Archives par mot-clé : Sète

Sète – Agde

Nous sommes le 20 Mars 2006.
Nous sommes à nouveau sur le départ, avec l’idée et la volonté d’aller au bout et au bout de nos trois semaines de marche, atteindre Roncevaux et, si tout va bien, finir les 760 kms pour atteindre Santiago. Ambitieux ?!
Fin d’après-midi à la gare de Sète que nous avions quittée en novembre dernier.
Les jambes sont un peu raides et nous nous dirigeons vers l’hôtel Venezia où nous avons passé notre dernière nuit.
Arrêt au Monoprix pour le casse-croûte du lendemain. Direction le port. Nous débattrons longtemps du restaurant à choisir (cela promet !) pour enfin tomber d’accord sur le restaurant « Vernière » où le menu à Euros 12,50 qui nous ravira. Pour les gourmets : sardines en escabèche, rascasse pour l’une et baudroie pour l’autre à la sauce à l’ail et baba au rhum.
Nous rejoignons l’hôtel Venezia (euros 42 pour la chambre et 2 x 6 pour le petit déjeuner)en longeant la Corniche où l’air est doux et les vagues plus calmes qu’en novembre dernier. Bonne nuit dans une chambre plus accueillante dans laquelle nous n’avons pas eu chaud. Si au moins, nous avions fermé la fenêtre !
Le lendemain, à 8h45, nous quittons l’hôtel avec la clé dans ma poche. Nous longeons une sorte de promenade récemment créée sur le bord de mer qui nous tient momentanément éloignés du trafic automobile. Coup de fil du patron de l’hôtel. Ah oui, la clé, désolé !
Il vient la chercher en voiture devant les caves Listel. Nous continuons en tentant de suivre un chemin repéré sur la carte qui file droit sur Agde, lui aussi loin du trafic. Cela aurait été possible sans un responsable de cette cave de Listel qui, sur un ton à peine aimable, nous invite à en choisir un autre. En fait, il ne veut pas que l’on traverse son domaine. Nous lui disons que nous sommes pèlerins pour St Jacques. Rien n’y fait. Il nous répète de passer de l’autre côté. Finalement, nous prenons le chemin qu’il indique en nous jurant de ne plus jamais, au grand jamais, boire de Listel !
Nous suivons un chemin qui s’avère tout au moins aussi agréable que celui dont l’accès nous a été refusé. Des vignes, de l’eau et le soleil. Afin de ne pas entrer dans Marseillan Plage, à hauteur de l’INRA, nous franchissons les voies ferrées pour suivre un petit chemin longeant les étangs peuplés d’oiseaux et autres flamants roses. Paradisiaque si cela n’était cette horrible décharge qui semble fermée mais toujours présente. Nous débouchons aux Onglous où nous cassons la croûte sous un abri-bus. C’est la première fois mais cela ne sera pas la dernière !
Nous suivons désormais le Canal du Midi que nous retrouverons beaucoup plus loin.

Arrivons à Agde par la route de Marseillan et nous dirigeons vers l’hôtel Patriarche à 15heures ; l’hôtel est simple, très simple. Nous allons visiter Agde après la douche.
Le repas sera servi à 19h30, repas de pension partagés avec deux équipes de maçons en regardant la télé.
Première étape bien remplie. Fatigués, nous passons au lit de bonne heure.

Notre étape : Hôtel Le Patriarche, 32, Montée de Joly – Agde – 04.67.94.49.80
Nous avons payé Euros 52 pour deux tout compris

Avant de partir Francès

Odile, mon épouse et moi même, Francis, avons pris la décision de partir pour St Jacques dans le courant de l’année 2004. Beaucoup de lectures, de visites de sites internet, achats de guides et de cartes, et nous nous lançons mi-septembre 2005.

Nous avons commencé le parcours par trois étapes « de proximité et de tests » au terme desquelles nous sommes revenus dormir chez nous. Il s’agissait d’une sorte de galops d’essai à des marches d’environ 28 kms chacune. Après ces tests, nous sommes partis de St-Cézaire (06) pour Arles. Pas de chance, un problème sous les orteils du pied droit à Eyguières (13) nous fait rentrer à Eze en train.

Nous repartirons, en train, à Eyguières pour, cette fois-ci, le plus loin possible vers l’Ouest. Nous savons déjà que, la saison avançant, nous ne passerons pas par le Chemin d’Arles du fait de la possibilité de mauvais temps au sud du Massif Central, en novembre, mais nous passerons par la côte méditerranéenne, suivant le chemin le plus direct vers Narbonne où nous rejoindrons la Voie du Piémont Pyrénéen vers St Jean-Pied-de-Port puis Roncevaux. Notre pérégrination automnale s’arrêtera à Sète, le 11 novembre 2005. La météo est devenue très menaçante, annonçant de fortes pluies et de gros orages, qui, d’ailleurs commencèrent ce jour là.
Nous avons bien fait car tout le PIémont Pyrénéen a été l’objet d’inondations sévères qui, de toute façon, nous auraient empêchés de passer.

Nous rentrons à Eze en train encore. Nous repartirons d’Eze le 20.03.06 pour Sète, même hôtel, et irons à Saint Jacques d’une seule traite. Notre chemin a suivi le chemin le plus direct vers l’ouest sans se soucier des chemins de randonnée de type GR. Nous avons suivi, au long de la magnifique Voie du Piémont Pyrénéen, les petites routes, selon un topo tracé à partir des cartes IGN 250. Beaucoup de goudron et de calme aussi mais moins de kilomètres et autres dénivelés qui ne font que fatiguer davantage le pèlerin.

http : //www.vppyr.free.fr