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Ponferrada – Villafranca del Bierzo

Réveil inquiet. Non, il fait beau et même très beau. Par-dessus les toits, la campagne scintille.
Le petit déjeuner fût copieux. Voila de quoi attaquer une belle étape de bonne humeur.
Il nous faut remettre le béret, les gants et un blouson sur les polaires car la pluie de la nuit a amené une belle fraîcheur.
Nous qui marchons ne nous en plaindrons pas. Il nous faut traverser toute la ville de Ponferrada parmi les écoliers qui vont rejoindre leurs pupitres. Pour nous ce sera une nouvelle journée de liberté.
Cette traversée nous prendra bien cinq kilomètres mais elle est assez bien indiquée.
Nous traversons de nombreux petits villages charmants et nous verrons beaucoup de fleurs aux fenêtres et dans les jardins. Il semble que le climat, malgré la fraîcheur du jour, soit plus doux que dans les régions que nous venons de traverser, ce qui expliquerait cette abondant floraison printanière.

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Nous longeons une grande route dans la traversée de Camponaraya où nous achetons quelques aliments pour l’en-cas du midi. Puis à la sortie de cette agglomération, à hauteur de caves vinicoles, nous reprenons le chemin caillouteux, la piste vers Cacabelos , puis après huit kilomètres environ,et après avoir traversé de sympathiques paysages vinicoles, nous arrivons à notre point de destination. Il est 14heures. Nous sommes à Villafranca del Bierzo.
Cette petite ville est vraiment pleine de charmes. Tant sur sa partie haute, à notre arrivée, où nous sommes accueillis par un magnifique château qui doit quelques cicatrices aux troupes napoléoniennes et auparavant, un peu plus haut, une magnifique église romane.
En ville, la rue de l’Agua est un très bel exemple d’architecture moyenâgeuse. Difficile de ne pas tomber sous le charme de Villafranca del Bierzo.
Nous traversons la ville dans sa grande largeur pour franchir le pont sur le rio Burbia. Notre hôtel est un peu plus loin devant nous.
A un coin de rue, sur le chemin de St Jacques qui passe devant, au bord d’un joli torrent se trouve la Casa Mendez. Nous sommes reçus avec un sourire qui nous accompagnera jusqu’au lendemain matin au départ. La chambre est sur le torrent et propose, avec modestie, tout ce dont nous avons besoin, même si le luxe en est absent. Tranquille.
Nous redescendons déjeuner au menu del dia toujours avec le même sourire et une excellente truite.
Nous remontons procéder à notre installation. Odile souhaite faire un petit somme, pas moi, donc j’en profite pour aller en ville, à pied bien sûr, acheter une carte postale, des figues (excellents coupe-faims et anti-coups de barre) et je m’autorise une bière en terrasse.
A mon retour, un amoncellement de valises et de sacs me montre que des pèlerins français sont arrivés. Des gens qui ne marchent pas avec un sac à dos. J’avoue avoir du mal à savoir que penser. Il est certes possible quand on est invalide ou avec un problème de dos de se faire porter son bagage d’un hôtel à l’autre. J’utiliserai ce système si cela m’était nécessaire. Mais, à voir celles et ceux qui pratiquent cela, au moins à l’étape dont je parle, je pense qu’il s’agit plutôt d’un confort. Enfin, à chacun son Chemin !

Le dîner sera aussi bon que le déjeuner et toujours avec le sourire. J’insiste car, après environ 500 kilomètres de marche en Espagne, nous avons plutôt été habitués à des visages fermés, voire distants, sans parler de l’obstacle de la langue.l’Agua, Villafranca del Bierzo,

www.restaurantemendez.com
4 repas, petit déjeuners, la chambre et les sourires : Euros 105,-

Foncebadon – Ponferrada

Il est 8h15, nous ne sommes pas en retard et nous quittons Foncebadon dans la brouillard.

 

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Le spectacle est irréel car dans une demi clarté, les bâtiments effondrés sont encore plus impressionnants.

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En haut du village, un troupeau de moutons broute paisiblement dans un silence complet.
Nous devons monter à 1500 mètres d’altitude, de plus en plus dans le brouillard, pour atteindre la Cruz de Ferro, haut lieu du pèlerinage. La montée est rude vers ce point haut, et le pas est de moins en moins assuré sur les pierres qui roulent sur un chemin plutôt étroit qui serpente entre les bruyères blanches et mauves.
Après une bonne suée matinale, malgré la fraîcheur, nous atteignons la Croix de Fer où nous sacrifierons au rite du lancer du caillou. Dans les temps anciens, la pierre que l’on lançait était à la dimension des péchés que l’on voulait se faire pardonner. Quant on contemple le monticule, nul doute que certains sont montés avec beaucoup à se faire pardonner. Il y a donc un tas de pierre « historique » mais d’une belle dimension. Nous retrouvons là nos voisins de table d’hier soir, qui en sont, si ma mémoire est bonne à leur troisième étape. Ils sont partis de Léon.

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Et dire que chacune des pierres a été amenée ici par les pèlerins qui en jetaient une ou plusieurs pour se faire pardonner leurs fautes. Le plus gros était le péché, la plus grosse sera la pierre !

Nous avançons, toujours dans brouillard, sur un chemin encombré de racines d’arbres qui ne facilitent pas le passage.

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Peu après, nous avons droit, comme toute le monde, je crois, à la hauteur du refuge de Manjarin à un tintement de cloche qui nous salue en passant.

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Pendant à peu près six kilomètres de solitude, nous traverserons toujours dans le brouillard, de beaux paysages de lande plutôt désolés. En plus, brouillard oblige, il ne fait pas très chaud.
De temps en temps, un ou plusieurs pèlerins à bicyclette nous dépasse en nous saluant, cela fait un peu de distraction.

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Nous croisons, quelques centaines de mètres avant d’arriver à El Acebo, peu après le début de cette descente trop pentue à mon goût, un couple de pèlerins qui marchent en sens inverse.
Je suppose qu’ils reviennent de St Jacques à pied, comme on en verra d’autres plus loin.
Le chemin très raide, en descente donc, arrive à l’entrée du village.

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Heureusement qu’il ne pleut pas !

 

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Le village d’El Acebo, que l’on voit ci-dessus, vu d’en haut, abrite de belles maisons bercianes (du Berzio) car nous entrons dans cette région et nous ne la quitterons que pour entrer en Galice.

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Nous ne ferons pratiquement que descendre en suivant de près ou de loin, la petite route LE 142 en passant à
Riego de Ambros où le chemin, franchissant un gué, commence à prendre un aspect de sente de chèvres. Ce n’est pas très agréable pour les chevilles, mais cela passe.
Plus raide encore la descente sur Molinasecca où notre démarche change lorsque nous retrouvons le bitume de la route.
Molinasecca est un joli village-rue, bâti autour du chemin historique de St Jacques. Il est trop tôt pour penser à déjeuner, d’autant plus que c’est ce jour là la fête des Mères et il sera certainement difficile de trouver une table disponible dans les auberges du village.
Nous continuons vers Ponferrada en longeant la LE 142 sur un large trottoir pendant deux kilomètres en faux plat montant où il n’y a strictement rien à voir. Il n’y a qu’à avancer.
Chemin faisant, nous passons devant une plaque commémorant le décès d’un pèlerin anglais sexagénaire sur la droite du chemin. Ce n’est pas la première plaque ni la dernière que nous rencontrerons ! Le chemin semble faire un long détour en descente vers la ville quitte, comme d’habitude, à tout nous faire remonter quelques kilomètres plus loin. Harassés, il fait chaud, nous entrons dans la ville par un pont médiéval et remontons vers le château templier.
Erreur funeste. Au lieu de partir à droite, où se trouve notre hôtel, nous descendons dans la ville nouvelle et avançons sur un bon kilomètre. Qu’il nous faut refaire ensuite en sens inverse quand la troisième personne interrogée, nous dit que notre hôtel doit se trouver dans la vieille ville et non pas par là. Et c’est reparti

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Nous trouverons notre hôtel ½ heure plus tard, par hasard car son entrée se trouve dans une petite ruelle. Neuf, propre, rien à dire de négatif.
Il y a un peu plus de 30 kms que nous marchons. Il est 15h et c’est l’heure de se mettre à table. Repas convenable, pas cher. Pendant le repas, nous voyons arriver Lorraine qui a l’air assez fatiguée. Elle déjeunera à proximité de nous dans la salle de restaurant de l’hôtel.

Puis douche, sieste et le trafic habituel. Promenade pour faire quelques kilomètres de plus. Il fait frais dans cette vieille ville. Nous tuons le temps comme cela vient, en errant plutôt qu’en visitant. L’heure du dîner est arrivée à 20h30, dans la même salle. Il y a, ce soir, quantité de pèlerins qui dînent. Comme nous n’avons pas été capables de trouver l’auberge de pèlerins et surtout que nous étions bien fatigués, c’est l’hôtel qui tamponnera nos créanciales.
Une bonne nuit qui fut animée par de fortes pluies vers 4 heures du matin. Quel temps fera-t-il demain ?

 

www.hotellostemplarios.info

Hôtel Los Templarios
Cale Florez Osorio 3
24400 PONFERRADA (Léon)
987 411 484

Affiché à euros 60, nous avons payé euros 42 grâce aux vouchers Halcon
Les repas nous ont été facturés euros 22.43 pour deux personnes pour déjeuner et idem pour dîner, vin compris.