Archives par mot-clé : La Barthe de Neste

La Barthe de Neste – Bagnères de Bigorre

Petit déjeuner à 7h45. Départ à 8h30.
Pensons à notre halte d’hier soir et nous demandons comment cet hôtel peut encore se prévaloir de deux étoiles NN !
Nous revoilà sur la route donc pour une étape qui s’avèrera tranquille mais physique.
Nous montons et descendons tout la journée des collines ou mamelons assez pentus qui se succèdent à cadence rapprochée.
Nous passons par les Baronnies.
Au loin, le château du XII° siècle de Mauvezin, l’abbaye d’Escaladieu. Nous rencontrons beaucoup de chiens sur lesquels il faut « gueuler » plus fort qu’eux pour qu’ils se décident à vous oublier. Pas réellement menaçants, mais il faut les surveiller, l’on ne sait jamais.
Le repas sera sommaire car les villages sont rares et pour la plupart déserts. Au menu, nous aurons la fin du cake acheté il y a quelques jours à Saint-Lary, quelques abricots secs et ce sera tout. Nous avions bien, hier soir, acheté des « en-cas », sortes de yaourts coupe-faim, mais ils sont tombés par terre dans la matinée et nous avons dû les manger sur le champ et dans le champ !
Temps ensoleillé sur le départ et pendant une heure puis gris et frais sur le parcours. Nous avons rencontré, outre les chiens, deux personnes qui nous ont annoncé une pluie imminente.
En fait, ce n’est qu’à notre arrivée à Bagnères de Bigorre qu’il tombera trois gouttes.
Pour la première fois sur notre route, quelqu’un s’est arrêté pour nous proposer de nous emmener plus loin dans sa voiture ! Je crois que cela la seule personne sur près de 1 800kms ;
Nous arrivons à Bagnères à 15h00 et gagnons l’hôtel où nous avons réservé hier soir. Il est situé juste en face du Centre thermal. Hôtel simple, qui abrite quelques curistes.
L’accueil est très souriant, la chambre vaste et très propre, apparemment récemment refaite.
Douche et jambes en l’air. Petit tour en ville mais la fatigue et le temps n’incitent pas beaucoup à la promenade.
Dîner « pensionnaire », soupe de cresson, brandade de morue, fraises fraîches.
Sympa, à recommander pour la simplicité et la sincérité de l’accueil entre autres.

Notre étape 65,84 Euros tout compris y compris le demi de vin rouge.

Saint Bertrand de Comminges – La Barthe de Neste

Départ à 8h50. Nous descendons vers la route RD 26, traversant un parking où un couple de camping caristes prend le petit déjeuner au pied sa camionnette en écoutant la radio. Un salut de loin et nous tournons à gauche pour nous diriger, d’un bon pas, vers notre prochaine étape.
Parcours plat, au soleil, sans beaucoup d’intérêt, toujours sur le goudron. Comme nous n’avons pas de provisions, à l’exception de barres de céréales, nous sommes en quête soit d’une épicerie soit d’un restaurant.
A vrai dire, pour le repas de midi, il sera rare de trouver un restaurant ouvert sur notre parcours et de trouver une épicerie dans les petits villages traversés.
A Tuzaguet, que nous venons de traverser, à la sortie ouest du village, nous tombons sur un restaurant. Nous nous approchons et dès l’entrée une jeune fille paraît surprise de nous voir.
Nous attendons qu’elle interroge sa mère, raison pour laquelle elle vient de disparaître.
Elle réapparaît souriante pour nous demander de nous avancer dans la cour où la maîtresse de maison, qui n’attendait personne, décide de nous recevoir. Belle salle chauffée. Nous choisissons le menu à 12 euros et la fête commence : jambon de pays, cassoulet fait d’hier, cannelé ou macaron pour le dessert, le tout arrosé de vin du Béarn rouge sympathique.
Aimable conversation de notre hôtesse. Nous resterons 1h30 à cette halte dont nous conservons un excellent souvenir.
Départ sous le soleil pour une surprise. A 50mètres du restaurant, nous tombons sur quatre chiens sur le bord de la route. Je m’attends à devoir déballer mon bâton de marche pour dissuader nos amis à quatre pattes, quand, émerveillement, je vois Odile qui passe devant les chiens en chantonnant l’Auvergnat sans sourciller alors qu’elle a une peur bleue des chiens !
Miracle du vin du Béarn ?
C’est tranquille que nous suivons la petite rivière puis une route départementale qui n’en finit pas sous le soleil et nous mène à 16 heures à notre destination.
Village bien tranquille si ce n’était une route départementale qui le traverse et qui est, du moins au moment où nous sommes passés, sujette à un trafic soutenu.
Le souvenir de cette étape n’est pas le village mais l’hôtel.
Vintage diraient les jeunes d’aujourd’hui. Il semble avoir été construit dans les années soixante dix (soixante ?) et que peu de travaux, ni améliorations, ni peut être de nettoyage aient eu lieu depuis. La chambre est plutôt douteuse, la moquette souillée, la salle de bains d’époque et les WC chimiques. Le problème est qu’il n’y a rien d’autre d’ouvert…
Repas de type cantine en compagnie de quatre ou cinq maçons qui semblent vivre temporairement dans cet endroit.
Nuit mémorable car le sommier est complètement défoncé et Odile et moi luttons pour ne pas tomber au centre. La meilleure position est de s’accrocher au côté du sommier….
La nuit est animée par le bruit des WC chimiques des voisins et par la ventilation de la boulangerie voisine.
A mon sens, avant de choisir cet hôtel, au moment de la définition des étapes, je pense qu’il vaut mieux s’arrêter où nous avons déjeuné, cinq ou six kilomètres avant et organiser l’étape suivante en conséquence. Ce point de vue s’adresse à celle ou celui qui souhaite voyager dans le calme et le confort. Bien sûr chacun sera libre de choisir son style d’étape, selon ses possibilités.
Inutile de dire que nous prévoyons un départ de bonne heure.

Notre étape : Hôtel de l’Officier ; la Barthe de Neste 05.62.98.21.39
Nous avons payé Euros 64 pour la demi-pension pour deux.
La chambre est facturée 32 Euros.

 

PS : Cet établissement a changé de mains et, selon toute évidence, est devenu un lieu d’accueil qui semble bien sympathique désormais.

https://plus.google.com/112995648245254033429/about?gl=fr&hl=fr

Restaurant du déjeuner : Domaine Lou Castet, 34, route de la Barthe de Neste 65150 TUZAGUET 05.62.98.98.00 – 2 repas du Terroir 12 x 2, vin à 12,5 euros + 2 cafés 4 euros

www.domaine-loucastet.fr

Moncaup – St Bertrand de Comminges

Départ à 8h40, comme d’habitude. Cycle de préparation habituel. Réveil à 7h, Odile passe à la douche. Pendant ce temps, je range mes affaires et prépare mon sac. Quand elle revient, je passe à la douche et elle range à son tour ses affaires et sac. Petit déjeuner et nous voila dehors quel que soit le temps.
Aujourd’hui, il fait gris et frais. Les sommets sont tous accrochés par de gros nuages et les ours qui nous entourent (de loin) ne doivent pas non plus avoir bien chaud !
Mais il ne pleut pas, c’est déjà pas mal. Nous continuons notre ascension du Col des Ares en suivant la route quasi déserte.
Nous passons à Ste Anne, et en haut du col bien connu des cyclistes du Tour de France, au moment d’attaquer la descente par la route, décidons, une fois n’est pas coutume, de descendre par le GR vers Ore pour rejoindre la D 33. Chemin encaissé entouré de jolis prés mais par endroits couverts de cailloux roulants , descente assez soutenue.
Cette D 33 supporte un trafic assez important de camions espagnols surtout et de véhicule de tourisme se rendant ou venant du tunnel de Viella qui permet un accès facile à l’Espagne.
longeons la route à gauche, sans cesse bousculés par le passage des poids lourds qui ne ralentissent en rien. Le poids du sac et les coups de vent créés par les camions font que quelquefois l’équilibre du pèlerin peut être menacé. Le béret, à plusieurs reprises, tombe au sol, bien sûr, mais la caravane passe. Marre de cette route. Nous traversons sur la droite de la route le village à l’écart de la route de Galié, havre de paix. A la sortie de Galié, carrefour où nous retrouvons la RD 33 que nous traversons.
Sur ce carrefour, il y a un snack. Bien qu’il ne soit que 11h45, une halte est unanimement décidée et en terrasse pour la première fois depuis notre cheminement, nous mangeons un croque monsieur, une portion de frites, avec ¼ de rouge et deux cafés pour 16 euros.
Nous repartons. Notre topo nous éloigne de la RD 33, nous fais franchir la Garonne et longer sur un chemin à travers champs, parallèle à une petite route et à la voie ferrée qui mène à Luchon. Nous arrivons à Loure Barousse à 13h15. Il nous faudra attendre jusqu’à 15h la réouverture du Shopi local. Nous attendons à proximité car nous devons absolument acheter le repas du soir car l’hôtel prévu pour ce soir ne sert pas de repas et il n’y a pas de restaurant ouvert le soir à St Bertrand de Comminges ! Dès la fermeture de la basilique à 18h, le village se vide et les quelques marchands présents sur le site ferment eux aussi.
Les achats effectués, nous continuons notre marche et visitons gratuitement Valcabrère en entrant par le cimetière en toute innocence. Bel endroit dans lequel nous verrons, exposé dans une vitrine, le bourdon d’un pèlerin enterré ici au XI° siècle !
Arrivons à 16h à St Bertrand où l’arrivée a été marquée par la montée d’un escalier dont nous nous serions bien passés.
A gauche de la Basilique, se trouve un bureau de tourisme où nous faisons tamponner nos credentiales. La jeune fille, à la réception, nous dit d’aller aussi au Presbytère pour recueillir la credentiale « religieuse ». Ce que nous faisons. Nous aurons donc deux traces de notre passage à St Bertrand.
L’hôtel du Comminges est devant la Basilique. Nous voici installés dans une belle chambre au sein d’une maison ancienne pleine de charme. Notre hôtesse est accueillante.
Douche et jambes en l’air dans un ordre différent selon que l’on soit monsieur ou madame !
En général, c’est Madame qui attaque la douche la première. Pendant ce temps, coup de fil à l’hôtel de l’Officier à la Barthe de Neste pour réserver la nuit suivante.
Sortie pour visiter la Basilique, faire le tour du village, boire une bière solitaire en terrasse, retour dans la chambre pour le repas froid. Nuit calme.

Notre étape : Hôtel du Comminges, Face à la Cathédrale St Bertrand de Comminges 05.61.88.31.43
Chambre à 45 euros + 12 pour deux petits déjeuners.