Archives par mot-clé : Vado Ligure

Vado Ligure – Genova Voltri

Toujours plus loin, vers le nord-est. Ce matin, désireux d’éviter la traversée de la zone industrielle et de la ville de Savona, nous irons à Albissola superiore garer la voiture devant la gare. Nous y reviendrons, une fois notre étape accomplie, c’est à dire une fois Gênes (Voltri) atteinte, par le train.
Donc, même rituel que pour l’étape précédente. Lever tôt, autoroute et nous voici descendant vers le bord de mer à 8h25. En fait, nous partirons en diagonale plutôt que directement vers la mer.
De quoi nous donner le moral quant aux kilomètres qui restent à faire !

2392

Nos zig-zag, sans que nous la cherchions d’ailleurs, nous amènerons vers la SS1 qui nous fera sortir de l’agglomération par un

2393
et nous amener sur le bord de mer où, surprise, nous trouverons ou plutôt nous retrouverons les flèches Rome-Santiago que nous avons perdues, il y a quelques étapes en arrière, à la sortie de San Remo.
Autre bonne surprise, et il y en aura d’autres, l’espace réservé aux piétons est large et bien isolé du trafic. Il fait grand beau et presque tiède.

2396

2397

Le pas est vaillant et ainsi, nous arrivons à Celle Ligure, jolie petite bourgade de bord de mer où le retrait des installations ferroviaires a permis de réhabiliter le bord de mer et y installer à la place un joli lungomare que nous suivons avec bonheur et toujours sans voitures.

2402

2405

Et l’on avance vers le nord est toujours du même pas pour atteindre Varazze, station chic, où l’office du tourisme, en ce jour de Sant’ Ambrogio, est fermé.

2411

Tant pis pour notre tampon sur la créanciale.
Nous traverserons Varazze par la rue centrale, parallèle à la mer, isolée du trafic automobile et admirerons de belles façades peintes ou décorées de belles frises.

2414

2415

2416

Nous nous arrêterons sur un banc au soleil pour nous sustenter d’un casse-croûte préparé à la maison suivi d’une pomme. Et nous repartons.
Toujours le bord de mer, isolés du trafic. A la sortie de la ville, nous trouvons cette belle promenade qui remplace les voies du chemin de fer et qui est en plein aménagement.

2421

Que du bonheur, pas mal de promeneurs en ce samedi matin, mais pas d’autos et la mer à droite qui brille sous le soleil. Nous suivrons cette voie au calme jusqu’à Cogoleto, nous amusant de la traversée des nombreux tunnels, sécurisés ceux-là.

 

2424

2430

A gauche, Rome, à droite Santiago. Que signifie le M ? Mystère.

2431

 

2432

A l’entrée de Cogoleto,

2436
au lieu de suivre à droite la SS1, nous la traversons pour suivre une petite route, en face, qui longe le chemin de fer après avoir passé un tunnel (encore) et, tout droit toujours, rejoint le bord de mer, quasiment à la sortie de Cogoleto. Nous avons gagné quatre cents mètres !

2326
Là, après une petite pause, nous continuons notre marche vers Arenzano dont nous suivrons aussi le lungomare. La marche hors de la ville se fera sur le trottoir, bien aménagé, là aussi, à l’abri des nuisances des autos, finalement peu nombreuses en ce jour de fête italienne et plutôt milanaise.

2438

 

2441

Il n’y a plus de train, désormais, et les pèlerins en profitent…

2442

2443

2444

2445

Nous re-voilà à la lumière du jour !

 

2446

2449

Et de continuer en direction de la grande ville, hôtesse de la dépression du même nom, dépression qui, aujourd’hui semble être allée ailleurs !

 

2451

2455

Nous progressons….et pouvons suivre cette progression par les maisons cantonières.

2456

Nous atteindrons notre point de destination Voltri, situé à l’ouest de Gênes, à 13h50, toujours sous le soleil.

 

2463

Tiens, déjà la sortie ? Non, c’est le panneau au dos du premier

 

2464

La ville est déserte.

2467

Nous devons trouver, d’abord la gare puis un endroit pour faire tamponner nos créanciales.
Pourquoi pas dans ce bar qui vend des glaces ? En fait, le présentoir de glaces ne nous emballe guère et nous ressortons pour entrer… chez les carabiniers qui nous tamponnerons gentiment nos documents après une légère hésitation (tampon officiel sur un document qui ne l’est pas ?).
A la gare, que nous avons cherché de l’autre côté de Voltri, avant d’être remis sur le bon chemin par une charmante Gênoise, nous achèterons au distributeur nos billets pour le retour, le guichet étant fermé pour cause de jour de fête.

Ciao, à bientôt pour la suite de la pérégrination. Ciao Voltri !

 

2469

A 14h50, nous regagnerons la voiture pour rentrer à Eze.

Voila, nous avons effectué la première grosse partie de notre marche, de la maison à Gênes. Certes, Voltri n’est pas le centre de Gênes, mais nous ne voulons pas, au même titre que nous l’avons fait à Bilbao et à Léon, traverser les zones industrielles et commerçantes qui entourent les grandes agglomérations. C’est notre choix !
Nous repartirons donc de Nervi ou de Bogliasco, arrivés par le train, marcherons quelques heures vers Recco et de là, le lendemain, retrouverons la marche au long cours car, si tout va bien, nous ne rentrerons à la maison que par avion, de Rome ! Nous n’en sommes pas encore là mais y pensons fortement !
Ciao !

Loano – Vado Ligure

Comme nous allons encore plus loin en voiture, ce matin, pour rejoindre le point de départ de notre nouvelle étape, nous partirons un peu plus tôt.
Lever 6h00 et nous quittons Eze à 6h45 pour rejoindre l’autoroute et Loano où nous arriverons vers 8h10.
Le départ sera donné à 8h20. Il fait beau mais frais, encore, ce matin.
Nous passons sous la voie ferrée, à peine partis car nous avons stationné la voiture près de la gare où nous reviendrons chercher la voiture. Nous longeons le bord de mer

2324

et, presque à la sortie de la petite ville, y ré-entrons pour atteindre la rue commerçante où nous achèterons une pâtisserie ligure (bugnes) et pas ligure (un croissant) !
Puis, nous nous dirigeons, toujours en longeant le bord de mer, d’abord vers le port de pêche puis vers le nouveau port de plaisance.

2326

Notre grande préoccupation est cette route SS1 que nous devons suivre jusqu’à Gênes au moins, et plus loin encore. Nous tentons de l’éviter lors de la préparation de notre route mais, à ce stade, je dois avouer que, depuis notre arrivée à la frontière italienne, nous n’en souffrons guère.
Nous avons connu pire nuisance, en France, lors de notre premier pèlerinage et en Espagne, sur le Norte avec des endroits pas protégés du tout du trafic.
La surprise n’est pas que la route soit bien là, mais que le bord de route ait été aménagé. En effet, hormis quelques exceptions que nous signalons à l’attention de ceux qui passeront un jour par là, les trottoirs sont larges et isolés, souvent, du trafic, par des barrières de sécurité.
C’est ainsi que nous entrons dans Pietra Ligure,

2328

passons devant l’hôpital, à gauche, puis laissons la SS1 pour traverser la petite ville par la rue principale, bien au calme.

2330

Nous retrouverons cette SS1 et ses trottoirs abrités à la sortie de la petite ville pour filer sur Finale Ligure, avec quelques portions de passage non protégé, mais le trafic est plutôt modeste et la limitation de vitesse respectée.

2333

2334

2337
Nous profitons, sur notre droite, du beau paysage marin, avec le soleil en prime qui compense largement les nuisances du côté gauche…
Toujours sur la SS1, sans danger donc jusqu’ici, nous avançons dans Finale Ligure jusqu’à Finalpia.

2342

2343

2344

Dans la préparation de notre étape, nous avons décidé de marcher dans l’intérieur des terres et laisser la route pour plusieurs raisons.
Nous savons que la SS1, à la sortie de Varigotti, n’offre aucune protection au pèlerin. Il n’y a plus de barrières de protection (pour les piétons) jusqu’à Noli, c’est à dire sur tout le Cap Noli. La route est étroite, le surplomb de la mer plutôt spectaculaire, donc danger pour nous. De plus, le paysage maritime évoqué ci-dessus est charmant mais lassant et nous avons encore pas mal de kilomètres à faire dans ce décor. Changeons pour quelques kilomètres !
Donc, nous prendrons la route de Monte. Je demande confirmation à un monsieur qui boit un verre de rosé en lisant son journal au carrefour de la route de Monte. Il doit me prendre pour un fou quand je lui dis que nous allons à Rome ! Une cinquantaine de mètre plus loin, nous achèterons un pain de Gênes dans une pâtisserie et attaquons.
La pâtissière avait confirmé que la « direction de Manié est bien par là » mais arrivé au pont médiéval et à l’église, le doute vient. La carte n’est pas très précise, alors nous décidons de suivre le chemin de randonnée local indiqué par un losange et un triangle rouges.

2346

2347

Ca grimpe, cela nous rappelle le Camino… Et on monte, monte dans, d’abord des oliveraies bien soignées avec de belles vues sur la côte puis dans des halliers où les traces de sanglier nous montrent que la nuit est plus agité que le jour. Nous ramasserons une orange tombée d’un arbre qui nous rafraîchira un moment pendant notre ascension. Une source rafraîchira, elle, les mains et on continue à monter dans le calme et la verdure sous un bon soleil. Dire que nous sommes début décembre !

 

2348

 

2350
Vue de Finale Ligure, à mi-côte !
La vue de la percée de la voie ferrée, à gauche, en dessous, me fait penser que nous ne sommes pas sur le chemin souhaité. Il faudra « tirer » un peu plus à droite. Ouf ! nous voici à un carrefour où les losanges se séparent des triangles et nous suivrons les triangles rouges. Tout en haut, aucune indication visible. Nous partons sur la droite, longeant la route bien calme que nous venons de rencontrer.
Cinq cents mètres de doute car nous voyons la mer devant nous, sur la droite, et cela ne devrait pas le faire ! Confirmation auprès d’un cantonnier : Spotorno, c’est de l’autre côté.
Demi-tour, nous repartons sur nos pas et marcherons sur cette route, que nous savons, désormais, être la bonne, pendant plusieurs kilomètres dans le calme, hormis un très modeste trafic local.

2355
Nous traverserons ce beau plateau de Manie qui semble, au vu des campings et des quelques restaurants (fermés) que nous croisons, être bien fréquenté en saison.

Restaurant servant des nourritures spirituelles ? En fait, une chapelle désaffectée devenu trattoria !

2354
Nos pas nous amènent à la Casa Ferrin, restaurant réputé, situé sur notre route que nous connaissons sous son nom SP 45 depuis quelques kilomètres. Hésitation, on entre ou pas. Si on entre, il y en a pour une heure au moins et le nouveau départ risque d’être laborieux. Si on entre pas, nous mangerons notre casse-croûte préparé à la maison en quelques minutes, puis une pomme et repartirons rapidement. On entre pas !
Arrêt sur un duo de grosses pierres et exécution du projet quelques centaines de mètres au-delà du restaurant.

2359
Nous descendrons ensuite vers Voze

2360
où nous découvrirons les oeuvres d’un sculpteur local

2363
puis vers Spotorno d’où nous devrions atteindre Prelo puis, par des chemins, Sant Elmète et prendre le train pour revenir à Loano.
En fait, au vu de la forte pente représentée par la montagne devant nous, nous irons à Spotorno, en suivant la route et les panneaux indicateurs (pas mal de lacets),

 

2367
traverserons la ville qui semble être un centre de villégiature, forcément désert en cette saison, longerons la plage, pour changer un peu, et monterons vers le cap qui se situe sur le territoire de la commune de Bergeggi.

2373
Moi, je croyais (nous n’avons pas de carte précise du coin) que derrière le cap, nous découvririons Vado, notre étape du jour. Pas du tout ! Ca monte, c’est à l’ombre, il ne fait pas chaud, et nous commençons à accuser le nombre de kilomètres de la journée. Un coup d’oeil en arrière nous montre la plage de Bergeggi, telle que l’on l’aimerait en été !

2376
Il nous faudra suivre la SS1, heureusement protégés du trafic qui n’est pas très intense à cette heure

2379

jusqu’à atteindre d’immenses parcs de containers en réparation,

2382
puis longer la douane maritime de Savona, sur la gauche avec sa bande de chats qui lui sert de voisins,

2384

et nous arriverons à Vado. C’est vraiment pas beau. Port de commerce, usines, silos à grains, deux grandes cheminées blanches et rouges, un port de ferries vers la Sardaigne et la Corse, la SS1….

2387
Ravi d’être arrivé !

2388
Première démarche, trouver un endroit pour faire « tamponner » la créanciale. Une question dans un magasin a pour réponse : il n’y a pas d’office du tourisme à Vado. Merci ! Autre question à un kiosque de journaux : « il n’y a pas de gare à Vado ! Mon plan était de prendre le train à Sant Ermeta qui est un peu plus haut sur la colline. Nous ne monterons pas. Nous allons à la pharmacie du centre, nous demandons et obtenons de la pharmacienne qu’elle pose son sceau sur les créanciales et sautons dans le premier bus qui passe vers Loano.
Nous retrouverons la voiture où nous l’avons laissée et repartirons, au prix de beaucoup de trafic sur Albenga, retrouver l’autoroute et nos pénates.