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Villafranca de los Barros – Torremejia

La lecture, à la veillée, de notre guide nous incite à aller voir Almendralejo.
Il faut faire un crochet, hors chemin. En fait, il s’agit de ne pas arriver à Torremejia (et non pas Torremegia comme s’entête à écrire le guide), complètement abrutis de fixer l’horizon entre les pieds de vignes.
Démarrage de bonne heure, rien à signaler.
Un dernier salut à l’hôtel Diana.

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Vignes et oliviers, la N630 à notre gauche et on avance. Il fait frais et le temps est brumeux.
Après l’arroyo del Bonhadal, nous partirons sur la gauche vers Almendralejo où nous trouverons un peu d’animation. La petite ville n’est pas désagréable, beaucoup de voies piétonnes. Un très belle église du 16ème siècle nous conduira vers l’office du tourisme où le sello sera apposé sur nos créanciales.

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Nous reprendrons la route (vers l’autoroute et au delà vers le Camino) non sans avoir pris un petit déjeuner non loin de la Estacion de Ferrocarril d’Almendralejo.
Sur la gauche de notre route nous retrouverons le Camino abandonné un peu plus tôt

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et filerons à nouveau entre vignes et oliviers tout droit, toujours tout droit.

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Au moment de choisir entre les deux possibilités d’atteindre Torremejia, nous opterons pour la plus courte, compte tenu de notre marche d’aujourd’hui, et finirons par gravir la pente pour atterrir sur le ballast du chemin de fer car l’arroyo del Tripero nous barre la route et est infranchissable. Ici aussi, il a beaucoup plu.

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S’ensuit une centaine de mètres entre les rails,

 

 

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(en fait le chemin d’où nous arrivons est à gauche sur la photo)

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(voila l’obstacle vu d’en haut)
et nous redescendons au pied du chemin de fer pour continuer sur le chemin montant qui va nous amener au pont sur la voie et, au delà, en « ville ». Nous entrerons dans Torrremejia par la rue où se trouve l’école et où nombre de parents attendent leur progéniture. Nous n’avons plus l’habitude, dans les villages, de trouver telle animation.
Nous cherchons, une fois de plus, sans la trouver, l’auberge de pèlerins et aboutirons à la N630 où un habitant du village, à ma demande, m’envoie chez Almeda pour déjeuner. Excellent et copieux repas pour 17€ pur deux. Sello au bar avec les cafés.
A l’extérieur du bar, un panneau annonce les kilomètres à faire avant Santiago. 745 kms. Sympa, mais on ne se rapproche pas vite.

 

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Comme nous n’avons pas trouvé de logement à Torremejia car l’hostal Millenium, sur la route, ne nous a pas tentés, nous allons, à 15h45, prendre le bus pour Merida, qui n’est qu’à 14kms. Nous reviendrons au même endroit, demain, pour effectuer ces 14 kms.
Nous nous installerons au Parador, confort du pèlerin profitant d’une aubaine de prix de chambre à 80 €, chambre sous les toits avec vue imprenable sur les cigognes, comme nous dit l’agent de la réception.

 

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Belle bâtisse, ancien couvent ou monastère.
Beaucoup de charme.
Activités habituelles même si l’étape a été plus longue que d’habitude.
Sortie en ville, premier contact avec cette ville romaine. Nous ferons, malgré la fatigue, le paseo avec les résidents. C’est bon un peu d’animation après une telle solitude dans les vignes.
Difficile de trouver un restaurant dans cette ville. Il nous aura fallu un moment pour réaliser que ceux ci se trouvent, pour l’essentiel, vers l’endroit où se situent les ruines les plus importantes. La fatigue s’accentue et c’est un repas bien ensommeillé que nous prendrons en savourant une « table » d’ibericos et de fromage. Encore du cochon !
Très bonne nuit réparatrice.

www.parador.es/es/parador-de-merida

Zafra – Villafranca de los Barros

Il est 9h15 en ce beau lundi 15 Mars 2010. Nous quittons notre logement et montons vers la station de bus que nous connaissons bien maintenant. Nous la laisserons sur la droite pour continuer vers la Torre San Francisco.

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Le goudron nous fait passer, sur la droite, devant une « urbanizacion » comme seuls les promoteurs espagnols savent les faire. Tout le monde est bien entassé pour un prix minimum et un profit maximum pour le promoteur, on peut l’imaginer.
Nous continuer la douce ascension vers les antennes relais, sur une petite route sympathique, au son de multiples aboiements provenant de ce qui semble être des résidences secondaires. Malgré ces aboiements, heureusement les bêtes sont pour la plupart attachées et derrières des grillages, nous progressons dans un cadre charmant.

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Le sommet de cette colline nous permettra une jolie vue sur los Santos de Maimona dans laquelle nous entrons par une « urbanizacion » un peu plus réussie que celle vue à la sortie de Zafra, trois quarts d’heure avant.
C’est dans ce village que nous procédons à notre ravitaillement du jour, nous perdant, demandant notre chemin à des gens de rencontre fort sympathiques et aidants. Il faut dire que le balisage est fait, souvent ici, non pas au sol mais sur le bord extérieur du trottoir, ce que notre oeil aiguisé n’avait pas encore saisi ! Donc, contrairement à l’habitude, bien regarder au sol.
Une dame nous remettra sur le bon chemin. Et deux messieurs à qui nous n’avions rien demandé, nous indiquent spontanément la voie à suivre. On ne doit pas être les seuls à se perdre, de toute évidence…

Après le pont sur le rio Rivera de Robledillo, nous montons un chemin bien défoncé longé par un ruisselet malodorant qui semble draîner un élevage de porcs situé plus haut. Ca passe quand même.
Au point haut, nous découvrons un superbe chemin comme on les aime. Chemin blanc bien draîné, net, facile à marcher et large entouré de vignes, d’arbres fruitiers ou oliviers et offrant une magnifique vue relativement lointaine.

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Le pèlerin croisera deux puits qui semblent bien anciens.
Puis, l’environnement immédiat change. Nous allons marcher sur une piste de terre rouge, cernée par de hauts grillages de chaque côté au delà desquels nous pourrons admirer les bonds magnifiques de lièvres filant ventre à terre. Il est évident que les grillages, dans lesquels des passages sont aménagés, ne les empêchent pas, eux, de passer d’un côté ou de l’autre de notre chemin.
Notre repas de midi, à base de pain et de fromage, se fera sur deux hitos situés à l’embranchement qui conduit, à droite, vers un Albergue Turistico, quelques centaines de mètres plus loin.

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A cet endroit, il semble que les magniques oliviers qui nous entourent soient menacés par la construction d’une raffinerie de pétrole. Nombre d’écrits sur les rares constructions montrent la colère des locaux. A ce sujet, je me souviens avoir lu, sur le site de l’association jacquaire de Séville, qu’une manifestation avait été organisée pour dénoncer ce projet.

Nous n’irons pas plus à cet albergue qu’aux autres et passerons notre chemin, une fois la collation faite. Nos pas nous ramèneront à la N630 qui nous fera entrer dans Villafranca de los Barros après avoir franchi le chemin de fer.

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Nous passerons sur l’autoroute, suivrons les flèches sur un chemin blanc bien tranquille et entrerons dans une ville déserte à 15h00, heure du repas pour les autochtones.

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Quelques pas de plus pour trouver et nous nous installerons à l’hôtel Diana. Accueil aimable. Chambre convenable avec tout le confort. Nous demanderons des couvertures supplémentaires. Le chauffage soufflant sera mis en route car, malgré le soleil, la température, à cause du vent qui ne nous lâche pas depuis Séville, est plutôt fraîche, la journée avançant.
Activités habituelle des pèlerins à l’étape, lessive, douche et jambes en l’air.
Repos, télé, météo et nous revoilà dehors pour un tour dans un bourg qui s’anime un peu. Un pâtissier calmera notre fringale, une bouteille d’eau étanchera notre soif et nous rentrerons à l’hôtel, car, à part l’église qui est fermée comme toujours ou presque, il n’y a pas grand chose à voir.
Dîner minable. No comment. Nous avons dû faire le mauvais choix, l’un l’autre, car à la table à côté, les convives semblent se régaler.
La nuit sera bonne.

 

http://hoteldiana.es