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Sobrado de los Monxes – Arzua

Petit déjeuner tel qu’acheté la veille à la supérette, à base de gâteaux et jus d’orange, la boisson chaude, du thé étant préparée dans la cuisine de l’appartement. Le linge est sec et il est 8h30 quand nous sortons de l’immeuble. La porte à peine fermée, l’hôtesse ouvre sa fenêtre et nous salue gentiment en nous souhaitant bonne route !
Pas de pluie mais il fait bien frais.

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Le cheminement se fera dans de beaux paysages, tantôt sur le goudron, tantôt sur de petits chemins bien sympathiques traversant de petits hameaux ou villages aussi sympathiques que déserts tels Castro et Bodelos. Avant Castro, au milieu de la route sans aucun trafic automobile, deux bergers allemands qui nous regardent arriver de loin. Ils ne bougent pas, nous avançons tranquillement, enfin presque, et le bâton est prêt à toute éventualité. Ils ne bougeront pas plus lorsque nous passerons devant eux, pas très rassurés. Ils continueront à scruter le bout de la route quand bien même nous les aurons dépassés. Ouf !
A quelques centaines de mètres de Correidoiras, la pluie nous suprend.
Il ne faudra que peu de temps pour nous équiper et sortir les parapluies.
Au carrefour de la route 534 que nous traverserons pour filer en face, toujours sur le bord de la route, nous nous arrêterons dans un café pour boire dos cafés solos dans un silence religieux où le patron astique et ré-astique les mêmes choses, certainement pour s’occuper, nous soignons les bobos d’ampoules. Et repartons donc, tout droit, sous un véritable déluge et ce pendant une heure et demie. L’eau ruisselle sur la route et nos chaussures « pompent » l’eau. Heureusement que nous sommes bien, très bien équipés. La visibilité est quasi nulle et nous sommes cependant heureux qu’il n’y ait pas de camions sur cette route.
La pluie cessera enfin à Boimorto où nous en profiterons pour manger sur un banc à proximité d’un foyer rural, avec, comme distraction, le spectacle d’une dame qui a dû vider sa cave car elle jette de dizaines de bouteilles dans les containers idoines. On s’occupe comme on peut !
Puis nous repartons vers Arzua que nous atteindrons huit kilomètres plus loin après avoir gravi, une belle côte bien raide pour atteindre la petite ville où le déluge nous attend.

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Panneau en galicien à proximité d’Arzua
Des trombes d’eau nous voient rejoindre le Camino Francès sur lequel nous voyons un couple de pèlerines arriver, bien sûr, par l’autre Chemin.
Nous irons à l’auberge de pèlerins pour recueillir notre premier « sello » du Francès. L’accueil est vraiment très aimable de la part de la dame qui nous reçoit. Nous entendons, au fond de l’auberge, des pèlerines francophones en train de s’installer.
Nous avons en tête de revenir où nous avions déjeuné, l’an passé mais avons du mal à nous repérer sous cette pluie battante. En cherchant un peu, c’est à dire, en avançant un peu plus avant vers l’est, nous trouvons enfin, et c’est ouvert.
Nous nous installons à une table et commandons quasiment le même repas qu’en mai 2006. Ibéricos y jamon et une bouteille de vin blanc Albarino. (25.30 euros – A Quexeira de Arzua – 70 Avenida de Lugo – Arzua – 00 34 981 50 05 10). Il s’agit d’une sorte de « delicatessen » à l’espagnole.
Toujours sous la pluie, mais moins forte, nous suivons la route vers l’hôtel Suiza où nous avons dormi l’an passé. Nous connaissons la maison qui semble s’être agrandie.
Au dîner, et cela nous change beaucoup, il y a du monde dans la salle de restaurant. Pas un local et ce sont tous des pèlerins sauf une bande de motards quadragénaires et allemands. Nous verrons, demain que ces pèlerins voyagent dans des conditions plutôt particulières.
Repas sans surprises, nuit sans surprises.

www.hotelsuizaarzua.com
Etape 66.24 euros (2 demi-pensions)

Baamonde – Sobrado de los Monxes

Les brochettes de soupions, le mouton au four et les flans étaient tout à fait convenables. Et puis, nous avions si faim…
La nuit aura été calme mais très humide encore et froide. A 7h45, nous aurons déjeuner d’un bon pain de campagne bien frais, beurre et cafés et réglé la note. Il fait beau et, claudiquant un peu pour cause de tendinites révélées dans la nuit, plus l’ampoule qui s’est, elle aussi, rallumée, nous progressons vers la gare de Baamonde.

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Hier soir, Conchita, l’hospitalera de l’auberge, nous a suggéré de prendre le train jusqu’à Texeiro pour entreprendre l’étape suivante car elle est annoncée pour plus de quarante kilomètres. Dans cet état physique, pas question d’entreprendre une telle distance, d’autant plus qu’il faut monter à 675 mètres et qu’elle semble assez « physique ».
Le train passe à Baamonde à 9h14 et arrive à Texeiro à 9h36. Petit village. Il fait froid ce matin. Nous sortirons les bérets et les gants.
Nous prendrons un café, dans un bistrot au coin de la place à gauche et filerons vers notre étape en suivant la route, sur le bas-côté, en quasi ligne droite sur presque huit kilomètres. Pas trop de trafic en cette heure matinale.
Arrivés à Cruces, hameau sans intérêt, droit devant nous le ciel est noir d’encre. Nous aurons juste le temps, aux premières gouttes, de nous équiper tous temps, et la bourrasque est là. Forte, certes mais brève.
Toujours suivant l’ AC 231 nous arriverons à Sobrado de los Monxes.
Nous sonnons à l’hôtel où nous avons réservé. L’hôtesse nous accueille en anglais (?) et nous dit que l’eau chaude ne fonctionnant pas, l’hôtel est fermé. Bon. Mais, elle nous propose un appartement pour cinquante euros en cash au dessus de chez elle, dans le bâtiment qui jouxte l’hôtel. Elle nous dit d’aller visiter le monastère et de revenir dans trois quart d’heure où tout sera fin prêt.
Nous allons faire tamponner nos créanciales par un moine pas très aimable, qui nous facture la visite du monastère au tarif pèlerin.
L’édifice a deux mille ans mais a été sérieusement repris en main et rénové au 17ème siècle.

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La visite, en suivant le topo fourni, ne prendra pas beaucoup de temps et nous retournons voir notre hôtesse, non sans être passé sous la porte du bâtiment extérieur des communs du monastère qui abrite l’auberge de pèlerins où il me semble avoir vu, un peu plus tard dans l’après-midi, trois jeunes pèlerins et un couple. Cela s’anime un peu…

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Bâtiment situé à l’entrée de l’ensemble et qui abrite l’auberge de pèlerins

Elle nous montre deux appartements, l’un à soixante, l’autre à cinquante euros et nous prenons le deuxième, sous les toits. Très sympa, une belle chambre, un grand salon équipé avec TV et cuisine en état de marche. La machine à laver ne peut pas mieux tomber et est mise en route sur le champ.
Puis, nous ressortons pour déjeuner. Un seul restaurant à l’autre extrémité du village. Nous ramons un peu pour trouver car on nous a dit de suivre la route.. en fait il faut suivre et monter à droite une autre petite route, 400 mètres en tout et pour tout.
Nous arrivons dans un bar restaurant où, dans la grande salle, trois locaux sont en train de déjeuner mais où l’on est en train d’organiser les tables pour un groupe d’environ 50 personnes. Il s’agira, en fait, d’un bus de touristes portugais bien tranquilles qui ne déjeuneront qu’après un « benedicte » sonore et convaincu. Repas simple mais copieux. Le temps est à nouveau à la pluie et, pendant le repas, il tombe une averse bien servie.
Nous rentrerons dans notre appartement pour ressortir plus tard pour le shopping quotidien.
Nous reviendrons dîner, faute de choix, dans le même restaurant qu’à midi où il y a peu de monde. Un pèlerin espagnol est entré juste avant nous mais semble plus intéressé par la télévision que par la conversation. Décidément, les contacts ne sont pas facile sur ce trajet.
Le repas, aussi bien qu’à midi, nous coûtera aussi, comme à midi, huit euros par personne, vin compris.
Nous renterons sous l’averse, en évitant le chien-loup menaçant qui nous accompagné à l’aller pendant une dizaine de mètres.
Il pleuvra des cordes toute la nuit mais nous sommes au sec et au chaud ! Nous aurons pris la précaution de régler notre hôtesse car ne savons à quelle heure (matinale ?) nous partirons demain matin.
Demain soir, nous aurons quitté le Camino del Norte pour le Francès.