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Lalin – Bandeira

Bonne nuit. Le vent a cessé et le ciel est bien dégagé. Pas de pluie mais le temps a beaucoup fraîchi.
Après le petit déjeuner, une fois la note réglée (48 € petit déjeuner compris), nous revoilà dehors.
Pour rejoindre le Camino et ses flèches, il nous faut prendre et suivre la route de Santiago (N525) sur cinq kilomètres environ.

 

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Nous pourrons emprunter le trottoir jusqu’à, quasiment, la fin de la zone industrielle Lalin 2000 et c’est heureux car le trafic automobile est intense pour cause d’embauche du matin.

La zone Lalin 2000 souhaite bon voyage au pèlerin !

 

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Nous suivons la route jusqu’à l’échangeur autoroutier qui précède les travaux de la ligne de chemin de fer rapide. L’endroit n’est guère approprié pour le pèlerin mais, en étant vigilant, on s’en sort.
Une fois l’échangeur passé, nous descendons vers Laxe et passons devant la magnifique auberge de pèlerins de ce tout petit hameau.
L’auberge est le seul bâtiment moderne sur cette photo, à gauche.

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Nous aurions pu rester sur la nationale car, après l’auberge, nous remontons la trouver.
Mais, nous n’aurions pas pu ramasser autant de noix fraîches que nous l’avons fait…
Et de filer en avant, tantôt sur la nationale, tantôt sur une petite route ou un petit chemin qui lui est parallèle, découvrant le chantier de la ligne AVE Ourense-Santiago sans ses rails…

 

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Après Boralla, c’est avec une hésitation certaine que nous prenons, au vu du pont moderne qui est sur notre droite, l’ancienne route qui va nous faire descendre vers le pont de Taboada. Nous craignons que la boue et l’eau nous y attendent et que nous soyons obligés de remonter.
Non, cela se passera bien. Le pont, daté de l’an 982, est bien solide et assez haut par rapport au lit de la rivière. Pas de problème de boue ou d’eau.

 

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Il est d’ailleurs précédé et suivi d’une magnifique et bien conservée, calzada romana que nous empruntons pour remonter vers Taboada dont nous ne verrons pas grand chose. Le chemin se perd au milieu de chênaies magnifiques.

 

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A la sortie de ce petit hameau, une dame qui ramasse des noix viendra à notre rencontre pour nous en offrir. Nous n’en prenons que quelques unes mais elle veut qu’on prenne tout !

Le chemin continue à longer la nationale jusqu’à arriver à Silleda, non sans avoir été détourné par un chantier de bonne taille.

 

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Nous irons à l’auberge pour un sello self service en compagnie de trois bicigrinos portugais. Repas de mauvaise qualité dans une parillada à la sortie de la ville, au même endroit que les portugais d’ailleurs sinon en leur compagnie. Beaucoup de viande trop cuite avec un flan industriel.
Nous continuerons notre chassé croisé avec la nationale jusqu’à Bandeira où nous devons dormir.

 

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Arrivés à 17h00, seuls clients de l’hôtel, nous nous installerons dans une chambre plutôt fraîche, autant dire que les ablutions seront rapidement expédiées. La lessive aussi.
Un petit tour du village nous enseignera que Bandeira, en dehors des camions remorques qui la traversent en quasi permanence, n’a pas grand chose à offrir.
Retour à l’hôtel pour attendre, au frais, l’heure du dîner, 20h30.

 

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A l’heure dite, nous sommes en bas et ma première question est : Peut on avoir un chauffage d’appoint, électrique, par exemple, pour réchauffer l’air de la chambre ? Pas de problème me répond-on, et le voila parti ouvrir la chaudière et monter dans notre chambre pour vérifier si les radiateurs sont bien ouverts. Sympa.
Une bonne soupe, en attendant, va nous réchauffer. Suivie d’un plat de morue au « pimenton » servie pour six personnes avec des pommes de terre.
Une bouteille de rouge et un flan maison à se damner.
Retour dans une chambre chauffée, l’atmosphère peut se détendre !

Ourense – Lalin

Toute la nuit, un véritable déluge s’est abattu sur Ourense et sa région.
Des pluies fortes sans arrêt et un vent féroce qui hurle dans les fenêtres.
La télé du matin parle de la première tempête automnale.
Consultation réciproque des pèlerins. Conclusion : Nous n’allons pas marcher dans ce déluge. Autre conclusion : Nous allons partir d’ici en bus.
Nous attendrons une accalmie, jusqu’à midi presque, et rejoindrons l’arrêt du bus pour partir vers Ourense et, de la gare routière, vers Lalin qui offre davantage de possibilités de logement que la « Estacion de Lalin » qui figure dans les guides mais n’a pas grand chose à offrir.
Attendant le bus, nous parlons à une pèlerine espagnole, de Zaragoza, qui n’en n’est pas à son premier Camino non plus et qui a eu la même idée que nous.
Elle va profiter de l’accalmie pour marcher un peu à partir de Faramontaos jusqu’à Cea. Quelques minutes après sa descente du bus, le déluge reprend avec une intensité extraordinaire. La pluie tombe dru à l’horizontale. Les fenêtres du bus, à chaque virage à gauche ou à droite reçoive un déluge d’eau provenant du toit. Et cela sera ainsi jusqu’à Lalin. Nous avons beaucoup pensé à cette dame qui devait avancer dans des conditions difficiles. Je ne suis même pas certain qu’elle ait eu une réservation à la casa rural dont elle parlait, nous ayant dit, qu’elle non plus, ne dormait pas dans les auberges.

Pendant que nous déjeunons dans un restaurant proche de la gare des bus, le déluge se renforce.

Nous descendrons vers le centre de Lalin pour trouver notre hôtel sans vraiment savoir où il se trouve.

 

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Nous demandons deux fois notre chemin.
Puis arrivons à l’hôtel Pontiñas. Accueil « bof ».
La pèlerine restera dans la chambre pendant que le pèlerin ressort pour aller chercher le sello. Il fera le tour de Lalin, désert, sous le déluge qui ne cesse pas, pour trouver le bureau de la police municipale, fermé. Redescendant vers l’hôtel , la voiture de patrouille passe et va se garer trois cents mètres plus haut. Le pèlerin remonte et frappe à la vitre.
Pas de problème, me dit-on, redescendez au bureau, on arrive !
Je n’attendrai pas longtemps et les deux policiers semblent ravis d’apposer leur timbre sur la créanciale. On parle un peu du camino et aussi de l’endroit où l’on peut manger à Lalin où tout semble fermé en ce dimanche soir.
Allez à la Pulperia San Roque, me dit-on. Je reviens à l’hôtel et motive la pèlerine pour ressortir sous ce déluge, à 20h30 pour dîner. J’étais passé en sortant du bureau de la police pour demander à quelle heure ils servaient.
Bon dîner simple dans ce tout petit restaurant où les patrons ont travaillé en Corse et aussi… en Suisse. Donc, ils connaissent notre langue même s’ils ne la pratiquent pas beaucoup.
Retour à l’hôtel sous le déluge.