, nous marchons deux cent mètres à « grande vitesse » espérant ne pas être rejoints.
Nous ne le serons pas. Un groupe de cyclistes étrangers qui s’apprête à monter le col d’Osquich doit se demander ce que sont ces deux randonneurs, chargés de sac à dos, qui marchent si vite à la sortie du village. La route vers Larcevaux est relativement plate et en ligne droite.
Nous avons encore droit à un concert d’aboiements dans un pré à gauche où se prélassent trois chiens de bonne taille, pas attachés. Bâtons, coup de gueule, et la caravane passe sans problèmes.
Bonjour aux ânes en passant…

0403

Arrivons à Larcevau à 14h30. Allons à la poste pour envoyer à Ingrid un jeu de cartes IGN qui ne nous seront plus utiles, puis à l’hôtel en face de la poste.
Douche, jambes en l’air et lessive. Tentative de promenade avortée car le temps s’est quelque peu détérioré, vent du nord et gros nuages. Achat de fromage des Pyrénées et gâteau au petit casino près du rond-point.
Retour à la chambre, préparation de l’avant dernière étape en France et dîner. Comme souvent en cette saison, les clients sont rares et dînons tranquillement dans une belle salle vide, d’une garbure, d’une piperade, de truitelles et de gâteau basque.

Notre étape : Hôtel le Trinquet « Olharan » 64120 LARCEVEAU
Deux soirées étape à 40 Euros chacune.

L’Hôpital St Blaise – Mauléon Licharre

Départ dans le calme parfait. Il est 8h45. Il fait beau mais seulement zéro degrés.
Nous suivons la D25 sur presque 3 kms et, au Pont noir, nous prenons la variante indiquée par le guide Véron pour sortir un peu du goudron. Nous croisons le chemin d’un chevreuil dont nous ne verrons que le dos car il est plus haut que nous sur le chemin. A la sortie du bois, nous descendons à droite pour rejoindre la D25. Chemin faisant, nous tombons encore sur un teigneux de chien qui m’oblige à sortir le bâton de randonnée, au cas où.
Beaucoup de bruit, peu d’action heureusement. Comme d’habitude, je lui « gueule » un peu après. Comme nous avançons toujours et que le chien prend bien la précaution de rester sur son pré, au fur et à mesure que nous sortons de ce qu’il doit penser être son territoire, les aboiements cessent. Le calme revient mais il faut quand même surveiller ses arrières.
Rebelote juste avant d’arriver à Mauléon en haut de la côte bien raide. Même causes, mêmes remèdes.
Nous descendons sur Mauléon au terme d’une étape plutôt courte. Nous allons nous installer à l’Hôtel Bidegain après avoir fait tamponner nos credentiales auprès de l’office du tourisme.
L’hôtel est ancien. Notre chambre, désuète, est assez vaste avec deux grands lits et une petite terrasse qui donne sur rien, peut être une cour mais d’où l’on ne voit rien. Nous déjeunons à l’hôtel puisque nous sommes arrivés de bonne heure. Bon repas simple. Retournons à la chambre pour notre activité de douche et de jambes en l’air et lessive.
Promenade en ville, achat de casse-croûte au Champion.
Dîner à l’hôtel encore pour Euros 12 et une cuisine plutôt élaborée dans un petit salon plus intime dans lequel nous prendrons le lendemain le petit déjeuner qui s’avèrera assez ordinaire.

www.chambres-bidegain.com

Notre étape : Hôtel Bidegain, 13, rue de la Navarre 64130 MAULEON
Euros 113,60 (deux menus du jour 24 à midi + demi pension pour deux à Euros 89)

Oloron Ste Marie – L’Hôpital St Blaise

Départ mouillé. Nous enfilons nos ponchos et mettons nos guêtres dans la réception de l’hôtel et nous voici dehors. Il pleuviote, rien de bien méchant. ; Nous rejoignons la poste d’Oloron pour retirer un colis envoyé par Ingrid, colis que j’avais préparé à Eze. Il s’agit de la documentation sur la partie espagnole que je ne voulais pas transporter sur toute la partie française.
Nous allons à l’office du tourisme pour le tampon sur la credential, puis au « Champion » pour le repas de midi.
Et en route, même si cela pleuviote toujours. La route est bien calme. Au loin, les Pyrénées, à une altitude relativement basses sont couvertes de neige. Dire que nous avions hésité à prendre le chemin d’Arles par le Somport au départ d’Oloron. Nous aurions dû affronter la neige !

0399

A Mourmour, à côté de la petite minoterie, nous enlevons les ponchos et guêtres car le soleil est revenu. S’ensuit une succession de petits villages aux belles maisons anciennes construites en cailloux roulés du plus bel effet. Le temps redevient menaçant. Nous trouvons abri devant une statue de St Jacques, sous l’auvent de l’église de Geus. Trois gouttes pendant le casse-croûte. Trois quarts d’heure après, le temps devient plus sombre encore.
St Jacques nous protégera car, in extremis, au moment où commencent à tomber de grosses gouttes d’orage, nous passons devant un abri-bus qui s’avèrera bien orienté, offrant son dos au vent. Déluge dehors, nous, au sec, tassés sur un banc, attendant que cela cesse.
Et cela cesse. Nous repartons vers Hôpital St Blaise sur une route tranquille. Dans un bois, sur la route, nous rencontrons notre premier pèlerin. En fait, il vient à notre rencontre car il marche vers l’est, venant de Roncevaux où il arrivé récemment venant de Reims. Il va vers Toulouse pour prendre l’avion et rentrer chez lui. Moment sympa, au revoir !
A Hôpital St Blaise, nous visitons la magnifique église du XI° siècle et nous dirigeons vers notre hôtel de l’autre côté de la route, l’Hôtel des Touristes (chez Lasserre). Bonne étape, simple et accueillante. Nous apprendrons plus loin sur le chemin que l’hôtel est en vente.
Nous sommes contents de nous y être arrêtés sous la gestion actuelle bien que cela ne présage en rien de la gestion et de l’accueil de leurs successeurs !

Louvié-Juzon – Oloron Ste Marie

Dimanche des Rameaux.
Petit déjeuner agréable après une nuit calme.
Nous quittons notre hôtesse qui s’est avérée être bien aimable.
Il est 8h40 et il fait très beau. Le temps est magnifique, pas de pluie.
Nous franchissons le Gave d’Ossau dans le village et direction Arudy par Izeste.

0387

L’air est frais, tout va bien, le pied est léger et le sac sait se faire oublier.
Nous traversons Izeste par la route en passant devant de belles maisons anciennes.
Puis, à Arudy, nous prenons la route de la Forêt de Bages comme nous l’a recommandé notre hôtesse. D’ailleurs, le Véron aussi indique cette route.
Bien calme, bien agréable. Ensuite une montée interminable, peut être 8 kms, avec une particularité assommante pour un marcheur c’est d’offrir une succession de virages courts et rapprochés qui cassent les jambes des pèlerins tentés de couper les virages pour gagner de la distance. Cela n’en finit pas.
Une petite route sur la droite nous annonce Oloron-Sainte Marie à 10 kms par Ersus.
Toujours de la montée même si les croupes sont quelque peu modérées par rapport à celles que nous venons de franchir ce matin. Néanmoins, nous marchons dans un environnement bien tranquille.
A midi 40, nous nous arrêtons sous un abri-bus qui offre un banc où nous pouvons reposer nos jambes, en mangeant notre déjeuner

Et c’est reparti ! Arrivée à Oloron par la belle et calme place St Pierre qui domine la ville. Nous descendons en ville sous le soleil, franchissons le gave d’Aspe, et remontons vers l’office du tourisme qui est fermé le dimanche. Je vois un panneau publicitaire annonçant un hôtel trois étoiles « Château-hotel » Alysson. Pas d’hésitation, on y va. Pour le trouver, nous marchons sous le soleil sur une sorte de voie rapide lorsque je demande à un couple de promeneurs qui me dit que nous tournons le dos à l’hôtel.
Ils nous remettront dans la bonne direction.
L’hôtel est sur le bord d’une rocade mais notre chambre donne sur un parking calme. Chambre sans surprise. Dîner sans surprise. Rien noter de particulier si ce n’est la serveuse qui est absolument très sympathique et commerçante.
Avant, j’avais pris une bière dehors en terrasse au soleil pour rédiger quelques notes. Soudain un grand coup de vent, puis le déluge. Cela a duré jusqu’au matin. Il doit s’agir de la pluie dont nous avons été « menacés » lors de notre étape à Juzet d’Izaut et qui n’est pas tombée…
Heureusement que nous n’étions pas sur le chemin !
Etape coûteuse : 185 euros !

www.alysson-hotel.fr

Asson – Louvié-Juzon

Après une bonne nuit et un agréable petit déjeuner, comme promis, notre hôtesse va chercher la voiture et nous conduit à Asson. Elle nous dépose devant l’église. Adieux et remerciements et nous partons vers la supérette pour acheter le casse-croûte du jour. Ce sera des cakes et des « petits filous ».
L’étape est belle, sans voitures ni chiens, sauf un qui a bien failli goûter du bâton de pèlerin car il semblait bien énervé ! C’est un de ces chiens de petite taille, blanc, une sorte de chien berger. Teigneux ! Nous en avons rencontré un comme cela dans les Baronnies. Il avait juste suffi de lui « gueuler » un peu après pour qu’il se calme.
Nous marchons sur de petits chemins bien entretenus jusqu’à Mifaget où nous visitons l’église et la crypte, laissons un mot sur le livre d’or et traversons la cour de l’église pour l’abri scolaire qui nous verra manger notre casse-croûte.
A midi et dix minutes, le repas est terminé et nous repartons dans un paysage magnifique mais un peu trop vallonné à notre goût, car cela nous fait bien penser aux Baronnies que nous avons franchi il y a peu de temps. On monte et on descend !
Nous voici à notre hôtel vers 15h. Rituel douche et jambes en l’air et lessive.
Nous sommes, comme il se doit, logés au deuxième étage, le plus haut de la chambre d’hôtes située dans un bel hôtel particulier au charme désuet. Ancien mais d’une propreté irréprochable. Petite bière sur le banc situé en haut des marches de l’entrée de l’hôtel, au soleil.
Une promenade dans le village nous amène d’abord à une supérette puis au bord du Gave où nous prenons un peu de repos sur un banc avant de regagner nos pénates.
Repas tranquille dans la salle à manger de la maison (garbure, confit de canard, fraises fraîches)et au lit.
Selon la météo régionale, avec laquelle nous avons un rendez-vous quotidien, la pluie sera là demain. Pourtant le ciel est bien dégagé et le Pic du Midi .d’Ossau que nous voyons de notre chambre est parfaitement dégagé. Nous verrons bien demain !

Notre étape : Hötel restaurant DHERETE 64260 LOUVIE-JUZON 05.59.05.61.01
2 menus à 18, un vin espagnol à 13.50 + Chambre 52 et petits déjeuners à 12 pour deux

www.villa-dherete.com

Lourdes – Asson

Départ de l’hôtel à 8h 45. Il fait beau et un peu frais.

0388

Nous franchissons le gave de Lourdes et descendons vers le site religieux et nous dirigeons vers la Basilique, passons devant la grotte où il y a déjà nombre de fidèles et continuons dans le parc, marchant vers l’ouest, parc au bout duquel nous trouvons la D13 que nous remontons pour trouver à droite le chemin qui part dans la forêt. Belle et tranquille, nous la traversons tout en longeant le gave de Pau sur la rive gauche, dans la verdure et dans un environnement exempt de tout trafic. Et en plus, en légère descente.

0382

Passons à Rieulhès, en face de St Pé de Bigorre où nous cassons la croûte à l’abri du soleil sous un lavoir et continuons vers Bétharram en suivant la D 152. Nous passons devant l’entrée du site des grottes de Bétharram qui ne semblent pas ouvertes en cette saison et arrivons devant un hôtel-restaurant dont le menu est affiché dehors. Alléchant.
On y va ! une longue allée à parcourir et nous voici à la réception. Oui il y a une chambre libre.
Nous y montons, belle chambre vaste et confort trois étoiles.
Nous expliquons à l’hôtesse que nous devons continuer pour Asson, but de notre étape d’aujourd’hui. Nous laisserons les sacs chez elle et continuerons pour Asson et lui demandons de nous réserver un taxi à Asson pour le retour à son hôtel. Aussitôt dit, aussitôt fait. Et nous voila partis, d’abord pour le sanctuaire de Bétharram où nos credentials seront tamponnées puis pour Asson en montant le chemin de croix qui se trouve à proximité du sanctuaire puis en suivant la RD 226 et enfin les rives de l’Ouzon.
A l’arrivée, quelques mots avec un monsieur qui semble être diacre ou sacristain ou tout simplement fidèle de la paroisse. Il me dit qu’il existe une auberge de pèlerins à Asson et m’en montre l’entrée. Le curé m’offre un verre d’eau. Je regrette un instant d’avoir laissé les sacs à Bétharram. Tant pis. Si cette auberge avait été signalée sur les guides…
Retour en taxi à l’hôtel.
Douche, repos, puis dîner gastronomique sous forme de menus du terroir à 24 euros et Madiran Château Peyros à 15 et bonne nuit ! La chambre nous coûtera 60 euros + 4.25 de petits déjeuners.

www.hotel-levieuxlogis.com

Bagnères de Bigorre – Lourdes

Quittons Bagnères par une longue ligne droite pas très agréable mais sur le bord de laquelle nous marchons en toute sécurité. Nous allons à Lourdes. A Pouzac, nous quittons cette route pour, sur la gauche, une petite route qui s’avèrera bien sympathique même si elle monte pas mal. L’étape est moins dure qu’hier mais pas facile quand même car les raidillons sont nombreux. Il y a du brouillard, de l’humidité, un temps frais, pas de pluie, pas de chiens.
Les trouées dans la grisaille ou le brouillard nous montrent de beaux paysages bien verts.
Toujours et encore sur le goudron, nous rejoignons la RD 26 que nous prenons à gauche, vers Lourdes. Le casse-croûte a lieu sous un abri-bus où il ne fait pas très chaud. Nous repartons en longeant la route. Pas agréable. Il nous reste 10 kms à faire et cela ne nous laissera pas un souvenir impérissable surtout que le trafic s’intensifie à la proximité de l’heure d’embauche vers Lourdes.
L’accueil de l’office du tourisme de Lourdes est aussi chaleureux que le temps. Professionnelle, la dame répond à la question, donne une liste d’hôtel. Au revoir du bout des lèvres. Cela se remarque quand l’on se trouve être sur le chemin, quelques fois de longs moments sans parler. Pas grave, nous ne ferons que passer, à l’inverse de beaucoup de personnes qui viennent à Lourdes pour des raisons bien plus sérieuses que nous.
Nous n’avons pas de réservation. Nous allons à l’hôtel Compostelle. Tiens ?
Il est en train d’ouvrir la saison et n’est pas encore ouvert aux clients.
Nous tournons un peu, sac au dos, et nous choisissons le Saint Jean Quality Suites, près du Gave de Lourdes.
Bon accueil, bon hôtel moderne, belle suite bien décorée. Il semble que l’hôtel vienne d’ouvrir. Le gérant, qui a travaillé à la SBM de Monaco, nous offre une suite pour le prix de la chambre. Merci. Nous avons bien fait de lui dire que nous venons d’à côté de Monaco ! Douche, lessive (en fait c’est comme cela depuis le départ, mais j’avais oublié la lessive) et jambes en l’air.
Promenade au cours de laquelle nous achetons le guide Laborde-Balen du chemin de St Jacques en Espagne, pour préparer les étapes à venir puis visite du site religieux.
Dîner chez « Alexandra » avec comme voisins de table, au début du repas, trois religieux de haut rang british et un peu plus tard dans la soirée pas moins de 10 évêques de France qui semblent bien profiter de leur séjour lourdais. Nature humaine…. Carpe diem !
Repas traditionnel plutôt cher suivi d’une bonne nuit réparatrice.

Notre étape : Quality Suites St Jean, 1, avenue du Paradis 65100 Lourdes 05.62.46.30.07
Nous avons payé Euros 60 pour le logement et Euros 12 pour deux petits déjeuners
Dîner chez « Alexandra » 3, rue du Fort à Lourdes 05.62.94.31.43
(une « suggestion – entrée – confit de canard, salmis de palombe, une crème catalane, un madiran, un café Euros 58,80

www.lcv-hotels.com/fr/nos-hotels/frlourdes