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Hospital de Orbigo – Astorga

Aujourd’hui, nous prenons notre temps. Nous partons à 9h30 sous un magnifique soleil.
Il n’y a pas de vent. Même la N120 est de la partie puisqu’au moment où nous la traversons il n’y a pas une auto ni camion en vue. Moment rare !

Nous traversons le village, passons devant l’auberge de pèlerins paroissiale de la rue Alvarez Vega où nous avons si bien dîné hier soir.
Devant nous, en premier plan, une plaine maraîchère agrémentée de quantités de petits canaux d’irrigation. En deuxième plan, il semble que nous allons bientôt abandonner la plaine du Paramo et marquer ainsi la fin de la traversée de ce désert plat et monotone.

Les villages traversés sont un petit peu plus animés que ceux que nous avons vu auparavant et surtout bien plus calmes quant au trafic automobile. Nous goûtons cette tranquillité retrouvée en allant d’un bon pas, sous le soleil.

Effectivement, le dénivelé s’accentue et nous retrouvons des sensations que nous ne connaissions plus depuis plusieurs jours. Ce sont d’autres muscles qui travaillent. Nous sommes doublés par un groupe germanophone d’une vingtaine de personnes, qui, à notre grande surprise, ne portent pas de sacs à dos comme nous mais seulement des petits fourre-tout pour le nécessaire de la journée. C’est nouveau pour nous qui trimballons nos 9kgs depuis bientôt 1500 kms. Il s’agit, selon toute vraisemblance, de personnes bénéficiant du transport des sacs par autobus. Nous vérifierons cela à notre arrivée car ces personnes descendront dans le même hôtel que nous.

 

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Nous marchons sur Astorga sans trop de difficultés si ce n’est une légère douleur sous la plante du pied gauche, à la hauteur du coussin des orteils qui est venue à force de marcher sur un chemin couvert de galets ronds. Cela finira par passer comme la tendinite. Si l’on s’écoutait….

A mi-chemin, nous prenons bien conscience du changement de topographie. Il y a de belles côtes, en pente douce, nous traversons de belles garrigues ou forêts de petits chênes, descendons et montons comme nous l’avons fait dans les Monts d’Oca, en moins marqué.

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Puis, au loin, nous apercevons la cathédrale d’Astorga qui nous appelle. Comme d’habitude, nous rejoignons le groupe de pèlerins parti plus tôt d’Hospital de Orbigo, qui a dû s’arrêter prendre le petit déjeuner dans un village derrière nous et qui, sous le soleil, semble musarder un peu. Nous dépassons, en les saluant, les personnes que nous connaissons et arrivons à Astorga à 13h15.

Notre hôtel est situé sur la Plaza de Espana, l’Astur Plaza.
http://asturplaza.com

Très belle chambre avec tout le grand confort réglé avec des vouchers Halcon pour 60 euros.

Nous déjeunerons à l’hôtel pour 18.69 euros (menu del dia pour deux) et irons sacrifier au rite de l’installation. L’après-midi se passera à visiter cette magnifique petite ville et ses monuments sous un soleil riant.

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En fin de journée, l’animation venant, la plaza de Espana se remplit et nous prenons un verre en terrasse en attendant l’heure du dîner en regardant passer les pèlerins qui se détendent un peu et les locaux qui font leur promenade du soir.

Le dîner sera très bon au restaurant Serrano, où l’accueil est souriant. Il y a quelques pèlerines qui dînent au menu pèlerin qui semble fort sympathique. Nous préférerons la carte et nous régalerons véritablement pour environ 65 euros.
(cardos almendras y pinones, judias con gambas y almendras, lomo salsa dorada, lechazo asado, et un rioja bordon rouge et dos cafés)

La nuit sera bien calme et reposante.

 

www.hotelasturplaza.es

Carrion de los Condes – Calzadilla de la Cueza

30.04.06

L’étape Meseta…

Il est 9h40 quand nous sortons de l’hôtel pour attaquer encore une étape de Meseta.
Elle ne fera qu’environ 16 kilomètres, c’est pour cela que nous partons tard. Mais nous savons qu’elle sera interminable parce que nous serons en plein milieu de ce désert qu’est le Paramo mais aussi parce que la jambe est toujours douloureuse.
La sortie de Carrion de los Condes nous fait passer devant le Monastère San Zoilo après avoir franchi le pont médiéval. Puis nous traversons le rond point de la route Palencia-Saldana et traversons la N120, que décidément nous voyons depuis longtemps.

Et nous voila partis pour environ quinze kilomètres de désert. D’abord sur du goudron, jusqu’à Benvivere puis sur la voie romaine Via Aquitania qui allait de Burgos à Astorga où nous irons nous aussi.
C’est une suite de poussière, cailloux et terre battue. La piste trace sur des kilomètres devant nous sans autre chose pour accrocher l’œil. Rien

 

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Si, un hangar qui occupe l’œil après tant de temps à scruter l’horizon.
Quelques kilomètres avant l’étape, nous trouvons nos Dacquois, Bernadette et Bertrand (dont les pieds vont mieux) qui achèvent une mini sieste après un léger casse-croûte.
Salutations, et nous repartons. Poussière, cailloux et soleil quand même et moins de vent.
Il y a quand même beaucoup d’oiseaux sur ce Paramo. Ils nous apportent un peu distraction tant ils sont nombreux et différents. Ajoutons que depuis que nous avons quitté Puente la Reina, il y a une dizaine de jours, il n’est pas un village dont le point haut, église, bâtiment, ne soit pas habité par un ou plusieurs nids de cigogne occupé.
Nous arriverons à 14h à l’Hostal où nous avons réservé une chambre.

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Comme souvent, chambre simple mais propre. Nous serons à l’étage d’où nous voyons les pèlerins arriver un à un. La plupart vont à l’auberge de pèlerins, d’autres viennent nous rejoindre à l’Hostal « Camino Real ».
L’accueil, et c’est assez rare en Espagne, est vraiment chaleureux. Nous déjeunerons et dînerons dans l’hostal car il n’y a rien d’autre. Ni bar, ni commerce rien. Le village est bâti de maison en adobe, boue séchée et paille mêlée tout autour du Chemin de St Jacques. C’est un village-rue ou une rue-village. Rien d’autre !
La sieste sera réparatrice. Un petit tour au cimetière, il n’y a toujours rien d’autre, une petite bière au soleil en préparant l’étape du lendemain comme c’est le cas chaque jour, la préparation, pas la bière.
Les deux repas auront été une excellente surprise de qualité et de simplicité. La salle est remplie de pèlerins car l’auberge de pèlerins voisines ne propose pas de repas. Moyenne d’âge autour des cinquante ans mais ambiance détendue et conviviale même si les visages montrent la fatigue accumulée et les premières brûlures du soleil

 

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Le cimetière et son campanile

Une bonne nuit s’ensuivra pour terminer ce mois d’Avril.

Etape sympa, conviviale et pas chère.

www.tripadvisor.co.za/Hotel_Review-g5113906-d51..