Archives de catégorie : Camino Francès

Sérignan – Narbonne

Aujourd’hui, nous allons nous approcher de Narbonne, départ du Chemin du Piémont Pyrénéen qui nous conduira à St Jean Pied de Port. Allons y !
Départ de Sérignan à 8h45, pour changer un peu. Arrêt à la supérette Spar en ville et c’est parti. Montée vers le cimetière sur petite route tranquille. En haut : la surprise.
Il est 9h00 et nous voyons le Canigou enneigé qui brille au soleil. Il est certes loin mais quel spectacle. Il nous montre la route. Nous passerons loin au nord de ce magnifique massif mais il nous dit que nous sommes en vue des portes des Pyrénées que nous allons longer pendant tant de kilomètres.

Nous continuons vers les Cabanes de Fleury au nord desquelles nous avons repéré un pont nous permettant de traverser l’Aude et continuer vers l’Ouest.

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Après le pont, à droite sur une petite route plutôt calme aussi. Nous atteindrons Fleury sur Aude vers 12h30. Rien d’ouvert pour déjeuner. Nous nous contenterons d’un casse-croûte à un carrefour sur un banc bien ensoleillé. Séchage de chaussures et de chaussettes. Comme le balisage est inexistant, c’est par déduction que nous trouvons notre chemin. A la sortie du village, à gauche sur une autre petite route qui nous conduit à l’autoroute La Languedocienne et passe en dessous. S’ensuit sur la gauche un petit chemin qui s’avérera encombré d’arbres et de branches tombés lors de la dernière période de forts gels de l’hiver passé. Nous arrivons sur la route de Coursan que nous suivrons sur environ 3 kms, plutôt mal à l’aise quant au trafic et à ce bas-côté qui ne nous laisse que peu d’espace et quant aux camions qui, poids du sac oblige, nous déséquilibrent quelque peu.
A Coursan, nous trouvons les magasins fermés et pas de restaurant ouvert. Nous nous reposons dos au soleil sur un banc adossé à l’église. Dès que la supérette Spar ouvre, nous achetons des sandwiches et gâteaux régionaux. Nous reprenons notre marche sur la RN 9 qui mène à Narbonne et trouvons à droite l’ancienne route de Coursan. Il fait humide et un peu plus frais. Après un passage à niveau, sur la droite de la route, nous trouvons notre halte, le gîte Petit Fidèle.
Très rustique, il vient d’être inondé deux fois en quatre mois et l’humidité ambiante est bien évidente. L’accueil est aimable. Notre chambre est campagnarde sans beaucoup de charme mais pour la nuit cela ira. Il y a une bonne douche et un peu de chauffage électrique.
Le maître de maison nous servira le dîner composé d’une salade aux lardons, d’un colombo de veau et d’une tarte aux poires aux amandes. Vin rouge du coin et apéro au viognier blanc.
Conversation sympathique, bonne nuit.

www.petitfidele.com

Notre étape : Le Petit Fidèle, 46, ancienne route de Coursan, Narbonne – 04.68.32.18.12
Nous avons payé Euros 82 pour le gîte et le couvert pour deux.(chambre 46 + 36 euros pour deux repas)

Agde – Sérignan

Départ à 8h45 pour le Super U, dans Agde, pour acheter le repas de midi.
A la caisse, Odile parle à une dame qui s’avère être une future pèlerine. Elle part dans quelques jours et semble quelque peu préoccupée par ce qu’elle doit emporter et ce qu’elle va trouver sur son parcours. Nous la rassurons sur les points auxquels nous pouvons répondre.
Si ma mémoire est bonne, elle doit partir de St Jean Pied de Port où nous passerons quelques jours avant la date de son départ.
Nous longeons l’Hérault puis marchons sur des petites routes pour retrouver le Canal du Midi à hauteur des ouvrages du Libron.

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Le ciel se couvre, et quelques gouttes font sortir les ponchos. Du vent mais guère d’eau.
Nous longeons le Canal du Midi jusqu’à Portiragnes. Nous mangeons à l’écluse de Portiragnes, après être passé près d’un étang abritant quantité d’oiseaux.
Nous reprenons notre cheminement avec un vent contraire plutôt désagréable et nous trompons de route à droite. Une longue errance s’ensuit dans un paysage uniforme où, au loin, des clochers non identifiés ajoutent à la confusion.
Tout est bien qui finit bien, nous finissons par « nous y retrouver » et arriver à Sérignan où se trouve notre étape, à la maison d’hôtes Casabelle.
Accueil très très chaleureux. Nous avons une belle chambre avec vue sur l’Orb au calme. Cette maison est pleine de charme.
Douche, promenade, traitement de l’ampoule, tampon de la crédenciale à la mairie où nous faisons rêver une employé à la réception qui « aimerait bien partir ». Nous en trouverons bien d ‘autres ! Une bière et un Perrier en terrasse, il fait beau avec un petit vent frais.
Nous retournons à notre maison Casabelle pour un dîner devant la cheminée après un apéritif au muscat de Rivesaltes composé d’un carpaccio de saumon, de rascasse et de fromage blanc au miel.
Le petit déjeuner du lendemain s’avérera excellent avec un choix extra de confitures maison de qualité. Prix pour l’étape, chambre, dîner, vin et apéritif, petit déjeuner Euros 113.
(chambre 60, deux repas à 15 chaque + vins et apéritifs

Notre étape : Chambre d’hôtes Casabelle», avenue de Béziers 04.99.41.00.94/06.84.85.05.98
Casabelle34@aol.com
www.casa-belle.com

Sète – Agde

Nous sommes le 20 Mars 2006.
Nous sommes à nouveau sur le départ, avec l’idée et la volonté d’aller au bout et au bout de nos trois semaines de marche, atteindre Roncevaux et, si tout va bien, finir les 760 kms pour atteindre Santiago. Ambitieux ?!
Fin d’après-midi à la gare de Sète que nous avions quittée en novembre dernier.
Les jambes sont un peu raides et nous nous dirigeons vers l’hôtel Venezia où nous avons passé notre dernière nuit.
Arrêt au Monoprix pour le casse-croûte du lendemain. Direction le port. Nous débattrons longtemps du restaurant à choisir (cela promet !) pour enfin tomber d’accord sur le restaurant « Vernière » où le menu à Euros 12,50 qui nous ravira. Pour les gourmets : sardines en escabèche, rascasse pour l’une et baudroie pour l’autre à la sauce à l’ail et baba au rhum.
Nous rejoignons l’hôtel Venezia (euros 42 pour la chambre et 2 x 6 pour le petit déjeuner)en longeant la Corniche où l’air est doux et les vagues plus calmes qu’en novembre dernier. Bonne nuit dans une chambre plus accueillante dans laquelle nous n’avons pas eu chaud. Si au moins, nous avions fermé la fenêtre !
Le lendemain, à 8h45, nous quittons l’hôtel avec la clé dans ma poche. Nous longeons une sorte de promenade récemment créée sur le bord de mer qui nous tient momentanément éloignés du trafic automobile. Coup de fil du patron de l’hôtel. Ah oui, la clé, désolé !
Il vient la chercher en voiture devant les caves Listel. Nous continuons en tentant de suivre un chemin repéré sur la carte qui file droit sur Agde, lui aussi loin du trafic. Cela aurait été possible sans un responsable de cette cave de Listel qui, sur un ton à peine aimable, nous invite à en choisir un autre. En fait, il ne veut pas que l’on traverse son domaine. Nous lui disons que nous sommes pèlerins pour St Jacques. Rien n’y fait. Il nous répète de passer de l’autre côté. Finalement, nous prenons le chemin qu’il indique en nous jurant de ne plus jamais, au grand jamais, boire de Listel !
Nous suivons un chemin qui s’avère tout au moins aussi agréable que celui dont l’accès nous a été refusé. Des vignes, de l’eau et le soleil. Afin de ne pas entrer dans Marseillan Plage, à hauteur de l’INRA, nous franchissons les voies ferrées pour suivre un petit chemin longeant les étangs peuplés d’oiseaux et autres flamants roses. Paradisiaque si cela n’était cette horrible décharge qui semble fermée mais toujours présente. Nous débouchons aux Onglous où nous cassons la croûte sous un abri-bus. C’est la première fois mais cela ne sera pas la dernière !
Nous suivons désormais le Canal du Midi que nous retrouverons beaucoup plus loin.

Arrivons à Agde par la route de Marseillan et nous dirigeons vers l’hôtel Patriarche à 15heures ; l’hôtel est simple, très simple. Nous allons visiter Agde après la douche.
Le repas sera servi à 19h30, repas de pension partagés avec deux équipes de maçons en regardant la télé.
Première étape bien remplie. Fatigués, nous passons au lit de bonne heure.

Notre étape : Hôtel Le Patriarche, 32, Montée de Joly – Agde – 04.67.94.49.80
Nous avons payé Euros 52 pour deux tout compris

Palavas les Flots – Sète

Départ comme d’habitude désormais. Il ne fait pas très beau et un peu frais.
Nous quittons Palavas les Flots vers l’ouest et devons passer à la Cathédrale St Pierre de Maguelonne pour continuer sur Sète, notre prochaine étape.

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Nous marchons d’un bon pas sur la petite route qui longe la mer.
L’abbaye est vide mais laisse une impression de grandeur.

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Par contre, comme nous sommes sur le départ, nous demandons à un monsieur (employé ? religieux ? résident ?) s’il est possible de traverser le parc de l’abbaye, arguant de notre statut de pèlerins, afin de gagner un peu de temps et de fatigue. A peine aimable, c’est non. Il nous faut faire le tour et donc revenir sur nos pas et longer la mer. Ce que nous faisons en maudissant cette personne qui se soucie si peu de nos mollets.
De l’autre côté de l’abbaye, nous trouvons le Canal du Rhône à Sète qui préfigure le Canal du Midi que nous trouverons plus loin. Je franchis le pont et demande à un responsable s’il est possible de longer ce canal pour atteindre Frontignan-Plage. Il me dit que oui, en longeant le côté mer mais pas en longeant le côté terre. Va pour le côté mer.
Nous allons cheminer pendant plusieurs kilomètres sur une bande de terre bien sur-élevée par rapport à l’étang de Vic à droite et la mer à gauche.

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Beaucoup de mouettes mais aussi pas mal de flamants roses. Par contre, le sol est vraiment désagréable, mélange de boue et de sable qui colle aux chaussures.

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Au pont des Aresquiers, nous tournons à gauche pour rejoindre Frontignan-Plage.

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Pour ce faire, nous quittons la route D60 pour la D50 qui longe la mer. Ce n’est pas très joli. Beaucoup de petits bungalows ou petites maisons de vacances dont beaucoup sont fermés. Et ce pendant quatre ou cinq kilomètres. Un seul restaurant ouvert et pas engageant.
Le temps va tourner à la pluie. Nous mangeons au vent auprès d’une capitainerie de Frontignan-Plage les quelques provisions dont nous disposons. Halte rapide.
Le vent est de plus en plus fort.
Nous continuons vers Sète en suivant la D 50, coincés que nous sommes entre la mer, les voitures et la ligne SNCF. Pas agréable du tout. Cela compense l’extrême solitude trouvée sur notre bande de terre depuis Maguelonne.
L’entrée dans Sète n’en finit pas. Comble de malchance, je réalise que l’hôtel où nous avons réservé est à l’autre extrémité de Sète, ce qui nous fait bien 5kms de plus. Une heure et quart, au moins !
Nous traversons la ville que nous ne connaissons pas en arrivant par un quartier proche du port de passagers, quartier qui rappelle un peu le Maroc. Puis, le centre ville où Odile craque devant un magasin de chocolats. Repérons un restaurant puis continuons vers l’Ouest, vers la Corniche Neubourg, hôtel Venezia, que nous atteindrons bien fatigués encore. Malgré l’entrainement, les étapes se finissent souvent dans la fatigue !
Chambre très simple, au décor monacal mais où rien ne manque. Elle s’avèrera bien calme.
Nous voici au terme de notre tranche automnale de pèlerinage. Nous sommes d’autant plus sereins que le temps ne s’annonce pas beau du tout avec de forts orages à venir, ce qui se vérifiera.
Nous nous arrêterons là. Mais il faut encore aller dîner car notre hôtel n’a pas de restaurant.
Encore 1.5kms, ce qui devient une habitude ! Bon dîner et retour à l’hôtel Venezia en longeant un bord de mer où les vagues font un bruit d’enfer. Vent d’Est, pas bon signe en Méditerranée. Demain, le taxi nous conduira à la gare de Sète et en route pour Eze !

www.hotel-sete.com
Nous avons payé Euros 51

Aigues-Mortes – Palavas les Flots

Départ à 8h 30 pour ne pas changer nos habitudes.
Traversons Aigues-Mortes pour gagner la départementale 62.

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Nous longeons cette route dans les mêmes conditions de trafic qu’hier, mais nous sommes reposés, ce matin.

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Nous découvrons des flamants roses et quantité d’oiseaux. Il y a moins de trafic qu’hier. Un couple vient vers nous en vélo et s’arrête à notre hauteur. La dame dit qu’elle a repéré les coquilles st jacques qui ornent nos sacs, tout à l’heure, en roulant en sens inverse et elle souhaitait nous encourager ; elle nous dit qu’ils (son mari et elle) ont fait le chemin jusqu’au Somport une année, etc.. Cet arrêt nous a bien fait plaisir et il augure d’une étape bien agréable.

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En effet notre route nous conduit vers le Grau du Roi puis la Grande Motte dont nous longeons le bord de mer pendant plusieurs kilomètres sans avoir à subir de trafic automobile.

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Puis nous abordons Carnon Plage que nous rejoignons en partie par la plage qui est plate et bien large. Le sable dur supporte bien nos poids de corps et de sacs. Il fait toujours beau et chaud et nous avançons sans problèmes.
L’entrée dans Carnon par la route est un peu lassante et la fatigue se fait sentir. Nous tombons sur un petit restaurant qui sert des plats bien sympathiques. Nous optons pour une table en terrasse, enlevons les chaussures, commandons à boire et des sardines grillées. Une halte reposante et bien comme on les aime. Simplicité et bonne table.

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Encore quelques kilomètres à tirer sur la route et nous voici à Palavas les Flots.
Hôtel sans charme, chambre sans charme, fatigués et trouvant les restaurants sans charme.
Il aura fallu se faire violence pour entrer dans l’un deux après je ne sais combien de tours dans les rues à chercher l’introuvable adresse sympathique.
Sympa, la serveuse l’était, finalement le repas aussi.
Retour à l’hôtel et au lit car la journée a été longue, la route aussi. Belle étape quand même.

www.brasilia-palavas.com/
Nous avons payé Euros 58

Saint Gilles- Aigues-Mortes

Réveillés par l’installation du marché.
Les vêtements n’ont guère séché, par manque de chauffage. L’hôtelier m’a dit qu’il « devait y avoir une bulle d’air qui empêchait l’eau chaude de venir dans le radiateur de la chambre » hier soir. Tellement fatigué que je n’ai même pas pensé à lui demander une autre chambre…
Enfin, c’est pour une nuit.
Nous voila dehors sur le marché à acheter un peu de casse-croûte pour midi. Il fait très frais mais beau. Achat de compeed à la pharmacie et en route. Nous avions prévu de suivre le canal jusqu’à Aigues-Mortes mais au vu de ce que nous avons reçu sur la tête hier, les berges du canal doivent être dans un bel état ! Effectivement.
Nous devrons trouver une autre route. A la sortie de Saint Gilles, un panneau : Aigues Mortes 34kms. Que du goudron, et en plus il semble qu’il va faire chaud.
A un moment, la route croise un poste de surveillance (écluse ?) du Canal. Je m’avance pour m’entendre dire ce que je craignais : à certains endroits « il vous faudra des bottes ». Je voulais suivre les berges… Donc, on continue la route.

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Peu de circulation, mais quel cagnard ! Tout droit, encore tout droit !

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Casse croûte et encore tout droit sur le côté gauche de la route, tantôt côte à côte, tantôt en file indienne.

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Puis nous trouvons la « grande route » qui va à Aigues-Mortes. Pire que la précédente car il fait toujours chaud bien sûr mais nous marchons sur une bande d’arrêt d’urgence auprès d’un trafic plutôt dense. Et ce sur plus de dix kilomètres. Après pas mal de détours, nous arriverons à notre hôtel situé sur le bord du canal, a trois cent mètres de l’entrée de la ville. Chambre très confortable, décorée « minimaliste », moderne trois étoiles. Cela change d’hier soir tant pour le confort que pour l’accueil.
Pas de table d’hôtes, donc il faut aller en ville. Cette journée nous aura vu, en tout, marcher au moins 37kms. La pèlerine a beaucoup d’ampoules qu’elle soigne consciencieusement sans se plaindre.
Bonne nuit tranquille dans l’air conditionné.

www.hotel-canal.fr
Nous avons payé Euros 70

Fontvieille – Saint Gilles

Départ 8h45. Bien dormi, au calme. L’hôtesse, avant que nous ne partions, tient à en savoir un peu plus sur le pèlerinage de St Jacques et je lui dresse, en quelques minutes, un tableau rapide des points de départ, de l’histoire du pèlerinage etc.. en fait, je crois que ce qui l’intéressait, à juste titre d’ailleurs, était de comprendre quel marché elle pouvait tirer du passage d’éventuels pèlerins pour sa structure d’accueil. Bien compréhensible.

A son tour, une fois réglée la chambre, elle nous conseille sur le meilleur chemin pour aller franchir le Rhône sans suivre la RD qui, au dire de l’office du tourisme, pourrait être très fréquentée. J’avais prévu de suivre le Canal Viguièras. Nous monterons vers la Chapelle St Jean et à gauche et toujours tout droit, nous tomberons sur le Canal.

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Il fait beau mais devant nous se dressent à l’horizon des nuages gris bien peu engageants.
Nous longeons le Canal sur des kilomètres, tantôt marchant sur un beau petit chemin tantôt dans des portions herbeuses et bien humides.
L’aspect du ciel préfigure l’après-midi que nous allons passer !

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Nous avons droit à un moment d’émotion, surtout pour Odile, quand nous passons à l’aplomb de maisons situées en contre-bas de la digue, maisons abritant des chiens peu sympathiques.
Jusqu’au moment où nous voyons débouler trois d’entre eux, ensemble, bien décidés à en découdre. Odile passe devant, je reste derrière avec le bâton de marcheur déployé et prêt à distribuer…. Je n’aurais pas à m’en servir car, comme souvent, beaucoup de bruit dans l’esprit du chien, je le suppose, doit suffire à dissuader l’intrus. Effectivement, dès que nous franchissons le coin le plus éloigné de leur propriété, le trio repart d’où il est venu.
Une autre maison nous offre un nouveau concert mais sans sortie des gardiens à quatre pattes.
C’est dire si longer le Canal Vigueras à pied peut se faire dans un concert d’adrénaline et d’aboiements ! Nous en verrons d’autres !
La pluie arrive. Les ponchos et les guêtres sont sortis et la caravane passe sans les chiens cette fois-ci. Traversée d’Arles après achat du casse-croûte, traversée du Rhône par le pont de Trinquetaille et en route pour St Gilles.

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Casse croûte au pied d’une croix à la sortie de l’agglomération d’Arles avant la traversée de la partie de Camargue prévue au programme. Là, il ne pleut plus depuis un moment.
Une demi-heure après, le ciel s’obscurcit brutalement et nous ressortons les ponchos et guêtres que nous ne quitterons pas avant le soir.
C’est un véritable déluge que nous subirons pendant plusieurs heures.

Il n’y a aucun endroit pour s’abriter et nous devons marcher contre le vent. La route est trempée, les bas-côtés aussi, nous aussi ! Nous avançons, mais la pèlerine, par moments, ressent des douleurs à la hanche qui l’handicapent beaucoup. Elle continue, bien courageuse. Le déluge tombe toujours et nous ne pouvons qu’avancer car la Camargue est bien plate et bien vide d’abri dans ce cas là.
C’est bien fatigués que nous arrivons à Saint-Gilles où notre chambre d’hôtel est réservée.
Tous nos vêtements sont trempés malgré l’excellent équipement qui est le nôtre. A tordre.
Le chauffage dans la chambre ne fonctionne pas. Par contre le sèche-cheveux aura, ce soir là, bien fonctionné. Repas bien ordinaire avec un vin tout aussi ordinaire. Avant de nous coucher, je demande et obtiens un tas de journaux afin d’absorber l’humidité des chaussures pendant la nuit. La hanche d’Odile va mieux.

www.hotel-le-cours.com
Nous avons payé Euros 63.40, petit déjeuners compris

Eyguières – Fontvieille

Nouveau départ donc. Françoise souhaite nous conduire à la sortie de la ville dans la direction du GR 6. Comment lui dire notre reconnaissance pour sa disponibilité et sa gentillesse.
Nous voici sur la route à 8h30 pour changer un peu. L’air est un peu frais et il fait très beau.
Nous trouvons le GR 6 après quelques centaines de mètres sur la droite de la route.D 17.

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Direction Aureille où nous prévoyons l’achat du casse-croûte. Premiers contacts avec les Alpilles qui nous offrent de splendides paysages sur la droite du chemin alors que la plaine vers Miramas se trouve à notre gauche.
Un peu plus d’un kilomètre après Aureille, le GR 6 nous quitte vers le nord. Nous continuons plein ouest, ce que nous ferons encore fort longtemps…
Le chemin est particulièrement calme tantôt sur de petits chemins de terre tantôt sur de petites routes bien tranquilles. Partout des oliveraies et des petits bois de pins !

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A un carrefour, surprise des surprises, nous rencontrons non sans émotion notre premier signe jacquaire au sol : une coquille saint-jacques en ciment puis plus loin, une coquille peinte.

 

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Première évidence de notre cheminement depuis notre départ d’Eze. Il doit s’agir de la route jacquaire qui vient du col de Larche ?
Casse croûte englouti sur le bord du chemin pour ne pas changer. Les chaussures et chaussettes sèchent un peu. Nous voyons des gens travailler dans les oliveraies qui nous saluent de loin. La marche continue….
Un café à Maussane les Alpilles après y avoir photographié une statuette de St Jacques posée dans une niche sur le côté d’une des rues principales de la ville.

Du coup, j’en laisse une courroie essentielle de mon sac à dos au café. Retour rapide, la courroie est toujours là. Comme il s’agissait de celle qui relie, sur la poitrine, les deux bretelles du sac et les tient serrées ensemble, elle m’aurait fait rapidement défaut. Ouf !
Nous avançons vers Fontvieille.
Nous passons au nord de Paradou sous un soleil étincelant et même un peu trop chaud pour des marcheurs. Nous avions prévu de suivre la D 17 pour gagner Fontvieille. Peut être à cause la chaleur, de la fatigue ou tout bêtement à cause de l’inattention, au lieu de tourner à droite, nous traversons la D 17, longeons une sorte de haras proposant des promenades à cheval et montons à gauche d’une ancienne carrière vers l’ensemble forestier « les Crottes d’Aubert » que nous traversons sur un chemin caillouteux pendant une bonne heure, au soleil toujours, pour déboucher à proximité du moulin de Daudet.

 

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Montée vers le moulin et redescente vers Fontvieille où un cirque nous barre le chemin. On passe quand même !
L’office du tourisme de Fontvieille nous tamponne la crédencial , nous repérons les restaurants et nous dirigeons vers notre chambre d’hôte qui se trouve à 1.5kms de là.
Il s’agit d’une ferme de cultures d’abricotiers où nous sommes aimablement reçus et dans la chambre, dans le frigo de la chambre, nous trouvons une bouteille de jus d’abricots bien fraîche….
Pas de table d’hôtes, donc, retour en ville à pied. 3 kms de plus aller et retour. Bon et agréable dîner auprès de la cheminée au restaurant la Bergerie. Retour dans le noir vers notre havre de paix grâce à l’aide de la lampe tempête prêtée par notre hôtesse qui nous a aussi indiqué un raccourci traversant les champs d’abricotiers. Attention il y a des canaux d’irrigation partout !
Ce soir, la pèlerine signale sa première ampoule !

http://www.visitprovence.com/guide-de-voyage/hebergements/chambres-d-hotes/fontvieille/19572-la-draillette
Nous avons payé Euros 55 pour la nuit.

Rognes – Eyguières

Départ 8h30 pour changer un peu. Notre hôtesse nous indique comment rattraper la route vers Lambesc. Je me rends compte à un moment après notre départ que nous sommes en train de faire une grande boucle et allongeons notre distance à parcourir. Nous aurions dû partir de l’autre côté, par le village, mais c’est trop tard. Nous retrouvons enfin la RD 15 que nous suivrons jusqu’à Lambesc. Longues lignes droites, pas mal de trafic, assez désagréable car nous devons cheminer en file indienne, en prenant garde aux voitures. Le paysage n’est pas particulièrement folichon et c’est soulagé que atteignons Lambesc où Odile entre dans un supermarché pour acheter le repas de midi, ensuite le pain, à la seule boulangerie ouverte du village. Il fait beau et assez chaud. Nous cheminons sur une petite route cette fois ci bien tranquille salués par les chiens des maisons devant lesquelles nous passons, chiens qui ne font que leur boulot. Repas casse-croûte au bord du chemin, assis sur une murette.
Ce chemin nous ramène vers la RN 7, la montée de Gancel.

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Il passe à droite de la RN que nous devons traverser au pied de la montée pour partir à gauche. Nous traversons le verger de Cazan et rejoignons Alleins en passant par les Campanes, par le GR6, et descente vers le village.

Belles vues sur Charleval à l’est. Nous prenons un verre de rafraîchissement à Alleins et continuons encore et encore sur la D17 jusqu’à un embranchement à gauche pour gagner le Défens d’Alleins et au-delà Lamanon.

Pas de chance. La chaleur et la fatigue font que nous ne choisissons pas le bon chemin, mal conseillés que nous sommes par une couple de jeunes femmes qui ne semblaient pas bien connaître le coin, nous rallongeons de quelques kilomètres une étape qui n’est pas encore finie et au demeurant bien longue. Nous longeons donc la D17d jusqu’à Lamanon aux abords de laquelle la circulation devient infernale. Traversée du village de Lamanon où règne une animation de dimanche après-midi avec joueurs de pétanque à l’ombre et familles prenant le frais. Il nous reste encore quelques kilomètres qui s’avèreront pénibles car il y a peu de bas côtés et beaucoup de trafic. Nous arrivons à Eyguières. Une vieille dame nous remet sur le chemin de l’adresse où nous avons réservé. Il faut encore marcher : « c’est loin ? »
Arrivons à la Maison Toutbel, au frais d’un petit canal qui passe sous la maison. Chaleureux accueil de Françoise qui tient cette belle maison, tout en prenant soin de son époux récemment victime d’une attaque cérébrale et dont, nous l’apprendrons plus tard, l’état physique s’améliore de jours en jours. Nous sommes bien fatigués et Françoise nous improvise un en-cas bien sympathique, arrosé d’un rosé requinquant. Au lit, car nous sommes cuits par la fatigue et le soleil, pas le rosé ! Chambre et salle de bain de belle dimension. Grand calme.

Notre étape : Maison Toutbel – Chemin des Frères Mineurs – Eyguières –
04.90.59.87.75
Nous avons payé Euros 60 pour la nuit.
www.toutbel.com

Jouques – Rognes

Départ 8h30. Il fait beau et nous devons regagner Jouques pour continuer notre Chemin, notre halte de la nuit se trouvant bien à l’extérieur de la zone du village.
A la sortie de Jouques, nous suivons sans autre choix la RD 561, salués par une dame qui nous souhaite un bon chemin et est admirative de voir Odile cheminer avec un sac de huit kilos sur le dos.
Nous rattrapons le canal de l ’EDF que nous suivrons dans la quasi-totalité de notre parcours aujourd’hui, passant sous l’autoroute A 51, à Puy Ste Réparade d’où nous suivrons la RD 15 vers Rognes.

Il nous faudra longer cette route, certes pittoresque, mais là aussi nous ne ferons que monter au soleil.

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C’est plutôt fatigués que nous arriverons à Rognes.

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Dans le village, à gauche, nous trouvons une fabrique gâteaux bien tentante. Cédons, nous l’avons bien mérité.
La patronne (vendeuse ?) n’est guère aimable et semble avoir un problème avec la porte que les clients doivent laisser ouverte pour pouvoir entrer. Cela ne lui plaît pas et elle le dit à un client sur un ton que je n’aurais pas accepté si elle s’était adressée à moi. En plus, les gâteaux étaient plutôt quelconques.
Comme c’est souvent le cas, notre chambre d’hôte n’est pas dans le bourg mais à encore 1.5kms. Et cela monte, et il nous faudra revenir en ville pour dîner et ensuite revenir à la chambre…..
Nous nous installons. Chambre au frais dans une villa à l’ombre, au sein d’un bosquet. Accueil aimable.
La dame nous prête une lampe électrique pour le retour après dîner qui s’avèrera bien utile.
Dîner dans une pizzeria « le Brasero ». Convenable et c’est tant mieux car il n’y a rien d’autre ! Comme prévu, retour dans le noir et au lit car cette journée nous aura vu marcher au moins 30 kms.

Notre étape : La Sanille, 1215, route des Mauvares – Rognes 04.42.50.23.28
Nous avons payé Euros 55 (23.10.2005)
http://www.la-sanille.com