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Loano – Vado Ligure

Comme nous allons encore plus loin en voiture, ce matin, pour rejoindre le point de départ de notre nouvelle étape, nous partirons un peu plus tôt.
Lever 6h00 et nous quittons Eze à 6h45 pour rejoindre l’autoroute et Loano où nous arriverons vers 8h10.
Le départ sera donné à 8h20. Il fait beau mais frais, encore, ce matin.
Nous passons sous la voie ferrée, à peine partis car nous avons stationné la voiture près de la gare où nous reviendrons chercher la voiture. Nous longeons le bord de mer

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et, presque à la sortie de la petite ville, y ré-entrons pour atteindre la rue commerçante où nous achèterons une pâtisserie ligure (bugnes) et pas ligure (un croissant) !
Puis, nous nous dirigeons, toujours en longeant le bord de mer, d’abord vers le port de pêche puis vers le nouveau port de plaisance.

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Notre grande préoccupation est cette route SS1 que nous devons suivre jusqu’à Gênes au moins, et plus loin encore. Nous tentons de l’éviter lors de la préparation de notre route mais, à ce stade, je dois avouer que, depuis notre arrivée à la frontière italienne, nous n’en souffrons guère.
Nous avons connu pire nuisance, en France, lors de notre premier pèlerinage et en Espagne, sur le Norte avec des endroits pas protégés du tout du trafic.
La surprise n’est pas que la route soit bien là, mais que le bord de route ait été aménagé. En effet, hormis quelques exceptions que nous signalons à l’attention de ceux qui passeront un jour par là, les trottoirs sont larges et isolés, souvent, du trafic, par des barrières de sécurité.
C’est ainsi que nous entrons dans Pietra Ligure,

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passons devant l’hôpital, à gauche, puis laissons la SS1 pour traverser la petite ville par la rue principale, bien au calme.

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Nous retrouverons cette SS1 et ses trottoirs abrités à la sortie de la petite ville pour filer sur Finale Ligure, avec quelques portions de passage non protégé, mais le trafic est plutôt modeste et la limitation de vitesse respectée.

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Nous profitons, sur notre droite, du beau paysage marin, avec le soleil en prime qui compense largement les nuisances du côté gauche…
Toujours sur la SS1, sans danger donc jusqu’ici, nous avançons dans Finale Ligure jusqu’à Finalpia.

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Dans la préparation de notre étape, nous avons décidé de marcher dans l’intérieur des terres et laisser la route pour plusieurs raisons.
Nous savons que la SS1, à la sortie de Varigotti, n’offre aucune protection au pèlerin. Il n’y a plus de barrières de protection (pour les piétons) jusqu’à Noli, c’est à dire sur tout le Cap Noli. La route est étroite, le surplomb de la mer plutôt spectaculaire, donc danger pour nous. De plus, le paysage maritime évoqué ci-dessus est charmant mais lassant et nous avons encore pas mal de kilomètres à faire dans ce décor. Changeons pour quelques kilomètres !
Donc, nous prendrons la route de Monte. Je demande confirmation à un monsieur qui boit un verre de rosé en lisant son journal au carrefour de la route de Monte. Il doit me prendre pour un fou quand je lui dis que nous allons à Rome ! Une cinquantaine de mètre plus loin, nous achèterons un pain de Gênes dans une pâtisserie et attaquons.
La pâtissière avait confirmé que la « direction de Manié est bien par là » mais arrivé au pont médiéval et à l’église, le doute vient. La carte n’est pas très précise, alors nous décidons de suivre le chemin de randonnée local indiqué par un losange et un triangle rouges.

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Ca grimpe, cela nous rappelle le Camino… Et on monte, monte dans, d’abord des oliveraies bien soignées avec de belles vues sur la côte puis dans des halliers où les traces de sanglier nous montrent que la nuit est plus agité que le jour. Nous ramasserons une orange tombée d’un arbre qui nous rafraîchira un moment pendant notre ascension. Une source rafraîchira, elle, les mains et on continue à monter dans le calme et la verdure sous un bon soleil. Dire que nous sommes début décembre !

 

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Vue de Finale Ligure, à mi-côte !
La vue de la percée de la voie ferrée, à gauche, en dessous, me fait penser que nous ne sommes pas sur le chemin souhaité. Il faudra « tirer » un peu plus à droite. Ouf ! nous voici à un carrefour où les losanges se séparent des triangles et nous suivrons les triangles rouges. Tout en haut, aucune indication visible. Nous partons sur la droite, longeant la route bien calme que nous venons de rencontrer.
Cinq cents mètres de doute car nous voyons la mer devant nous, sur la droite, et cela ne devrait pas le faire ! Confirmation auprès d’un cantonnier : Spotorno, c’est de l’autre côté.
Demi-tour, nous repartons sur nos pas et marcherons sur cette route, que nous savons, désormais, être la bonne, pendant plusieurs kilomètres dans le calme, hormis un très modeste trafic local.

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Nous traverserons ce beau plateau de Manie qui semble, au vu des campings et des quelques restaurants (fermés) que nous croisons, être bien fréquenté en saison.

Restaurant servant des nourritures spirituelles ? En fait, une chapelle désaffectée devenu trattoria !

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Nos pas nous amènent à la Casa Ferrin, restaurant réputé, situé sur notre route que nous connaissons sous son nom SP 45 depuis quelques kilomètres. Hésitation, on entre ou pas. Si on entre, il y en a pour une heure au moins et le nouveau départ risque d’être laborieux. Si on entre pas, nous mangerons notre casse-croûte préparé à la maison en quelques minutes, puis une pomme et repartirons rapidement. On entre pas !
Arrêt sur un duo de grosses pierres et exécution du projet quelques centaines de mètres au-delà du restaurant.

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Nous descendrons ensuite vers Voze

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où nous découvrirons les oeuvres d’un sculpteur local

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puis vers Spotorno d’où nous devrions atteindre Prelo puis, par des chemins, Sant Elmète et prendre le train pour revenir à Loano.
En fait, au vu de la forte pente représentée par la montagne devant nous, nous irons à Spotorno, en suivant la route et les panneaux indicateurs (pas mal de lacets),

 

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traverserons la ville qui semble être un centre de villégiature, forcément désert en cette saison, longerons la plage, pour changer un peu, et monterons vers le cap qui se situe sur le territoire de la commune de Bergeggi.

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Moi, je croyais (nous n’avons pas de carte précise du coin) que derrière le cap, nous découvririons Vado, notre étape du jour. Pas du tout ! Ca monte, c’est à l’ombre, il ne fait pas chaud, et nous commençons à accuser le nombre de kilomètres de la journée. Un coup d’oeil en arrière nous montre la plage de Bergeggi, telle que l’on l’aimerait en été !

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Il nous faudra suivre la SS1, heureusement protégés du trafic qui n’est pas très intense à cette heure

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jusqu’à atteindre d’immenses parcs de containers en réparation,

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puis longer la douane maritime de Savona, sur la gauche avec sa bande de chats qui lui sert de voisins,

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et nous arriverons à Vado. C’est vraiment pas beau. Port de commerce, usines, silos à grains, deux grandes cheminées blanches et rouges, un port de ferries vers la Sardaigne et la Corse, la SS1….

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Ravi d’être arrivé !

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Première démarche, trouver un endroit pour faire « tamponner » la créanciale. Une question dans un magasin a pour réponse : il n’y a pas d’office du tourisme à Vado. Merci ! Autre question à un kiosque de journaux : « il n’y a pas de gare à Vado ! Mon plan était de prendre le train à Sant Ermeta qui est un peu plus haut sur la colline. Nous ne monterons pas. Nous allons à la pharmacie du centre, nous demandons et obtenons de la pharmacienne qu’elle pose son sceau sur les créanciales et sautons dans le premier bus qui passe vers Loano.
Nous retrouverons la voiture où nous l’avons laissée et repartirons, au prix de beaucoup de trafic sur Albenga, retrouver l’autoroute et nos pénates.

Cervo – Loano

Réveil à six heures, ce matin. Départ à 6h45, arrêt à la station service pour le plein et en route, par l’autoroute, pour Cervo que nous atteignons un peu avant huit heures.
A huit heures trois minutes, témoin l’horloge de la gare voisine, nous reprenons notre marche vers le nord-est, vers Gênes.
Mes craintes concernant le trafic automobile sur cette route SS1 étaient vaines, au moins pour les premières centaines de mètres car nous marchons, jusqu’au panneau indiquant la fin de l’agglomération, sur un trottoir totalement isolé, par une barrière de protection du trafic.

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Le trafic est modeste. Nous suivons donc le bord de la route, un pied en permanence sur la ligne blanche car l’espace alloué au piéton n’est guère plus large que vingt cinq centimètres. Nous nous dirigeons ainsi vers le Cap Mimosa que nous franchissons et y enlevons les polaires devenues inutiles. Pas trop de voitures à cette heure matinale.
Nous redescendons, toujours sur la route, vers Andora.

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En bas de la côte, nous longeons le bord de mer jusqu’à la rivière et rejoignons la SS1 pour franchir cette même rivière. A gauche, après le pont, nous prendrons la rue Amerigo Vespucci qui remonte cette rivière, pour, arrivés au delà du pont de chemin de fer, en direction de l’autoroute, prendre à droite la route qui monte vers le « castello » en direction de Colle Micheri.

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Comme les jours précédents et à venir, bien sûr, notre souci est d’éviter cette SS1 qui, sur le papier, semble incontournable. De nombreuses recherches nous ont permis, jusqu’ici, de trouver de petits chemins ou routes qui, moyennant, quelquefois, un léger détour, nous font éviter les dangers et bruits de cette route nationale.

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Calme plat sur cette montée vers Colle Micheri. Ca monte, mais pas de trafic. Nous trouvons une voie romaine qui nous conduira au village de Colle Micheri en nous rappelant certain passage du Camino en pays Basque.

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Beau village perché et ligure puis une descente par un petit chemin
sympathique en surplomb de la mer, avec devant nous, Laigueglia et plus loin vers le nord, Alassio.

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Pour rejoindre Laigueglia, nous devrons suivre les lacets d’une petite route que nous aurions aimé pouvoir « couper ». En fin de compte, nous re-voici sur la SS1. Nous la longerons, à l’abri de tout danger, sur un trottoir que nous connaissons depuis longtemps, marchant sur Alassio, au bord de la mer. Nous traverserons Alassio par la plage, sur trois kilomètres. Sable ferme, personne et beau temps.

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Au bout de cette longue et belle plage, une question s’impose. Che faciamo ? Tente-t-on de contourner le cap devant nous, où il y a une route qui longe la mer ou monte-t-on à nouveau sur la SS1 ?
J’arrête un passant qui me répond que la route que nous voyons est un cul de sac qui s’arrête deux kilomètres plus loin, au port que nous ne pouvons voir. Je lui demande s’il est possible de rejoindre Albenga sans passer sur la SS1. Mais oui, dit-il, prenez la Voie romaine !
Vous voyez cette tour, sur cette hauteur, eh, bien, c’est là qu’elle passe.
Molto bene, pero dov’e la via romana ? Il nous explique et nous voila en train de monter la Via Sacra vers la Chapelle. Belle côte, belles maisons et grand calme !

 

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Repère du chemin de randonnée régional

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Une belle frise sur une villa en montant à droite.

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Au sommet de cette grimpette, nous trouvons la chapelle et un panneau nous indiquant que, par cette voie romaine, non seulement nous atteindrons Albenga sans dangers mais que nous verrons en route, les restes d’une église du Xème siècle mais de nombreuses sépultures romaines.
Autre panneau signalant la route à suivre

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La vue sur la mer est magnifique, en surplomb de la route.

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Nous ne croiserons quasiment personne jusqu’au sortir de cette voie quelques kilomètres plus loin.

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Albenga, que nous avons déjà visitée à plusieurs reprises ne nous verra que passer, cherchant à trouver un endroit où manger un plat de pâtes et repartir.
Nous ne trouverons rien d’ouvert et continuerons, le long de la mer et de la voie ferrée, longeant aussi quantité de fermes horticoles, vers Ceriale.

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Pas plus d’animation à Ceriale, mais nous avons réussi et c’est pour nous important, à marcher au calme, loin de la SS1.
Il nous faudra sortir les barres de céréales et autre pomme, pour satisfaire notre fringale.

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Toujours pas de restaurant en vue.
Borghetto San Spirito nous verra arriver vers treize heures. Nous irons frapper à la porte de l’office du tourisme où un monsieur nous accueillera en français d’une manière très chaleureuse et tamponnera notre créanciale. Nous continuerons de longer le lungomare jusqu’à Loano, notre destination pour aujourd’hui.

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En fait, tant qu’il y a une agglomération, nous avons la certitude de trouver ce précieux lungomare qui nous abrite du trafic automobile…
Une glace pour marquer notre satisfaction de l’étape accomplie compensera le déficit calorique jusqu’au dîner de ce soir. Direction la gare, glace à la main. Nous achetons notre billet Loano-Cervo. Le train part dans une heure, alors nous allons traîner dans la vieille ville, nous arrêtant à l’office du tourisme pour récupérer quelques cartes pour les étapes à venir.

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La nuit tombe quand nous descendons du train à Cervo. Nous retrouvons notre auto et repartons vers Eze par l’autoroute.
La prochaine étape nous ramènera, en voiture, à la gare de Loano d’où
nous tenterons de rejoindre Savona ou sa proche banlieue.
Aujourd’hui, nous avons parcouru entre trente et trente cinq kilomètres.