Archives de catégorie : Via Francigène

Torre del Lago Puccini – Pisa

La dame de l’hôtel, au moment de régler notre note et répondant à ma question me dit que pour rejoindre Pise, il faut suivre la « strada statale ». Ou bien, à la sortie de la ville, vers le sud, prendre à travers la pinède, en parallèle à la route. Forts de notre expérience de la veille, nous choisissons la pinède, mais avons été avertis que la dite pinède abrite des activités répréhensibles, même en plein jour.

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C’est  malheureusement vrai. Une pauvre fille y attendait le client à neuf heures du matin à l’entrée du bois. Pauvre monde !
Nous marcherons, confiants, avant de nous perdre  à nouveau et retrouver la route que nous ne quitterons pas avant Pise.
Nous vous laissons apprécier l’espace libre pour le piéton. Les routes que nous prendrons désormais sont assez dangereuses. Nous devons montrer, quelquefois, le bâton, comme aux chiens, pour que l’automobiliste nous prenne en compte dans sa conduite.

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Nous traverserons Pise, en ce dimanche où se déroule un marathon, dans la plus grande tranquillité. Nous déjeunerons dans le seul restaurant ouvert, une usine à touristes, où la nourriture est bien quelconque et chère. Puis, nous repartirons pour notre hôtel qui se trouve à l’extérieur de la ville.
La bonne surprise du jour, après tant de bruits et de dangers sur la route, ce repas minable, est que l’hôtel est un hôtel quatre étoiles, certes excentré mais bien confortable et bien calme. Au milieu de rien, le restaurant de l’hôtel étant fermé, il va bien falloir trouver un endroit pour dîner. Nous sortirons après nos ablutions, jambes en l’air et lessive habituelles, en quête de trattoria mais sans succès.
Retour à la chambre avant une nouvelle tentative qui sera la bonne.
En effet, quelques touristes sont arrivés en auto mais partent à pied, d’un bon pas, vers la gauche de l’hôtel. A moins d’un rendez vous précis, je pense qu’ils savent où ils vont. Qui tente rien, n’a rien.
Et ils nous conduisent à un restaurant qui se trouvait dans un coin où nous n’avions pas pensé aller. Nous sommes un peu en avance et prendrons un apéritif puis un dîner sympa dans un beau décor ancien.
Retour à l’hôtel et une bonne nuit quatre étoiles.
En nous endormant, nous pensons à l’étape d’aujourd’hui. C’est la plus pénible, au vu du trafic automobile. Nous ne savons pas encore que le pire est à venir. Au point de nous faire abandonner à Volterra, l’âme en peine, nous disant que, si cela continue comme cela, jamais nous ne continuerons sur Rome. A voir, et bonne nuit !

 

www.marriott.fr/hotels/travel/psaps-ac-hotel-pisa

Marina di Ronchi – Torre del Lago Puccini

En route pour le pays de Puccini, comme l’indique le nom de notre étape de ce soir.
La journée de marche sera assez monotone, notre chemin suivant la côte qui est elle même suivie par un « lungomare » qui n’en finit pas. En fait, notre préoccupation sera de marcher à l’ombre et d’éviter autant que faire se peut, les nuisances des voitures.

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La surprise du jour viendra dans cette rue calme qui longe le bord de mer plutôt « trafficato » comme disent les italiens. En effet, un homme en mobylette, s’arrête à notre hauteur, et nous demande si nous sommes pèlerins. Et il nous dit qu’il est allé à Santiago… et les pèlerins se racontent des histoires de pèlerins. Puis, avant de nous laisser, il nous indique que plus loin, il y a un point d’eau. Sympa.
Et on continue….
S’ensuit la traversée de Viareggio, une halte foccacia dans un petit fornaio et enfin, la sortie de la ville, encouragés par une glace bien sympathique. Et d’attaquer la longue pinède qui va nous mener quasiment aux portes de notre étape. Quoique, si la pinède longe bien la mer, nous devons « repiquer » dans l’intérieur pour arriver au lac.
Ca, c’est dur, car nous nous croyions arrivés et bien non. Encore trois kilomètres de trottoir.

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L’hôtel est tranquille. Pas de clients en vue. Nous aurons une chambre sur l’arrière (j’avais demandé une chambre calme) et non sur le lac
(où il n’y a a strictement aucune animation). En Italie, il vaut mieux prévoir.
Nous dînerons après une petite promenade (!) raccourcie car un vent frais s’est levé sur le lac et le pèlerin a eu une longue journée de marche au soleil.
Repas sympa, blanc agréable. Au lit, pour une nuit calme.

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www.hotelbutterflytoscana.it/

La Spezia – Marina di Ronchi

La nuit aura été calme, la literie confortable.
Au petit déjeuner, un groupe d’allemands squatte la petite salle, il nous faudra redescendre un quart d’heure après pour pouvoir s’asseoir. Le service est rapide et très efficace.
C’est à 9h30 que nous prendrons le bus, dans la rue voisine. Il m’a fallu un moment pour comprendre que les billets s’achètent au bureau de tabac à côté. Aussitôt dit, aussitôt fait. Et nous embarquons ! Direction Romito après Lerici dont voici le beau château.

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Pas d’indications pour descendre, mais la chance nous sourira et nous descendrons au bon endroit.
A la sortie du modeste village, nous prendrons la route d’Ameglia, sur laquelle il y a beaucoup de circulation et sans aucune protection, barrière ou trottoir, pour que le pèlerin s’y sente à l’aise.

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Avant d’arriver à Ameglia, nous verrons sur la droite le joli village de San Marcello. Nous achèterons deux litres d’eau puis franchirons la rivière Magra avant de suivre la route vers Marinella di Sarzana, après avoir traversé Fumaretta. Pas très joli, le coin….

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Comme le montrent ces photos, nous traverserons Marina di Carrara, avec, sur notre gauche, les célèbres carrières de marbre, puis longerons la mer, sur une ligne droite sans fin. Repas foccacia à Marina di Carrara et continuation par Marina di Massa, par la plage.
Une glace pour encourager la pèlerine en entrant dans Marina dei Ronchi. Nous nous croyons arrivés… erreur. L’hôtel est à l’opposé, au sud de la ville qui est toute en longueur. On continue donc. Il nous faut demander notre chemin à plusieurs reprises ou plutôt où se trouve l’hôtel.
Nous arriverons dans un endroit bien sympa. Très calme, sans bruit de voitures. L’accueil est timide mais tout se passe bien. Nous nous installons au premier étage du bâtiment qui se trouve derrière l’entrée.
Le décor est moderne, actuel. Beaucoup de couleurs et de design.
La terrasse accueillera la lessive des pèlerins.
Nous ressortirons pour aller dîner sur le bord de mer dans un restaurant « chic » (par rapport aux autres !) Bon dîner et retour à l’hôtel à 22 heures. La nuit sera bonne et calme.

Levanto – La Spezia

La journée à grand spectacle va commencer. Les yeux vont être ravis et les jambes et genoux moins.
A 8h35, nous embarquons dans le train pour Monterosso pour y arriver cinq minutes après. Toujours beaucoup de monde sur cette ligne pour les mêmes raisons qu’hier.
La nuit a été bonne, calme et à notre grande surprise la salle du petite déjeuner est totalement emplie, nous qui croyons que l’établissement était vide. Un arrêt avant la gare nous a permis d’acheter de l’eau et nous débarquons à Monterosso, pleins de courage et d’ambition.
La gare de Monterosso est un peu éloignée de la ville, quasiment sur la plage et nous longerons la mer pour arriver au village proprement dit qui est un des Cinque Terre.

Belle vue sur une plage tranquille au matin d’un jour du mois de mai.

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Après avoir fait le tour d’un éperon rocheux, nous découvrons la plage de Monterosso que nous traverserons en longeant le chemin de fer et nous remonterons sur le sentier cimenté montant que l’on voit de l’autre côté de la plage.

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L’éperon rocheux que nous venons de franchir.

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Ce charmant petit chemin bien agencé va nous conduire un peu plus loin à l’endroit où se trouve le péage donnant droit à l’accès piéton des Cinque Terre. Le reçu nous sera demandé à nouveau à l’entrée et sortie de chacun des villages.

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Et voila, un modèle des escaliers que nous franchirons à plusieurs reprises au cours de la journée. en fait, le chemin suit des voies de liaison très anciennes qui, avec le temps, sont devenues des liens entre jardins avant d’accueillir les touristes/pèlerins. C’est assez physique avec un sac sur le dos (souvenirs du Norte !)

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En voici un autre..

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Enfin, un plat. Notons qu’une heure avant, nous étions au niveau de la mer !

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Image de paix, au moment de la pause.

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Le chemin, même descendant, n’est pas large. Il faut être prêt à faire des concessions au moment des croisements.

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Heureusement, quand nous atteindrons Vernazza, nous n’aurons pas à descendre au bord de la mer….

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Heureusement, quand nous atteindrons Vernazza, nous n’aurons pas à descendre au bord de la mer….cela nous donne du courage, mais, finalement, nous allons bien y descendre en bas, et remonter ensuite !

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Et nous revoici, en haut

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et au loin la « Terre » suivante, Corniglia

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le chemin derrière nous que l’on devine à mi-pente

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l’approche de Corniglia

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le péage à l’entrée de Corniglia, en provenance de Vernazza

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Corniglia, village envahi par les touristes me fait penser, par ses petites rues à notre village Eze et/ou à St Paul de Vence par son architecture et ses petites rues étroites et encombrées de marchands d’objets de toutes sortes. Nous déjeunerons de notre foccacia quotidienne sur un tabouret d’un « fornaio ».
Puis ce sera la descente sur la gare de Manarola par des escaliers nombreux et pentus.

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et nous longerons la baie de Manarola, contents de trouver enfin un endroit plat depuis notre départ.

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L’approche de Riomaggiore amène son contingent de touristes et comme dit plus haut, le croisement doit se faire avec beaucoup de circonspection.

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Derrière nous, Manarola et, au loin, le cap qui abrite Monterosso d’où nous sommes partis.

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Point de vue sur la via dell’amore qui, après ce que nous venons de franchir nous semble une promenade de santé, sur le plat et le ciment.

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Et voici la cinquième « Terre », Riomaggiore.

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Beaucoup de monde en cette belle journée de mai.

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Un peu de fraîcheur dans ce tunnel qui nous permettra d’atteindre la maison du parc national des cinque terre où nous avons été particulièrement mal reçu car j’ai fait l’erreur de demander à la dame qui tamponnait de mauvaise grâce nos créanciales d’encrer son tampon. Elle l’a mal pris. Tant pis pour elle. No comment !

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Point de vue sur la via dell’amore qui, après ce que nous venons de franchir nous semble une promenade de santé, sur le plat et le ciment.
Nous arriverons à la gare de Riomaggiore juste à temps pour acheter les billets et monter dans le train pour La Spezia, trajet six minutes.
De la gare, nous traverserons une bonne partie de la ville, sac au dos et glace à la main afin de trouver notre hôtel qui se trouve assez loin vers l’est. Après avoir demandé à plusieurs reprises aux passants, puis à un chauffeur de taxi qui voudrait bien nous y conduire (!) nous trouverons notre hôtel, le Corallo. Calme, frais et accueil aimable.
Ablutions habituelles du pèlerin, jambes en l’air, repos, puis sortie pour trouver un endroit pour faire tamponner les créanciales. L’office du tourisme nous donnera, après les coups de tampon, une belle carte des chemins de la région et quelque documentation.

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Fiers de notre parcours du jour, nous nous autoriserons un apéritif en terrasse dans la vieille ville suivi d’un sympathique dîner dans un restaurant tout aussi sympathique, dont, avec un couple de dames françaises nous serons les seuls clients, à l’ouverture, il faut le dire.
Nous sommes régalés de spaghettis à l’anchois frais et de tiramisu + une bouteille de vermentino local.
Il s’agit de « La Cantina », Via Fazio (3398036384)

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Nous serons au lit de bonne heure. Nous avons décidé que, demain matin, au vu du parcours que nous devons accomplir pour sortir de cette grande ville, et eu égard au conseil prodigué par l’office du tourisme, nous prendrons le bus pour effectuer ces kilomètres qui s’avèreront, vu du bus, difficilement praticables pour des piétons.

www.hotelcorallospezia.com

Sestri Levante – Levanto

Après une nuit relativement tranquille, sans trop de nuisances sonores de la part du trafic automobile, ni bruits de voisinage et après un petit déjeuner convenable (toujours pour l’Italie), nous partons pour la gare de Sestri Levante munis de nos billets achetés la veille.
D’après notre topo, il valait mieux prendre le train pour nous avancer compte tenu de la longueur et du dénivelé de notre étape. De toute façon, passée Déiva Marina, nous n’aurions plus eu de chemin sauf à monter dans la montage ou plutôt hautes collines pour mieux redescendre à Framura.
Nous prenons le train (bondé de touristes) à 8h56. Il est 9h20 lorsque nous posons le pied sur le quai de la gare de Framura où d’autres touristes montent à l’assaut du train. Il faut dire qu’il s’agit de la ligne qui dessert les Cinque Terre….
Nous descendons vers la mer et achetons de l’eau pour notre parcours d’aujourd’hui. Sympa, le gérant m’indique comment rejoindre le départ du petit chemin qui va nous permettre de nous rapprocher de Levanto.
Traversée de la petite rivière, à gauche, à la maison jaune, à droite et nous voici à pied d »oeuvre.

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Le moins que l’on puisse dire, c’est que le pèlerin est cueilli à froid. Cela grimpe vraiment bien et permet, cependant, de belles échappées sur la côte. Nous traversons une zone de maquis très dense.

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Nous voici revenus sur le Camino, mais version Norte…

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Une fois la première pente difficile passée, en approchant du haut de la colline, nous trouvons un espace tranquille et bien vert.

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où le pèlerin peut se rafraîchir sur un banc.

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avant de jeter un coup d’oeil vers le Nord, derrière lui.

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et immortaliser ce grand moment dans la vie d’un couple !

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En route vers Bonassola, sur les petites, toutes petites routes.

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Ces petites routes champêtres, loin de tout trafic, nous permettent de profiter, en toute sécurité des vues plongeantes sur la mer et du début du magnifique paysage offert par le début du parc national des Cinque Terre. Nous arrivons à Anzo et nous devrons descendre quasiment au niveau de la mer pour remonter plus tard.

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Ayant été avertis,

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nous continuons notre route vers Levanto.

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mais le chemin n’est pas toujours aussi facile. Nous aurons à traverser une nouvelle zone de maquis très escarpée.

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puis une zone plus tranquille

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puis une autre zone de maquis très escarpée

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avant d’arriver à Bonassola

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où le pèlerin attaquera, avec appétit, une foccacia au fromage arrosée d’une bière bien fraîche avant de repartir (remonter) vers Levanto.

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Arrivés par le deuxième petit col en partant de la gauche, (sur la photo) nous voici à nouveau en haut de Bonassola, côté sud. Il reste une belle grimpette avant d’arriver au petit col qui domine Levanto.

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Voici la vue vers Levanto, le petit col franchi, prise dans la belle et large descente caillouteuse qui mène à la petite ville.

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Notre hôtel se trouve à proximité de l’église que l’on voit au fond à droite.

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Nous arrivons à l’heure « morte », l’heure où la ville est vide car c’est l’heure du déjeuner ou du début de sieste selon la vaillance de l’intéressé. Nous tournerons un peu dans la ville avant de trouver l’hôtel que nous avons réservé, l’hôtel Garden. Refait à neuf, accueil très charmant. Il semble vide.
Notre chambre est petite mais équipée de meubles récents et bien propre. Salle de douche ok mais léger souci avec l’extracteur d’air situé à l’extérieur sur la terrasse devant notre chambre, extracteur d’air desservant le marchand de glace voisin. Mais il ne fonctionne pas tout le temps. Nous paierons 90 euros ce qui est la moyenne de notre dépense quotidienne pour cette portion très touristique (Cinque Terre et bord de mer).
Le dîner se fera dans une pizzeria bien sympa, au personnel souriant et à la « cuisine de qualité ». Il faut bien que le pèlerin se retape un peu le soir après les efforts de la journée. Elle est dans un petit parc et les clients y sont servis sous une grande tente et l’on peut y accéder par deux entrées sur deux rues formant les côtés d’un triangle isocèle (ouf !) Oublié le nom comme vous l’avez compris.(42 euros)

Auparavant, et en guise d’apéritif, et après avoir dégusté la glace habituelle sur un banc du bord de mer, nous sommes allés faire tamponner les créanciales à l’office du tourisme puis allé à la gare pour prendre le train, le lendemain matin afin de raccourcir l’étape, car demain, nous traverserons les Cinque Terre de Monterosso à Riomaggiore, puis prendrons le train à nouveau jusqu’à La Spezia.

www.nuovogarden.com/fr/

Rapallo – Sestri Levante

C’est à 8h00 que nous quitterons l’hôtel Canali. La nuit aura été calme et reposante mais nous aurons été réveillés par nos voisins de chambre à 6h00. Petit déjeuner convenable pour un hôtel italien !
Il nous faut remettre les sacs à dos, descendre la petite route et rejoindre l’Aurelia Levante qui sera notre chemin pour aujourd’hui. Elle nous conduira à Sestri Levante, notre deuxième étape au terme de 20 kms.
Nous rejoindrons Zoagli, route en légère ascension et qui serpente au gré des criques et promontoires.
Un dernier coup d’oeil sur la baie de Portofino au fond de laquelle Santa Margherite Ligure s’ouvre au soleil.

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En arrivant à Zoagli, nous trouvons, sur la droite de la route, l’Antica Via Romana, qui nous conduira dans le centre de la petite ville. Cette petite descente nous rappelle le Camino tant c’est beau et tranquille.
Nous trouverons, au pied de ce viaduc, à gauche en longeant la mer, le chemin que nous devons prendre pour remonter sur l’Aurelia.

Auparavant, nous aurons obtenu de la pharmacie de la place un tampon sur nos créanciales car nous avons omis de les demander à Rapallo. Pas encore habitués… les pharmaciens non plus de voir des pèlerins qui demandent un « sello » sur une créanciale de Saint Jacques.

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En remontant vers l’Aurelia, sympathique plage de Zoagli.

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La pèlerine ne prendra pas le train mais continuera bien à pied !

 

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La voie romaine sur les hauteurs de Zoagli

 

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Enfin, une indication de chemin. Il s’agit d’un chemin local.

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Au dessus de la route, Sant Andrea di Rovereto. Nous n’y monterons pas mais suivrons l’Aurelia.

 

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Partie de la route dont le trottoir est protégé. Le pèlerin y est un peu plus à l’aise.

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Chiavari nous attend. Nous traverserons la ville et continuerons car notre étape est Sestri Levante.

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Bel endroit pour la baignade, mais cela se mérite au vu de la pente et de la végétation.

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Avant d’atteindre Chiavari, le pèlerin devra traverser un tunnel mais sur un trottoir. Ensuite, une longue descente sur l’Aurelia le mènera en ville.

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Chiavari sous le soleil.

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Vues diverses d’une ville de villégiature italienne au mois de mai.

 

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De l’autre côté du pont, l’entrée dans Lavagna où nous quitterons l’Aurelia pour rejoindre le port et longer la mer.

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Il s’agit, en fait, plutôt d’une zone de chantiers navals.

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Nous tournerons dans Lavagna pour trouver un endroit simple pour déjeuner sans succès. Nous reprenons la route, sous le soleil, mais, à la première occasion, nous passons sous la voie ferrée

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pour atteindre la plage où nous pouvons trouver une petite route qui nous évitera de marcher au contact direct du trafic automobile.

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ou bien directement sur la plage, ce qui n’est pas le plus facile car le sable est très fin, donc nous nous y enfonçons en marchant.

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Nous reviendrons sur la route pour apercevoir, au loin, un rassemblement de voitures. Oui, c’est bien un restaurant. Air conditionné, repas ouvrier à 10 euros vin compris, repas simple mais excellent. Repos des jambes, du dos et de l’âme car nous nous demandions bien à quel endroit nous allions trouver à manger.
Nous quittons notre table, à l’entrée de Cavi, après cet excellent repas pour repartir d’un pas un peu plus lourd vers notre étape qui n’est plus guère loin maintenant.
(regardez à gauche du chapeau !)

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Il nous faudra une bonne heure pour atteindre Sestri Levante. nous aurons traversé le village de Cavi et remarqué que nos sommes presque arrivés…

 

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à Sestri Levante sinon à Rome !

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Travaux, l’on ne passe pas, ni en auto ni à pied.

 

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Bien calme, bien ensoleillée, Sestri Levante offre de beaux attraits.

 

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Nous trouverons notre hôtel, l’hôtel Genova qui se trouve sur l’Aurelia pour changer un peu. Je dois avouer avoir été « victime » de la belle présentation de l’hôtel sur son site. Nous aurons une chambre plutôt petite mais bien propre, la literie étant très ferme. Cela suffit au pèlerin même si on lui demande 90 euros pour cela. L’Italie sera toujours chère en matière d’hôtels. Ce sont des prix de bord de mer.
Par contre, nous dînerons pour peu dans une pizzeria, au soleil couchant, sur la terrasse. Bon repas (focaccia au fromage, pizza et 1/2 blanc en carafe = 28 euros) mais le pèlerin doit aller se coucher car la plus pénible des étapes, en général, la troisième est pour demain. Elle le sera.
En prévision de cette étape qui va nous amener aux portes des CinqueTerre, le pèlerin, avant de faire tamponner sa créanciale à l’office du tourisme, est passé à la gare de Sestri Levante et a acheté deux billets de train….

 

www.hotelgenovasestrilevante.com

Bogliasco – Rapallo

L’heure est venue de parcourir un nouveau tronçon du parcours qui nous amènera à Rome. Quand nous serons arrivés, ce qui n’est pas pour demain, nous pourrons nous appeler « romieux » après avoir été « jacquets »…
Après avoir parcouru la route jusqu’aux portes de Gênes, nous rejoindrons Bogliasco qui se trouve aussi aux portes de Gênes, mais à l’est. La raison de ce « contour » est que nous connaissons très bien Gênes qui n’est qu’à 180 kms de chez nous et surtout nous savons que longer la côte, qui est notre chemin naturel, implique l’inévitable traversée de kilomètres d’usines, d’entrepôts et autres zones peu accueillantes pour le piéton. Donc, en route ou plutôt en train pour Bogliasco. Objectif, Volterra. A l’automne, nous effectuerons la dernière partie du trajet mais à partir de Monteriggioni où nous aurons rejoint la Francigène.
Nous expliquerons la raison de ce modeste saut de puce pour repartir, lors de la rédaction de l’étape Casciana Terme-Volterra.

Bonne lecture !

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La Gare d’Eze est bien tranquille en cette heure matinale. Nous sommes sur le bon quai, il n’y a plus qu’à attendre le train vers Vintimille.

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Vue de l’intérieur du train de Trenitalia qui nous conduira à Gênes sans trop s’arrêter. C’est celui que nous reprendrons lors de notre futur départ pour l’étape finale. Confortable, pas trop de monde au départ comme on peut le voir mais le wagon se remplira au fur et à mesure de l’approche de Gênes.

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Nous attendrons une heure environ à la gare de Gênes pour prendre le train régional vers Rapallo. Nous en profiterons pour faire marquer nos créanciales à l’office du tourisme de la gare, qui n’a pas de tampon (sello !) mais dont la préposée, gentiment, prendra le temps d’écrire à la main  » office du tourisme de Genova, la date et sa signature ». Sympa.
Rapallo n’est qu’à environ 10 kms de là. Nous y arriverons rapidement et commencerons à chercher notre chemin. Pas de flèches jaunes, nous n’avons qu’une carte bien sommaire. Définissons d’abord de quel côté de la voie ferrée il faut partir. A droite, vers la mer semble être le plus logique d’autant plus que cela descend et semble traverser le village.
Nous nous arrêterons dans une boulangerie où nous achèterons une portion de foccacia au fromage chacun. Délicieuse. Nous continuons vers la mer un peu plus bas. Jolie partie basse de la ville sur la plage, bien tranquille, comme nous les aimons.

Nous franchissons ce pont roman ou romain bien restauré.

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Joli, mais il faut remonter sur la route en longeant la mer !

Les mollets tirent un peu, car c’est notre première étape alors le pèlerin s’offre un moment de détente (sic) pour regarder de petites peintures du type ex-voto qui ornent les murs de cette petite côte.

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Devant cette église, un banc et sur le banc, nous en train de dévorer les focaccia en regardant la mer. On voit la façade de l’église mais pas nous…

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La sortie de Rapallo est fleurie et toujours bien calme. Pas ou peu de trafic sur ces petits chemins-promenades. Cependant, nous aurons du mal à échapper à la Via Aurelia que nous suivrons sur des dizaines de kilomètres. Nous n’avons, là aussi et par chance, que peu de trafic.

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Si ma mémoire est bonne, ce doit être le village de Sorri que l’on voit, pris de l’Aurelia, et en fond de paysage la mignonne petite ville de Camogli que nous traverserons tout à l’heure.

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Nous voici à Sorri

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Erreur de chemin, passage dans une impasse mais quelle récompense que de voir et sentir ces magnifiques rosiers !

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Vue de la route sur un joli jardin exotique en surplomb sur la mer.

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En traversant Recco, nous voyons l’endroit où nous quitterons la côte pour franchir le cap de Portofino, Camogli. La route nous mènera au-dessus de Santa Margharita Ligure.

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A partir d’ici, nous monterons jusqu’à Ruta et son modeste tunnel.

 

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Le sympathique port de Camogli.

 

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Pour ceux qui souhaitent « monter » dormir, le monastère de San Prospero accueille les pèlerins, moyennant finances. Camogli n’était pas notre étape, alors nous avons continué. Mais, nous avons eu une pensée pour celles et ceux qui doivent, le cas échéant, descendre en ville et surtout remonter, après l’étape du jour, pour dîner….

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L’orage se prépare et nous donnons un dernier coup d’oeil à Camogli avant de rejoindre Ruta. C’est notre première étape et la fatigue commence à se faire sentir car la pente est longue est soutenue. Nous marchons sur le bord de l’Aurelia qui n’est pas trop passante. Nous emprunterons, de temps en temps, un petit chemin qui coupe les lacets de la route mais qui est bien pentu lui aussi !

La pluie nous a cueillis à Ruta où nous nous abriterons sous un abri-bus, refuges bien connus des marcheurs, où nous mangerons une pomme en attendant de traverser une centaine de mètres pour entrer dans le tunnel marquant la sortie de Ruta. De l’autre côté, le déluge commence et il nous faudra à nouveau nous abriter dans un garage non fermé pour nous équiper « tous temps ». Il ne nous reste qu’à descendre vers notre étape de ce soir
Nous traverserons San Lorenzo della Costa, toujours sur l’Aurelia, sur laquelle nous ne pouvons éviter l’eau envoyée par les voitures. Cela nous rappelle quelques (mauvais) souvenirs. Nous laissons à droite la route qui descend vers Santa Margherita Ligure et Portofino pour continuer, toujours sur l’Aurelia vers Rapallo que nous atteindrons par une descente bien sympathique (trouvée sur la droite dans un virage) mais un peu glissante, vers la mer, qui nous raccourcit notre trajet par rapport à la route et à ses dangers. Je crois que c’est la Via Porte Hannibale.
En bas de ce petit chemin qui devient rue sur son terme, nous trouvons ce magnifique pont romain. Nous sommes arrivés.

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Notre première étape n’aura pas été si simple. Il n’y a guère que seize kilomètres mais nous avons retrouvé les difficultés du Chemin en Italie.
Aucune indication, il faut suivre la Via Aurelia qui est, comme disent les locaux, « troppo trafficata » ! Nous aurons eu une belle côte pour nous mettre en jambe, un bel orage, et, à l’arrivée, eu la surprise de constater, mais ce n’est pas la première fois que notre hôtel est de l’autre côté de la ville. Mais c’est un très bel hôtel qui, en saison, doit être très cher. Heureusement, nous sommes hors saison et avons eu un excellent tarif dans une centrale de réservations.

 

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Après un moment de repos, nous reviendrons en ville pour visiter et en profiterons pour chercher un restaurant pour dîner.
C’est la pizzeria-trattoria Zi Teresa qui nous accueillera. Facile à trouver, il suffit d’aller à la gare. Le restaurant lui fait face, à un coin de rue. Très bon repas, simple, bon vin blanc. Acciughe, polipo, gnocchi « mediterranéens », vin donc et 52 euros. Accueil dans un mélange d’italien et de français. L’adresse qu’il nous fallait pour conclure une première étape qui nous laisse un peu fatigués mais c’est normal. Le pèlerin n’est plus tout jeune et n’a pas marché depuis quelques mois. Cela ira mieux demain ! Au lit à 22 heures sonnantes !

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Vado Ligure – Genova Voltri

Toujours plus loin, vers le nord-est. Ce matin, désireux d’éviter la traversée de la zone industrielle et de la ville de Savona, nous irons à Albissola superiore garer la voiture devant la gare. Nous y reviendrons, une fois notre étape accomplie, c’est à dire une fois Gênes (Voltri) atteinte, par le train.
Donc, même rituel que pour l’étape précédente. Lever tôt, autoroute et nous voici descendant vers le bord de mer à 8h25. En fait, nous partirons en diagonale plutôt que directement vers la mer.
De quoi nous donner le moral quant aux kilomètres qui restent à faire !

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Nos zig-zag, sans que nous la cherchions d’ailleurs, nous amènerons vers la SS1 qui nous fera sortir de l’agglomération par un

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et nous amener sur le bord de mer où, surprise, nous trouverons ou plutôt nous retrouverons les flèches Rome-Santiago que nous avons perdues, il y a quelques étapes en arrière, à la sortie de San Remo.
Autre bonne surprise, et il y en aura d’autres, l’espace réservé aux piétons est large et bien isolé du trafic. Il fait grand beau et presque tiède.

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Le pas est vaillant et ainsi, nous arrivons à Celle Ligure, jolie petite bourgade de bord de mer où le retrait des installations ferroviaires a permis de réhabiliter le bord de mer et y installer à la place un joli lungomare que nous suivons avec bonheur et toujours sans voitures.

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Et l’on avance vers le nord est toujours du même pas pour atteindre Varazze, station chic, où l’office du tourisme, en ce jour de Sant’ Ambrogio, est fermé.

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Tant pis pour notre tampon sur la créanciale.
Nous traverserons Varazze par la rue centrale, parallèle à la mer, isolée du trafic automobile et admirerons de belles façades peintes ou décorées de belles frises.

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Nous nous arrêterons sur un banc au soleil pour nous sustenter d’un casse-croûte préparé à la maison suivi d’une pomme. Et nous repartons.
Toujours le bord de mer, isolés du trafic. A la sortie de la ville, nous trouvons cette belle promenade qui remplace les voies du chemin de fer et qui est en plein aménagement.

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Que du bonheur, pas mal de promeneurs en ce samedi matin, mais pas d’autos et la mer à droite qui brille sous le soleil. Nous suivrons cette voie au calme jusqu’à Cogoleto, nous amusant de la traversée des nombreux tunnels, sécurisés ceux-là.

 

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A gauche, Rome, à droite Santiago. Que signifie le M ? Mystère.

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A l’entrée de Cogoleto,

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au lieu de suivre à droite la SS1, nous la traversons pour suivre une petite route, en face, qui longe le chemin de fer après avoir passé un tunnel (encore) et, tout droit toujours, rejoint le bord de mer, quasiment à la sortie de Cogoleto. Nous avons gagné quatre cents mètres !

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Là, après une petite pause, nous continuons notre marche vers Arenzano dont nous suivrons aussi le lungomare. La marche hors de la ville se fera sur le trottoir, bien aménagé, là aussi, à l’abri des nuisances des autos, finalement peu nombreuses en ce jour de fête italienne et plutôt milanaise.

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Il n’y a plus de train, désormais, et les pèlerins en profitent…

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Nous re-voilà à la lumière du jour !

 

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Et de continuer en direction de la grande ville, hôtesse de la dépression du même nom, dépression qui, aujourd’hui semble être allée ailleurs !

 

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Nous progressons….et pouvons suivre cette progression par les maisons cantonières.

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Nous atteindrons notre point de destination Voltri, situé à l’ouest de Gênes, à 13h50, toujours sous le soleil.

 

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Tiens, déjà la sortie ? Non, c’est le panneau au dos du premier

 

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La ville est déserte.

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Nous devons trouver, d’abord la gare puis un endroit pour faire tamponner nos créanciales.
Pourquoi pas dans ce bar qui vend des glaces ? En fait, le présentoir de glaces ne nous emballe guère et nous ressortons pour entrer… chez les carabiniers qui nous tamponnerons gentiment nos documents après une légère hésitation (tampon officiel sur un document qui ne l’est pas ?).
A la gare, que nous avons cherché de l’autre côté de Voltri, avant d’être remis sur le bon chemin par une charmante Gênoise, nous achèterons au distributeur nos billets pour le retour, le guichet étant fermé pour cause de jour de fête.

Ciao, à bientôt pour la suite de la pérégrination. Ciao Voltri !

 

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A 14h50, nous regagnerons la voiture pour rentrer à Eze.

Voila, nous avons effectué la première grosse partie de notre marche, de la maison à Gênes. Certes, Voltri n’est pas le centre de Gênes, mais nous ne voulons pas, au même titre que nous l’avons fait à Bilbao et à Léon, traverser les zones industrielles et commerçantes qui entourent les grandes agglomérations. C’est notre choix !
Nous repartirons donc de Nervi ou de Bogliasco, arrivés par le train, marcherons quelques heures vers Recco et de là, le lendemain, retrouverons la marche au long cours car, si tout va bien, nous ne rentrerons à la maison que par avion, de Rome ! Nous n’en sommes pas encore là mais y pensons fortement !
Ciao !

Loano – Vado Ligure

Comme nous allons encore plus loin en voiture, ce matin, pour rejoindre le point de départ de notre nouvelle étape, nous partirons un peu plus tôt.
Lever 6h00 et nous quittons Eze à 6h45 pour rejoindre l’autoroute et Loano où nous arriverons vers 8h10.
Le départ sera donné à 8h20. Il fait beau mais frais, encore, ce matin.
Nous passons sous la voie ferrée, à peine partis car nous avons stationné la voiture près de la gare où nous reviendrons chercher la voiture. Nous longeons le bord de mer

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et, presque à la sortie de la petite ville, y ré-entrons pour atteindre la rue commerçante où nous achèterons une pâtisserie ligure (bugnes) et pas ligure (un croissant) !
Puis, nous nous dirigeons, toujours en longeant le bord de mer, d’abord vers le port de pêche puis vers le nouveau port de plaisance.

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Notre grande préoccupation est cette route SS1 que nous devons suivre jusqu’à Gênes au moins, et plus loin encore. Nous tentons de l’éviter lors de la préparation de notre route mais, à ce stade, je dois avouer que, depuis notre arrivée à la frontière italienne, nous n’en souffrons guère.
Nous avons connu pire nuisance, en France, lors de notre premier pèlerinage et en Espagne, sur le Norte avec des endroits pas protégés du tout du trafic.
La surprise n’est pas que la route soit bien là, mais que le bord de route ait été aménagé. En effet, hormis quelques exceptions que nous signalons à l’attention de ceux qui passeront un jour par là, les trottoirs sont larges et isolés, souvent, du trafic, par des barrières de sécurité.
C’est ainsi que nous entrons dans Pietra Ligure,

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passons devant l’hôpital, à gauche, puis laissons la SS1 pour traverser la petite ville par la rue principale, bien au calme.

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Nous retrouverons cette SS1 et ses trottoirs abrités à la sortie de la petite ville pour filer sur Finale Ligure, avec quelques portions de passage non protégé, mais le trafic est plutôt modeste et la limitation de vitesse respectée.

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Nous profitons, sur notre droite, du beau paysage marin, avec le soleil en prime qui compense largement les nuisances du côté gauche…
Toujours sur la SS1, sans danger donc jusqu’ici, nous avançons dans Finale Ligure jusqu’à Finalpia.

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Dans la préparation de notre étape, nous avons décidé de marcher dans l’intérieur des terres et laisser la route pour plusieurs raisons.
Nous savons que la SS1, à la sortie de Varigotti, n’offre aucune protection au pèlerin. Il n’y a plus de barrières de protection (pour les piétons) jusqu’à Noli, c’est à dire sur tout le Cap Noli. La route est étroite, le surplomb de la mer plutôt spectaculaire, donc danger pour nous. De plus, le paysage maritime évoqué ci-dessus est charmant mais lassant et nous avons encore pas mal de kilomètres à faire dans ce décor. Changeons pour quelques kilomètres !
Donc, nous prendrons la route de Monte. Je demande confirmation à un monsieur qui boit un verre de rosé en lisant son journal au carrefour de la route de Monte. Il doit me prendre pour un fou quand je lui dis que nous allons à Rome ! Une cinquantaine de mètre plus loin, nous achèterons un pain de Gênes dans une pâtisserie et attaquons.
La pâtissière avait confirmé que la « direction de Manié est bien par là » mais arrivé au pont médiéval et à l’église, le doute vient. La carte n’est pas très précise, alors nous décidons de suivre le chemin de randonnée local indiqué par un losange et un triangle rouges.

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Ca grimpe, cela nous rappelle le Camino… Et on monte, monte dans, d’abord des oliveraies bien soignées avec de belles vues sur la côte puis dans des halliers où les traces de sanglier nous montrent que la nuit est plus agité que le jour. Nous ramasserons une orange tombée d’un arbre qui nous rafraîchira un moment pendant notre ascension. Une source rafraîchira, elle, les mains et on continue à monter dans le calme et la verdure sous un bon soleil. Dire que nous sommes début décembre !

 

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Vue de Finale Ligure, à mi-côte !
La vue de la percée de la voie ferrée, à gauche, en dessous, me fait penser que nous ne sommes pas sur le chemin souhaité. Il faudra « tirer » un peu plus à droite. Ouf ! nous voici à un carrefour où les losanges se séparent des triangles et nous suivrons les triangles rouges. Tout en haut, aucune indication visible. Nous partons sur la droite, longeant la route bien calme que nous venons de rencontrer.
Cinq cents mètres de doute car nous voyons la mer devant nous, sur la droite, et cela ne devrait pas le faire ! Confirmation auprès d’un cantonnier : Spotorno, c’est de l’autre côté.
Demi-tour, nous repartons sur nos pas et marcherons sur cette route, que nous savons, désormais, être la bonne, pendant plusieurs kilomètres dans le calme, hormis un très modeste trafic local.

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Nous traverserons ce beau plateau de Manie qui semble, au vu des campings et des quelques restaurants (fermés) que nous croisons, être bien fréquenté en saison.

Restaurant servant des nourritures spirituelles ? En fait, une chapelle désaffectée devenu trattoria !

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Nos pas nous amènent à la Casa Ferrin, restaurant réputé, situé sur notre route que nous connaissons sous son nom SP 45 depuis quelques kilomètres. Hésitation, on entre ou pas. Si on entre, il y en a pour une heure au moins et le nouveau départ risque d’être laborieux. Si on entre pas, nous mangerons notre casse-croûte préparé à la maison en quelques minutes, puis une pomme et repartirons rapidement. On entre pas !
Arrêt sur un duo de grosses pierres et exécution du projet quelques centaines de mètres au-delà du restaurant.

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Nous descendrons ensuite vers Voze

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où nous découvrirons les oeuvres d’un sculpteur local

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puis vers Spotorno d’où nous devrions atteindre Prelo puis, par des chemins, Sant Elmète et prendre le train pour revenir à Loano.
En fait, au vu de la forte pente représentée par la montagne devant nous, nous irons à Spotorno, en suivant la route et les panneaux indicateurs (pas mal de lacets),

 

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traverserons la ville qui semble être un centre de villégiature, forcément désert en cette saison, longerons la plage, pour changer un peu, et monterons vers le cap qui se situe sur le territoire de la commune de Bergeggi.

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Moi, je croyais (nous n’avons pas de carte précise du coin) que derrière le cap, nous découvririons Vado, notre étape du jour. Pas du tout ! Ca monte, c’est à l’ombre, il ne fait pas chaud, et nous commençons à accuser le nombre de kilomètres de la journée. Un coup d’oeil en arrière nous montre la plage de Bergeggi, telle que l’on l’aimerait en été !

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Il nous faudra suivre la SS1, heureusement protégés du trafic qui n’est pas très intense à cette heure

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jusqu’à atteindre d’immenses parcs de containers en réparation,

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puis longer la douane maritime de Savona, sur la gauche avec sa bande de chats qui lui sert de voisins,

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et nous arriverons à Vado. C’est vraiment pas beau. Port de commerce, usines, silos à grains, deux grandes cheminées blanches et rouges, un port de ferries vers la Sardaigne et la Corse, la SS1….

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Ravi d’être arrivé !

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Première démarche, trouver un endroit pour faire « tamponner » la créanciale. Une question dans un magasin a pour réponse : il n’y a pas d’office du tourisme à Vado. Merci ! Autre question à un kiosque de journaux : « il n’y a pas de gare à Vado ! Mon plan était de prendre le train à Sant Ermeta qui est un peu plus haut sur la colline. Nous ne monterons pas. Nous allons à la pharmacie du centre, nous demandons et obtenons de la pharmacienne qu’elle pose son sceau sur les créanciales et sautons dans le premier bus qui passe vers Loano.
Nous retrouverons la voiture où nous l’avons laissée et repartirons, au prix de beaucoup de trafic sur Albenga, retrouver l’autoroute et nos pénates.

Cervo – Loano

Réveil à six heures, ce matin. Départ à 6h45, arrêt à la station service pour le plein et en route, par l’autoroute, pour Cervo que nous atteignons un peu avant huit heures.
A huit heures trois minutes, témoin l’horloge de la gare voisine, nous reprenons notre marche vers le nord-est, vers Gênes.
Mes craintes concernant le trafic automobile sur cette route SS1 étaient vaines, au moins pour les premières centaines de mètres car nous marchons, jusqu’au panneau indiquant la fin de l’agglomération, sur un trottoir totalement isolé, par une barrière de protection du trafic.

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Le trafic est modeste. Nous suivons donc le bord de la route, un pied en permanence sur la ligne blanche car l’espace alloué au piéton n’est guère plus large que vingt cinq centimètres. Nous nous dirigeons ainsi vers le Cap Mimosa que nous franchissons et y enlevons les polaires devenues inutiles. Pas trop de voitures à cette heure matinale.
Nous redescendons, toujours sur la route, vers Andora.

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En bas de la côte, nous longeons le bord de mer jusqu’à la rivière et rejoignons la SS1 pour franchir cette même rivière. A gauche, après le pont, nous prendrons la rue Amerigo Vespucci qui remonte cette rivière, pour, arrivés au delà du pont de chemin de fer, en direction de l’autoroute, prendre à droite la route qui monte vers le « castello » en direction de Colle Micheri.

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Comme les jours précédents et à venir, bien sûr, notre souci est d’éviter cette SS1 qui, sur le papier, semble incontournable. De nombreuses recherches nous ont permis, jusqu’ici, de trouver de petits chemins ou routes qui, moyennant, quelquefois, un léger détour, nous font éviter les dangers et bruits de cette route nationale.

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Calme plat sur cette montée vers Colle Micheri. Ca monte, mais pas de trafic. Nous trouvons une voie romaine qui nous conduira au village de Colle Micheri en nous rappelant certain passage du Camino en pays Basque.

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Beau village perché et ligure puis une descente par un petit chemin
sympathique en surplomb de la mer, avec devant nous, Laigueglia et plus loin vers le nord, Alassio.

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Pour rejoindre Laigueglia, nous devrons suivre les lacets d’une petite route que nous aurions aimé pouvoir « couper ». En fin de compte, nous re-voici sur la SS1. Nous la longerons, à l’abri de tout danger, sur un trottoir que nous connaissons depuis longtemps, marchant sur Alassio, au bord de la mer. Nous traverserons Alassio par la plage, sur trois kilomètres. Sable ferme, personne et beau temps.

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Au bout de cette longue et belle plage, une question s’impose. Che faciamo ? Tente-t-on de contourner le cap devant nous, où il y a une route qui longe la mer ou monte-t-on à nouveau sur la SS1 ?
J’arrête un passant qui me répond que la route que nous voyons est un cul de sac qui s’arrête deux kilomètres plus loin, au port que nous ne pouvons voir. Je lui demande s’il est possible de rejoindre Albenga sans passer sur la SS1. Mais oui, dit-il, prenez la Voie romaine !
Vous voyez cette tour, sur cette hauteur, eh, bien, c’est là qu’elle passe.
Molto bene, pero dov’e la via romana ? Il nous explique et nous voila en train de monter la Via Sacra vers la Chapelle. Belle côte, belles maisons et grand calme !

 

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Repère du chemin de randonnée régional

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Une belle frise sur une villa en montant à droite.

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Au sommet de cette grimpette, nous trouvons la chapelle et un panneau nous indiquant que, par cette voie romaine, non seulement nous atteindrons Albenga sans dangers mais que nous verrons en route, les restes d’une église du Xème siècle mais de nombreuses sépultures romaines.
Autre panneau signalant la route à suivre

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La vue sur la mer est magnifique, en surplomb de la route.

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Nous ne croiserons quasiment personne jusqu’au sortir de cette voie quelques kilomètres plus loin.

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Albenga, que nous avons déjà visitée à plusieurs reprises ne nous verra que passer, cherchant à trouver un endroit où manger un plat de pâtes et repartir.
Nous ne trouverons rien d’ouvert et continuerons, le long de la mer et de la voie ferrée, longeant aussi quantité de fermes horticoles, vers Ceriale.

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Pas plus d’animation à Ceriale, mais nous avons réussi et c’est pour nous important, à marcher au calme, loin de la SS1.
Il nous faudra sortir les barres de céréales et autre pomme, pour satisfaire notre fringale.

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Toujours pas de restaurant en vue.
Borghetto San Spirito nous verra arriver vers treize heures. Nous irons frapper à la porte de l’office du tourisme où un monsieur nous accueillera en français d’une manière très chaleureuse et tamponnera notre créanciale. Nous continuerons de longer le lungomare jusqu’à Loano, notre destination pour aujourd’hui.

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En fait, tant qu’il y a une agglomération, nous avons la certitude de trouver ce précieux lungomare qui nous abrite du trafic automobile…
Une glace pour marquer notre satisfaction de l’étape accomplie compensera le déficit calorique jusqu’au dîner de ce soir. Direction la gare, glace à la main. Nous achetons notre billet Loano-Cervo. Le train part dans une heure, alors nous allons traîner dans la vieille ville, nous arrêtant à l’office du tourisme pour récupérer quelques cartes pour les étapes à venir.

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La nuit tombe quand nous descendons du train à Cervo. Nous retrouvons notre auto et repartons vers Eze par l’autoroute.
La prochaine étape nous ramènera, en voiture, à la gare de Loano d’où
nous tenterons de rejoindre Savona ou sa proche banlieue.
Aujourd’hui, nous avons parcouru entre trente et trente cinq kilomètres.