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Morille – Salamanca

Départ au grand frais. Il fait beau mais le vente souffle fort.
Au revoir au patron de l’hôtel. Le chemin est à gauche puis à droite aux panneaux solaires nous dit il.
Prêt pour le départ mais avant, un dernier coup d’oeil à la Casa qui nous a abrité cette nuit.
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Ce fût une belle halte, au calme, moderne et un bon accueil. C’est probablement une bonne idée de logement pour une visite touristique de Salamanque et sa région.

Le Camino est bien détrempé et les endroits boueux et collants ne manquent pas. On s’en sort quand même.DSC07222

Même les veaux vont faire un tour, mais quand il faut rentrer…cela a du mal à passer.

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Les arroyos sont bien remplis mais, en s’aidant de quelques pierres ajoutées à celles qui existent déjà, l’on arrive à passer sans se mouiller les pieds.
On ouvre et referme consciencieusement les portails à bestiaux et cheminons vers notre dernière halte, Salamanca que nous apercevons dans le lointain.DSC07223

 

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L’étape ne fait que 20 kms mais le froid vent du sud nous gâchera un peu de notre plaisir car il est vraiment très frais. Gants et béret, toujours. Nous marchons sur le plateau sur lequel se trouve Salamanca, 800 m d’altitude quand même, en légère descente sur une bonne partie jusqu’au champ de bataille d’Arapiles dont une plaque de commémoration (anglaise ?) rappelle aux Français, le cruel souvenir.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_des_Arapiles

 

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Nous remarquons la grande quantité de cairns à proximité de cette croix sans vraiment comprendre la raison de ce nombre époustouflant de tas de petites pierres.

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Puis, nous descendons sur Salamanca. Le terrain est bien boueux et les zones inondées sont légion.

 

Je pense à celles et ceux qui passent en été et pestent contre le manque d’eau et la chaleur. Ce jour-ci, c’est tout l’inverse !
Et voilà Salamanca, que l’on voit derrière cette croix du pèlerin.

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Le texte du document lié à la croix du pèlerin :

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Et pour finir en beauté, voila la pluie qui revient. Une belle averse. Juste le temps de trouver les parapluies pliants et cela cesse.
L’entrée dans les faubourgs, par le Camino, de cette belle ville qu’est Salamanca laisse un goût amer. C’est très sale, c’est moche, il y a de la boue partout. Ce pont au milieu de nulle part ajoute à l’ambiance particulière.

 

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Nous retrouverons le Camino à l’entrée du magnifique pont romain duquel la vue sur la Cathédrale est magnifique.

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Installés pour un menu del dia, grande est notre surprise de voir, qu’à la table à côté de la nôtre, nous tournant le dos, est installé Jacky, le pèlerin sétois rencontré à Jarilla et Puerto de Bejar.
Nous boirons deux ou trois copitas de tinto, évoquant son chemin et notre séparation rapide à Puerto de Bejar. DSC07249

Il est en repos à Salamanca avant de repartir, il marche seul,  pour la deuxième partie du voyage. Nous saurons par la suite que la météo ne lui aura pas été bien favorable. Buen Camino, Jacky, car toi, tu continues !

Puis nous tournerons encore pour trouver notre hôtel puis ce sera l’heure du repos et nouvelle visite de la ville. Pour notre dîner de fin (temporaire) de parcours, nous avons franchi le fleuve en reprenant le pont romain par lequel nous sommes arrivés et été les hôtes du restaurant Petrus qui se trouve au fond de la place qui fait face au dit pont romain.
Nous avons été attirés par la publicité sur le menu dégustation à 25€ et n’avons pas été déçus. Très bonne cuisine, fine et élaborée. Si vous voulez vous faire plaisir, allez y. C’est très calme, par rapport aux restaurants du centre de Salamanca et l’accueil y est sympathique. L’adresse Petrus, Plaza Poniente 7 y 8,  37008 Salamanca.
Pour nous, la route donc s’arrête ici.

Nous reprendrons l’an prochain si tout va bien pour achever notre troisième pèlerinage à Santiago. Plus tard encore, nous l’avons décidé, nous parcourrons le Portuguès et cette fois-là, nous irons à Finisterre pour la première et dernière fois.
Buen Camino à toutes et tous !

Guijuelo – Morille

Dehors, il pleut toujours. Petit déjeuner bien copieux. Nous nous équiperons pluie et partirons vers de nouvelles aventures dans une superbe et écoeurante odeur de porc (jambons ?) en traitement (cuisson ?).
Beaucoup d’eau les jours précédents, hier, cette nuit, cela nous fait penser qu’il faut raccourcir notre étape, prévue pour 32 kms.
Nous décidons de prendre le bus pour La Maya ce qui nous fera économiser 10 kms de pluie battante. Le bus nous dépose sur la N630, face à La Maya.
Nous partons dans la mauvaise direction, pensant que la passage sous l’autoroute qui est un peu plus haut nous permettra de repartir vers l’ouest.
Pas bon. Retour au point de départ et nouveau départ dans l’autre sens qui s’avèrera le bon.
Là, nous sommes dans le bon sens. L’arrêt de bus que nous avons quitté tout à l’heure se trouve à droite de la route.

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Nous suivrons la petite route vers Pedrosillo de los Aires qui mérite bien son nom tant le ventsouffle en bourrasque. J’ai acheté un parapluie à Guijuelo avant de prendre le bus car, la veille, celui que j’avais emporté à rendu l’âme.

De l’eau toujours de l’eau !

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A Pedrosillo, après avoir piteusement défilé devant deux fiers patous défendant leur troupeau de moutons, au bord de la route, nous trouverons à nouveau les flèches du Camino et aussi une sorte de Foyer social qui acceptera de nous servir le menu du jour en compagnie de deux équipes de travailleurs des chantiers voisins.
Nous reprendrons la route de Monterrubio, village aussi désert que les autres.

 

 

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Pas ou très peu de circulation et c’est heureux. Le soleil finit par arriver aussi. L’eau est omniprésente et les petits ruisseaux prennent des allures de rivière !

Tout va bien. Des chiens dans les villages mais ils ne prêtent même pas attention à nous. Après Torre Zapata, nous tournerons à gauche vers Morille, notre étape de ce soir. Cela se fera au prix d’une longue montée bien fatigante.
Un veau échappé de son pré nous occupera pendant un ou deux kilomètres mais l’envie d’arriver se fait de plus en plus pressante.
Le temps devient à nouveau menaçant.

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L’entrée dans Monterrubio dans l’anonymat le plus complet…

 

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Les faubourgs de Morille…où nous nous arrêtons ce soir.

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Il nous faudra tournicoter un peu dans le village pour trouver notre lieu de halte. Nous sommes passés devant l’auberge de pèlerins de Morille qui semble, de l’extérieur, bien accueillante.
C’est à sortie du village, devant les panneaux solaires, que nous tournerons, par hasard à droite et, hésitants et fatigués, finirons par trouver.
Il n’y a pas d’indications car l’auberge touristique Via de la Plata est ouverte depuis peu. Le propriétaire nous dit attendre que la mairie s’occupe de la voirie entourant son établissement et fasse les aménagements nécessaires.
Nous sommes très chaleureusement accueillis. Le maître de maison nous fait les honneurs du salon et de la salle de restaurant puis nous sommes conduits à notre « habitacion ». Il s’agit, en fait, d’un duplex avec, en bas un salon avec canapé d’angle, une salle de douche/toilettes et en haut, un lit avec vue sur la campagne. Très récent, donc moderne et très propre.
Un sèche linge nous est amené après que son épouse nous ait demandé si nous avions de la lessive à leur confier et que nous ayons répondu par la négative.
Le dîner sera servi à 20h30. Nous sommes les seuls clients. Dîner parfait aux petits soins avec une certaine recherche dans la cuisine. Bon vin et service sympathique.C’est une adresse où nous avons laissé 100 euros en paiement pour le duplex, les deux dîners, vin inclus et petits déjeuners et les sourires des patrons. Nous recommandons chaudement cette adresse aux pèlerins qui auront envie de se faire plaisir quasiment à mi-chemin de leur pèlerinage.
La nuit sera bien calme même si le vent vient souffler sur les tuiles qui abritent des régiments de merles.

 

https://www.facebook.com/pages/Hotel-rural-Via-de-la-Plata-Morille/229001333809155