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Moclin – Alcala la Real

La nuit aura été relativement tranquille. Il faut dire que le pèlerin n’avait pas hésité, eu égard aux pétards de début de soirée, de s’équiper en bouchons d’oreille. La pèlerine dit que le bruit a cessé vers minuit…
Il fait beau et nous descendons la belle et tranquille petite route qui va nous permettre, après quatre kilomètres, de rejoindre le Camino qui a la bonne idée de l’emprunter aussi.

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Pas ou peu de trafic et de belles vues sur le château de Moclin côté pile et sur les tours de guet qui l’entouraient.

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Au dessus de la plus haut branche de l’olivier, l’on devine, sur le piton, le château de Moclin

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Nous retrouvons le Camino, qui arrive, par la gauche, et poursuivons sur la route qui est nôtre jusqu’à rencontrer la N432 que nous suivrons, à droite, sur deux cents mètres et monter, à gauche, derrière une maison abandonnée.

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Nous suivons un chemin carrossable mais pierreux. Arrivons à une fourche de deux chemins. La montée sur la droite est indiquée comme mauvaise direction, nous continuons à monter, pente relativement douce. Nous passons devant un abreuvoir mais les flèches sont très rares voire inexistantes.
Beaucoup plus haut, nous rencontrons un ouvrier agricole qui souffle les feuilles d’olivier et nous indique que nous sommes sur le bon chemin.
Nous trouvons un discret hito sur notre gauche. Fin du chemin, début du chemin, continuation du chemin. Beaucoup d’interrogations mais pas de chemin. En effet, la direction semble être tout droit, en pente douce, vers le taillis plus bas à environ cent mètres.

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Je me trouve quasiment en face du hito. Il faut descendre où se trouve le tracteur plus bas et là, monter à droite en direction de l’endroit où se trouve le pèlerin sur la photo.

 

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Comme le pèlerin sait où se trouve la nationale quittée il y a quelques minutes, il en déduit qu’il faut aller à droite mais cela monte dans les oliviers sans aucun repère. Nous continuons de monter tout en haut de l’oliveraie en longeant les taillis qui bordent un petit ravin. Arrivés au point haut de l’oliveraie, donc, pas de chemin non plus. Nous redescendons et allons à la rencontre d’un tracteur dont le conducteur nous dit que nous avons bien trouvé la route et qu’il faut persister. Il ajoute « qu’avant », il y avait une Canada Real qui passait là mais « que la montagne a absorbé le Chemin ».
Nous remontons donc où nous étions il y a quelques minutes, en haut de l’oliveraie. A tout hasard, nous tentons une ou deux traces difficilement identifiables. C’est la deuxième, qui ressemble à un chemin de chèvres, qui est la bonne car,  après une centaine de mètres de grimpette plutôt raide, nous débouchons sur un chemin pierreux mais bien identifiable que nous prenons à gauche. Ce chemin carrossable nous mène à une ferme à partir de laquelle nous retrouvons le marquage jacquaire.

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La « cible » est ce hangar/ferme que l’on voit sur la gauche de la photo.

En fait, il faut, lorsqu’on est au point bas, devant les taillis, après le hito, monter à droite, en direction de la ferme blanche qui est la plus à droite, pas celle qui est en face, de l’autre côté du ravin.

Je montre, à dessein, la maison vers laquelle il ne faut PAS aller, photo prise à la hauteur du tracteur que l’on voit sur la photo précédant celle ci-dessus. Si le marquage avait été meilleur, il n’y aurait pas eu besoin de faire ce long discours…D’aillleurs, cet endroit est considéré comme délicat par nombre de pèlerins. Vigilance.

 

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Nous redescendons vers la N432 où, désormais, les flèches abondent.

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Nous traverserons Ermita Nueva, village bien tranquille dans un concert d’aboiements de chiens. Nous prendrons le sello dans la laiterie-fromagerie, puis un petit en-cas à l’abri du vent qui s’est levé.

Beau specimen d’amandier en fleurs.

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Devant une maison abandonnée, nous traversons la nationale pour prendre, en face, une voie romaine que nous suivrons dans un paysage charmant.

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Nous approchons de la fin de l’étape et la vigilance s’affaiblit. Après une grande ferme, nous voyons, un peu à l’écart, sur la gauche, une flèche jaune.
Il nous faut revenir sur nos pas, et prendre une petite sente qui court en parallèle au chemin sur lequel nous sommes, passe devant une petit cabanon fermé

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et part sur la gauche pour buter sur un arroyo, puis un autre.

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Cette portion de l’étape est plutôt mal marquée. Nous continuerons à gauche jusqu’à trouver la N432 sous laquelle nous passerons par un tunnel.
Nous continuerons tout droit en légère montée, passerons devant une Bodega dont nous boirons le vin ce soir, descendrons et remonterons sur cette petite route pour arriver à la 432 que nous prendrons à gauche pour descendre sur Alcala la Real.

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Nous entrons dans le bourg et demandons notre chemin à la Guardia Civil. Il ne sait pas où est l’hôtel, il ne donne pas de sello. Il nous indique la direction du centre de la ville. Merci.
Nous arriverons à l’hôtel Torrepalma qui s’avèrera être une bonne adresse.
La préposée à l’accueil est un peu longue à la détente mais cela se finit bien même si elle a voulu que « j’avoue » avoir réservé deux chambres et non pas une. Sans succès. Tout le monde a gardé le sourire.
La chambre est coquette et moderne sinon vaste. Elle est calme aussi.
La réceptionniste nous vante la cuisine d’un restaurant voisin qui sert, en principe, à 20h. Nous y allons et sommes reçus par une dame peu avenante qui nous dit qu’il faut attendre au moins 20 minutes. Cela suffira pour nous faire partir sur le champ et revenir à l’hôtel où nous dînerons très bien d’un poivron farci à la morue, d’un jarret à la Alcala, d’un chevreau à l’ail et d’une crème caramel et crème cannelle arrosés par un vin local Marcelino Serrano (que nous avons vu en arrivant). 45 € pour tout cela.
La nuit sera bonne et tranquille.

www.hoteltorrepalma.com

Atarfe – Moclin

Première étape donc.

Hier, à notre arrivée, nous avons été chaleureusement reçus par notre hôte.
Notre chambre est confortable et vaste avec un canapé, au rez de chaussée du bâtiment.
Une petite bière sur la terrasse pour profiter du dernier rayon de soleil et avant les ablutions qui deviendront rituelles à l’arrivée de chaque étape.
Le repas, composé de tomates, fromage type mozarella, nappées d’un coulis de rucola, puis soupe de poireaux, potiron et pois chiches et ensuite le plat de résistance un riz pilaf au poulet, légumes au curry. C’est 25€ par personne mais cela les vaut. Tout compris, avec une excellente bouteille de vin nous est revenu à 112 €.
Nul besoin de dire qu’avec la bouteille de vin au terme d’une première étape de marche, la nuit aura été calme.
Nous aurons droit à une petit déjeuner teinté d' »andalou » servi avec de l’huile d’olive et un salmorejo, avec jus d’orange frais en quantité et tostadas + café.
Une adresse à conserver pour celles et ceux qui veulent visiter Grenade sans rester en ville.
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Cortijo Torre Abeca. Pinos Puente.
A 9h15, c’est le départ.

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Retour vers la voie ferrée. Oblique à gauche pour suivre le chemin de fer. Je dois préciser que les travaux Renfe avançant rapidement, les éléments de marche, bien utiles, fournis par d’autres sites de pèlerins méritent une petite mise à jour.
Au mois de mars 2014, l’on marche sur le terre-plein qui recevra la future ligne à grande vitesse.

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Dans quelques temps, il faudra marcher sur le petit chemin qui longe la (future)voie ferrée. Le couvent, qui servait, avant que la mairie de Pinos Puente ouvre son refuge de pèlerins, un des rares sur cette route, de halte aux pèlerins, n’est plus accessible du chemin de fer étant donné que les futures voies sont d’ores et déjà enfermées derrière des grillages de sécurité. Si l’on tient absolument à aller à ce couvent, il faut rester sur la N432. Cette photo, prise sur le terre plein, montre le hameau dans lequel se trouve ce couvent.

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On ne passe vraiment plus…

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Nous continuerons sur le terre plein qui est bien tassé et bien large jusqu’au pont qui est devant nous, à peut être deux kms. Le pont est visible, dans la distance, à l’endroit où fume l’huilerie et l’on distingue Pinos Puente sur la droite.

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Nous accédons au pont par un petit chemin juste à sa gauche et l’on entre dans Pinos Puente.

 

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Pas vues les flèches, alors nous sommes partis, par la gauche, en passant devant l’hôtel Montserrat (qui n’a pas l’air mal) faire le tour du village sans le vouloir. Puis avons trouvé, à un feu tricolore, une personne qui nous a montré la bonne direction. Nous n’avons, donc, pas vu le Puente de la Virgen qui est une des rares attractions de Pinos Puente…
A Pinos Puente, il y a deux façons de rejoindre Moclin. L’une est un chemin qui remonte la petite rivière Cubillas sujette aux crues, l’autre est celle de monter sur Olivares dans les oliveraies comme son nom l’indique. Ne pas suivre pour ce dernier chemin, les flèches qui sont dans la rue principale mais prendre la Calle Ancha et la monter.

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En haut, le fléchage « oliviers » commence.
Malgré nos craintes, le chemin est bien balisé, pas de risques d’erreur.

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Belles oliveraies donc mais aussi belles échappées sur la Sierra Nevada qui, comme son nom l’indique encore, est, en cette saison, bien enneigée.

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A mi-parcours, le chemin devient creux par endroit à cause du trafic des tracteurs et des autos. Nous trouvons une belle montée qui nous propose, à gauche, cette fois-ci, de belles vues sur le château de Moclin qui nous semble bien loin.

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Nous rejoignons la petite route qui relie Olivares à Colomera et la traversons pour monter vers Berbes Altos puis, après le hameau, à gauche en suivant une énorme flèche jaune. On monte donc, puis on marche sur un petit chemin bordant une petite oliveraie pour redescendre deux kms plus loins sur la petite route que nous avons traversé auparavant. Certes, il faut se protéger du trafic qui nous a semblé bien modeste, mais faire ce crochet nous a paru un peu fort de café. Maintenant, c’est fait. Chien (roquet) dans la descente auquel il faut parler « fort » pour qu’il vous lâche, tellement, il est hargneux. Le bâton ne sera pas sorti mais il a fallu « insister ».
Beaux paysages, d’un côté Moclin et son château, de l’autre la Sierra Nevada et au milieu des amandiers en fleurs.

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A Olivares, pas de restaurant mais deux bars dont l’un est fermé en ce dimanche. En tournant un peu, sac au dos, on finit par trouver un bar ouvert, bar qui se trouve à l’arrivée dans Olivares du chemin dont j’ai parlé plus haut, celui qui remonte la rivière.
Deux oeufs frits + frites, un verre de vin, une bouteille de deux litres d’eau et un café pour 11 € et avec deux mots en français. Aimable halte.
Puis, nous commençons la montée qui nous prendra une bonne heure avec des passages bien raides, histoire de tester la bonne volonté et la condition physique du pèlerin.
Ca attaque sec…dur pour une deuxième étape !

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Ca continue de monter…

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Nous rencontrons, en ce dimanche, bon nombre de promeneurs qui redescendent.

Belle échappée sur la Nevada et le village d’Olivares

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Vue sur le Château de Moclin, au sommet du piton du milieu.

 

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A l’entrée du village, on nous propose une chambre.
Nous avons une réservation car, lors de la préparation du voyage, nous n’avions pas trouvé de ressource de logement à Moclin même.
Le centre de Moclin se résume à une petite place où se trouve le café Califato

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dans lequel nous avons rendez vous. Pas d’indications, donc nous montons au château, pour apprendre, en-haut, qu’il nous faut redescendre…
Au café, on nous demande d’attendre (au soleil) car la personne qui doit nous transporter à Tozar, village voisin, n’est pas disponible avant vingt minutes.
On nous conduit à Tozar par une belle route bien tranquille offrant des vues magnifiques. A l’arrivée, surprise, c’est 12 €, la dame étant bien explicite disant que c’était un taxi. Bien sûr, aucune indication sur le véhicule.
Je règle et m’en ouvre, d’entrée, à notre hôte. Il se dit offusqué, que la dame est une parente, et que nous serons remboursés, ce qui s’est avéré exact le lendemain matin.
Nous sommes un peu fatigués, c’est notre deuxième étape et nous avons monté cette longue côte, nous souhaitons nous reposer.
La patronne nous conduit à notre chambre. Tout le monde est sous pression car c’est la fête au village et l’établissement est en tension depuis quatre jours.
A part les pétards, nous n’en souffrirons pas. La chambre est fort modeste donnant sur une vaste terrasse/couloir non privative mais bien ensoleillé, du moins à notre arrivée. La TV ne fonctionne pas et le wifi non plus. Le climatiseur chaud/froid, oui.

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Le repas nous est servi à 20heures, ce qui semble un record de précocité en Andalousie. Favas y jamon pour deux, deux morues spécialité maison, flan, un bon Rioja pour retaper les pèlerins. Prix de l’étape avec le Rioja de bonne qualité 92 €.

rincondemarcelo.com