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Casciana Terme – Volterra

Comme dit hier soir, nous prenons le bus, vers neuf heures pour Volterra.
Bien nous en a pris car la route est identique à celles prises la veille, c’est à dire qu’il y a du trafic et pas de bas-côté pour marcher. Pas de regrets. Nous rejoindrons notre hôtel Porta All Arco, un peu au-delà des fortifications de la ville et au calme. Confort simple et petit déjeuner sympa. 85 euros.
Nous nous promènerons tout notre saoul dans Volterra, visiterons les églises, les chapelles, le théâtre romain et le reste. Belle ville moyenâgeuse, bien conservée et bien restaurée. Dommage qu’il ne fasse pas très chaud.
Le paysage toscan alentour est de toute beauté.

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Le personnel soignant en tenue…

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L’hôpital de Volterra dans le musée.

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Notre hébergement

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Nous prendrons l’autocar de Volterra pour rejoindre la gare de Salina pour prendre le train vers la ligne de Rome à Ventimiglia et rentrer chez nous.
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Les pèlerins sont avant tout têtus. Allons nous rester sur cet échec après avoir marché tant de kilomètres vers Rome ?
Allons nous renoncer ? Non.
Il suffira de changer de parcours. Depuis Sarzana, à proximité de Carrare, nous avons cheminé en quasi parallèle jusqu’à Lucca avec la Via Francigene, chemin historique de pèlerinage entre Canterbury et Rome.
Nous allons rejoindre la Via Francigène, à Sienne et repartirons de Sienne, à l’automne. Après tout, Volterra n’est guère loin de Sienne. (50 kms). Mais, non, nous n’irons pas à Volterra pour rejoindre Sienne à pied. Trop dangereux. Dur de marcher avec la peur. Nous avons cumulé environ 2500 kms à pied en rejoignant Santiago à deux reprises mais jamais dans la peur ou la crainte.
Alors maintenant Sienne, à nous deux et neuf ou dix jours après nous serons à Rome ! L’espoir est revenu….

Pisa – Casciana Terme

Le petit déjeuner quatre étoiles est vraiment excellent et copieux. Le pèlerin a besoin de forces et il en prend !

Maintenant, il faut reprendre la route et la nuit a porté conseil.
Tellement effrayés par notre expérience de la veille, nous décidons de rejoindre la gare routière de Pisa par la ligne de bus qui passe devant notre hôtel.
Arrivés là-bas, nous achetons deux billets de bus pour Vicopisano , manoeuvre qui nous permettra de sortir de l’agglomération pisane.
Et nous voila dans un petit bus qui desssert quantité de petits villages. A Vicopisano, bourg bien sympa, nous nous arrêtons dans ce qui semble être l’office de tourisme mais où la jeune fille, charmante au demeurant, parle un anglais laborieux par lequel je n’apprend pas grand chose. Si ce n’est qu’il n’existe pas, à sa connaissance, de chemins conduisant vers notre destination et qu’à fortiori, nous allons devoir suivre des routes aussi fréquentées par les autos que celles d’hier.
Nous marcherons vers Fornacette que nous traverserons, nous nous perdrons, reviendrons sur le bon chemin grâce à un grand-père cycliste bien sympa, filerons vers Santa Lucia, passerons sous l’autoroute puis continuerons sur Ponsacco.
Les conditions de cheminement sont pénibles, le trafic intense et dangereux pour le piéton. Nous devons marcher sur la petite ligne blanche qui délimite la chaussée et il n’y a pas de bas côté praticable.
A Ponsacco, nous casserons, sans trop d’appétit, une petite croûte sur un banc puis continuerons jusqu’au prochain village, la Cappanina, où après avoir pris un peu de ravitaillement dans une supérette et deux cafés dans un bar bien calme, trop calme…. nous prendrons le bus pour notre destination du jour, Casciana Terme qui se trouve à 6.5 kms de là. Nous en avons vraiment assez et nous fatiguons à prendre garde à chaque auto qui passe.

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Nous nous installerons dans notre hôtel, après avoir parcouru quelques rues de Casciana Terme, ville thermale qui fête le mois de Marie, marquant sa foi en montrant à de nombreuses fenêtres des tissus blancs et bleus qui rappellent le voile de la Vierge.
L’hôtel est ancien mais bien propre et confortable. Nous sommes accueillis fort chaleureusement par le propriétaire qui doit nous prendre pour des fous de marcher vers Rome…
Promenade après les ablutions habituelles. Nous n’avons guère marché, aujourd’hui qu’environ quinze kilomètres et sommes un peu plus gaillards pour la promenade. Achat d’un parapluie car le temps est à la pluie et le parapluie en solde (!) puis dîner au restaurant thermal. Dîner qui n’appelle pas de commentaire et pas de recommandation du tout.
La nuit sera calme, car les cloches de l’église s’arrêtent de sonner à 20heures… pour reprendre à 8h00.
Décision est prise. Vu les risques automobiles, vu le manque de sentiers ou chemins ou petites route praticables sans risques, vu que notre hôtel à Volterra est réservé de longue date et ne sera pas remboursé si nous n’y allons pas, vu que nous avons le temps et vu que Volterra vaut le voyage, nous prendrons le bus demain pour atteindre notre destination et de là, rentrerons chez nous.

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Torre del Lago Puccini – Pisa

La dame de l’hôtel, au moment de régler notre note et répondant à ma question me dit que pour rejoindre Pise, il faut suivre la « strada statale ». Ou bien, à la sortie de la ville, vers le sud, prendre à travers la pinède, en parallèle à la route. Forts de notre expérience de la veille, nous choisissons la pinède, mais avons été avertis que la dite pinède abrite des activités répréhensibles, même en plein jour.

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C’est  malheureusement vrai. Une pauvre fille y attendait le client à neuf heures du matin à l’entrée du bois. Pauvre monde !
Nous marcherons, confiants, avant de nous perdre  à nouveau et retrouver la route que nous ne quitterons pas avant Pise.
Nous vous laissons apprécier l’espace libre pour le piéton. Les routes que nous prendrons désormais sont assez dangereuses. Nous devons montrer, quelquefois, le bâton, comme aux chiens, pour que l’automobiliste nous prenne en compte dans sa conduite.

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Nous traverserons Pise, en ce dimanche où se déroule un marathon, dans la plus grande tranquillité. Nous déjeunerons dans le seul restaurant ouvert, une usine à touristes, où la nourriture est bien quelconque et chère. Puis, nous repartirons pour notre hôtel qui se trouve à l’extérieur de la ville.
La bonne surprise du jour, après tant de bruits et de dangers sur la route, ce repas minable, est que l’hôtel est un hôtel quatre étoiles, certes excentré mais bien confortable et bien calme. Au milieu de rien, le restaurant de l’hôtel étant fermé, il va bien falloir trouver un endroit pour dîner. Nous sortirons après nos ablutions, jambes en l’air et lessive habituelles, en quête de trattoria mais sans succès.
Retour à la chambre avant une nouvelle tentative qui sera la bonne.
En effet, quelques touristes sont arrivés en auto mais partent à pied, d’un bon pas, vers la gauche de l’hôtel. A moins d’un rendez vous précis, je pense qu’ils savent où ils vont. Qui tente rien, n’a rien.
Et ils nous conduisent à un restaurant qui se trouvait dans un coin où nous n’avions pas pensé aller. Nous sommes un peu en avance et prendrons un apéritif puis un dîner sympa dans un beau décor ancien.
Retour à l’hôtel et une bonne nuit quatre étoiles.
En nous endormant, nous pensons à l’étape d’aujourd’hui. C’est la plus pénible, au vu du trafic automobile. Nous ne savons pas encore que le pire est à venir. Au point de nous faire abandonner à Volterra, l’âme en peine, nous disant que, si cela continue comme cela, jamais nous ne continuerons sur Rome. A voir, et bonne nuit !

 

www.marriott.fr/hotels/travel/psaps-ac-hotel-pisa

Marina di Ronchi – Torre del Lago Puccini

En route pour le pays de Puccini, comme l’indique le nom de notre étape de ce soir.
La journée de marche sera assez monotone, notre chemin suivant la côte qui est elle même suivie par un « lungomare » qui n’en finit pas. En fait, notre préoccupation sera de marcher à l’ombre et d’éviter autant que faire se peut, les nuisances des voitures.

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La surprise du jour viendra dans cette rue calme qui longe le bord de mer plutôt « trafficato » comme disent les italiens. En effet, un homme en mobylette, s’arrête à notre hauteur, et nous demande si nous sommes pèlerins. Et il nous dit qu’il est allé à Santiago… et les pèlerins se racontent des histoires de pèlerins. Puis, avant de nous laisser, il nous indique que plus loin, il y a un point d’eau. Sympa.
Et on continue….
S’ensuit la traversée de Viareggio, une halte foccacia dans un petit fornaio et enfin, la sortie de la ville, encouragés par une glace bien sympathique. Et d’attaquer la longue pinède qui va nous mener quasiment aux portes de notre étape. Quoique, si la pinède longe bien la mer, nous devons « repiquer » dans l’intérieur pour arriver au lac.
Ca, c’est dur, car nous nous croyions arrivés et bien non. Encore trois kilomètres de trottoir.

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L’hôtel est tranquille. Pas de clients en vue. Nous aurons une chambre sur l’arrière (j’avais demandé une chambre calme) et non sur le lac
(où il n’y a a strictement aucune animation). En Italie, il vaut mieux prévoir.
Nous dînerons après une petite promenade (!) raccourcie car un vent frais s’est levé sur le lac et le pèlerin a eu une longue journée de marche au soleil.
Repas sympa, blanc agréable. Au lit, pour une nuit calme.

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www.hotelbutterflytoscana.it/

La Spezia – Marina di Ronchi

La nuit aura été calme, la literie confortable.
Au petit déjeuner, un groupe d’allemands squatte la petite salle, il nous faudra redescendre un quart d’heure après pour pouvoir s’asseoir. Le service est rapide et très efficace.
C’est à 9h30 que nous prendrons le bus, dans la rue voisine. Il m’a fallu un moment pour comprendre que les billets s’achètent au bureau de tabac à côté. Aussitôt dit, aussitôt fait. Et nous embarquons ! Direction Romito après Lerici dont voici le beau château.

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Pas d’indications pour descendre, mais la chance nous sourira et nous descendrons au bon endroit.
A la sortie du modeste village, nous prendrons la route d’Ameglia, sur laquelle il y a beaucoup de circulation et sans aucune protection, barrière ou trottoir, pour que le pèlerin s’y sente à l’aise.

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Avant d’arriver à Ameglia, nous verrons sur la droite le joli village de San Marcello. Nous achèterons deux litres d’eau puis franchirons la rivière Magra avant de suivre la route vers Marinella di Sarzana, après avoir traversé Fumaretta. Pas très joli, le coin….

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Comme le montrent ces photos, nous traverserons Marina di Carrara, avec, sur notre gauche, les célèbres carrières de marbre, puis longerons la mer, sur une ligne droite sans fin. Repas foccacia à Marina di Carrara et continuation par Marina di Massa, par la plage.
Une glace pour encourager la pèlerine en entrant dans Marina dei Ronchi. Nous nous croyons arrivés… erreur. L’hôtel est à l’opposé, au sud de la ville qui est toute en longueur. On continue donc. Il nous faut demander notre chemin à plusieurs reprises ou plutôt où se trouve l’hôtel.
Nous arriverons dans un endroit bien sympa. Très calme, sans bruit de voitures. L’accueil est timide mais tout se passe bien. Nous nous installons au premier étage du bâtiment qui se trouve derrière l’entrée.
Le décor est moderne, actuel. Beaucoup de couleurs et de design.
La terrasse accueillera la lessive des pèlerins.
Nous ressortirons pour aller dîner sur le bord de mer dans un restaurant « chic » (par rapport aux autres !) Bon dîner et retour à l’hôtel à 22 heures. La nuit sera bonne et calme.

Levanto – La Spezia

La journée à grand spectacle va commencer. Les yeux vont être ravis et les jambes et genoux moins.
A 8h35, nous embarquons dans le train pour Monterosso pour y arriver cinq minutes après. Toujours beaucoup de monde sur cette ligne pour les mêmes raisons qu’hier.
La nuit a été bonne, calme et à notre grande surprise la salle du petite déjeuner est totalement emplie, nous qui croyons que l’établissement était vide. Un arrêt avant la gare nous a permis d’acheter de l’eau et nous débarquons à Monterosso, pleins de courage et d’ambition.
La gare de Monterosso est un peu éloignée de la ville, quasiment sur la plage et nous longerons la mer pour arriver au village proprement dit qui est un des Cinque Terre.

Belle vue sur une plage tranquille au matin d’un jour du mois de mai.

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Après avoir fait le tour d’un éperon rocheux, nous découvrons la plage de Monterosso que nous traverserons en longeant le chemin de fer et nous remonterons sur le sentier cimenté montant que l’on voit de l’autre côté de la plage.

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L’éperon rocheux que nous venons de franchir.

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Ce charmant petit chemin bien agencé va nous conduire un peu plus loin à l’endroit où se trouve le péage donnant droit à l’accès piéton des Cinque Terre. Le reçu nous sera demandé à nouveau à l’entrée et sortie de chacun des villages.

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Et voila, un modèle des escaliers que nous franchirons à plusieurs reprises au cours de la journée. en fait, le chemin suit des voies de liaison très anciennes qui, avec le temps, sont devenues des liens entre jardins avant d’accueillir les touristes/pèlerins. C’est assez physique avec un sac sur le dos (souvenirs du Norte !)

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En voici un autre..

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Enfin, un plat. Notons qu’une heure avant, nous étions au niveau de la mer !

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Image de paix, au moment de la pause.

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Le chemin, même descendant, n’est pas large. Il faut être prêt à faire des concessions au moment des croisements.

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Heureusement, quand nous atteindrons Vernazza, nous n’aurons pas à descendre au bord de la mer….

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Heureusement, quand nous atteindrons Vernazza, nous n’aurons pas à descendre au bord de la mer….cela nous donne du courage, mais, finalement, nous allons bien y descendre en bas, et remonter ensuite !

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Et nous revoici, en haut

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et au loin la « Terre » suivante, Corniglia

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le chemin derrière nous que l’on devine à mi-pente

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l’approche de Corniglia

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le péage à l’entrée de Corniglia, en provenance de Vernazza

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Corniglia, village envahi par les touristes me fait penser, par ses petites rues à notre village Eze et/ou à St Paul de Vence par son architecture et ses petites rues étroites et encombrées de marchands d’objets de toutes sortes. Nous déjeunerons de notre foccacia quotidienne sur un tabouret d’un « fornaio ».
Puis ce sera la descente sur la gare de Manarola par des escaliers nombreux et pentus.

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et nous longerons la baie de Manarola, contents de trouver enfin un endroit plat depuis notre départ.

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L’approche de Riomaggiore amène son contingent de touristes et comme dit plus haut, le croisement doit se faire avec beaucoup de circonspection.

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Derrière nous, Manarola et, au loin, le cap qui abrite Monterosso d’où nous sommes partis.

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Point de vue sur la via dell’amore qui, après ce que nous venons de franchir nous semble une promenade de santé, sur le plat et le ciment.

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Et voici la cinquième « Terre », Riomaggiore.

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Beaucoup de monde en cette belle journée de mai.

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Un peu de fraîcheur dans ce tunnel qui nous permettra d’atteindre la maison du parc national des cinque terre où nous avons été particulièrement mal reçu car j’ai fait l’erreur de demander à la dame qui tamponnait de mauvaise grâce nos créanciales d’encrer son tampon. Elle l’a mal pris. Tant pis pour elle. No comment !

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Point de vue sur la via dell’amore qui, après ce que nous venons de franchir nous semble une promenade de santé, sur le plat et le ciment.
Nous arriverons à la gare de Riomaggiore juste à temps pour acheter les billets et monter dans le train pour La Spezia, trajet six minutes.
De la gare, nous traverserons une bonne partie de la ville, sac au dos et glace à la main afin de trouver notre hôtel qui se trouve assez loin vers l’est. Après avoir demandé à plusieurs reprises aux passants, puis à un chauffeur de taxi qui voudrait bien nous y conduire (!) nous trouverons notre hôtel, le Corallo. Calme, frais et accueil aimable.
Ablutions habituelles du pèlerin, jambes en l’air, repos, puis sortie pour trouver un endroit pour faire tamponner les créanciales. L’office du tourisme nous donnera, après les coups de tampon, une belle carte des chemins de la région et quelque documentation.

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Fiers de notre parcours du jour, nous nous autoriserons un apéritif en terrasse dans la vieille ville suivi d’un sympathique dîner dans un restaurant tout aussi sympathique, dont, avec un couple de dames françaises nous serons les seuls clients, à l’ouverture, il faut le dire.
Nous sommes régalés de spaghettis à l’anchois frais et de tiramisu + une bouteille de vermentino local.
Il s’agit de « La Cantina », Via Fazio (3398036384)

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Nous serons au lit de bonne heure. Nous avons décidé que, demain matin, au vu du parcours que nous devons accomplir pour sortir de cette grande ville, et eu égard au conseil prodigué par l’office du tourisme, nous prendrons le bus pour effectuer ces kilomètres qui s’avèreront, vu du bus, difficilement praticables pour des piétons.

www.hotelcorallospezia.com

Sestri Levante – Levanto

Après une nuit relativement tranquille, sans trop de nuisances sonores de la part du trafic automobile, ni bruits de voisinage et après un petit déjeuner convenable (toujours pour l’Italie), nous partons pour la gare de Sestri Levante munis de nos billets achetés la veille.
D’après notre topo, il valait mieux prendre le train pour nous avancer compte tenu de la longueur et du dénivelé de notre étape. De toute façon, passée Déiva Marina, nous n’aurions plus eu de chemin sauf à monter dans la montage ou plutôt hautes collines pour mieux redescendre à Framura.
Nous prenons le train (bondé de touristes) à 8h56. Il est 9h20 lorsque nous posons le pied sur le quai de la gare de Framura où d’autres touristes montent à l’assaut du train. Il faut dire qu’il s’agit de la ligne qui dessert les Cinque Terre….
Nous descendons vers la mer et achetons de l’eau pour notre parcours d’aujourd’hui. Sympa, le gérant m’indique comment rejoindre le départ du petit chemin qui va nous permettre de nous rapprocher de Levanto.
Traversée de la petite rivière, à gauche, à la maison jaune, à droite et nous voici à pied d »oeuvre.

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Le moins que l’on puisse dire, c’est que le pèlerin est cueilli à froid. Cela grimpe vraiment bien et permet, cependant, de belles échappées sur la côte. Nous traversons une zone de maquis très dense.

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Nous voici revenus sur le Camino, mais version Norte…

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Une fois la première pente difficile passée, en approchant du haut de la colline, nous trouvons un espace tranquille et bien vert.

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où le pèlerin peut se rafraîchir sur un banc.

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avant de jeter un coup d’oeil vers le Nord, derrière lui.

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et immortaliser ce grand moment dans la vie d’un couple !

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En route vers Bonassola, sur les petites, toutes petites routes.

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Ces petites routes champêtres, loin de tout trafic, nous permettent de profiter, en toute sécurité des vues plongeantes sur la mer et du début du magnifique paysage offert par le début du parc national des Cinque Terre. Nous arrivons à Anzo et nous devrons descendre quasiment au niveau de la mer pour remonter plus tard.

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Ayant été avertis,

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nous continuons notre route vers Levanto.

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mais le chemin n’est pas toujours aussi facile. Nous aurons à traverser une nouvelle zone de maquis très escarpée.

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puis une zone plus tranquille

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puis une autre zone de maquis très escarpée

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avant d’arriver à Bonassola

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où le pèlerin attaquera, avec appétit, une foccacia au fromage arrosée d’une bière bien fraîche avant de repartir (remonter) vers Levanto.

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Arrivés par le deuxième petit col en partant de la gauche, (sur la photo) nous voici à nouveau en haut de Bonassola, côté sud. Il reste une belle grimpette avant d’arriver au petit col qui domine Levanto.

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Voici la vue vers Levanto, le petit col franchi, prise dans la belle et large descente caillouteuse qui mène à la petite ville.

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Notre hôtel se trouve à proximité de l’église que l’on voit au fond à droite.

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Nous arrivons à l’heure « morte », l’heure où la ville est vide car c’est l’heure du déjeuner ou du début de sieste selon la vaillance de l’intéressé. Nous tournerons un peu dans la ville avant de trouver l’hôtel que nous avons réservé, l’hôtel Garden. Refait à neuf, accueil très charmant. Il semble vide.
Notre chambre est petite mais équipée de meubles récents et bien propre. Salle de douche ok mais léger souci avec l’extracteur d’air situé à l’extérieur sur la terrasse devant notre chambre, extracteur d’air desservant le marchand de glace voisin. Mais il ne fonctionne pas tout le temps. Nous paierons 90 euros ce qui est la moyenne de notre dépense quotidienne pour cette portion très touristique (Cinque Terre et bord de mer).
Le dîner se fera dans une pizzeria bien sympa, au personnel souriant et à la « cuisine de qualité ». Il faut bien que le pèlerin se retape un peu le soir après les efforts de la journée. Elle est dans un petit parc et les clients y sont servis sous une grande tente et l’on peut y accéder par deux entrées sur deux rues formant les côtés d’un triangle isocèle (ouf !) Oublié le nom comme vous l’avez compris.(42 euros)

Auparavant, et en guise d’apéritif, et après avoir dégusté la glace habituelle sur un banc du bord de mer, nous sommes allés faire tamponner les créanciales à l’office du tourisme puis allé à la gare pour prendre le train, le lendemain matin afin de raccourcir l’étape, car demain, nous traverserons les Cinque Terre de Monterosso à Riomaggiore, puis prendrons le train à nouveau jusqu’à La Spezia.

www.nuovogarden.com/fr/

Rapallo – Sestri Levante

C’est à 8h00 que nous quitterons l’hôtel Canali. La nuit aura été calme et reposante mais nous aurons été réveillés par nos voisins de chambre à 6h00. Petit déjeuner convenable pour un hôtel italien !
Il nous faut remettre les sacs à dos, descendre la petite route et rejoindre l’Aurelia Levante qui sera notre chemin pour aujourd’hui. Elle nous conduira à Sestri Levante, notre deuxième étape au terme de 20 kms.
Nous rejoindrons Zoagli, route en légère ascension et qui serpente au gré des criques et promontoires.
Un dernier coup d’oeil sur la baie de Portofino au fond de laquelle Santa Margherite Ligure s’ouvre au soleil.

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En arrivant à Zoagli, nous trouvons, sur la droite de la route, l’Antica Via Romana, qui nous conduira dans le centre de la petite ville. Cette petite descente nous rappelle le Camino tant c’est beau et tranquille.
Nous trouverons, au pied de ce viaduc, à gauche en longeant la mer, le chemin que nous devons prendre pour remonter sur l’Aurelia.

Auparavant, nous aurons obtenu de la pharmacie de la place un tampon sur nos créanciales car nous avons omis de les demander à Rapallo. Pas encore habitués… les pharmaciens non plus de voir des pèlerins qui demandent un « sello » sur une créanciale de Saint Jacques.

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En remontant vers l’Aurelia, sympathique plage de Zoagli.

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La pèlerine ne prendra pas le train mais continuera bien à pied !

 

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La voie romaine sur les hauteurs de Zoagli

 

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Enfin, une indication de chemin. Il s’agit d’un chemin local.

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Au dessus de la route, Sant Andrea di Rovereto. Nous n’y monterons pas mais suivrons l’Aurelia.

 

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Partie de la route dont le trottoir est protégé. Le pèlerin y est un peu plus à l’aise.

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Chiavari nous attend. Nous traverserons la ville et continuerons car notre étape est Sestri Levante.

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Bel endroit pour la baignade, mais cela se mérite au vu de la pente et de la végétation.

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Avant d’atteindre Chiavari, le pèlerin devra traverser un tunnel mais sur un trottoir. Ensuite, une longue descente sur l’Aurelia le mènera en ville.

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Chiavari sous le soleil.

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Vues diverses d’une ville de villégiature italienne au mois de mai.

 

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De l’autre côté du pont, l’entrée dans Lavagna où nous quitterons l’Aurelia pour rejoindre le port et longer la mer.

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Il s’agit, en fait, plutôt d’une zone de chantiers navals.

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Nous tournerons dans Lavagna pour trouver un endroit simple pour déjeuner sans succès. Nous reprenons la route, sous le soleil, mais, à la première occasion, nous passons sous la voie ferrée

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pour atteindre la plage où nous pouvons trouver une petite route qui nous évitera de marcher au contact direct du trafic automobile.

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ou bien directement sur la plage, ce qui n’est pas le plus facile car le sable est très fin, donc nous nous y enfonçons en marchant.

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Nous reviendrons sur la route pour apercevoir, au loin, un rassemblement de voitures. Oui, c’est bien un restaurant. Air conditionné, repas ouvrier à 10 euros vin compris, repas simple mais excellent. Repos des jambes, du dos et de l’âme car nous nous demandions bien à quel endroit nous allions trouver à manger.
Nous quittons notre table, à l’entrée de Cavi, après cet excellent repas pour repartir d’un pas un peu plus lourd vers notre étape qui n’est plus guère loin maintenant.
(regardez à gauche du chapeau !)

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Il nous faudra une bonne heure pour atteindre Sestri Levante. nous aurons traversé le village de Cavi et remarqué que nos sommes presque arrivés…

 

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à Sestri Levante sinon à Rome !

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Travaux, l’on ne passe pas, ni en auto ni à pied.

 

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Bien calme, bien ensoleillée, Sestri Levante offre de beaux attraits.

 

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Nous trouverons notre hôtel, l’hôtel Genova qui se trouve sur l’Aurelia pour changer un peu. Je dois avouer avoir été « victime » de la belle présentation de l’hôtel sur son site. Nous aurons une chambre plutôt petite mais bien propre, la literie étant très ferme. Cela suffit au pèlerin même si on lui demande 90 euros pour cela. L’Italie sera toujours chère en matière d’hôtels. Ce sont des prix de bord de mer.
Par contre, nous dînerons pour peu dans une pizzeria, au soleil couchant, sur la terrasse. Bon repas (focaccia au fromage, pizza et 1/2 blanc en carafe = 28 euros) mais le pèlerin doit aller se coucher car la plus pénible des étapes, en général, la troisième est pour demain. Elle le sera.
En prévision de cette étape qui va nous amener aux portes des CinqueTerre, le pèlerin, avant de faire tamponner sa créanciale à l’office du tourisme, est passé à la gare de Sestri Levante et a acheté deux billets de train….

 

www.hotelgenovasestrilevante.com

Bogliasco – Rapallo

L’heure est venue de parcourir un nouveau tronçon du parcours qui nous amènera à Rome. Quand nous serons arrivés, ce qui n’est pas pour demain, nous pourrons nous appeler « romieux » après avoir été « jacquets »…
Après avoir parcouru la route jusqu’aux portes de Gênes, nous rejoindrons Bogliasco qui se trouve aussi aux portes de Gênes, mais à l’est. La raison de ce « contour » est que nous connaissons très bien Gênes qui n’est qu’à 180 kms de chez nous et surtout nous savons que longer la côte, qui est notre chemin naturel, implique l’inévitable traversée de kilomètres d’usines, d’entrepôts et autres zones peu accueillantes pour le piéton. Donc, en route ou plutôt en train pour Bogliasco. Objectif, Volterra. A l’automne, nous effectuerons la dernière partie du trajet mais à partir de Monteriggioni où nous aurons rejoint la Francigène.
Nous expliquerons la raison de ce modeste saut de puce pour repartir, lors de la rédaction de l’étape Casciana Terme-Volterra.

Bonne lecture !

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La Gare d’Eze est bien tranquille en cette heure matinale. Nous sommes sur le bon quai, il n’y a plus qu’à attendre le train vers Vintimille.

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Vue de l’intérieur du train de Trenitalia qui nous conduira à Gênes sans trop s’arrêter. C’est celui que nous reprendrons lors de notre futur départ pour l’étape finale. Confortable, pas trop de monde au départ comme on peut le voir mais le wagon se remplira au fur et à mesure de l’approche de Gênes.

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Nous attendrons une heure environ à la gare de Gênes pour prendre le train régional vers Rapallo. Nous en profiterons pour faire marquer nos créanciales à l’office du tourisme de la gare, qui n’a pas de tampon (sello !) mais dont la préposée, gentiment, prendra le temps d’écrire à la main  » office du tourisme de Genova, la date et sa signature ». Sympa.
Rapallo n’est qu’à environ 10 kms de là. Nous y arriverons rapidement et commencerons à chercher notre chemin. Pas de flèches jaunes, nous n’avons qu’une carte bien sommaire. Définissons d’abord de quel côté de la voie ferrée il faut partir. A droite, vers la mer semble être le plus logique d’autant plus que cela descend et semble traverser le village.
Nous nous arrêterons dans une boulangerie où nous achèterons une portion de foccacia au fromage chacun. Délicieuse. Nous continuons vers la mer un peu plus bas. Jolie partie basse de la ville sur la plage, bien tranquille, comme nous les aimons.

Nous franchissons ce pont roman ou romain bien restauré.

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Joli, mais il faut remonter sur la route en longeant la mer !

Les mollets tirent un peu, car c’est notre première étape alors le pèlerin s’offre un moment de détente (sic) pour regarder de petites peintures du type ex-voto qui ornent les murs de cette petite côte.

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Devant cette église, un banc et sur le banc, nous en train de dévorer les focaccia en regardant la mer. On voit la façade de l’église mais pas nous…

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La sortie de Rapallo est fleurie et toujours bien calme. Pas ou peu de trafic sur ces petits chemins-promenades. Cependant, nous aurons du mal à échapper à la Via Aurelia que nous suivrons sur des dizaines de kilomètres. Nous n’avons, là aussi et par chance, que peu de trafic.

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Si ma mémoire est bonne, ce doit être le village de Sorri que l’on voit, pris de l’Aurelia, et en fond de paysage la mignonne petite ville de Camogli que nous traverserons tout à l’heure.

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Nous voici à Sorri

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Erreur de chemin, passage dans une impasse mais quelle récompense que de voir et sentir ces magnifiques rosiers !

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Vue de la route sur un joli jardin exotique en surplomb sur la mer.

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En traversant Recco, nous voyons l’endroit où nous quitterons la côte pour franchir le cap de Portofino, Camogli. La route nous mènera au-dessus de Santa Margharita Ligure.

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A partir d’ici, nous monterons jusqu’à Ruta et son modeste tunnel.

 

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Le sympathique port de Camogli.

 

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Pour ceux qui souhaitent « monter » dormir, le monastère de San Prospero accueille les pèlerins, moyennant finances. Camogli n’était pas notre étape, alors nous avons continué. Mais, nous avons eu une pensée pour celles et ceux qui doivent, le cas échéant, descendre en ville et surtout remonter, après l’étape du jour, pour dîner….

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L’orage se prépare et nous donnons un dernier coup d’oeil à Camogli avant de rejoindre Ruta. C’est notre première étape et la fatigue commence à se faire sentir car la pente est longue est soutenue. Nous marchons sur le bord de l’Aurelia qui n’est pas trop passante. Nous emprunterons, de temps en temps, un petit chemin qui coupe les lacets de la route mais qui est bien pentu lui aussi !

La pluie nous a cueillis à Ruta où nous nous abriterons sous un abri-bus, refuges bien connus des marcheurs, où nous mangerons une pomme en attendant de traverser une centaine de mètres pour entrer dans le tunnel marquant la sortie de Ruta. De l’autre côté, le déluge commence et il nous faudra à nouveau nous abriter dans un garage non fermé pour nous équiper « tous temps ». Il ne nous reste qu’à descendre vers notre étape de ce soir
Nous traverserons San Lorenzo della Costa, toujours sur l’Aurelia, sur laquelle nous ne pouvons éviter l’eau envoyée par les voitures. Cela nous rappelle quelques (mauvais) souvenirs. Nous laissons à droite la route qui descend vers Santa Margherita Ligure et Portofino pour continuer, toujours sur l’Aurelia vers Rapallo que nous atteindrons par une descente bien sympathique (trouvée sur la droite dans un virage) mais un peu glissante, vers la mer, qui nous raccourcit notre trajet par rapport à la route et à ses dangers. Je crois que c’est la Via Porte Hannibale.
En bas de ce petit chemin qui devient rue sur son terme, nous trouvons ce magnifique pont romain. Nous sommes arrivés.

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Notre première étape n’aura pas été si simple. Il n’y a guère que seize kilomètres mais nous avons retrouvé les difficultés du Chemin en Italie.
Aucune indication, il faut suivre la Via Aurelia qui est, comme disent les locaux, « troppo trafficata » ! Nous aurons eu une belle côte pour nous mettre en jambe, un bel orage, et, à l’arrivée, eu la surprise de constater, mais ce n’est pas la première fois que notre hôtel est de l’autre côté de la ville. Mais c’est un très bel hôtel qui, en saison, doit être très cher. Heureusement, nous sommes hors saison et avons eu un excellent tarif dans une centrale de réservations.

 

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Après un moment de repos, nous reviendrons en ville pour visiter et en profiterons pour chercher un restaurant pour dîner.
C’est la pizzeria-trattoria Zi Teresa qui nous accueillera. Facile à trouver, il suffit d’aller à la gare. Le restaurant lui fait face, à un coin de rue. Très bon repas, simple, bon vin blanc. Acciughe, polipo, gnocchi « mediterranéens », vin donc et 52 euros. Accueil dans un mélange d’italien et de français. L’adresse qu’il nous fallait pour conclure une première étape qui nous laisse un peu fatigués mais c’est normal. Le pèlerin n’est plus tout jeune et n’a pas marché depuis quelques mois. Cela ira mieux demain ! Au lit à 22 heures sonnantes !

www.hotelcanali.com

Vado Ligure – Genova Voltri

Toujours plus loin, vers le nord-est. Ce matin, désireux d’éviter la traversée de la zone industrielle et de la ville de Savona, nous irons à Albissola superiore garer la voiture devant la gare. Nous y reviendrons, une fois notre étape accomplie, c’est à dire une fois Gênes (Voltri) atteinte, par le train.
Donc, même rituel que pour l’étape précédente. Lever tôt, autoroute et nous voici descendant vers le bord de mer à 8h25. En fait, nous partirons en diagonale plutôt que directement vers la mer.
De quoi nous donner le moral quant aux kilomètres qui restent à faire !

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Nos zig-zag, sans que nous la cherchions d’ailleurs, nous amènerons vers la SS1 qui nous fera sortir de l’agglomération par un

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et nous amener sur le bord de mer où, surprise, nous trouverons ou plutôt nous retrouverons les flèches Rome-Santiago que nous avons perdues, il y a quelques étapes en arrière, à la sortie de San Remo.
Autre bonne surprise, et il y en aura d’autres, l’espace réservé aux piétons est large et bien isolé du trafic. Il fait grand beau et presque tiède.

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Le pas est vaillant et ainsi, nous arrivons à Celle Ligure, jolie petite bourgade de bord de mer où le retrait des installations ferroviaires a permis de réhabiliter le bord de mer et y installer à la place un joli lungomare que nous suivons avec bonheur et toujours sans voitures.

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Et l’on avance vers le nord est toujours du même pas pour atteindre Varazze, station chic, où l’office du tourisme, en ce jour de Sant’ Ambrogio, est fermé.

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Tant pis pour notre tampon sur la créanciale.
Nous traverserons Varazze par la rue centrale, parallèle à la mer, isolée du trafic automobile et admirerons de belles façades peintes ou décorées de belles frises.

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Nous nous arrêterons sur un banc au soleil pour nous sustenter d’un casse-croûte préparé à la maison suivi d’une pomme. Et nous repartons.
Toujours le bord de mer, isolés du trafic. A la sortie de la ville, nous trouvons cette belle promenade qui remplace les voies du chemin de fer et qui est en plein aménagement.

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Que du bonheur, pas mal de promeneurs en ce samedi matin, mais pas d’autos et la mer à droite qui brille sous le soleil. Nous suivrons cette voie au calme jusqu’à Cogoleto, nous amusant de la traversée des nombreux tunnels, sécurisés ceux-là.

 

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A gauche, Rome, à droite Santiago. Que signifie le M ? Mystère.

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A l’entrée de Cogoleto,

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au lieu de suivre à droite la SS1, nous la traversons pour suivre une petite route, en face, qui longe le chemin de fer après avoir passé un tunnel (encore) et, tout droit toujours, rejoint le bord de mer, quasiment à la sortie de Cogoleto. Nous avons gagné quatre cents mètres !

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Là, après une petite pause, nous continuons notre marche vers Arenzano dont nous suivrons aussi le lungomare. La marche hors de la ville se fera sur le trottoir, bien aménagé, là aussi, à l’abri des nuisances des autos, finalement peu nombreuses en ce jour de fête italienne et plutôt milanaise.

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Il n’y a plus de train, désormais, et les pèlerins en profitent…

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Nous re-voilà à la lumière du jour !

 

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Et de continuer en direction de la grande ville, hôtesse de la dépression du même nom, dépression qui, aujourd’hui semble être allée ailleurs !

 

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Nous progressons….et pouvons suivre cette progression par les maisons cantonières.

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Nous atteindrons notre point de destination Voltri, situé à l’ouest de Gênes, à 13h50, toujours sous le soleil.

 

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Tiens, déjà la sortie ? Non, c’est le panneau au dos du premier

 

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La ville est déserte.

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Nous devons trouver, d’abord la gare puis un endroit pour faire tamponner nos créanciales.
Pourquoi pas dans ce bar qui vend des glaces ? En fait, le présentoir de glaces ne nous emballe guère et nous ressortons pour entrer… chez les carabiniers qui nous tamponnerons gentiment nos documents après une légère hésitation (tampon officiel sur un document qui ne l’est pas ?).
A la gare, que nous avons cherché de l’autre côté de Voltri, avant d’être remis sur le bon chemin par une charmante Gênoise, nous achèterons au distributeur nos billets pour le retour, le guichet étant fermé pour cause de jour de fête.

Ciao, à bientôt pour la suite de la pérégrination. Ciao Voltri !

 

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A 14h50, nous regagnerons la voiture pour rentrer à Eze.

Voila, nous avons effectué la première grosse partie de notre marche, de la maison à Gênes. Certes, Voltri n’est pas le centre de Gênes, mais nous ne voulons pas, au même titre que nous l’avons fait à Bilbao et à Léon, traverser les zones industrielles et commerçantes qui entourent les grandes agglomérations. C’est notre choix !
Nous repartirons donc de Nervi ou de Bogliasco, arrivés par le train, marcherons quelques heures vers Recco et de là, le lendemain, retrouverons la marche au long cours car, si tout va bien, nous ne rentrerons à la maison que par avion, de Rome ! Nous n’en sommes pas encore là mais y pensons fortement !
Ciao !