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Villalba – Baamonde

Nous avions acheté le nécessaire, la veille au soir donc le petit déjeuner sera pris dans la chambre. Ce n’est pas la première fois.
En descendant régler la note, avant de partir, nous voyons que la caféteria de l’hôtel est ouvert. L’information reçue la veille comme quoi elle était fermée à l’heure où nous partirions n’était pas fiable. Il est 9h00.
Tout de suite, une douleur insupportable à ne pas pouvoir poser le pied par terre se signale. J’avance jusqu’au jardin public qui est sur la gauche et, tout de suite, déballe le matériel de soins, enlève chaussure et chaussette et entreprend de percer à nouveau en plusieurs endroits, une ampoule tenace qui ressurgit régulièrement. Elle est handicapante car située sur le petit doigt du pied, au bout.
Cà repart mollement mais mieux cependant.
Les cinq premiers kilomètres, jusqu’à Torre, sont quelque peu accidentés.

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Notre topo nous montre pas mal d’allers et retours inutiles sur la nationale, donc nous déciderons de la suivre, sur le bas-côté, encouragés par le fait que nous sommes dimanche et que le trafic est très faible et surtout qu’il n’y a pas de camions.
Encore quelques chiens dans les hameaux mais sans histoires même si les aboiements sont soutenus. Nous arrêterons dans un café au bord de la nationale, pour dos cafés solos et traverserons cette nationale, une fois de plus, pour traverser un chantier autoroutier pas trop mal indiqué, du moins pour ce qui concerne le Chemin, avant d’arriver au pont de Saa, où l’heure est venue de « déjeuner ».

 

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Nous mangerons une moitié de fromage de Saint Simon, spécialité de Villalba, achetée la veille.
Beaux paysages encore sur lesquels la brume s’est enfin levée et un timide soleil tente de réchauffer l’atmosphère.
Nous continuerons sur la nationale que nous avons rejointe à nouveau, grâce » à ce magnifique panneau de déviation et passerons sous l’autoroute pour entrer dans Baamonde.

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Nous voyons, à droite, par la vitre, l’intérieur de l’auberge de pèlerins, très bien tenue mais fermée à cette heure-ci.

 

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Nous cherchons notre hôtel, dans lequel nous avons réservé. Il est, comme toujours, de l’autre côté de la ville. Cela ressemble bien à un motel américain en très moche. Une station service, un parking poids lourd, un bâtiment/garage, en haut duquel se situent les chambres.
Minable mais il n’y a rien d’autre. Nous arrivons au moment du coup de feu, en ce dimanche, dans un établissement dont le restaurant semble couru par les locaux. Installation, douche et travaux habituels. La chambre ressemble à un couloir dans lequel deux lits ont été posés en travers et éclairé par une fenêtre sale qui donne sur l’arrière du restaurant. Déprimant.

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Puis, nous sortons « en ville ». Le soleil est franchement des nôtres.
Nous repassons à l’auberge de pèlerins qui est ouverte. Conchita, une sexagénaire très sympathique, nous accueillera chaleureusement en français.
Elle a beaucoup parcouru le Chemin et nous donne de nombreux et utiles renseignements. Nous nous promenons, faisons le tour de l’église de Santiago (14ème siècle) et visitons la propriété du sculpteur Victor Corral dont nous emporterons, moyennant dix euros, un petit bouquin retraçant une partie de ses oeuvres remarquables.

 

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Nous regagnerons notre hostal où nous prendrons une bière en terrasse. Nous demanderons le chauffage qui deviendra vite nécessaire mais ne l’aurons qu’au moment de dîner, c’est à dire à 21 heures, soit trois heures plus tard. L’on nous avait annoncé que nous pourrions dîner à 20 heures…..
Fatigués, mais repus, au lit pour le repos. Encore deux étapes et nous retrouverons le Camino Francès à Arzua.

Hostal Ruta Esmeralda
Carretera n° VI

61 euros pour tout (chambre euros 38)

Gontan (Abadin) – Villalba

La nuit aura été bien humide. Non pas dehors, mais dedans. Dans la salle de bains, sur la faïence murale, l’eau dégouline. Il semble que l’aération/ventilation de la pièce ait été négligée et cette humidité se répand dans la pièce où nous avons dormi.
Nous avons donc laissé le chauffage toute la nuit.
Nous descendons prendre le petit déjeuner dans la salle du bar où déjà quelques clients locaux se pressent pour prendre, en silence, leur café bien arrosé d’alcool, à cette heure matinale. Il faut avoir de l’estomac !
Nous réglons notre note de 45 euros tout compris et prenons la route.
A peine dehors, il nous faut nous équiper tous terrains car de belles gouttes nous accueillent. Ponchos, pantalons de pluie et guêtres.
Après cinq cents mètres environ, nous nous arrêtons dans une supérette pour y effectuer nos emplettes du jour sous forme de museau de porc, fromage local, pain, et surtout eau. Il en tombe beaucoup mais le pèlerin a besoin d’hydrater l’intérieur du corps si l’extérieur l’est !
Nous avons bien fait de prendre l’opportunité de dormir à Gontan car la seule pension d’Abadin est fermée. Un mot sur la pension Claudio qui figure sur la liste des hébergements possibles à Abadin. Notez qu’elle est en dehors du bourg, à environ une heure et plus de celui-ci, sur la RN 634, vers Villalba.
Prenez cela en compte lorsque vous préparerez votre étape. L’avantage, quand même, c’est que l’on peut y manger.
Nous quittons Abadin par le petit pont médiéval sur le rio Abadin et commençons une longue mais facile ascension dans un paysage magnifique de bocages. De loin en loin, il y a des fermes avec des chiens pas toujours faciles mais heureusement attachés. Pas partout, nous le verrons plus loin. Ici, commence la terre Cha.
Nous ne rencontrons personne, comme c’est le cas depuis que nous tournons le dos à l’océan atlantique, depuis Ribadéo que nous avons quitté il y a maintenant deux jours.
Nous voudrons nous arrêter au pied du joli pont ancien de Martinan mais l’humidité de l’endroit, après les fortes pluies de la veille et de la nuit est trop boueux. Dommage, il y a de jolis bancs et tables…

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C’est un peu plus à l’ouest, vers Goiriz, que nous nous arrêterons pour déjeuner, au soleil, sur des pierres plates. Le paysage est splendide, très calme et nous trouvons, spécialité de la Galice, ces chemins bordés de pierres plates levées en guise de clôtures.

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A Goiriz, nous verrons, sur le toit de l’église Santiago, à proximité de son cimetière aux hauts de caveaux impressionnants, notre premier nid de cigogne habité.

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Le chemin se trouve désormais à droite de la nationale dont les nuisances n’arrivent pas jusqu’à nous. Par contre, ce qui arrive à nous, ce sont des petits roquets dans des cours de fermes qui, viennent attaquer par derrière et sur lesquels il faut « gueuler » ferme pour obtenir un semblant de distance. Le bâton de marche ne nous sera pas inutile dans un cas extrême. En deux kilomètres, nous y aurons droit deux fois, la deuxième fois consistant à une attaque en règle de deux roquets et un plus gros où nous n’avons dû notre salut qu’à la voix du maître qui, à distance, nous ne l’avons pas vu, à fait subitement cesser l’attaque .
La caravane passe et nous arrivons à Villalba à 15h. Un arrêt à l’accueillante auberge de pèlerins sur la droite de la route où nous tamponnons nos créanciales seuls car l’auberge est ouverte mais vide.
Un coup d’oeil rapide nous montre qu’elle est bien agencée et bien propre. Nous apprendrons, sur le livre de visite, qu’un couple d’allemands nous précède de deux jours.

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Nous nous installerons l’hôtel Villa Do Alba. Accueil habituel.
Bien propre, moderne. Belle vue sur la campagne, paysage que nous voyons à longueur de journée…
Sortie en ville, achat de gâteaux à la pâtisserie-bazar, au 1 rue de Pravia. Excellent « roscon d’almendras » que nous recommandons.
Retour à l’hôtel sous un début d’averse, ah ! le climat de Galice !

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Nous ressortirons à 20h pour aller dîner au restaurant Do Campo où, dans une belle salle au premier, au calme, seuls clients, nous dînerons de soupes de poissons et turbots (grillé et à la galicienne) vin maison et dos cafés solos pour euros 63. Très bien, accueil timide mais cuisine remarquable et remarquée.
Retour à l’hôtel sous une petite ondée et au lit !

www.viladoalba.com

Hôtel Villa Do Alba
c/ Campo de Puente 27/29
27800 Villalba
00 34 982 51 02 45
42 euros sans petit déjeuner