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Figueres – Bàscara

La nuit, grâce aux bouchons d’oreille, aura été réparatrice. Le bruit du trafic généré par cette N2 qui traverse la ville, haché par de proches feux de signalisation, n’aurait pas permis un repos complet, surtout avec la relative chaleur ambiante.
C’est à 9h15 que nous reprenons le chemin. Même direction que la veille pour descendre à la gare routière mais, arrivés à la « place triangulaire », nous virons à droite, et, sur le trottoir, trouvons les carreaux jacquaires scellés dans le trottoir dont l’orientation ne permet pas le doute.

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Nous sortons de la ville en direction de Vilafant, commune abritant la gare AVE par laquelle nous sommes venus de Barcelona-Sants cela sur un large trottoir.

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Les carreaux jacquaires nous montrent la route, si cela était nécessaire.

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Le cheminement est facile, le pèlerin relativement protégé par les trottoirs progresse sans souci. Les ampoules sont protégées, la caravane passe.
Soudain, en légère montée dans le village de Vilafant, l’oeil qui est habitué à vagabonder, s’arrête sur un signe jacquaire bien connu…

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Oui, oui, une boucherie affiche, sur sa façade, un signe de Compostelle.
Mieux, la bouchère propose d’apposer son sello sur la créanciale. Aussitôt compris, aussitôt fait. Son sello montrer un oiseau (colombe ?) le nom du village et une marque d’étoile avec, au-dessus, Cami Sant Jaume.
Alors, là, pour une surprise, c’en est une ! Il s’agit de la boucherie-charcuterie Can Tubau.

Nous sortons du village et du trottoir en même temps, avant de rencontrer une marque qui rappelle que nous suivons une voie romaine. A vrai dire, on aurait eu du mal à s’en rendre compte, sauf que plus loin, nous pourrons le vérifier.

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Nous prendrons à droite, suivant les indications jacquaires, pour aller passer sous le pont du train que l’on voit à droite, et sous ce pont, la pèlerine se transformera en infirmière afin de consolider la protection recouvrant les ampoules du pèlerin.IMG_0775-2

Après les soins et le pont du chemin de fer, nous trouverons un peu de voie romaine, rénovée, sur quelques mètres et, comme c’est devenu désormais une habitude, nous (re)trouverons l’autoroute.

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Le bruit de l’autoroute ne nous quittera qu’à de rares exceptions tout au long de cette marche.

Borrassa nous tend les bras, au delà, du pont de l’autoroute.

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Il faut aller sur la gauche comme l’indique le panneau bleu et passer devant l’école, bien animée à cette heure.
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Puis, nous diriger vers la Plaça Major, voir l’église, fermée comme partout au moment où nous passons, et nous diriger vers Creixell, en passant sous la route GIV 5128.
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Creixell se traversera en cinq minutes. Belle église.

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Nous noterons la présence d’un menu del dia lors de notre remontée après avoir traversé un très joli ruisseau, le torrent d’Alguema, à la sortie de Creixell. Trop tôt pour nous pour le déjeuner, nous passons notre chemin. La côte est un peu raide, mais cela passera.

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Quelques centaines de mètres plus haut, sur un sol quasi plat, nous longeons l’autoroute, malheureusement, au plus près. La marche est facile mais le bruit des files de camions quelque peu pénible.

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A un moment, une très grosse flèche jaune indiquant de suivre le chemin à droite peut tromper le pèlerin distrait ou trop passif. Il faut la négliger et continuer tout droit, toujours en longeant l’autoroute.

On distingue les barrières de sécurité de l’autoroute et la masse d’un semi remorque.

Nous marchons vers Pontós que nous atteindrons après être passés près de la tour télégraphique, relativement récente, que nous n’avons pas vue car nous n’avions pas envie de faire 400 mètres aller-retour pour cause d’ampoules et de pied douloureux.

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La traversée de Pontós n’est pas ou mal marquée. Ce qui fait que, devant la mairie et son défibrillateur monumental, nous sommes hélés par un homme qui nous dit « Santiago, à gauche ». C’est donc à gauche que nous partons, toujours sans panneaux, ni flèches, du moins nous n’en avons pas vu. Et c’est au bout du village, sur une petite place, à droite, en bas que nous retrouvons du marquage.

Et de continuer à marcher vers notre étape, sans trop d’indications jacquaires à nouveau. Nous passons sous la voie de chemin de fer

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avant d’atteindre la N2. Toujours pas d’indication jacquaire. Nous ne savons pas si Bàscara est à droite ou à gauche. Nous partons à gauche et marchons sur le bord de la N2 sur un bon kilomètre. Puis, nous réalisons que si la voie ferrée, qui est sur notre gauche, est orientée comme nous le pensons, nous marchons donc vers le nord, ce qui est une erreur. Demi-tour. Nous profitons d’une accalmie du trafic pour traverser la N2 et allons dans l’autre sens. Pas très à l’aise car le trafic est dense même si le bas-côté est assez large. Nous résistons à nous arrêter dans un restaurant de bord de route, n’étant toujours pas sûrs d’être dans le bon sens et sachant que Bàscara ne doit plus être très loin.
Nous franchissons le pont de la rivière Fluvia et entrons dans Bàscara.
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Au bout du pont, il faut traverser la route pour prendre une sente cimentée qui épouse le virage et permet de passer en toute tranquillité.

Nous déjeunerons dans un restaurant plutôt chic, toutes proportions gardées, où un bon repas nous sera servi. Le patron est accueillant, un peu étonné de voir deux clients en short et sac à dos, mais bienveillant.
Il s’agit du Can Carles, Plaça del Pessebre, 2. Beaux décors moyen-âgeux, peut être d’époque, au deuxième étage d’une belle maison ancienne. Le menu du jour est un ou deux euros plus cher qu’ailleurs mais bien bon.

Le serveur nous indique un moyen d’atteindre le hameau de Los Roques où nous avons une chambre réservée. Suivez soit la route, soit le bord de rivière. Nous optons pour la deuxième idée et ferons quatre kilomètres de plus que si nous avions pris la route, avec, en prime, une grimpette de derrière les fagots avant d’apercevoir, derrière les arbres, l’hôtel Los Roques du même nom que le hameau.
En longeant la rivière, sur la piste sablonneuse…

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Et dire que le patron de l’hôtel vers lequel nous marchons m’avait précisé : « Appelez moi quand vous êtes à Bàscara, je viendrai vous chercher en auto »…
Il m’avait dit avoir l’habitude de recevoir des pèlerins.

D’ailleurs, quand nous arrivons, il me dit : « Et le coup de téléphone ? »
Sans commentaires de ma part, ni de la sienne…
Il nous installe dans un appartement, une chambre, sdb et une grande cuisine avec tout ce qu’il faut. Il y a une grande piscine (municipale ?) qui me verra tremper les jambes dans l’eau froide, source d’un bien être sans prix.
Le dîner ne sera pas bon du tout. Il faut dire que l’appétit n’y est pas car, pour notre deuxième étape, nous avons encore fait pas mal de kilomètres.
Le patron et sa modeste équipe sont très aimables, cela compensera.

http://www.hotellesroques.com
J’ai trouvé que €65 pdj compris était un peu cher pour ce qui est proposé.