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Torremejia – Merida

Chose promise, chose due. D’ailleurs, il fait beau, en ce matin du mercredi 17 Mars et la chambre est réservée pour cette nuit aussi.
En route pour la « estacion de autobuses », et nous partons pour Torremejia revenant ainsi en arrière depuis Merida en bus pour retourner à Merida à pied.
Nous regretterons cette étape car, jusqu’à moitié du parcours, nous aurons le trafic automobile de la N630, un peu au-dessus ou à proximité de nous.
On voit bien la ville, à portée de main, mais devrons traverser des « zones » bien peu agréables avant d’accéder au pont romain, le franchir et accéder à la ville de Mérida, proprement dite, avec sur la droite, l’Alcazaba qui semblait défendre l’accès à la ville.
Nous repartons vers notre hôtel et terminerons de visiter Merida.
Retour sur le pont romain, vu du pont moderne.

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Journée de transition, ni repos total, ni étape ordinaire.
C’est fait, n’en parlons plus.

Leon – Hospital de Orbigo

Il va falloir reprendre le Chemin car notre destination n’était pas Léon. Il faut s’arracher au confort de cette chambre, se réhabituer au rythme quotidien de la marche.
Allez on y va ! Il est 8h15 lorsque le bus quitte son arrêt et nous emporte vers Virgen del Camino qui se trouve à 8kms de notre point de départ.
Nous avons décidé de faire l’impasse, comme à Burgos, sur la sortie de l’agglomération léonaise car, nous le voyons en passant, ce n’est que rues, entrepôts, grands magasins et banlieue. Et en plus, il pleut des cordes.
Nous sommes installés dans ce bus qui fait la navette entre son point de départ et Virgen del Camino. Il est bondé et les vitres couvertes de buée. Nous voyons par endroits des files de trois ou quatre pèlerins orthodoxes quant au parcours et qui marchent sur les trottoirs encombrés, couverts de leurs ponchos.
Puis le bus s’arrête plus longuement et descendent la quasi-totalité des passagers. Il en monte d’autres. C’est là que le chauffeur nous interpelle et nous signale que nous sommes au terminus depuis un moment. Dur de sortir du bus ! Sous l’abri, nous nous équipons en poncho et guêtres, béret, gants enfin comme d’habitude pour les moments difficiles.

Et on y va, sous le crachin, en longeant la N120 que nous ne quitterons guère jusqu’à Hospital de Orbigo. A la sortie de la petite ville, nous nous trouvons devant un inextricable nœud routier, et notre lecture du topo ne nous éclaire guère. Nous décidons de prendre le Camino Real plutôt que la Calzada de los Peregrinos. En fait, nous choisissons la route la plus courte comme dans la plupart des cas et surtout nous sommes méfiants des petits chemins de campagne surtout quand il pleut. Donc on descend à droite. En remontant, une dame en voiture nous fait des signes montrant que nous ne sommes pas sur le bon chemin. Nous passons outre. En haut de la petite montée, un automobiliste s’arrête et prend le temps de nous faire comprendre que la route sur laquelle nous sommes monte à la voie rapide et il n’y a pas, sur cette voie, de salut pour les pèlerins. Il nous faut redescendre et passer sous le pont de la N120. De l’autre côté, nous trouverons le Camino Real.
Il avait raison. Nous nous engageons sous le pont et montons à droite pour nous trouver, effectivement, sur un espace glaiseux sur lequel, la pluie redoublant, il n’est pas facile de progresser. Mais, ultréia, cela passe. Même que nous passons dans un tunnel sous je ne sais quelle voie rapide. Puis le calme revient et le pas peut se développer.

La tendinite s’arrange bien à la suite de notre journée de repos et surtout du bandage serré qui couvre une bonne couche d’anti-inflammatoires. Donc, on avance. C’est toujours tout droit, le sol est spongieux et, surtout, nous subissons, le bruit incessant de la N120 et de ses camions.
Trois kilomètres plus loin, notre chemin se rapproche de et se confond avec la N120 et nous sommes obligés de marcher sur la gauche de cette voie avec l’inconvénient de ces poids lourds qui ne ralentissent même pas et nous inondent un peu plus si cela était possible. Calvaire des pèlerins que ces moments là. Traversons le village de Villadango del Paramo dans ces conditions, puis retrouvons une piste. Le paysage est triste sous la pluie et les champs s’étendent à perte de vue, à gauche de la route.
A San Martin del Camino, nous traversons le village après avoir quitté la N120 que nous retrouverons à la sortie et achetons des gâteaux secs qui nous serviront d’en-cas pour tout à l’heure. Et nous revoila dans cette ligne droite sans fin avec des camions et désormais, moins de pluie. Quelques centaines de mètres plus loin, nous retrouvons nos Dacquois qui marchent de l’autre côté de la route. Un bonjour, ça va ? Ok, on continue.
La pluie et les nuages finissent par poursuivre leur chemin et, à la hauteur de Villavente, nous enlevons notre équipement pluie qui séchera vite sur le haut du sac. Et à Puente de Orbigo, nous quittons la N120 et retrouvons le calme. Nous marchons depuis 24 kms.
Encore un petit effort, et nous arriverons au pont médiéval de Hospital de Orbigo. Au bout du pont, nous entrons dans un petit hôtel pour nous y installer. Nous sommes dehors trois minutes après car ce n’est pas là que nous avons réservé. Il faut dire que le nom est presque identique. Il nous faut continuer la traversée du village et ressortir à l’ouest pour trouver notre véritable destination. C’est une sorte de motel-station service sur la N120.
Accueil souriant, installation dans une chambre tranquille à l’arrière du bâtiment, donnant sur la campagne et sur un beau nid de cigognes. Rituel d’usage puis nous descendons dévorer un menu du pèlerin. Sieste. Puis promenade dans le village dans lequel il n’y a pas grand-chose à voir, à l’exception du pont aux dimensions respectables.

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Les jambes sont lourdes. Retour au bercail.
Mais, il nous faudra ressortir. D’abord pour le tampon sur les credenciales et aussi pour diner.
Nous ferons une découverte quant au restaurant. Il ne paye pas de mine mais quel repas !
Pour huit euros chacun, nous avons droit, respectivement, à une truite aux tranches de pain et une truite au laurier. Les truites sont servies dans des récipients en terre, avec leur sauce et comme une soupe de poisson. Surprenant et délicieux. La bouteille de vin Tilenus est servie pour 7.5 euros. Et les patrons sont très accueillants. Trois tables occupées, trois tables de pèlerins. Coût du dîner pour deux avec cafés et desserts 36.20 euros. (Restaurant « La Encomienda », Calle Alvares Vega, 30 – 987388211)
Ce soir, nous rentrons en marchant à la « lucky luke », non pas à cause du vin mais à cause des efforts de l’étape d’aujourd’hui où il nous a semblé que marcher sous la pluie « rend plus lourd que d’habitude ». La tendinite va bien mieux en ce qui me concerne, mais Odile semble bien fatiguée de cette reprise de pèlerinage.
Au lit et cela ira mieux demain !

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½ pension pour deux 71.60 euros