Archives par mot-clé : Carrion de los Condes

Carrion de los Condes – Calzadilla de la Cueza

30.04.06

L’étape Meseta…

Il est 9h40 quand nous sortons de l’hôtel pour attaquer encore une étape de Meseta.
Elle ne fera qu’environ 16 kilomètres, c’est pour cela que nous partons tard. Mais nous savons qu’elle sera interminable parce que nous serons en plein milieu de ce désert qu’est le Paramo mais aussi parce que la jambe est toujours douloureuse.
La sortie de Carrion de los Condes nous fait passer devant le Monastère San Zoilo après avoir franchi le pont médiéval. Puis nous traversons le rond point de la route Palencia-Saldana et traversons la N120, que décidément nous voyons depuis longtemps.

Et nous voila partis pour environ quinze kilomètres de désert. D’abord sur du goudron, jusqu’à Benvivere puis sur la voie romaine Via Aquitania qui allait de Burgos à Astorga où nous irons nous aussi.
C’est une suite de poussière, cailloux et terre battue. La piste trace sur des kilomètres devant nous sans autre chose pour accrocher l’œil. Rien

 

444

Si, un hangar qui occupe l’œil après tant de temps à scruter l’horizon.
Quelques kilomètres avant l’étape, nous trouvons nos Dacquois, Bernadette et Bertrand (dont les pieds vont mieux) qui achèvent une mini sieste après un léger casse-croûte.
Salutations, et nous repartons. Poussière, cailloux et soleil quand même et moins de vent.
Il y a quand même beaucoup d’oiseaux sur ce Paramo. Ils nous apportent un peu distraction tant ils sont nombreux et différents. Ajoutons que depuis que nous avons quitté Puente la Reina, il y a une dizaine de jours, il n’est pas un village dont le point haut, église, bâtiment, ne soit pas habité par un ou plusieurs nids de cigogne occupé.
Nous arriverons à 14h à l’Hostal où nous avons réservé une chambre.

443

Comme souvent, chambre simple mais propre. Nous serons à l’étage d’où nous voyons les pèlerins arriver un à un. La plupart vont à l’auberge de pèlerins, d’autres viennent nous rejoindre à l’Hostal « Camino Real ».
L’accueil, et c’est assez rare en Espagne, est vraiment chaleureux. Nous déjeunerons et dînerons dans l’hostal car il n’y a rien d’autre. Ni bar, ni commerce rien. Le village est bâti de maison en adobe, boue séchée et paille mêlée tout autour du Chemin de St Jacques. C’est un village-rue ou une rue-village. Rien d’autre !
La sieste sera réparatrice. Un petit tour au cimetière, il n’y a toujours rien d’autre, une petite bière au soleil en préparant l’étape du lendemain comme c’est le cas chaque jour, la préparation, pas la bière.
Les deux repas auront été une excellente surprise de qualité et de simplicité. La salle est remplie de pèlerins car l’auberge de pèlerins voisines ne propose pas de repas. Moyenne d’âge autour des cinquante ans mais ambiance détendue et conviviale même si les visages montrent la fatigue accumulée et les premières brûlures du soleil

 

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Le cimetière et son campanile

Une bonne nuit s’ensuivra pour terminer ce mois d’Avril.

Etape sympa, conviviale et pas chère.

www.tripadvisor.co.za/Hotel_Review-g5113906-d51..

Fromista – Carrion de los Condes

29.04.06

Nous quittons Fromista un peu plus tard que d’habitude car notre étape ne fait que presque 21 kms.et le cirque de la nuit a favorisé un sommeil plus profond au matin.
Le vent est très frais et nous fait bien sentir que nous marchons sur un plateau situé à 850m d’altitude.
Le Chemin, aujourd’hui, va longer la P 980 qui va, comme nous, à Carion de los Condes.
D’entrée, presque quatre kilomètres d’une large allée de cailloux jusqu’à Villovieco, au contact de la route.

445

Tout droit, rien à faire d’autre que parler à son compagnon quant on a la chance d’en avoir un.

0369

 

Marre de la route, nous décidons de ne pas suivre le chemin dit officiel car, par chance, nous avons un temps frais mais sec. Le terrain l’est donc aussi et, gaillards et sans autre repère que notre guide, nous suivons la rivière Ucieza qui nous conduira vers l’ermita de la Virgen del Rio. en trois kilomètres et demi. Nous voyons, sur notre gauche, cheminer les pèlerins qui ont continué sur le bord de la route.
Arrivés à l’Ermita, nous faisons une petite halte pour manger un petit en-cas. Il y a quelques pèlerins qui repartent et surtout, un groupe de jeunes du village qui semble, en jouant attendre le reste du village qui va faire un pique-nique de fête à l’heure du déjeuner à cet endroit.

Après la halte de quelques minutes, nous repartons. Au moment de reprendre le chemin, un monsieur semble me dire que le Chemin de St Jacques n’est pas dans la direction que je prends. Comme nous n’avons pas de repères, à cet endroit là, nous décidons de partir en direction du chemin « officiel » en revenant vers Villalcazar de Sirga, avant laquelle nous obliquerons à droite, en montée, suivant une piste à travers champs. Cette longue piste nous permettra de rattraper la P 980 que nous suivrons encore pendant presque deux kilomètres, après avoir franchi ce que nous croyons être l’Alto de San Cristobal. Donc, ligne droite pour accéder à l’entrée de Carion de los Condes qui se trouve sur la gauche de la route, au bout de l’avenida de los Peregrinos, cela ne s’invente pas.
Il est 14h30 ; Nous dormirons à l’Albergaria Albe, hôtel simple et propre. De toute façon, le choix n’est pas immense car il y a une noce dans le village qui a réservé tous les hôtels. Nous prendrons un repas du pèlerin à notre arrivée car nous nous sommes mis depuis quelques temps à l’heure espagnole qui finalement nous convient bien, nous permettant de déjeuner à la fin de l’étape. Repas à oublier (lentilles, bifteck pour l’un et œuf jambon pour l’autre, et une glace insipide) dont le souvenir ne sera qu’alimentaire.
Comme d’habitude, douche, jambes en l’air, lessive, sieste, suivis d’une promenade/shopping pour le casse-croûte du lendemain.
Puis un dîner au Restaurant Abel, qui lui restera dans nos souvenirs : artichauts au jambon, une truite au four, une caille en escabeche, deux flans + vins et cafés pour 32.20 euros.
Nous dormirons très bien dans notre chambre sous les toits de notre Albergaria et ce pour Euros 25 pour la nuit à deux.