Archives de catégorie : Via de la Plata

Merida – Alcuescar

Après une deuxième bonne nuit au Parador, qui, lui aussi, a sa cigogne sur le toit, et après avoir absorbé notre petit déjeuner « maison » en provenance directe de El Arbol, chaîne de supermarchés très répandue en Espagne, nous voici sur le départ pour Alcuescar.

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Nous descendrons vers l’acqueduc los Milagros qui guidera notre sortie de la ville. L’étape sera longue, aujourd’hui. Photo prise la veille, lors de notre étape de repos au Parador.

 

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Nous contournerons le lac de Proserpina par la gauche en direction d’El Carrascalejo, village bien paumé où il fait plutôt frais.
Au sommet d’une côte, soudain, en contre-bas apparaît le village d’Aljucen.

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L’église est charmante, la rue en descente, sur la gauche abrite l’auberge de pèlerins qui a l’air pimpante.
Après avoir atteint à nouveau la N630 que nous laisserons à nouveau à hauteur de la gasolinera, nous entrerons dans le parc naturel del Cornalvo qui offre de très beaux paysages. Beaucoup de murets de pierre anciens, beaucoup de petites fleurs blanches, beaucoup de barrières à ouvrir et refermer. Enchantement de ces vues champêtres et tranquilles.

 

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Puis, surprise ! Le guide dit, « traverser l’arroyo à sec »…
Il y a trente centimètres d’eau dans cet arroyo pas à sec. Il faut se déchausser, il y avait longtemps que nous ne l’avions fait. La caravane passe…

 

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pour se trouver dans une draille mal aisée, aurait dit La Fontaine, dans la pierraille et très défoncée et, en plus, qui monte sec.
Après l’effort, le réconfort et c’est un hito, qui, à nouveau aujourd’hui, va nous servir pour déjeuner. C’est quand même bien pratique quand il n’y a pas de roche pour s’asseoir. Et puis, toujours sous le soleil mais avec le vent du nord, nous monterons vers Alcuescar.

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Sur le point haut, nous méprenant sur la modeste agglomération qui est sur notre gauche et que nous prenons pour Alcuescar et continuons sur la route que nous suivons depuis un bon moment malgré que les flèches nous invitent à ne pas le faire. Nous atteindrons à nouveau la N630 après être passés devant de magnifiques mimosas en fleurs.

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En attendant les bouchons… de pèlerins !

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Nous retrouvons là un hito nous indiquant d’aller tout droit.
A Monesterio, le chemin n’était pas indiqué passant par Alcuescar village. Doute. Je m’approche d’une maison et demande mon chemin pour Alcuescar. En fait, il faut revenir sur la N630 et la suivre jusqu’à « au village que vous voyez là-bas ». Ok, nous suivons la N630 et l’abandonnons un kilomètre plus loin pour prendre un chemin à droite qui nous ramènera sur le Camino.
Bizarre, deux chemins au même endroit.

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On voit, sur la gauche, les bâtiments abritant l’auberge et à droite, le village d’Alcuescar. L’histoire montrera que nous aurions dû partir à gauche pour être, peut être, bien logés…
A l’orée du village, plus loin, les flèches indiquent d’aller à gauche. Ce que, dociles, nous faisons, alors que le chemin continue tout droit et se dirige vers le village vers lequel nous devons aller pour trouver notre hébergement. S’ensuit une draille gorgée d’eau qui nous ramène sur la N630, nous envoie à droite. Nous comprenons enfin que les flèches nous amènent vers la Casa de la Misericordia qui abrite l’auberge de pèlerins.
Nous avons une réservation dans une casa rural donc nous remontons vers Alcuescar qui se trouve à flanc de colline. Nous traversons le village, désert lui aussi. Je demande mon chemin à une passante qui m’indique l’adresse cherchée. Nous nous installons à la Casa Rural Grande de Extremadura. Le nom m’avait plu. La maison est une bâtisse ancienne et, au moment de donner mes papiers d’identité, je m’imagine une chambre douillette avec vue sur la vallée… Pas du tout. On ressort et on descend dans la rue d’en dessous. La logeuse peine pour ouvrir une porte plutôt basse qui, humidité oblige, frotte au sol et nous découvrons un appartement sombre et froid. A droite, en entrant une chambre avec un grand lit où la fenêtre éclaire ma poitrine. En face, une salle de bains glaciale avec une douche, pas d’ouverture sur l’extérieur et une grande pièce abritant deux lits jumeaux, grande pièce fermée par deux rideaux jaunes.Tout cela dans un environnement de meubles très anciens et très sombres. Nous sommes à ce moment là dans l’entrée/cuisine/salle de repas !
Heureusement, il y a trois radiateurs à huile qui ne seront pas de trop.
55€ prix pèlerins ! Nous choisissons la chambre de droite et y installons deux radiateurs, le troisième allant dans la salle de bains.
Le dîner sera à 20h00 parce que nous l’avons demandé. A l’heure dite, nous remontons chez la logeuse qui a préparé le dîner. Bien mais cher. (17.50 € par personne)
Je passe sur le petit déjeuner qui sera sous la forme de petits gâteaux, sortes de viennoiseries industrielles et de nescafé. Eau à faire chauffer au micro-ondes. Déception et colère rentrée. Cela sent l’arnaque. Comme il n’y a pas de concurrence, certains en profitent… Nous déconseillons strictement cette adresse qui ne vaut guère €20 euros pour un lit creux et encore…Etape chère pour pas grand chose
La nuit ne sera pas trop mauvaise. Pour couronner le tout, il pleut le lendemain matin.

Je ne mets pas de lien internet sur cette adresse, en supposant qu’il en existe une…

Torremejia – Merida

Chose promise, chose due. D’ailleurs, il fait beau, en ce matin du mercredi 17 Mars et la chambre est réservée pour cette nuit aussi.
En route pour la « estacion de autobuses », et nous partons pour Torremejia revenant ainsi en arrière depuis Merida en bus pour retourner à Merida à pied.
Nous regretterons cette étape car, jusqu’à moitié du parcours, nous aurons le trafic automobile de la N630, un peu au-dessus ou à proximité de nous.
On voit bien la ville, à portée de main, mais devrons traverser des « zones » bien peu agréables avant d’accéder au pont romain, le franchir et accéder à la ville de Mérida, proprement dite, avec sur la droite, l’Alcazaba qui semblait défendre l’accès à la ville.
Nous repartons vers notre hôtel et terminerons de visiter Merida.
Retour sur le pont romain, vu du pont moderne.

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Journée de transition, ni repos total, ni étape ordinaire.
C’est fait, n’en parlons plus.

Villafranca de los Barros – Torremejia

La lecture, à la veillée, de notre guide nous incite à aller voir Almendralejo.
Il faut faire un crochet, hors chemin. En fait, il s’agit de ne pas arriver à Torremejia (et non pas Torremegia comme s’entête à écrire le guide), complètement abrutis de fixer l’horizon entre les pieds de vignes.
Démarrage de bonne heure, rien à signaler.
Un dernier salut à l’hôtel Diana.

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Vignes et oliviers, la N630 à notre gauche et on avance. Il fait frais et le temps est brumeux.
Après l’arroyo del Bonhadal, nous partirons sur la gauche vers Almendralejo où nous trouverons un peu d’animation. La petite ville n’est pas désagréable, beaucoup de voies piétonnes. Un très belle église du 16ème siècle nous conduira vers l’office du tourisme où le sello sera apposé sur nos créanciales.

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Nous reprendrons la route (vers l’autoroute et au delà vers le Camino) non sans avoir pris un petit déjeuner non loin de la Estacion de Ferrocarril d’Almendralejo.
Sur la gauche de notre route nous retrouverons le Camino abandonné un peu plus tôt

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et filerons à nouveau entre vignes et oliviers tout droit, toujours tout droit.

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Au moment de choisir entre les deux possibilités d’atteindre Torremejia, nous opterons pour la plus courte, compte tenu de notre marche d’aujourd’hui, et finirons par gravir la pente pour atterrir sur le ballast du chemin de fer car l’arroyo del Tripero nous barre la route et est infranchissable. Ici aussi, il a beaucoup plu.

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S’ensuit une centaine de mètres entre les rails,

 

 

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(en fait le chemin d’où nous arrivons est à gauche sur la photo)

[img]http://www.stjacques.fr/document/images7/DSC06969.jpg[/img]

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(voila l’obstacle vu d’en haut)
et nous redescendons au pied du chemin de fer pour continuer sur le chemin montant qui va nous amener au pont sur la voie et, au delà, en « ville ». Nous entrerons dans Torrremejia par la rue où se trouve l’école et où nombre de parents attendent leur progéniture. Nous n’avons plus l’habitude, dans les villages, de trouver telle animation.
Nous cherchons, une fois de plus, sans la trouver, l’auberge de pèlerins et aboutirons à la N630 où un habitant du village, à ma demande, m’envoie chez Almeda pour déjeuner. Excellent et copieux repas pour 17€ pur deux. Sello au bar avec les cafés.
A l’extérieur du bar, un panneau annonce les kilomètres à faire avant Santiago. 745 kms. Sympa, mais on ne se rapproche pas vite.

 

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Comme nous n’avons pas trouvé de logement à Torremejia car l’hostal Millenium, sur la route, ne nous a pas tentés, nous allons, à 15h45, prendre le bus pour Merida, qui n’est qu’à 14kms. Nous reviendrons au même endroit, demain, pour effectuer ces 14 kms.
Nous nous installerons au Parador, confort du pèlerin profitant d’une aubaine de prix de chambre à 80 €, chambre sous les toits avec vue imprenable sur les cigognes, comme nous dit l’agent de la réception.

 

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Belle bâtisse, ancien couvent ou monastère.
Beaucoup de charme.
Activités habituelles même si l’étape a été plus longue que d’habitude.
Sortie en ville, premier contact avec cette ville romaine. Nous ferons, malgré la fatigue, le paseo avec les résidents. C’est bon un peu d’animation après une telle solitude dans les vignes.
Difficile de trouver un restaurant dans cette ville. Il nous aura fallu un moment pour réaliser que ceux ci se trouvent, pour l’essentiel, vers l’endroit où se situent les ruines les plus importantes. La fatigue s’accentue et c’est un repas bien ensommeillé que nous prendrons en savourant une « table » d’ibericos et de fromage. Encore du cochon !
Très bonne nuit réparatrice.

www.parador.es/es/parador-de-merida

Zafra – Villafranca de los Barros

Il est 9h15 en ce beau lundi 15 Mars 2010. Nous quittons notre logement et montons vers la station de bus que nous connaissons bien maintenant. Nous la laisserons sur la droite pour continuer vers la Torre San Francisco.

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Le goudron nous fait passer, sur la droite, devant une « urbanizacion » comme seuls les promoteurs espagnols savent les faire. Tout le monde est bien entassé pour un prix minimum et un profit maximum pour le promoteur, on peut l’imaginer.
Nous continuer la douce ascension vers les antennes relais, sur une petite route sympathique, au son de multiples aboiements provenant de ce qui semble être des résidences secondaires. Malgré ces aboiements, heureusement les bêtes sont pour la plupart attachées et derrières des grillages, nous progressons dans un cadre charmant.

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Le sommet de cette colline nous permettra une jolie vue sur los Santos de Maimona dans laquelle nous entrons par une « urbanizacion » un peu plus réussie que celle vue à la sortie de Zafra, trois quarts d’heure avant.
C’est dans ce village que nous procédons à notre ravitaillement du jour, nous perdant, demandant notre chemin à des gens de rencontre fort sympathiques et aidants. Il faut dire que le balisage est fait, souvent ici, non pas au sol mais sur le bord extérieur du trottoir, ce que notre oeil aiguisé n’avait pas encore saisi ! Donc, contrairement à l’habitude, bien regarder au sol.
Une dame nous remettra sur le bon chemin. Et deux messieurs à qui nous n’avions rien demandé, nous indiquent spontanément la voie à suivre. On ne doit pas être les seuls à se perdre, de toute évidence…

Après le pont sur le rio Rivera de Robledillo, nous montons un chemin bien défoncé longé par un ruisselet malodorant qui semble draîner un élevage de porcs situé plus haut. Ca passe quand même.
Au point haut, nous découvrons un superbe chemin comme on les aime. Chemin blanc bien draîné, net, facile à marcher et large entouré de vignes, d’arbres fruitiers ou oliviers et offrant une magnifique vue relativement lointaine.

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Le pèlerin croisera deux puits qui semblent bien anciens.
Puis, l’environnement immédiat change. Nous allons marcher sur une piste de terre rouge, cernée par de hauts grillages de chaque côté au delà desquels nous pourrons admirer les bonds magnifiques de lièvres filant ventre à terre. Il est évident que les grillages, dans lesquels des passages sont aménagés, ne les empêchent pas, eux, de passer d’un côté ou de l’autre de notre chemin.
Notre repas de midi, à base de pain et de fromage, se fera sur deux hitos situés à l’embranchement qui conduit, à droite, vers un Albergue Turistico, quelques centaines de mètres plus loin.

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A cet endroit, il semble que les magniques oliviers qui nous entourent soient menacés par la construction d’une raffinerie de pétrole. Nombre d’écrits sur les rares constructions montrent la colère des locaux. A ce sujet, je me souviens avoir lu, sur le site de l’association jacquaire de Séville, qu’une manifestation avait été organisée pour dénoncer ce projet.

Nous n’irons pas plus à cet albergue qu’aux autres et passerons notre chemin, une fois la collation faite. Nos pas nous ramèneront à la N630 qui nous fera entrer dans Villafranca de los Barros après avoir franchi le chemin de fer.

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Nous passerons sur l’autoroute, suivrons les flèches sur un chemin blanc bien tranquille et entrerons dans une ville déserte à 15h00, heure du repas pour les autochtones.

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Quelques pas de plus pour trouver et nous nous installerons à l’hôtel Diana. Accueil aimable. Chambre convenable avec tout le confort. Nous demanderons des couvertures supplémentaires. Le chauffage soufflant sera mis en route car, malgré le soleil, la température, à cause du vent qui ne nous lâche pas depuis Séville, est plutôt fraîche, la journée avançant.
Activités habituelle des pèlerins à l’étape, lessive, douche et jambes en l’air.
Repos, télé, météo et nous revoilà dehors pour un tour dans un bourg qui s’anime un peu. Un pâtissier calmera notre fringale, une bouteille d’eau étanchera notre soif et nous rentrerons à l’hôtel, car, à part l’église qui est fermée comme toujours ou presque, il n’y a pas grand chose à voir.
Dîner minable. No comment. Nous avons dû faire le mauvais choix, l’un l’autre, car à la table à côté, les convives semblent se régaler.
La nuit sera bonne.

 

http://hoteldiana.es

Fuente de Cantos – Zafra

Petit déjeuner avec jus d’orange frais. Et nous repartons pour la gare de bus où nous prendrons le bus de 10h10 pour Fuente de Cantos. Nous nous sommes arrêtés là hier, par défaut de logement, et allons « faire » notre étape comme si de rien n’était.
Il fait toujours très frais avec ce sacré vent du nord qui ne veut pas nous quitter. Les six premiers kilomètres jusqu’à Calzadilla de los Barros s’effectuent sur un bon chemin de terre, parallèle à la N630.
Calzadilla de los Barros, « Village ami du Camino » selon les panneaux affichés en « ville » est un bourg fort ancien avec une belle église en brique, malheureusement fermée, alors qu’à l’extérieur l’on vante un triptyque que nous ne verrons donc pas.

 

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La sortie du village se fait dans les odeurs de cochon en élevage. Bâtiments sur la droite.

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En fait, le cochon est omniprésent. Quand il n’est pas dans votre assiette, il se fait sentir ou voir à l’extérieur…
La signalisation jacquaire nous semble un peu faible par ici. On commence à voir quelques pieds de vignes.
Au point où le Chemin et la N630 viennent presque à se toucher, une voiture qui vient, en cahotant, d’un chemin à notre gauche, klaxonne. Nous nous approchons et comprenons que le conducteur veut nous dire que l’arroyo situé un peu plus au nord en suivant le Camino est infranchissable. Il nous montre que l’eau doit nous arriver à la taille et que le courant est fort.
Après l’avoir remercié, car il nous fera éviter une déconvenue et peut être des kilomètres inutiles, nous longeons la N630 jusqu’au point où le chemin part rejoindre l’arroyo. Sur le panneau officiel, des pèlerins bien intentionnés ont écrit que l’on ne passe pas. Merci à eux.

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Nous continuons sur la N630 jusqu’à la gasolinera où nous doublerons nos pèlerins rencontrés à l’arroyo d’el Real de Jara. Après le croisement de la route de Medina de las Torres, nous prendrons une petite route montant vers le nord ouest, sans indication, sur laquelle nous craignons rencontrer de nouveaux arroyos en débordement. Cette large piste bien plate s’avèrera un bon choix. Pas de circulation et les arroyos sont tous franchis sur des ponts.

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Les petites fleurs blanches sont de bons repères pour identifier les zones humides ou inondées.
Nous rejoindrons par cette belle piste le village de Puebla Sancho Perez . L’entrée dans le village se fera malheureusement par la traversée d’une vaste zone de décharge non contrôlée. Dommage.
Le village est désert comme bien d’autres. Nous n’avons pas remarqué d’endroit pour y déjeuner. Nous continuons sur une belle piste vers Zafra et sa gare. Nous rencontrerons rapidement la voie de chemin de fer que nous suivrons à gauche, au sein d’un dépôt de matériels. Il n’y a pas d’indications.

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DSC06943Nous avons traversé les voies pratiquement devant l’ancienne gare, murée aujourd’hui et franchissant un portail bleu sur la droite, nous passerons devant la nouvelle gare avant de rejoindre l’avenue qui amène au centre de Zafra.
Fatigués quand même mais nous déjeunerons d’un plat d’oeufs brouillés aux asperges des champs (c’est la saison, on rencontre pas mal de cueilleurs) puis retour à l’hôtel. Nous dînerons dans un meson voisin et irons retrouver notre lit bien confortable.
La Casa Ruy y Lopez offre une réduction de prix de 10 % aux pèlerins. Nous paierons 56 € moins 10 % petit déjeuner compris.

 

www.hostalcasaruylopez-zafra.com

Monesterio – Fuente de Cantos

Départ de l’hôtel Moya à 8h50. Plus de bobos, ni de gorge ni de ventre.
Dans le bourg, nous achèterons le ravitaillement des pèlerins pour midi chez El Arbol dont nous sommes devenus de fidèles clients.
9h15, nous quittons Monesterio en laissant sur la gauche l’hostal Leo que nous photographions car il semble neuf et tranche (peut-être) sur la qualité des hôtels proposés ici.

 

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Cette première partie de cheminement est un vrai bonheur.

 

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DSC06917Chemin sec et souple, entouré de murets en pierre sèche. Vent de face, encore et toujours, bien frais. Nous ne quitterons pas les deux polaires et les gants au cours de l’étape.
Le chemin est rythmé par le passage de nombreuses barrières canadiennes, certaines ouvertes d’autres non. Nous marchons sur le plateau et finirons par « déjeuner » assis sur un hito. Au loin, la tâche blanche du village de Fuente de Cantos se détache à l’horizon.

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Une longue descente nous conduira à un nouvel arroyo, franchi sans difficultés pour une fois (celui qui est « à sec » dans le guide) puis après une petite côte, redescendrons vers l’arroyo Bodion Chico.
Au loin, deux petites silhouettes se détachent. Nous pensons à deux pèlerins assis. Il s’agit d’un couple de grandes cigognes qui s’enfuient à notre approche en même temps que compères Renard passent en trombe par notre côté gauche. Devant l’arroyo, nous devons nous déchausser car il y a de la profondeur. Le courant est fort et l’eau monte à nos genoux. Pieds nus, les pierres sont glissantes et le secours du bâton n’est pas inutile.

 

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Séchage des pieds et pique-nique de repos. Nous repartons quant une pèlerine que nous retrouverons plus tard arrive et prépare sa traversée.
Avant l’entrée de Fuente de Cantos, nous devrons à nouveau nous déchausser pour franchir un arroyo, le dernier de la journée. Quelques centaines de mètres avant, nous aurons remarqué le balisage privé affiché à l’extérieur d’une villa qui nous montrera, si nécessaire, que nous suivons la bonne route.

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Fuente de Cantos sera atteint à 15h00. Nous chercherons l’auberge de pèlerins sans succès. Il faut dire que nous sommes fatigués et savons que nous ne dormirons pas ici, car au moment où nous avons préparé notre voyage, aucun logement n’était disponible en ville, à cause d’une noce. La Policia civil tamponnera nos créanciales et nous attendrons à la station de bus que le bus vers Zafra arrive à 17h20.
A Zafra, nous descendons de la gare des bus vers la ville et cherchons notre logement. La providence fait que nous croisons le chemin d’une dame qui sort des vêpres et habite à côté de notre destination. Elle nous y conduit non sans nous avoir proposé son toit.
Nous sommes accueillis, à la Casa Ruy y Lopez, par une jeune fille volubile, propos dont nous avons du mal à comprendre le sens surtout quand elle explique la gestion des clés de la maison. On finira par y arriver. Il faut dire que la marche « endort » l’esprit et le pèlerin a besoin d’un « certain délai » pour revenir à la vie ordinaire…
Belle chambre confortable et bien décorée avec un chauffage poussif. Très chaud dans l’entrée et faible dans la chambre proprement dite et inexistant dans la salle d’eau. On s’en accommodera.
Installation et repos, lessive, douche, etc..le quotidien du pèlerin.
Nous ressortirons, malgré le froid, traverserons la vieille ville en quête de restaurant mais il est encore un peu tôt.

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Enfin, à 20h45, nous dînerons chez Elias, en face de chez Josefina, de jamon de bellota, de secreto et de prensa de porc (pour changer) et d’une bouteille de Tentudia 2000 de derrière les fagots. Nous avons bien été accueillis et Elias nous a, d’autorité, installé un chauffage d’appoint à l’entrée de la petite pièce où nous avons dîné. La nuit fût bonne.

 

Café Bar Elias, Calle Lopez Asme 6 Zafra, Provincia de Badajoz +34 924 55 51 32

Almaden de la Plata – Monesterio

Levés de bonne heure car l’étape sera longue. Pas de petit déjeuner au Bar Concha pour cause de repos. Pas de possibilité de faire des courses, il est trop tôt.
C’est le café bar la Morena qui abritera notre frugal petit déjeuner.
Nous suivrons la route, bien peu passante, mais qui zigzague pas mal, jusqu’à El Real de Jara. 15kms avant d’atteindre la descente qui nous conduit au centre du bourg où nous achèterons de quoi déjeuner. Gâteaux, pain, jambon.
Dernier château andalou, sur la butte au dessus d’El Real de Jara.

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Il fait très beau, toujours très frais. Deux polaires, gants et béret pour le pèlerin, pareil sans le béret pour la pèlerine.

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La descente vers le gué de la Vibora se fait dans la bonne humeur, en prenant bien soin de ne pas glisser.
En bas, surprise. Le gué est entièrement recouvert d’eau sur une vingtaine de centimètres. On se déchausse et brrr ! qu’elle est froide, on traverse.

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Premier (et dernier ?) château d’Extremadure, sitôt franchi le gué. Habité par des cigognes

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Pendant que nous séchons nos pieds, deux pèlerins germanophones passent le gué.
L’un se déchausse et traverse, l’autre passe sans ciller ni se déchausser.C’est le bon moyen d’attraper des ampoules.
Nous continuerons dans un paysage sympa, sur une belle piste entourée de murets
Le temps ne se réchauffe pas. Deux polaires, un béret, des gants sont encore portés jusqu’à après onze heures.
Nous trouverons de nombreux arroyos dont trois devront être franchis pieds nus.

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Un taureau de bonne taille nous offrira une distraction sur trois kms. S’étant manifestement échappé de son pré, il ne peut ré-entrer nulle part car les prés sont clos.

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Alors il avance devant nous, nous le poussons en avant sans le vouloir. Plus loin, un Land Rover s’arrêtera à notre hauteur, le conducteur nous demandant de bien vouloir monter, après le franchissement du troisième arroyo, au plus haut du talus, qui à cet endroit surplombe le chemin de trois ou quatre mètres. Ils vont « récupérer » le taureau un peu plus loin et le ramener dans la direction de la ferme.
Il est à craindre que l’animal, par crainte de la voiture, se mette à courir et renverser tout ce qui est sur son passage.
Nous voila grimpés sur le talus à regarder passer taureau et voiture qui passent l’un et l’autre le gué bien plus vite que nous…
Dernier arroyo en vue de la nouvelle Ermita de San Isidro.
La construction de l’autoroute a quelque peu bouleversé le paysage et nous hésiterons un moment au rond-point de sortie de ce même autoroute et sa liaison avec la N630 avant de trouver, par hasard, sous le pont de l’autoroute, une flèche qui nous envoie vers l’ancienne Ermita, coincée entre l’une et l’autre des deux voies de communication. Le Chemin de Santiago est fermé par des barrières de sécurité qu’il faut enjamber pour rejoindre l’ancienne Ermita et poursuivre son chemin. En un mot, au rond-point, il faut continuer la N630 vers Monesterio et passer sous le pont de l’autoroute.

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Pique nique sur un hito, marqué par une représentation de l’Arc de Caparra, à l’abri du vent.

 

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Le chemin continue sous des eucalyptus, le sol est détrempé d’eau stagnant ou ruisselante mais la caravane passe, entre autoroute et N630.

A la sortie du bois d’eucalyptus, commence la longue montée vers Monesterio. Nous marchons désormais sur la N630 qui est bien calme, proximité de l’autoroute oblige. Le trafic est parti sur l’autoroute.
L’étape et la montée semblent bien longues.

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Au Puerto de la Cruz, nous découvrons enfin Monesterio, puis, dans la descente vers le village, l’image s’affine.

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Monesterio nous offre une vue sur le Chemin en Extremadure où l’on voit qu’il ne passe pas à Alcuescar, future étape où le balisage exclut bien le village ainsi qu’à Almendralejo, alors que le guide l’exclut. Nous passerons, plus tard, dans les deux villages.

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Notre logement sera à l’hôtel Moya, quasiment le premier établissement que l’on trouve, sur la gauche, en entrant dans la petite ville.
Accueil, installation dans notre chambre bien modeste. Travaux habituels de toilette et réparations diverses et nous sortons en quête de sello.
C’est le centre d’interprétation de la Via de la Plata qui nous le donnera, nous offrira sans que nous le demandions la projection d’un film sur la route romaine, et cela avec un grand sourire. Sympa, d’autant plus que la salle de projection était chauffée…
Passage à la pharmacie pour traitement des maux de gorge de la pèlerine suite au passage des frais arroyos. Retour à l’hôtel. Un peu avant, nous avons vu que les deux pèlerins germanophones vus à El Real de Jara sont installés à l’hôtel Extremadura, à l’autre bout du village, au nord.
Vision fugace d’un couple de pèlerines au coin d’une rue du village.
Retour à l’hôtel donc, où, surprise, le chauffage est en route. Il fait 9° en ville !
Attendons 20h30 pour descendre au comedor pour un dîner qui nous réchauffera. Soupe minestre, du cochon à la tomate pour changer un peu et dessert au choix dans le registre habituel que l’on pourrait réciter avec le serveur : flan, natillas, arroz con leche, yaourt ! Une bouteille de vin, une bouteille d’eau plate, 8 € chacun.
Nuit paisible. Embarras gastrique traité au Smecta, encore un des méfaits des arroyos ou de l’arroz con leche.
Règlerons 40€ pdj compris pour deux.

hotelmoya.es

Castilblanco de los Arroyos – Almaden de la Plata

Ce matin, la gentille patronne qui nous a parlé de la réunion jacquaire qui se tiendra le lendemain et dont elle hébergera une partie des participants, nous offre des petits gâteaux avant notre départ.
Nous partirons à 9h. Il fait beau et frais, toujours ce vent du nord.
Dans le village, nous achèterons le ravitaillement de la journée et en route pour la route goudronnée pour 17 kms.

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Pas beaucoup de trafic, mais nous trouvons cette partie assez fatigante car le dénivelé cumulé nous paraît important.

Dernier coup d’oeil sur notre étape d’hier soir .

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De croupes en mamelons, nous montons et descendons sans cesse. Nous ferons une petite halte un peu après la finca Tinajar où nous savourerons les petits gâteaux reçus le matin des mains de l’hôtelière.

Encore une bonne côte puis nous entrerons dans le parc Berrocal. Il est 12h30.

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Longue descente vers la Maison Forestière

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qui se vide à ce moment des ouvriers qui partent pour le déjeuner.

Echanges de saluts et on continue.
Nous mangerons un peu de pain et de fromage avant de repartir rapidement à cause de grosses gouttes qui viennent troubler notre repos et repas.
La traversée du parc sera tranquille avec de très beaux paysages.

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Quelques arroyos munis de bornes permettant de les passer et bon chemin de terre bien large sur plusieurs kilomètres.
Un autre arroyo, un peu plus haut.

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Au km 27, après avoir franchi la barrière marquant la sortie du parc, ce qui le guide Rando Editions appelle une sente herbeuse se trouve, en réalité, être un bourbier innommable, un marécage, à cause des ruminants qui y passent et paissent et d’un petit ruisseau de rien du tout qui est sorti de son lit. Un kilomètre ou à peu près de boues, bouses et eaux.

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Nous marchons dans les genêts qui occupent le côté droit, haut du chemin pour arriver auprès de la montée du Cerro del Calvario , elle, au sec. Petite halte en haut et nous descendrons vers le village d’Almaden de la Plata par un chemin bien défoncé.

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Nos premiers cochons noirs se trouvent sur la droite, à l’entrée du village qui nous semble sans vie.

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Il fait toujours frais, très frais. Suivant les flèches, et après avoir demandé notre chemin à un monsieur assis, seul, sur un banc, sur une place déserte, nous atteindrons la Casa Concha.
Ouf, c’est ouvert, les employés déjeunent et nous installent. La chambre est froide et humide mais il y a un chauffage soufflant (air frais conditionné l’été). La chambre est très modestement meublée et petite. La douche n’envoie qu’une eau tiède. Elle suffira pour la lessive mais la douche des pèlerins sera vite expédiée !
Nous ressortirons pour le sello que nous recevrons finalement chez notre hôte. Nous achèterons de l’eau puis rentrerons. Le village ne s’anime pas et il fait froid.
Dîner au Bar Concha où deux pèlerins sont déjà attablés. Nous ne les reverrons plus. Le patron, à ma demande, va régler l’eau chaude et nous trouverons une douche brûlante à notre retour dans la chambre. Elle ne devait pas être activée correctement. Repas fait de « pata negra » et de « secret » de porc très tendre. Nous débutons dans notre régime « cochon » qui va durer jusqu’à Salamanca !

Casa Concha, Calle La Cruz 8, Almaden de la Plata +34 954 73 50 43

Guillena – Castilblanco de los Arroyos

Après une bonne nuit et un petit déjeuner aussi copieux que celui de la veille, nous voici à nouveau sur le départ pour la gare des bus de la Plaza de Armas de Séville.
Réglage problème sur la chaussure gauche du pèlerin, franchissement du pont et nous voici à la gare routière.
Le premier bus qui nous permettra de rejoindre Guillena part à 10 heures.
Il fait toujours aussi beau et nous verrons, du bus et du haut du pont, que le Guadalquivir n’est pas encore rentré dans son lit.
Le bus va au plus court et prend l’autoroute, ce qui nous permet, de loin, de voir le chemin parcouru la veille sans nous faire regretter d’avoir suivi la nationale car les chemins sont soit coupés par l’eau soit boueux à un point extrême.
Nous traversons le bourg de Guillena, repassons devant le bureau de la sympathique Policia Local et filons vers le complexe sportif où étaient, auparavant hébergés les pèlerins, en direction du gué qui nous permettrait de franchir la rivière Huelva. Sans trop de conviction, eu égard aux intempéries récentes.
Le gué est traversé par une rivière au débit très important. Il est d’ailleurs indiscernable sous les flots.

 

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Le passage doit se trouver à l’endroit où se trouve la personne que l’on voit au bord de l’eau.
Nous partons à gauche, le long d’un récent muret en parpaings et rejoignons le pont situé un peu plus en amont et que l’on voit bien de l’endroit où se trouve le gué.
Cette vue montre bien le courant à l’endroit du gué.

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Ligne droite sur un bord de route un peu étroit et arrivée à la zone industrielle qui marque le départ du chemin hors routes goudronnées.
A noter qu’au début de cette zone industrielle, une voie propre aux bâtiments industriels ou commerciaux permet d’avancer en parallèle à la route goudronnée sans courir de risque avec le trafic. Sur la photo, la route est à droite.

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Une longue montée en pente douce, relativement sèche sauf à son début, nous amènera au milieu des orangers et des oliviers, environnement calme et tranquille, agréable.

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S’ensuit une belle promenade dans un décor de chênaies. Le sol est raviné dans ses parties les plus tendres par des rigoles d’eau de pluie de la veille et d’avant probablement. Dans les parties plates, nous trouverons beaucoup de points « inondés ».

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Nous casserons la croûte et ferons la pause un moment car le soleil est avec nous même si le vent du nord est tenace.

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Plus loin, au killomètre 11.2, après avoir franchi le portail qui ferme un enclos, à hauteur d’une grande ferme, la pèlerine prend la peur de sa vie car deux énormes chiens aboient avec fureur à quelques dizaines de centimètres de son sac, heureusement derrière une clôture qu’ils ne franchiront pas. Cette rencontre arrive soudainement, imaginez le silence brisé par ces molosses, à l’endroit où le chemin est véritable tranché en deux dans le sens de la longueur par les ravines des pluies. La pèlerine semble tétanisée, devant gérer le passage de ce point délicat et la peur des chiens.
L’affaire se terminera bien. Les chiens se lassent et le pèlerin intervient….
et le calme revient.
Nous atteindrons la petite route qui vient de Burguillos où il n’y a guère de trafic et qui nous conduira à notre destination. A cet endroit, nous déposerons notre contribution au cairn moderne qu’est notre première borne jacquaire.

 

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Notre abri, ce soir, sera l’hôtel Castilblanco, à l’entrée du pays à droite, un peu avant la descente vers le centre-village.

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Bien, calme et propre. Nous apprendrons qu’il s’y tiendra après-demain, un « symposium » (sic)  international sur le Chemin de St Jacques avec des invités étrangers et espagnols bien sûr.
Nous descendrons, après le repos et rituels d’usage, faire un tour dans le village. Un monsieur, promenant son chien (ou guettant le pèlerin) entame la conversation, un peu en amont de l’auberge touristique Via de la Plata, afin de nous proposer un logement chez lui moyennant finances, bien sûr.
Pas de chance, nous sommes déjà logés..
Après avoir identifiés les points de ravitaillement et eu la certitude qu’ils ouvraient tôt le lendemain matin, nous recueillerons le sello auprès du serveur de la gasolinera, personne bien souriante et aimable à qui nous achèterons de l’eau en bouteille.
Nous dînerons dans un bar, face à l’auberge municipale de pèlerins, au coin de la rue, celui qui a une grande terrasse à l’extérieur.
Foin de terrasse ce soir là car nous demandons et obtenons sans peine que le chauffage à gaz soit approché de notre table. Nous sommes les seuls clients et il fait bien frais dehors et dedans d’ailleurs.
Menu pèlerin avec boissons pour 21 € pour deux. Soupe, poulet épinards et dessert industriel, deux verres de rouge et une petite bouteille d’eau.
L’hôtel nous coûtera 53€ avec pdj. Sinon, un pèlerin paiera seul 30 €, à deux 40 €, cela sans petit déjeuner. La patronne que nous reverrons au petit déjeuner est vraiment aimable.

 

www.hotelcastilloblanco.com

Sevilla–Guillena

L’arrivée à Séville a lieu dans un orage, un véritable déluge. Nous venons de descendre du train AVE à la gare Santa Justa. L’hôtel étant loin, c’est un taxi (12 €) qui nous conduira à l’hôtel Monte Triana, qui comme son nom l’indique, se trouve dans le quartier de Triana, non loin du siège de l’Association jacquaire de Séville, quasiment sur le départ du Chemin.
Bon hôtel, chambre au calme sur patio. Personnel très souriant et aimable.
Une bonne nuit, donc, suivi par un petit déjeuner complet.

En ce beau matin du 9 Mars 2010, nous avons compris que l’orage de la veille au soir n’aura pas asséché les terres et c’est contrits que nous constatons que les rives du Guadalquivir sont impraticables, inondées ou boueuses malgré le franc soleil qui inonde cette matinée de départ de notre étape

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Repli vers la gare routière voisine. Le bus nous conduira à Italica. Nous regrettons de démarrer de la sorte mais Camas et Santiponce ne présentent strictement aucun intérêt. Banlieue, magasin Carrefour par exemple, etc…

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Nous visitons le site romain d’Italica,

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y recevons notre premier sello après celui de Séville, achetons une bouteille d’eau dans un restaurant et c’est parti.
Juste avant le premier pas d’une longue série et à côté de notre première flèche jaune, la pèlerine.

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Il fait beau mais le vent du nord nous souffle dans le visage. Le fossé rempli d’eau nous donne un aperçu de l’eau que nous allons trouver en route.

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L’arroyo de los Molinos étant infranchissable, nous n’avons d’autre choix que de suivre la N630 jusqu’à notre étape Guillena.
Les bas-côtés sont très praticables, larges et le trafic, vu la proximité de l’autoroute gratuite, est extrêmement faible jusqu’à l’embranchement de la route conduisant à Gerena, quasiment inexistante après.
C’est sur la N630 que nous franchirons l’arroyo de los Molinos qui nous a tant fait douter. C’est une petite rivière large de dix ou quinze mètres par endroits, boueuse et au courant tumultueux.

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Nous sommes loin des informations vues sur des sites jacquaires, relatant des passages plus tardifs, certes, où l’on voit des personnes franchissant le gué avec de l’eau à mi-mollet.

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Nous quittons la N630 à la « gasolinera » pour descendre vers Guillena.

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Un petit peu plus de trafic car il nous semble que nous sommes à l’heure de la débauche et du retour à la « casa ». Rien de bien ennuyeux.
C’est à 13h15 que nous rentrerons dans le bourg de Guillena,

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pas mécontents d’avoir terminé notre première étape. Nous traverserons le village

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et, après avoir demandé notre chemin, recevrons notre sello à la Policia Civil où un fonctionnaire fort aimable tamponnera nos créanciales et nous rassurera sur l’état du chemin pour demain en nous disant qu’il l’a fait ce matin en vélo et qu’il n’y a pas de problème dû aux intempéries. Un peu de boue et un peu de cailloux, dit-il
Nous prendrons le bus pour retourner à Séville. Déjeuner rue Jules César dans un restaurant à oublier rapidement et allons faire une visite des monuments principaux de la ville, déjà vus lors d’une précédente visite.
Nous reviendrons vers Triana pour aller, à l’heure indiquée, 18h00, saluer l’Association jacquaire de Séville, 25 San Jacinto, au fond d’une cour d’immeuble. Personne. Attendons. Personne.

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Nous rentrerons à notre hôtel nous reposer puis ressortirons pour acheter le nécessaire pour le casse-croûte de demain midi et aller dîner. Ibericos et alcachofas con jamon (artichauts au jambon) nous permettront de refaire le plein d’énergie.
Donc, du soleil, une étape sympa même si elle s’est déroulée sur le bord de route. Les jambes vont bien, cela ne tire pas de trop. Galop d’essai qui nous permet de régler les bretelles des sacs, d’ajuster la position des pieds dans les chaussures. Et, surtout de nous rassurer sur nos capacités physiques.