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de saint pancrace au port de nice

Il nous faut revenir au Camin Nissart à l’endroit où nous l’avons quitté, au niveau du magasin Spar de Saint Pancrace.

Une fois l’auto garée à l’endroit habituel, nous partons à pied vers le port de Nice, ignorons le tramway qui attend, et marchons vers la place Garibaldi où c’est nous qui attendons le tramway.

Nous embarquons avec pour destination le terminus Henri Sappia.

A la sortie de la gare de tramway, nous attendons le bus 63 qui nous mènera à l’arrêt « Le Génie » qui se trouve quelques dizaine de mètres au sud du magasin Spar. 

Petite hésitation sur la direction à prendre le temps que le smartphone se réveille et nous revenons sur nos pas pour descendre à droite sur le chemin du Génie.

Route asphaltée, pas très large, qui descend bien. Pas mal d’autos au début puis plus rien et quelques cyclistes qui doivent s’entraîner à « grimper » car la pente devient forte.

A ce moment de l’année, comme le chemin semble être orienté au nord, l’humidité se fait sentir et nous ne regrettons pas d’avoir conservé notre équipement chaud.

La descente est calme et nous amène au pont du Génie qui franchit le Magnan. Puis, il nous faut prendre la descente à droite  ou plutôt en suivant la ligne droite. Ne pas monter.

Continuer le chemin du Génie en descente puis en longue montée jusqu’à trouver, sur la droite du chemin, le chemin de l’Ubac où il y a un marquage sur le panneau indicateur 3,5t.

Depuis le départ, nous marchons sur l’asphalte mais cela va bientôt changer. Un peu plus de cent mètres plus loin, il faut être bien vigilant car il faut prendre un sentier montant qui n’est pas visible au premier regard. Nous nous sommes arrêtés et interrogés car devant nous s’ouvrait la route Col Roger, fermée par une croix rouge et jaune et à droite, le chemin  de l’ubac Col Garnier aussi.

Donc, pour continuer, il faut trouver comment. Retour en arrière d’une trentaine de mètres et là, bien caché se trouve le départ du sentier. Effectivement, il y a une signalisation peu visible.

Est ce qu’un marquage digne de ce nom, comme, par exemple, ceux que l’on trouve au Fort de la Révère ou vers La Turbie, ruinerait les finances de la FFRandonnée ou de l’Agglomération ?

Toujours est il que ce sentier s’avère être bien mal entretenu. Certes, le terrain est humide mais heureusement que nous sommes bien équipés en chaussures et bâtons de marche car il nous aurait été difficile de passer la toute première partie de cette modeste butte. Ce n’est plus un chemin mais un parcours d’escalade glaiseux de quelques mètres. Puis le chemin monte d’une manière soutenue. Etroit, il se résume plus haut à quelques centimètres de large pour poser la chaussure, en dévers droit suivant une clôture elle même très bancale et quasiment comme cela jusqu’au terme de ce parcours. Pas vu un seul marquage pendant la montée…

Là, pour un chemin qui se dit vouloir attirer les Niçois en balade, il y a un effort à faire de la part des gérants du Camin Nissart.

En haut, donc, à gauche puis nous suivons le chemin Antoine Braquet pendant quelques minutes jusqu’à arriver à la rencontre du Chemin du Génie, abandonné plus bas. Un signal en croix jaune et rouge nous fait comprendre qu’il ne faut pas partir sur le Chemin du Génie en descente. Nous partirons donc à droite en montée sur deux ou trois cents mètres mais le manque de signalisation nous fait comprendre qu’il faut, à nouveau, faire le point avec le smartphone. Qui nous envoie d’où nous venons, deux ou trois mètres plus bas. 

Seule alternative possible, sur la droite un petit terre plein monte vers une grille. Tout à l’heure, voyant une dame et son chien sortir par cette grille, nous nous sommes dits, tacitement, qu’il s’agissait d’une propriété privée car elle avait soigneusement refermé la grille après être passée.

Pas vu de signalisation non plus indiquant le chemin à suivre.

On verra bien, alors nous nous engageons et découvrons un gentil sentier bien plat et large offrant de belles vues alentours. C’est le Chemin du canal de la Vésubie que nous suivrons jusqu’à Canta Galet. Au moment où nous écrivons ces lignes, nous avons vu, sur la Rando Fiche de la Ville de Nice et de la FFRandonnée, que le passage de cette grille y figure. Rendons à César..mais nous aurions préféré un marquage net et visible.

Petit casse-croûte, au soleil, en contemplant le pont autoroutier que nous connaissons bien pour l’avoir emprunté des centaines de fois. Il y a quelques endroits sur ce chemin qui ont souffert des intempéries et glissements de terrain. Nous sortirons de ce Chemin du canal de la Vésubie à hauteur de la station de bus située au rond-point de Canta Galet. Sauf si nous avons loupé quelque chose, la sortie de ce Chemin du Canal de la Vésubie ne restera pas, pour nous, dans les annales des sorties de chemins réussies.

Finis les soucis glaiseux, nous revoici sur l’asphalte pour la totalité du reste du parcours. Nous suivons la Route de Bellet jusqu’en bas, marchant à gauche de la route ou sur le trottoir. Nous découvrons ce quartier de Nice que nous ne connaissions guère. Belles vues et belles propriétés. Nous utiliserons les cinq raccourcis qui permettent d’éviter quelques passage en lacets de la route de Bellet et arriverons au boulevard Carlone pour prendre l’Avenue de Bellet, cette fois-ci, et atteindre la Promenade des Anglais. Beaucoup de monde sur la Promenade en cette période de fêtes et nos chaussures et pantalons crottés et notre équipement de randonnée tranchent avec l’élégance des promeneurs.

Bien sûr, terrain plat jusqu’à notre arrivée à la voiture. Ce sera une journée à 20 kms de marche précisément mesurés par le smartphone. 

En un mot, bien choisir son moment de l’année pour marcher sur ce parcours. Pas de sortie après un passage pluvieux. Pas de sortie en période estivale à cause de la chaleur.

Ce chemin est agréable et permet une belle visite des collines niçoises.

Cependant, le marquage devrait être « revisité » car il y a des points évoqués plus haut à reprendre. Des panneaux marquants les directions et distances seraient les bienvenus. 

de l’hopital pasteur a saint pancrace

Dimanche 20 Décembre 2020

Fins prêts pour la deuxième étape. Nous partons en voiture jusqu’à proximité de l’hôpital où nous cherchons une place de parking. Chose faite dans le parking proche du premier lacet de la 

Voie Romaine. Nous nous équipons pour la marche sous un vent glacial.

Puis, nous attaquons la deuxième journée de marche par des marches, sur la droite de la Voie Romaine qui nous conduiront à la traverser à nouveau un peu plus haut et à la suivre, passant devant l’ensemble historique de Cimiez, puis, à droite par l’avenue Michel de Cimiez. Un peu moins de ce vent glacial et le soleil qui commence à venir. Peu de passants, peu de trafic automobile. Nous marchons sur l’asphalte. A gauche, sur l’avenue Thérèse puis rapidement à droite, sur l’avenue de Flirey. Place du Commandant Gérome, et à droite en montant l’avenue Cap de Croix après être passé devant ce petit marché local où l’on vend des oranges et des oursins…

Toujours tout droit et plus haut, l’Avenue  Sainte Colette à droite qui nous offrira des vues sur le quartier de la faculté de médecine et sur le Monastère Saint Claire de Nice.

Au bout de cette avenue, à droite vers la station de bus Courbet puis le franchissement de l’autoroute La Provençale, ici souterraine puis montée vers la clinique Saint George, où je me souviens être venu reprendre une patiente de la famille, il y a quelques années. Longue montée sur l’avenue de Rimiez, sur le trottoir, à proximité du trafic. Difficile de comprendre comment il est possible de valider un chemin de randonnée, fût il GR de pays, en permettant la marche sur le bas côté de la route bien fréquentée, marche protégée par rien d’autre qu’un panneau « attention randonneurs » dont tout le monde semble se f… complètement. Il y a, en haut de cette portion deux portions de virages que nous qualifierons de très dangereux. Aucune visibilité pour les automobilistes vis à vis de marcheurs en position délicate.

Nous trouverons, en haut de l’avenue de Rimiez, l’entrée du chemin qui longe le Canal de la Vésubie que nous suivrons jusqu’à son terme. Beaucoup de joggers et familles en promenade, très calme.

Au bout de ce chemin, à droite, en montée soutenue sur le Vieux Chemin de Gairaut, route goudronnée sur laquelle il faut composer avec le trafic automobile ouvert dans les deux sens sur une route peu large. Cela jusqu’au carrefour de l’Aire Saint Michel où le marquage est rare et bien caché sur des panneaux routiers. Certes, l’un d’entre eux avertit de faire attention aux randonneurs…

Passant devant l’auberge Saint Michel, au départ du Chemin de Chateaurenard, nous continuons notre ascension, passant devant une plaque « Lou Soubran » qui m’a fait penser à feu l’ancien marie de Nice, Jacques Médecin. Il me semblait que sa maison avait été détruite…La pente est assez facile mais il faut, là aussi, jouer avec le trafic automobile dans une montée étroite qui aboutit à un cul de sac. Les automobilistes montant interrogeant les descendants pour savoir « s’il y a de la place, là-haut »…où il n’y a pas grand espace de disponible. Nous ne sommes pas concernés par ce tracas et continuons jusqu’au point de rencontre du GR5, à une barrière interdisant le passage des autos.

La montée n’est pas très facile car le sol est bien pierreux et surtout bien humide du fait des pluies des jours précédents. 

C’est une marche dans le maquis où, une fois de plus, la balisage est quelque peu fantaisiste. Il n’y a qu’à monter sauf, qu’à un moment, un coup d’oeil à notre smartphone nous montre que nous avons manqué la bifurcation à gauche pour continuer le Camin Nissart, en restant sur le GR5. Le chemin est boueux pour ne pas dire « gadouilleux » et glissant. Pas agréable du tout.

Nous redescendons donc et le topo du smartphone nous dit de tourner à droite. Mais il n’y a pas de chemin..

Sauf que, remontant à nouveau quelques mètres, nous nous rendons compte qu’il y a bien une signalisation sur un rocher montrant de tourner à gauche mais qui se trouve sur une sorte de déviation du chemin qui ne semble plus utilisée. Pas vue en montant et en descendant. Sans notre topo sur smartphone, nous ne l’aurions jamais trouvée…

S’ensuit une descente pas mieux balisée et quelque peu glissante qui nous conduira, après avoir traversé la route d’Aspremont et descendu une belle volée de marches bien sécurisée, en direction de l’Ancien Chemin du Ray et d’Aspremont au bout duquel nous trouverons le Chemin de l’Eglise de Saint Pancrace qui est parallèle à la route de Saint Pancrace et nous évite le trafic automobile.

Au terme de ce Chemin de l’Eglise de Saint Pancrace, nous ferons une halte tranquille à l’église, à proximité du cimetière du village. Un banc orienté au sud, à proximité immédiate de l’église,  nous hébergera le temps de la pause casse-croûte. 

Nous reprenons notre cheminement en suivant le côté gauche descendant. Au carrefour du magasin Spar, nous abandonnerons le Camin Nissart pour prendre le Chemin du Col de Bast et rejoindre le terminus Henri Sappia du tramway. Tout en descente mais dans le trafic auto, sommes toutes modeste.

L’avantage de cette solution est que nous prendrons cette ligne à un terminus pour aller à l’autre terminus qui est l’hôpital Pasteur. La boucle est bouclée.

Voilà pour la deuxième partie du parcours.

Nous avons parcouru une belle étape, facile dans sa première partie. La deuxième partie est plus laborieuse à parcourir par temps humide. La signalisation est faible surtout dans les parties boisées où elles sont le plus nécessaires. Probable que le personnel chargé du marquage devrait reprendre un tour du Camin Nissart pour faire l’inventaire des manques…

Du port de nice a l’hopital pasteur

Mardi 22 Décembre 2020.

Nous quittons, en voiture, notre domicile. Il est huit heures du matin. Il fait beau mais frais. Nous serons bien couverts, ayant ressorti les équipements utilisés lors de nos diverses marches jacquaires et romieuse.

Nous garons l’auto comme nous en avons l’habitude dans la descente de l’avenue Jean Lorrain qui rejoint le quartier de la Réserve à Nice. Encore gratuit en 2020, le parking est généralement facile. Le temps de chausser les chaussures de marche et de bien se couvrir car l’endroit est à l’ombre, nous descendons vers le bas de la rue et, en face du jardin public (square) Théodore de Banville, nous descendons les quelques degrés de l’escalier qui mène au jardin Félix Rainaux où, pour nous, commence le Camin Nissart. C’est aussi ici qu’il s’achèvera.

Nous connaissons fort bien ce chemin de bord de mer qui, dans les premiers trois cents mètres monte et descend selon la topologie du terrain et l’implantation des habitations.

Nous atteignons le cap de Nice, cheminant sur le chemin aménagé jusqu’aux premières marches de la remontée vers la basse corniche.

Les muscles ne sont pas encore chauds, si près du point de départ, alors la montée de la première volée bien raide jusqu’au replat de l’avenue du Cap de Nice suivie de la deuxième volée pour retrouver l’avenue du Cap de Nice, qui fait une boucle, réveille quelques douleurs musculaires qui disparaîtront bientôt. Nous débouchons sur la basse corniche pour tourner à droite puis, après une légère hésitation due au marquage plutôt discret, à gauche en passant devant le magasin Carrefour Market.

Sur le trottoir de droite donc, nous continuons à monter sur cinquante mètres pour tourner à droite et nous engager dans l’avenue Ernestine en passant sous un porche ancien. Cette avenue s’avère être une impasse dont nous sortirons en empruntant un escalier qui nous mènera à l’avenue forestière du Mont Boron où nous tournerons à droite pour suivre cette rue en légère montée offrant de belles vues sur le bord de mer et l’aéroport de Nice.

Plus haut, avant de prendre les escaliers pour poursuivre notre ascension vers le fort du Mont Boron, nous décidons de prendre le raccourci qu’est un petit sentier qui rejoint aussi, mais en plus court, le sentier du Cap de Nice, bien aménagé et facile à marcher. Nous le suivront jusqu’à atteindre la Place où se situe l’arrêt des bus.

Nous suivons le balisage et nous trouvons à faire le tour du Fort du Mont Boron. Ce supplément n’apporte pas grand chose au parcours sinon de découvrir les fortifications extérieures et leurs douves. Toujours bien aménagé, le chemin nous ramène à la place X d’où nous continuons notre marche. Le balisage n’est pas très présent et nous décidons de suivre la route du Mont Boron nous fiant à notre orientation, marchant vers le nord. Nous retrouvons le marquage et partons à droite sur la route puis nous engageons dans une sorte de parc, ancienne oliveraie, à pique-nique que nous traversons pour retomber sur le chemin du Mont Alban au bout duquel nous trouvons le Fort du Mont Alban que nous connaissions depuis longtemps sous le nom de Citadelle de Villefranche…

Marquage absent. Connaissant bien la géographie du coin, nous savons qu’il nous faut contourner le Fort par la gauche puis après le faux plat montant, descendre à droite pour rejoindre le col de Villefranche par une volée d’escaliers plats puis plus marqués avant de trouver un chemin ordinaire. Il s’agit du sentier du Mont Alban. 

Nous traversons la Moyenne Corniche au col, passons derrière la station service et poursuivons notre montée en suivant le Chemin du Vinaigrier que nous abandonnerons quasiment à la hauteur de la villa Le Spa (à droite) pour prendre un raccourci/escaliers, sur la gauche, qui nous fera accéder au chemin Alexandra au bout duquel nous monterons, à nouveau, quelques marches, laissant à droite l’usine de traitement des eaux Jean Favre.

En haut des marches, nous accédons au Parc du Vinaigrier que nous traversons sur un chemin relativement large et propre, entourés d’oliviers dont certains commencent à récolter les fruits.

Pas besoin de marquage, c’est tout droit jusqu’au moment de descendre à gauche un chemin au début duquel se trouve un panneau annonçant la direction des ruchers du Mont Vinaigrier.

La descente n’est pas très aisée car la calade ancienne est en fort mauvais état et, dans notre cas qui passons après des pluies soutenues, la glissade nous tend les bras malgré nos bâtons de marche. Ça descend pas mal d’une façon inconfortable et nous arrivons au boulevard de Bischoffheim, puis au chemin du Cal du Mont Gros que nous suivrons pour atteindre la Grand Corniche. Aujourd’hui, nous aurons vu les trois Corniches…

Nous traversons la Corniche pour prendre l’avenue Milon de Verraillon, en légère descente, puis une longue volée de marches bien raide jusqu’à retrouve, plus bas, cette même avenue et atteindre le boulevard Virgile Barel, puis à droite et tout droit en suivant la ligne du tramway jusqu’à la station Pont Michel.

Voilà pour la première journée. Nous prendrons le tramway à Pont Michel pour Place Garibaldi et marcherons jusqu’à notre auto en passant à nouveau devant l’endroit où nous avons démarré ce matin.

La plus grand partie de cette première étape est en montée, jamais très raide, souvent constante et avec pas mal de marches. Mélange de sentiers et d’asphalte. Le marquage est souvent déficient, quelquefois peu visible mais, si l’on est habitué à être vigilant, ce n’est pas trop handicapant. Nous avions téléchargé le fichier GPX que nous avions installé sur l’application « maps.me » et cela nous a été bien utile. Nous le vérifierons par la suite…

Signalisations jacquaires

 

« Pot pourri » des diverses signalétiques rencontrées sur les divers chemins jacquaires et romain.

 

Vers l’aéroport de Santiago, à notre arrivée au terme du Francès.

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Sur le Norte,

 

 

 

 

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Sur la route de Rome, à Vintimille.138514134538464346724704IMG_0139IMG_0310Entrée dans Castro del Rio (Mozarabe)

 

 

 

 

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Contenu du sac du pélerin

Il y a quantité de sites ou blogs recommandant la composition du contenu du sac du pèlerin.

Naturellement, chacun y met ce qu’il veut , peut (porter) ou souhaite.

En ce qui nous concerne, nous marchons avec un sac Millet de 42litres noir.

Tout d’abord, un sac poubelle, résistant et de bonne taille. Il servira de protection des divers éléments que nous mettrons dans le sac.

Une fois le sac poubelle dans le sac de randonnée, il faut organiser une répartition réfléchie des divers éléments à porter.

Au fond, les choses les plus lourdes.  Au dessus, les choses que l’on doit pouvoir attraper rapidement. Au milieu, le reste.

Pour nous : au fond = le blouson noir épais, protecteur contre le froid. Ensuite, la polaire. Tous les éléments sont protégés par des sacs plastiques étanches.

Puis, deux t.shirts, une chemise infroissable, le linge de corps (par trois), le pyjama, le nécessaire de toilette et pharmacie et les divers objets utiles tels un couteau opinel, un nécessaire couture.

Sous le sac, nous mettons les guêtres, les pantalons de pluie, les imperméables (pas de ponchos) les gants et chapeaux de pluie.

Les poches latérales du sac sont utilisées pour les objets de nécessité immédiate, cartes et boussoles par exemple.

Les mousquetons servent généralement à accrocher le « repas de midi » dans son sac plastique ainsi que les bouteilles d’eau.

L’Esquirol – Vic

La nuit aura été calme me dit la pèlerine, jusqu’au flux des travailleurs, pas très tôt quand même. En ce qui me concerne, bouchons d’oreilles obligent, je n’ai rien entendu.
Nous descendons au petit déjeuner. Le serveur (patron?) n’est pas très aimable ni souriant. Il nous facture 7,50 euros par personne pour des tartines de pain de l’avant veille (puisque le restaurant était fermé), de la confiture industrielle, du beurre et café « solo ». C’est possiblement l’adjonction de deux jus d’orange frais qui a fait monter ainsi la facture.
Nous fuyons plutôt que ne quittons l’établissement ! Nous nous disons que cette chambre d’hôtel vaut 25 € et pas les 50 € que nous avons payé.
L’hôtel semble dater d’une autre génération et est aussi fatigué que les pèlerins.
Nous partons donc et rencontrons deux pèlerins. Salut, rien d’autre. Ce sont les premiers et les derniers. Ils doivent dire la même chose de nous…
Le bar où nous avons dîné est en train d’ouvrir. Nous allons au « supermercado » du coin de la rue pour nous ravitailler en eau et madeleines.

Nous descendons la même rue que nous avons quittée hier, en arrivant, suivant le Chemin Royal vers Vic.
A la sortie du bourg, après une station service, nous descendons légèrement sur la gauche. Je vois bien qu’il y a un chemin qui longe la barrière de sécurité mais il nous semble que notre Camino descend dans les herbes, ce qui est le cas. Erreur funeste. Nous manquons de vigilance et, au lieu de tourner à droite, en bas du pré, nous partons sur la gauche. Nous n’avons pas vu la croix jaune qui indique « mauvais sens », ni la flèche à la peinture bien passée qui indique d’aller à droite sur une grosse pierre.

Si nous avions suivi la route comme dit plus haut, nous aurions retrouvé le chemin plus loin…
Trois heures d’errance, renforcée par la rencontre d’un promeneur avec chiens qui nous indique : ne suivez pas ce chemin, allez plutôt par là, cela arrive au même endroit mais c’est beaucoup plus joli. Nous réaliserons plus tard qu’il n’avait pas compris que nous marchions vers St Jacques de Compostelle.

La flèche (manquée) en question

La Grosse Pierre

Pendant trois heures nous avons tenté de trouver notre chemin, trompés à nouveau par des signes jaunes qui sont de la même couleur que ceux du Camino. Nous nous sommes retrouvés, à nouveau, dans la proche banlieue de l’Esquirol, puis au fond d’un ravin avec une rivière infranchissable, devant la cour d’une école où personne ne savait où se trouve le Camino, bref, bien perdus.

La pèlerine recommande de revenir à l’endroit où le promeneur nous a induit en erreur après que nous nous soyons nous-mêmes trompés.
C’est un ramasseur de champignons qui va nous indiquer le chemin. Il y a donc trois heures que nous cherchons. Puis, tout s’éclaire.
Nous retrouvons le bon marquage !

Descente vers Vic

Nous descendons sur Roda de Ter sur un mauvais chemin de dalles de pierres et pierres roulantes comme hier. Certaines parties du chemin sont défoncées, ce n’est vraiment pas agréable d’autant plus que nous avons marché trois heures dans l’errance mais que la tendinite s’est bien réveillée et que cela descendra quasiment sur tout le trajet.

Chemin caillouteux vers VicAutre chemin caillouteux vers Vic

A qui sont ces chaussettes, oubliées par un pèlerin, vraisemblablement.

Chaussettes de Pelerin sur la route de Vic

L’arrivée dans Roda de Ter nous trouvera fatigués, démotivés.

Arrivee a Roda de Ter

Nous trouverons un arrêt de bus nous indiquant un bus à 15h07 pour Vic, notre destination. Il y a encore neuf kilomètres à parcourir… Nous nous contenterons d’atteindre l’arrêt de bus suivant, à un kilomètre de là, en ville et prendrons ce bus.

Nous déjeunerons près de l’office de tourisme de Vic qui ouvre à 16h, recevrons le sello, puis irons rejoindre notre hôtel, à côté de l’hôpital de Vic.
Il s’agit d’un séminaire qui accueille des touristes et des pensionnaires dans une structure très moderne, tant pour l’habitat que pour la partie restaurant.
Bon accueil. Belle chambre récente bien équipée et très calme. Le repas sera moins attrayant, plus près du restau U que de la taverne sympathique.
En fait, ce n’est pas bon. Il faut acheter ses repas à la réception (17€ pour deux). Ce montant est porté sur la carte magnétique et le client passe au tourniquet d’accès avec cette carte. Comme il est entré, il peut manger…

Francis a Roda de Ter
La nuit sera difficile pour le pèlerin, réveillé à plusieurs reprises par le mollet et les ampoules (en voie de guérison) qui finissent par lui faire comprendre qu’il faut s’arrêter là…
Au petit matin, le pèlerin avise (gentiment) la pèlerine de la situation. Elle comprend bien que je n’irai guère plus loin…
L’iPhone et le wifi sont bien utiles dans ce cas. J’annule les réservations des étapes suivantes. J’achète, en ligne, un forfait Orange pour avoir Internet en permanence pour le reste de notre séjour. Nous avons encore une semaine de séjour en Espagne avant de rentrer chez nous.
Nous partirons pour Zaragoza via Barcelona. Il y a longtemps que nous pensons visiter cette ville et voir comment est le Camino en Aragon car nous devrions, lors de notre reprise, passer par Huesca.
Le petit déjeuner est convenable par rapport au dîner de la veille. Nous rendons nos cartes d’accès et quittons l’établissement. A suivre….

Sant Esteve d’en Bas – L’Esquirol

Le Mas Rafalot étant un havre de paix, les pèlerins se laissent aller…
Résultat, on ouvre l’oeil à 9heures ! Très, très bien dormi, dirons nous.
Douche et en route. Nous descendons au bureau de notre hôte afin de régler notre dû. Il souhaite tamponner notre créanciale, il en a l’habitude apparemment.
Au moment de partir, je lui demande s’il y a, dans le village, une pharmacie. Je lui explique ma situation. Il se propose spontanément, non seulement de nous conduire à la pharmacie mais de nous conduire à la sortie du village et même au-delà jusqu’à Els Hostalets d’En Bas, nous faisant gagner presque trois kilomètres. Accepté.
Arrêt à la pharmacie pour achat de bétadine, gaze, sparadrap. L’équipement du randonneur. Nous avons encore des cachets anti-inflammatoires.
Merci au chauffeur et nous entreprenons notre marche.
Nous suivrons l’ancien chemin royal qui unissait Vic à Olot.
Faux plat montant, plutôt agréable. Traversons l’espace d’une ferme où un monsieur qui semble très âgé donne à manger à des lapins, accompagné de deux chiens gentils. L’un deux aura droit à un bout de mon croissant conservé de la veille…

Le chien de l'Esquirol

Arrivés à la Casa rural l’Esquirol, le ton change. Le Chemin, qui se faisait gentil, nous faisant oublier les montagnes à franchir, devient plutôt désagréable, au sens propre comme au sens figuré.
C’est le début d’une très longue et très raide montée bien caillouteuse.

Montée caillouteuse 1

Montée caillouteuse 2

La fontaine, aux trois quarts de la montée.

Fontaine vers Olot

Puis, la montée continue avant d’arriver à des lacets. Cette « calade » a été mise en place au 17ème siècle afin de faciliter le transit sur ce chemin royal.
Bien heureusement, le chemin est bien ombragé.

Chemin ombragé vers Olot

Dans la montée comme sur le chemin qui suit, il y a beaucoup de possibilités de se perdre. Vigilance est le fin mot de l’histoire. Le marquage est bon.
Nous passons la ferme de l’Hostalot qui donne son nom au pont qui lui fait suite. Il y a, par là, profusion de panneaux indicateurs de toutes sortes. Il faut suivre « Vic ».

Vers Vic 1

Vers Vic 2

Nous suivrons une petite route bien calme sans aucun trafic. Au Col de Cabra, il vaut mieux être vigilant car le marquage pour le début de la descente vers le pont de la Rotilada est plutôt diffus et traverse une très grande dalle de pierre qui pourrait s’avérer bien glissante… comme le reste de ce passage jusqu’en bas d’ailleurs.

Passage vers Vic

Pour nous donner des ailes avant la descente, nous croiserons une victime de la route (ou d’un bâton) que nous préférons voir comme cela plutôt que devant nos chaussures, sur le chemin.

couleuvre vers VicLa chemin de la descente semble retrouver un peu d’ordre et prend des airs de Galice.

verdure vers VicA droite, en bas, au pont, et en route pour Cantonigros que nous traverserons à la recherche d’un restaurant.

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On finit par nous en indiquer un qui se trouve, bien sûr, à proximité d’un point où nous sommes passés en arrivant « mais plus haut » ! Ah, bon… Nous remontons donc et trouvons sur le bord de la route que nous avons quitté en arrivant à Cantonigros, la Braseria Cal Carreter. Il est un peu tard mais nous sommes servis. Bon repas pour pas très cher et bien reçus.Salade aux cèpes et aux lardons, œufs frites, lait caillé au miel, vin, eau, cafés. 22 €.
Nous serons quasiment les derniers à sortir de l’établissement avant de reprendre la route, traversant à nouveau Cantonigros.
La tendinite qui s’est reposée à table se réveillera pendant l’heure de marche nécessaire à la descente à l’Esquirol appelé aussi Santa Maria de Corco.
Le chemin est fait de longues dalles de pierres plates et pierres roulantes dont nous n’apprécions que peu la présence. Cela doit être bien dangereux en temps de pluie. Pour nous, c’est couvert sans pluie.

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Et voilà notre destination, tout au bout de la ligne droite.

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Le franchissement du pont mène à la route qui traverse le village.
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En face de la voiture blanche, nous tournerons à gauche vers la Mairie et notre hôtel.
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Nous arrivons enfin à notre hôtel. Surprise, c’est fermé. Un jeune homme qui arrive quasiment en même temps que nous, prend l’initiative d’appeler le numéro indiqué sur la porte et quelques minutes après, arrive un dame qui semble en charge de l’hôtel quand il est fermé. Elle me dira, par la suite, qu’elle est la cuisinière.
Installation. La chambre est bien moche, elle me rappelle des chambres utilisées sur le Camino Francès, en pleine Meseta. Rien de superflu. Salle de douche et toilettes sur 2m2. Tout en béton et carrelage. Lits jumeaux de petite taille. Prix 50€ sans petit déjeuner… Le pire c’est qu’il n’y a rien d’autre. De plus, le restaurant est « cerrado ».
Nous sommes fatigués, cette chambre conviendra. Nous n’avons même pas ouvert la télé. Heureusement que l’hôtel est quasiment vide car les cloisons semblent bien fines.
Nous ressortirons pour dîner, claudiquant un peu, sans avoir trop faim.
Le Bar Rovi Snack acceptera, avec le sourire, de nous servir le devenu traditionnel ibericos + queso avec un coup de rouge. Ils sont bien aimables et bien accueillants. Après une étape comme celle-ci, cela fait du bien au pèlerin.

Hostal Collsacabra
Le prix est prohibitif pour le service fourni. Comme il semble ne pas y avoir de concurrence…je dois regretter que cet établissement soit un passage obligé pour le pèlerin.

Amer – Sant Esteve d’En Bas

Bilan de la nuit : une qui a mal dormi pour cause de bruits d’extracteur d’air/odeurs et bruits de portes, un qui a bien dormi grâce aux bouchons d’oreille.
Il fait un peu frais ce matin, le petit déjeuner compris dans le prix de la chambre se prend à l’intérieur. Belles tartines, beurre et confiture (industrielle) et jus d’orange frais. Et deux croissants dont un nous sauvera la mise le lendemain matin.
Et à 9h15, comme c’est quasiment devenu une habitude, nous voila en route.
Trente mètres après la sortie de l’hôtel, nous montons à gauche, sur une petite route goudronnée pour rejoindre la Voie Verte que nous aurions pu prendre hier en arrivant au lieu de suivre la route en plein soleil.
Nous devrons traverser l’usine d’embouteillage d’eau de source avant d’y accéder.

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Comme indiqué, il faut partir sur la Ruta del Carrilet, vers Olot. Le panneau ne mentionne pas de Camino, mais c’est la bonne route…en ascension légère sur la quasi totalité du parcours d’environ 200m d’altitude à 600m.

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Le temps est couvert mais il fait chaud. Immense forêt de hêtres dont on ne voit pas la fin sur la gauche du chemin.
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Beaucoup de cyclistes encore qui nous saluent.

Après une progression sur pas mal de lignes droites, le chemin nous amène à Les Planes d’Hostoles, où, selon les indications du guide de la Communauté de Catalogne, pour éviter un détour de la Via Verde, nous entrons dans le village pour suivre la rue/route qui le traverse. Pas un chat.

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A la sortie du village, nous montons en pente douce vers le cimetière où il nous faut tourner à droite pour rejoindre la Via Verde.

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Avant, nous saluerons le village avant de le quitter.

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Et de continuer à cheminer avec une piste qui continue, elle, à accentuer la pente. Nous entrerons à Sant Feliu de Pallerols, pays des Pescalunas, que nous traverserons toujours dans la même tranquillité. C’est peut être parce que nous sommes dimanche qu’il y a si peu de gens dehors.

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A la sortie de l’agglomération, sur une belle place, se trouve l’ancienne gare du Carrilet, devenue centre d’information et bar. Il y a un peu de monde.

Nous n’avons pas pris beaucoup de photos sur la partie suivante car, pour la première fois, la pluie menace. Les réflexes du bon pèlerin font que, spontanément, aux premières gouttes, le parapluie et l’imperméable sont sortis et enfilé. Trois cents mètres après, c’est terminé. Il ne pleuvra plus de la journée…

Pour une vue plus détaillée de cette partie du Chemin, n’hésitez pas à jeter un coup d’oeil sur ce site qui en montre de belles photos.
http://passes-montagnes.fr/htlm1/pistevertecarrilet_5.htm

Vous y verrez ces mêmes ânes que tous les pèlerins de passage doivent avoir vus ou photographiés. Il faut dire qu’ils sont bien attendrissants.

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L’ancienne voie de chemin de fer que nous suivons depuis ce matin se heurte à la route C63, la longe puis devient C63. Le Chemin, lui, monte à gauche sur une ancienne route goudronnée sur une pente assez forte. Nous atteignons le Col de Bas (591m) et sommes au point le plus haut de la journée. La descente est assez longue mais pas trop pentue. La tendinite du mollet n’aime vraiment pas cela. En effet, les ampoules se sont « éteintes » mais la mauvaise position du pied, en marchant, a lancé une tendinite qui a commencé hier, par un point très douloureux au milieu du muscle arrière du mollet. Un petit coup d’oeil, quand même, au panneau annonçant la « mer de fossiles » au début de la descente du col.
Nous atteignons à nouveau la C63 quittée il y a presque une heure, virons à droite et tombons, littéralement, sur le bar Casilla. Une chance. Le bâtiment ressemble à une gare ou un passage à niveau du temps du Carrilet.
On veut bien nous servir à déjeuner bien qu’il soit 15h. A vrai dire, arriveront des clients jusqu’à 16h. Melon, agneau aux poivrons cafés, vin
22 € pour deux. Commande prise par une jeune fille parfaitement francophone et souriante.
Après le repas, la tendinite chante bien fort, le pèlerin pas. Le Chemin descend maintenant à nouveau, ceci explique celà. Nous suivons notre voie ferrée abandonnée, passons sous nombre de ponts, puis débouchons sur la C63, une fois de plus.
Nous allons passer en dessous au prix d’une belle boucle dont la signalisation nous a semblé un peu faible. Un peu de terre, du goudron, puis nous retrouvons la terre jusqu’à l’entrée de la commune de Sant Estève d’En Bas.

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Arrivés à proximité de l’ancienne usine dont la cheminée se détache sur le ciel, nous abandonnons le Camino pour monter à droite vers l’entrée du village, par la route. En effet, le Camino fait un long détour, suivant l’ancienne voie de chemin de fer.

Nous entrons dans le village et tentons de nous diriger vers l’endroit où nous avons réservé la nuit. Nous savons qu’il est « en haut » du village.
Comme c’est jour de fête, il y a un peu plus d’animation qu’il doit y avoir un dimanche après midi. J’ose entrer dans le jardin d’une maison où je vois, dans le sous sol une table entourée de convives qui parlent fort. Je me dirige vers eux et les conversations s’éteignent. Je suis scruté, je le sens et je fais un signe de paix et dis un grand bonjour en espagnol. L’ambiance se relâche un peu. Je dis où je veux aller et celui qui semble être le doyen de la table se lève et m’entraîne vers la rue en me montrant la maison que nous cherchons. Au dessus de chez lui, un peu à gauche. Prenez le chemin qui est là, vous verrez c’est facile à trouver. Merci. Et il m’invite à la crémation de l’âne (en carton !) qui aura lieu ce soir à 18h mais me dit pas où. Il m’a montré l’église, sans plus. Nous n’irons malheureusement pas pour cause de tendinite à reposer.
Nous sommes bien reçus par notre hôte qui nous conduit à un appartement de 80m2. Belle chambre calme, grand salon cuisine salle à manger et salle de douche de belle taille aussi. Il y a un beau pain de campagne et une belle saucisses sèche sur la table de la salle à manger.
Repos, lessive, jambes en l’air. Quand cela est fait, il nous faut sortir pour trouver où dîner, un dimanche soir, dans un village en fête. Après avoir cherché et interrogé quelques passants, nous devons constater qu’il n’y a que le bar du stade qui est ouvert.
On nous servira du jambon et du fromage, un coup de vin rouge pour pas grand chose. Demain, pas de petit déjeuner, c’est fermé…
Retour à notre logement de bonne heure. La nuit sera excellente et bien tranquille.

Mas Rafalot
17176 Sant Esteve d’en Bas

Girona – Amer

Samedi 20 Septembre 2014.

Fidèles à notre habitude, nous ne marcherons pas pour sortir de la ville de Gerona. Nous irons à la gare routière, devant la gare AVE de la ville pour prendre un bus qui nous déposera neuf kilomètres plus à l’ouest, à Bescanó.
Nous éviterons le cheminement à travers de l’agglomération de Salt, qui, vue de la fenêtre du bus, ne nous montre guère quoique ce soit d’intéressant.

La voie verte sur laquelle nous allons marcher se trouve à droite de la rue/route qui traverse la ville. Elle accueille joggers et promeneurs.

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Il y aura aussi de nombreux VTT qui passent en groupe. Ils sont respectueux des marcheurs et nous saluent au fil de leur passage.

Le marquage est bon. Beaucoup de panneaux mais bien peu de flèches. Il y a quand même quelques exceptions…

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Le chemin est agréable en soi mais la proximité de la nationale entraîne, et ce sera le cas sur la quasi totalité de l’étape, un bruit de fond qui finit pas être désagréable.

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Le pèlerin, sous le beau soleil catalan, profite de la proximité rafraîchissante de la rivière Ter que nous longeons depuis notre départ et que nous longerons jusqu’à l’arrivée.

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Nous continuerons sur la Voie Verte pour atteindre la bifurcation vers Bonmati et Sant Julia del LLor qui semble offrir une auberge aux pèlerins. Passer par là semble ajouter plusieurs kilomètres au parcours. Notre objectif est Amer, nous restons sur la Voie Verte.

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Le bourg d’Anglès nous accueille et nous allons le traverser.

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Le pèlerin voudrait acheter des semelles internes pour varier la position du pied dans la chaussure et nous allons fouiller le village pour trouver une pharmacie.
Nous ne trouverons pas cela dans le vieux village mais de belles maisons anciennes.

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Dans la partie récente du village, une pharmacie nous envoie chez un marchand de chaussures pour les semelles. Nous trouvons ce que nous voulons. Accueil sympathique de personnes intéressées par le Camino qui nous envoient dans un hostal pour notre déjeuner. L’hostal en question ne propose qu’un menu à 17€ et il est encore un peu tôt. Nous avançons vers la sortie de la ville et trouvons un restaurant (avec chambres aussi) qui nous sert un déjeuner correct sans plus.

Nous retrouvons, à la sortie d’Anglès, la Voie Verte et son sable tassé bien agréable au pied, a fortiori avec de nouvelles semelles…

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Vrai, que s’il avançait, cela simplifierait les problèmes d’ampoules et de tendinite …IMG_0921

Beaucoup moins de VTT, le chemin est à nous, au plus grand calme. Aucun risque de se perdre, bonne signalisation.

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Après l’ancienne gare de Cellera de Ter, nous franchirons le Ter sur un pont parallèle à celui de la nationale, puis, au petit restaurant après le pont, tournerons à droite pour continuer sur Amer.

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S’ensuit une belle côte qui raide mais ombragée qui nous fait franchir un mamelon que contourne la C63. Qui dit côte, dit descente, nous longerons la route en question pour atteindre Amer.IMG_0942

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Nous traversons le village désert, en quête de notre hôtel. Il fait chaud et nous sommes un peu las. Un panneau nous indique que l’hôtel se trouve sur la route d’Olot, en dehors de la ville. Il nous faut marcher 1.5 km de plus pour l’atteindre, non sans avoir demandé en route où il se trouvait.

Accueil très sympa et chaleureux. Une « caña » et une bouteille d’eau nous remettrons les idées en place et nous sommes conduits à notre chambre.
L’hôtelier a bien noté que nous désirions une chambre au calme. Pour lui, cela impliquait un éloignement de la route. Nous serons « derrière ». Mais la chambre donne sur un couloir extérieur par une porte fenêtre qui ne reçoit pas la lumière directement. La chambre est récente et propre.
Inconvénient de cette chambre : mise en route à l’heure du dîner de l’extracteur d’air des cuisines qui envoie les odeurs sur notre porte fenêtre et au bruit quelque peu lancinant. En fin de compte, vu le trafic de la route que nous avons suivi pour venir, nous aurions bien pu accepter une chambre sur la dite route…
Nous avons néanmoins bien dîné, à l’extérieur, avec, en prime conversation en français avec l’hôtelier.

Hostal Sant Marçal
http://restaurantsantmarsal.com/fr/
€65 pdj inclus.

Bàscara – Girona

La nuit aura été tranquille. Ce matin, le soleil est à nouveau au rendez-vous. Il semble que la température augmente de jour en jour. Il est vrai que nous ne sommes que dans la deuxième partie de septembre 2014.
Nous prendrons notre petit déjeuner, compris dans les 65 € de prix de chambre, à l’extérieur, sous l’auvent de l’entrée du restaurant.
Notre hôte nous a promis le « transfert » vers le point de départ du Camino.
Nous lui demandons de nous conduire au point de départ du Chemin qui passe par Vilademuls. En effet, il y a deux chemins pour rejoindre Girona. Celui qui passe par Cervia de Ter, choisi par la Communauté de Catalogne et celui que nous avons choisi qui est plus court.
Notre chauffeur nous montre, en route vers le point de départ, à proximité de son établissement, le chemin que la majorité des pèlerins prend. Nous persistons et sans problème aucun, il nous conduit, à la sortie de Bàscara, au pied du poteau indicateur.IMG_0833-2

Salutations, remerciements. C’est un hôte bien sympathique et bien accueillant, même s’il n’est pas très démonstratif.

Il est 9h30 et nous sommes partis pour 30kms, c’est notre troisième jour, jour où les problèmes physiques se réveillent. Ceux du pèlerin sont bien réveillés depuis hier matin. L’ampoule, très mal placée puisque au bout du petit doigt de pied, a été percée par la pèlerine mais n’a pas bonne mine et a vu s’y ajouter une camarade à proximité. Il va falloir traiter sérieusement !
Nous avons prévu de n’aller que jusqu’à Medinya, village où se rejoignent les deux chemins d’aujourd’hui. En fait, nous ne marcherons que 20 kms, volontairement, car nous n’aimons pas les entrées de grandes villes qui sont souvent pour ne pas écrire toujours, une longue série de bâtiments, de commerces, de centres commerciaux, etc.. Ce que nous vérifierons, plus tard dans la journée, dans le bus qui nous conduira à la gare routière de Girona.

Pour l’instant, nous progressons sur la petite route GIV 5131 en direction de Vilademuls, premier village à une heure du départ. Belle route, bien tranquille, inévitables élevages de cochons et leurs odeurs, quasiment aucun trafic.

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Notre parcours, depuis le départ, et jusqu’à Terradelles, s’effectue sur la route, sur le bitume.
Arrivés à l’entrée de Terradelles, après avoir franchi le rond-point qui mène à Vilamari et continué tout droit, nous remarquons un beau chemin de terre, en forte ascension, qui longe la voie de l’AVE. Le pèlerin se dit « Cela ne m’étonnerait pas que cette côte ne soit pas pour nous ! ».

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Sur la photo, l’on ne voit pas le chemin en question mais il se trouve à la gauche du tunnel.

L’histoire montrera que c’est à cet endroit que nous aurions dû tourner à droite…IMG_0852-2
Pas d’indications, nous continuons tout droit, traversons Terradelles, saluons les chevaux de l’élevage situé à la sortie du village, en bas à gauche, et continuons d’un bon pas.
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C’est quasiment arrivés à la N2 que nous réalisons qu’il y a plus d’un kilomètre voire deux que nous n’avons vu aucun signe jacquaire ni panneau indicateur de la Communauté de Catalogne. Un coup d’oeil sur le topo de la même Communauté, téléchargé sur l’iphone, pour constater que le Chemin ne passe pas par là mais se trouve dans ou près de Terradelles.
Nous revenons vers le village, remontons en direction du rond-point. Mal au pied et un peu énervé, le pèlerin n’est pas content. Il entre dans une cour de maison où une dame est en train de téléphoner. Elle m’indique que le Camino n’est pas dans, ni après, Terradelles mais à l’entrée du village et confirme mes doutes que la côte vue tout à l’heure est bien au menu du jour.
Pour l’atteindre, il faut revenir vers le rond point, et une vingtaine de mètres avant de l’atteindre, après la maison au toit en ardoise et aux volets gris, virer à gauche en descente. Cet endroit est visible sur la photo plus haut où le pèlerin passe d’un pas décidé…

Aucune indication visible, ni trace jaune, ni flèche, ni panneau. En fait, le cerveau qui a posé le poteau de la Communauté de Catalogne est allé le mettre quarante mètres plus bas, sur la gauche du chemin à un endroit où il n’y aucune chance de se tromper. Ce panneau devrait être sur la route, à l’entrée de Terradelles et non pas sur le Chemin où même un âne trouverait la direction à prendre.

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C’était bien cela, nous descendons, puis un faux plat puis une belle côte pour passer à proximité, sans y entrer, de Olives, que l’on devine dans le bois au-dessus.

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En haut, nous débouchons sur un croisement. Encore un marquage étrange.
Il faut continuer vers la droite et négliger le chemin qui part à gauche et descendre vers la plaine.

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S’ensuit une série de fermes avec odeurs habituelles additionnées d’épandages généreux dans les champs. Nous progressons toujours sur le bitume. Le chemin monte et descend. C’est assez « casse-pattes »…
Après avoir salué cette belle maison, résultat d’une rénovation heureuse,

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nous voici à un croisement de toutes petites routes où la signalisation est abondante mais le panneau qui nous intéresse a été tordu. Nous décidons de continuer sur la même route. Et c’est à ce moment-là que deux bergers allemands non enchaînés décident que les pèlerins ne sont pas tolérés dans leur espace vital. Pas de réelle menace physique mais ils font beaucoup de bruit et se rapprochent de plus en plus.

La pèlerine serait prête à s’enfuir en courant, malgré le sac à dos, mais la caravane finit par passer. Le pèlerin garde les arrières pendant la progression. Je dois dire qu’ils n’ont jamais attaqué, simplement menacé.
Photo prise avec l’iphone pendant la retraite, le plus gros de l’évènement étant passé !
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Belle côte pour rejoindre la chapelle Saint Meri avant de trouver la longue piste de terre quasiment plate qui nous conduira à Medinya.

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Puis, nous entrons dans Medinya. Nous traverserons le village sans rencontrer âme qui vive et rejoindrons la N2 afin de déjeuner dans un routier, tout à fait correctement pour neuf euros, vin compris.

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Nous attendrons presque une heure la venue du bus pour Girona.

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Comme dit plus haut, nous ne regretterons pas d’avoir pris le bus. De la gare routière, située à la gare des trains de Girona, nous irons dans la vieille ville, à l’office du tourisme, pour recevoir le sello. Puis retour vers la gare routière, et continuons vers notre hôtel. Au pied de l’hôtel, il y a un Corte Ingles où nous descendrons au supermarché pour acheter notre petit ravitaillement pour demain. Il nous faut laisser les sacs à dos à la consigne… pour les reprendre après les achats.

Nous nous installons au Melia Girona où l’achat à l’avance de la chambre a produit un bon prix avec pdj. La chambre est tournée vers les aérateurs du Corte Inglès mais, grâce à une double vitrage très efficace, nous n’en subissons pas le bruit. Il nous faudra supporter l’air conditionné car dehors, il fait 29°. Il n’est pas bruyant, tout va bien.
Le dîner à l’hôtel est très bon et léger, avec un verre de vin chacun, cela nous convient.
En fin de compte, nous voulions raccourcir notre trajet, mais les errances de Terradelles et l’aller et retour dans la ville de Girona auront quasiment ajouté les kilomètres de différence qu’il y avait au départ entre les deux parcours…

Hôtel Melia Girona
€75,-