Archives pour l'étiquette Portet d’Aspet

Saint-Lary – Moncaup

Départ de Saint-Lary à 8h40.
Il fait beau et frais, le port du béret et des gants semble incontournable. Nous revenons sur la route du col située à quelques dizaines de mètres de notre hôtel. Et tout de suite, cela monte ce qui paraît normal quand l’on quitte une altitude de 670 mètres pour rejoindre le haut du col à 1069 mètres !
Nous suivons la route bien calme et arrivons à Portet d’Aspet, village de montagne bien agréable que nous traversons sur la même route et continuons notre progression vers le col.

0414

Nous couperons plusieurs virages par un chemin qui paraît ancien signalé comme GR 78 et qui passe par endroits dans de belles allées de buis. Odile coupe un brin de buis pour je ne sais quelle destination ! Le haut du col est atteint sans que nous n’ayons rencontré qui que ce soit.
La descente de l’autre côté nous semble moins agréable, plus pentue et surtout dans la grisaille. Et cela n’en finit pas de descendre vers Sengouagnet que nous atteignons après avoir longé une route un peu plus passante. Auparavant, Odile aura laissé son brin de buis sur le monument rappelant l’endroit où le coureur cycliste Casartelli a trouvé la mort au cours d’un Tour de France.
A l’entrée de Sengouagnet, un carrefour au soleil nous propose une halte casse-croûte, distraits que nous sommes par quelques cyclistes qui s’essayent à monter le col de Buret.
Fromage des Pyrénées, pain dérobé au petit déjeuner parce qu’il n’y avait aucun commerce ouvert, ce matin à l’hôtel, cake acheté hier soir dans la boutique de l’hôtel de Saint-Lary et c’est à notre tour de repartir pour Juzet d’Izaut.
Attaquons le col de Buret puis le Col des Ares.
La route est longue, il fait chaud mais nous avançons sur une route tranquille mais toujours et encore sur le goudron.
Nous montons et descendons au gré de la topographie profitant de l’ombre dès que cela est possible. Passons devant la scierie au pied de Cazanous, remontons encore pour arriver à la hauteur de Moncaup que nous voyons sur la gauche. Petit bourg dans lequel nous avons fait notre réservation.
Surprise, le gîte est vide. J’appelle le numéro de téléphone auquel j’ai réservé. Véronique notre hôtesse nous dit de descendre vers le village et elle vient à notre rencontre.
Chaleureux accueil, rafraîchissements.
Il est acquis que nous dormirons dans la chambre d’hôtes et non pas au gîte. Véronique attend un groupe pour le lendemain et tient à ce que le gîte soit prêt et propre à la première heure. Nous voila briefés. Douche et jambes en l’air, promenade dans le village avec le patou de la maison, fort accueillant celui-là.
Soirée tranquille autour d’un lapin maison grillé et d’un madiran de bonne facture. Il pleut fort pendant notre repas pris en compagnie de nos hôtes. La température a bien baissé.
La nuit dans la chambre est fraîche sans chauffage mais sommes bien couverts par quantité de couvertures et de couvre-pieds.
Nous retiendrons de cette étape le calme de l’endroit et surtout la bonne humeur et l’accueil de nos hôtes Véronique et Manu qui nous ont beaucoup parlé de leur pays et des ours en particulier.

Notre étape : Gîte d’étape – Le Bergerot – 05.61.96.72.83/06.86.54.18.34
Nous avons payé Euros 60 pour le coucher et le couvert pour deux.

Saint-Lizier – Saint-Lary

9933_20110406152911Premier avril 2006. Nous ne suivrons pas le topo Véron qui s’arrête à Castillon ou Argein. Nous irons à St Lary. Il nous faut nos 25 kilomètres par jour !
Nous quittons notre hôtel à 8h45 en longeant la route de Saint-Girons sur deux cent mètres, la traversons et montons sur la droite le chemin qui passe en balcon sur Saint-Girons. C’est souvent que le matin nos yeux ne lisent pas bien le topo et il nous faut à nouveau redescendre un peu pour prendre la bonne direction. Il fait beau et le chemin est agréablement calme.
Nous panachons le GR et le chemin Véron jusqu’à Moulis puis prenons la RD 618 jusqu’à Audressein. Sur notre gauche, l’auberge d’Audressein où nous aurions bien aimé faire étape, tant elle a l’air accueillante. Plus loin, un petit détour vers l’église d’Audressein. Halte sous le porche, coup d’œil sur les fresques extérieures. L’église est fermée, pas de chance.

0400

Nos pas nous font traverser les villages de la vallée de la Bellelongue montant le côté ariégeois du col de Portet d’Aspet. L’architecture des maisons commence à changer et l’on sent que nous entrons dans un monde de montagne avec des lauzes, des ardoises et de belles pierres. Il fait gris et quelques gouttes mettent les ponchos en alerte mais pas encore en action.
Nous sentons que le climat n’est plus le même au vu de la végétation qui n’est pas aussi avancée que celle que nous sommes en train de quitter. De nombreux torrents apportent leur part de fraîcheur. Nous montons toujours et finissons par arriver à Saint-Lary, lieu de notre étape. Beau petit village pyrénéen.
Nous sommes fatigués et morts de faim car, à midi, le repas s’est limité à un croissant et une barre de céréales chacun.
Nous filons à l’hôtel où un accueil sympathique nous réchauffe. Notre chambre n’est pas très grande mais douillette. Tout le confort nécessaire. Ce sera donc douche et jambes en l’air.
Au vu de l’effort de la journée, nous nous traitons bien et demandons le menu à 27 Euros, menu gastronomique de la maison. Foie gras avec gelée de pétales de roses, cuisses de grenouille, magret, fromage de la fromagerie locale et un cake à l’orange. Madiran pour arroser cela et au lit. Il fait frais, nous devrons demain passer le Col de Portet d’Aspet, notre premier col sur le magnifique chemin du Piémont Pyrénéen que nous ne regrettons pas d’avoir pris

Notre étape : Auberge de l’Isard. 05.61.96.72.83 http//www.ariege.com/aubergeisard
aubergeisard@aol.com
Nous aurions dû payer Euros 88 pour deux en demi-pension mais nous avons changé de menu au total nous avons payé 134,80 euros, bar, vins, cafés et le casse-croûte du lendemain acheté à la boutique de l’hôtel.
Pour information, la chambre Euros 40 + 12 (2 petits déjeuners)