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Sarria – Portomarin

Il est 8h15 quand nous quittons notre hôtel. Montée à gauche dans la vieille ville. Tiens, il y avait des restaurants que nous n’avons pas vus hier. Notre sac de provisions achetées la veille durant la « promenade/quête de restaurants » est bien plein. Le brouillard ne nous quittera pas de la matinée avec une petite fraîcheur en plus.
Nous suivrons des chemins creux entourés de murets sur la plus grande partie de l’étape.

Les hameaux traversés sont tout aussi bouseux et tranquilles que ceux que nous voyons depuis notre arrivée en Galice.
De temps en temps, la silhouette d’un(e) pèlerin(e) dans la brume vient distraire notre cheminement. Nous nous rattrapons, nous saluons d’un vibrant « Ola » et continuons la route.
Toujours et encore des chemins creux, des murets, du bocage, des chiens endormis et du brouillard.

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(photo de la borne des 100 derniers kilomètres qui porte la trace du passage de certain(e)s !

Sur cette étape, comptant les bornes jacquaires dont le compte à rebours annonce la proximité de la fin du pèlerinage, nous rencontrerons ces « correidoiras » qui sont des sortes de pierres plates juxtaposées afin de permettre au passant de ne pas se mouiller les pieds quand le chemin se confond avec le lit d’un ruisseau. Il y a donc sur le bas côté du passage une sorte de dalle qui longe le courant du petit ruisseau.

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Il y a, sur cette étape, pas mal de dénivelés cumulés dont l’origine se trouve dans le paysage de collines de cette partie de la Galice.
Les maisons sont devenues des blocs de granit carrés couverts de lauzes. Peu d’ouvertures, quelques beaux « horreos », greniers à céréales typiques de la Galice. Ce n’est pas très gai, surtout dans le brouillard.

 

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La douleur des tendinites commence à s’estomper mais est encore présente. Il faut serrer et resserrer les bandes et bien enduire, le matin et quelquefois à l’étape du déjeuner/casse-croûte d’une bonne couche de pommade anti-inflammatoire. Mais on avance !
Nous arrivons à Portomarin à l’heure du déjeuner (espagnol !) et traversons le pont vers la colline sur laquelle la ville a été reconstruite, après la mise en eaux d’un barrage en 1962, barrage qui a fait inonder la vallée dans laquelle se trouvait l’ancien village. Tous les bâtiments historiques ont été démontés et remontés plus haut.

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Nous montons dans le village vers la Pousada de Portomarin.
Nous avons réservé dans cet hôtel très confortable car, l’autre hôtel contacté plus tôt, nous demandait un prix tellement prohibitif (à nos yeux) pour la jouissance d’une terrasse que nous avons décidé de payer plus cher mais pour quelque chose qui le valait. Bien nous en a pris !
Avant d’y parvenir, nous trouvons Michel qui semble être parmi ceux qui arrivent tôt (il part tôt !) qui se rafraîchit à une terrasse. Il est installé à l’auberge de pèlerins voisine.
Installation, rituel habituel.
Puis sortie pour déjeuner. Nous irons dans un petit bar-restaurant. Les calamars, le jambonneau aux navets et le riz au lait, séparés ou ensemble, servis au menu du pèlerin va me jouer un tour qui prendra sa dimension dans l’étape suivante….
La promenade-shopping d’après sieste se fera dans un air frais qui ajoutera à notre fatigue.
Nous dînerons à l’hôtel avec comme voisins de table un couple de pèlerins canadiens anglophones et sexagénaires qui nous diront être venus à la Pousada pour trouver le calme et le repos, lassés qu’ils sont de l’inconfort des auberges de pèlerins dans lesquelles il semble difficile de trouver le repos et la détente. Cela nous sera dit à nouveau par plusieurs personnes.

 

www.pousadadeportomarin.es

Chambre pour deux + petits déjeuners : 65 euros
Dîner vin compris : 43.90 euros.

Triacastela – Sarria

Petit déjeuner à 8h15 au café tenu par notre logeuse. Il est 8h15. Le temps de revenir à l’hostal et de charger les sacs à dos, il est 9h00 quand nous quittons le village.
Nous suivrons une petite route pour commencer et la montée commence. Comme déjà dit dans la description d’une étape précédente, il est rare qu’une étape ne commence pas par une côte plus ou moins pentue comme il est rare que les hôteliers ne nous logent pas à l’étage le plus élevé à notre arrivée. Nous dirons que les meilleures chambres sont dans les étages élevés…
Même bien pentu, ce début d’étape est très beau. Vieilles maisons, horreos (greniers à céréales) en granit, châtaigniers et chênes séculaires, et surtout grand silence. Nous n’avons pas choisi la variante passant par Samos car, après environ 1650 kms de marche, comme au début, nous continuons à tracer tout droit et éviter les fantaisies.
Malgré l’orage du début de la nuit précédente, le chemin n’est pas gras et plutôt souple.
Le pas est bon et nous avalons les dénivelés nombreux de cette étape. Les hameaux tranquilles, aux chemins bien bouseux, se succèdent. De toute façons, on n’y rencontre quasiment jamais personne sauf les chiens endormis et c’est tant mieux.
L’arrivée sur Sarria se fait sans encombre, même si nous longeons la route, mais sur le Chemin, pendant quelques kilomètres. Nous remarquons une magnifique auberge de pèlerins sur la droite de la route non loin de notre arrivée (2/3 kms ?). Il doit être plaisant d’y séjourner tant elle semble accueillante et neuve, donc propre.
Cette étape étant plutôt courte, nous nous devons de rejoindre Sarria où nous avons réservé une chambre à l’hôtel Villa de Sarria. Accueil aimable, chambre en haut comme il se doit mais il y a un ascenseur, vue sur la rivière Rio Pequeño. Propre et réglé avec des vouchers Halcon.
Rituel habituel puis sortie pour déjeuner. Nous tournerons longtemps dans Sarria avant de comprendre que la quasi-totalité des restaurants se trouve sur le bord de la promenade qui longe le Rio Pequeno dans sa traversée de la ville.
Nous nous attablerons à une terrasse pour un repas « menu del dia » classique. A la table voisine, viendront s’asseoir un couple de pèlerins canadiens francophones bien sympathiques avec lesquels nous avions dejà échangé un peu plus haut sur cette étape, à l’occasion d’une halte « jus d’orange frais ».
Puis, nous allons faire un tour sur le haut de Sarria où se trouve la vieille ville. Nous y retrouverons Michel, pèlerin septuagénaire dont nous avons déjà parlé, qui est arrivé tôt à Sarria et qui s’est installé dans une auberge de pèlerins privée dont il dit être le seul client avec un américain pèlerin aussi.
Nous échangeons quelques mots et nous séparons à nouveau. Nous nous retrouverons plus loin sans aucun doute.
Ce soir, au vu de la rareté des restaurants en ville et pour ne pas retourner dîner au même endroit que pour le déjeuner, nous nous offrons le restaurant de l’hôtel Alfonso IX qui semble être la meilleure table de Sarria. Nous mangerons des couteaux (coquillages !) frits, des poissons, glace et vin blanc de Galice pour 60 euros pour deux. Ca remonte le moral !

http://www.tripadvisor.fr/Hotel_Review-g580333-d565444-Reviews-Oca_Villa_de_Sarria-Sarria_Lugo_Province_Galicia.html