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Galisteo – Jarilla

Lever de bonne heure. Le patron est au bar et nous prépare les cafés et tostadas règlementaires. Nous réglons la note de l’étape. Total 47 euros.
Puis nous montons aux remparts et redescendons de l’autre côté. En route pour Carcaboso. Nous franchirons le pont du 16ème siècle sur le Jerte et ne quittterons pas la petite route jusqu’à Carcaboso. La brume est dense à la sortie de Galisteo mais se lève à proximité d’Aldehuela del Jerte. Parcours sur route ne présentant guère d’intérêt.

A Carcaboso, nous irons saluer l’église de Santiago, fermée à cette heure matinale.

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Nous irons prendre un nouveau petit déjeuner au bar d’Elena, dame bien connue des pèlerins de cette Via de la Plata.

 

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Elle nous sert nos cafés et nous donne quatre oeufs durs. Je paie les cafés mais elle ne veut absolument pas que je paie les oeufs. D’autres pèlerins rencontrés plus tard ont aussi reçu leurs oeufs. Quelle générosité.
Nous saluons deux pèlerines, l’une belge et l’autre allemande (Nimègue -Pays-Bas- et Francfort) en partant et continuons notre route, après que dame Elena soit sortie sur le trottoir nous indiquer le chemin à prendre. Bises à la pèlerine et salut au pèlerin. Quel accueil ! Cela ne m’étonne pas qu’Elena soit si connue et appréciée.
La traversée et la sortie de Carcaboso sont vraiment sympa. Chemin blanc bien tranquille. Un dernier coup d’oeil à Carcaboso.

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Prairies dont nous longeons les murets avec quantité de champs détrempés et d’arroyos qui nous obligent à effectuer des sondages et détours afin de ne pas nous déchausser ou tout simplement nous tremper les chaussures. C’est vraiment très beau. Les points « mouillés » des prés sont identifiables par la présence de milliers de petites fleurs blanches ce qui signifie « détour » pour le pèlerins ou bien « contournement ».

 

 

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Nous continuons de suivre le muret, tantôt à gauche, tantôt à droite et arriverons à la route reliant Santibañez el Bajo à Plasencia, route que nous traverserons à l’entrée de la ferme de Venta Quemada.

 

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On sent que l’on s’approche d’un lieu touristique car nous ne traversons plus les arroyos à gué (ou pieds nus) mais sur des cubes « hitos ».

 

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Depuis Venta Quemada jusqu’à l’Arco de Caparra, nous en passerons trois ou quatre.

 

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Cette photo a été prise sur le Camino passant sous l’Arc, la partie derrière le grillage étant zone de fouilles.

Nous arriverons à 13h45 à l’Arc, en avance sur le rendez vous que nous avons pris avec la voiture de l’hôtel Asturias qui viendra nous prendre à 14h30. Les pèlerines vues ce matin à Carcaboso seront du voyage aussi.
Au cas où, nous avons identifié ce vêtement laissé sur une pierre, juste après l’Arc de Caparra. Il est accompagné d’une carte de visite d’un taxi de Galisteo.

 

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La voiture arrive à 15h00. Mercedes Vito grenat, flambant neuf. Le chauffeur nous parle du Camino, de l’endroit où le rejoindre demain matin, etc.. tout en nous amenant à notre étape pour ce soir.
L’accueil est vraiment chaleureux. Ils savent que nous sommes fatigués et ne perdent pas de temps pour la paperasse. Nous filons dans notre chambre qui a vue sur le parking des camions mais est au soleil, point important quand on parle de séchage de lessive…
Nous redescendons pour déjeuner.. à 15h50 ! Nul besoin de dire que la cuisinière va au plus pressé. Et sert ce qui lui fera gagner du temps car elle finit son service à 16h00. Le repas au menu pèlerin ne nous laissera pas de souvenir grandiose.
Nous dînerons, au même menu, à 20h. Là, la cuisinière a le temps et la soupe et la truite seront dévorées en un clin d’oeil.
En attendant, nous installerons, à l’extérieur, sous un auvent, une table et des chaises et profiterons du soleil en attendant le repas. Nous dînons avec les deux pèlerines qui dorment à l’hôtel ainsi qu’avec un sympathique pèlerin français de Sète, Jacky, qui vient de nous rejoindre. A 22h, nous irons nous dormir quand les routiers commencent à s’arrêter pour dîner.
La nuit sera calme. Le vitrage isolant a joué son rôle et nous découvrirons, au petit matin, le parking rempli de camions qui ont « dormi » là.

 

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Càceres – Galisteo

Après une journée de repos qui a permis la visite de Càceres, nous sommes sur le départ, à nouveau. Un rapide coup d’oeil par la fenêtre, le temps est un peu couvert avec beaucoup de vent. Même temps qu’hier. Un coup d’oeil à la météo de la chaîne 1, pluie en perspective sur toute l’Extremadure.
Bon, allons déjeuner, on verra après. Le petit déjeuner s’avèrera un conseil stratégique réunissant les deux pèlerins concernés. Il va pleuvoir, l’étape ne propose pas de logement du type que nous cherchons.
On règle la note et nous partons vers la gare de Càceres. On va sauter l’étape et rejoindre Cañaveral en train. C’est parti ! Une centaine de mètres après avoir quitté l’hôtel, une violent orage se déchaîne. Le déluge. Nous attendrons.
Cela se calme et nous pouvons rejoindre la gare équipés de nos ponchos.
Le train roulera jusqu’à Cañaveral sous la pluie et nous déposera à 10h00, à la gare de destination où le soleil remontre son nez. Il ne nous quittera pas jusqu’à Galisteo.
Une vue de Cañaveral.

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Nous rejoindrons la N630, saluons au passage l’ermita de San Cristobal

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et décidons de rester sur le bord de route sans suivre le chemin balisé car, orage oblige, le terrain semble bien boueux. Monter un chemin à la boue collante pour redescendre de l’autre côté et retrouver la N630 ne nous tente guère.
La nationale s’avèrera bien tranquille, proximité de l’autoroute oblige. En effet, nombre des routes nationales sont bordées par une autoroute qui absorbe la quasi totalité du trafic de passage.

 

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Elle nous mènera à Grimaldo, village tout en longueur, où deux personnes, les deux seules rencontrées, semblent vouloir nous installer à l’auberge de pèlerins, situé immédiatement à côté d’un bar dans lequel nous ne sommes pas entrés. Il est bien tôt pour cela…et il y a encore de la route !DSC07068DSC07069
Un peu plus loin, à la sortie de Grimaldo, à proximité d’un manoir flanqué d’une belle chapelle romane, nous ferons une petit halte de repos.
Nous reprendrons la direction du Camino en suivant, à gauche, la route vers Holguera. Une fois l’autoroute passé, à droite, nous franchirons notre première barrière, retrouvant ici même la Via de la Plata.

 

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A nouveau beaucoup d’eau dans les prés et sur le chemin.

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Les paysages sont magnifiques, rendus encore plus attractifs par le soleil et l’odeur des fleurs des champs. Paix et solitude, d’autant plus que le Chemin tend à s’éloigner de l’autoroute. Il y a toujours beaucoup d’endroits très humides, voire boueux. Mais la caravane passe.
Nous aurons la chance de voir passer, à petite distance, une harde de chevreuils de peut être 25 individus. Beau, très beau spectacle, d’autant plus que l’un deux s’arrête et nous fixe du regard pendant quelques minutes. De nombreux rapaces tournent au loin. Grand calme.

 

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L’oeil exercé trouvera deux des chevreuils entre deux arbres, dans la partie droite de l’image, à gauche du poteau vert !

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Nos pas nous conduiront vers le barrage de Riolobos.

 

DSC07094DSC07095Une pomme mangée sur un hito et nous remonterons la route de Riolobos pour tourner à gauche vers la finca Valparaiso puis une très longue descente en direction du canal d’irrigation.
Après le dernier (?) élevage de cochons, prudence sur le flèchage. Il faut franchir une barrière canadienne qui est fermée et où indiqué que le passage est interdit mais que les pèlerins peuvent passer…Continuer entre deux bâtiments. Tout droit, chemin défoncé et inondé, du moins pour nous.

 

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Nous rattraperons un pèlerin espagnol qui semble exténué et qui s’interroge sur la route à suivre. A l’endroit où il se trouve, un hito indique d’aller tout droit (vers San Gil) alors qu’il faut tourner à gauche pour rejoindre Galisteo, en prenant bien soin de grimper un raidillon bien pentu avant d’y arriver.

 

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La grimpette est à gauche !
Belle descente sympa d’où l’on voit bien les remparts de la petite ville de Galisteo.

 

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DSC07103DSC07115Nous avons réservé une chambre à Galisteo, au bar los Emigrantes
C’est, en fait, le premier bar, à un coin de rue, que l’on rencontre en entrant dans le faubourg de Galisteo.
Nous sommes dimanche après-midi et le bar est plein, la terrasse est animée par des joueurs de cartes. Nous nous installons dans notre chambre.
Deux lits, une TV dont nous ne nous servirons pas, un chauffage soufflant.
Rien d’autre. 20€. La salle de bains et les toilettes se partagent avec les voisins. Accueil aimable.
Nous irons visiter Galisteo ainsi que son église mudéjar Nuestra Senora de la Asuncion qui est ouverte car l’on s’ y apprête pour le défilé pascal et d’où les cigognes scrutent (en vain)  l’arrivée d’autres pèlerins.

 

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Chacun nous salue dans la rue.
Dîner au comedor du bar. Menu du dimanche à 12€. Il y a un menu pèlerin à 9€. Bonne nourriture simple. La nuit sera animée, au moins jusqu’à minuit à cause du bar, puis un orage viendra compléter l’humidité ambiante. Les pèlerins dormiront quand même.

Merida – Alcuescar

Après une deuxième bonne nuit au Parador, qui, lui aussi, a sa cigogne sur le toit, et après avoir absorbé notre petit déjeuner « maison » en provenance directe de El Arbol, chaîne de supermarchés très répandue en Espagne, nous voici sur le départ pour Alcuescar.

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Nous descendrons vers l’acqueduc los Milagros qui guidera notre sortie de la ville. L’étape sera longue, aujourd’hui. Photo prise la veille, lors de notre étape de repos au Parador.

 

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Nous contournerons le lac de Proserpina par la gauche en direction d’El Carrascalejo, village bien paumé où il fait plutôt frais.
Au sommet d’une côte, soudain, en contre-bas apparaît le village d’Aljucen.

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L’église est charmante, la rue en descente, sur la gauche abrite l’auberge de pèlerins qui a l’air pimpante.
Après avoir atteint à nouveau la N630 que nous laisserons à nouveau à hauteur de la gasolinera, nous entrerons dans le parc naturel del Cornalvo qui offre de très beaux paysages. Beaucoup de murets de pierre anciens, beaucoup de petites fleurs blanches, beaucoup de barrières à ouvrir et refermer. Enchantement de ces vues champêtres et tranquilles.

 

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Puis, surprise ! Le guide dit, « traverser l’arroyo à sec »…
Il y a trente centimètres d’eau dans cet arroyo pas à sec. Il faut se déchausser, il y avait longtemps que nous ne l’avions fait. La caravane passe…

 

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pour se trouver dans une draille mal aisée, aurait dit La Fontaine, dans la pierraille et très défoncée et, en plus, qui monte sec.
Après l’effort, le réconfort et c’est un hito, qui, à nouveau aujourd’hui, va nous servir pour déjeuner. C’est quand même bien pratique quand il n’y a pas de roche pour s’asseoir. Et puis, toujours sous le soleil mais avec le vent du nord, nous monterons vers Alcuescar.

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Sur le point haut, nous méprenant sur la modeste agglomération qui est sur notre gauche et que nous prenons pour Alcuescar et continuons sur la route que nous suivons depuis un bon moment malgré que les flèches nous invitent à ne pas le faire. Nous atteindrons à nouveau la N630 après être passés devant de magnifiques mimosas en fleurs.

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En attendant les bouchons… de pèlerins !

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Nous retrouvons là un hito nous indiquant d’aller tout droit.
A Monesterio, le chemin n’était pas indiqué passant par Alcuescar village. Doute. Je m’approche d’une maison et demande mon chemin pour Alcuescar. En fait, il faut revenir sur la N630 et la suivre jusqu’à « au village que vous voyez là-bas ». Ok, nous suivons la N630 et l’abandonnons un kilomètre plus loin pour prendre un chemin à droite qui nous ramènera sur le Camino.
Bizarre, deux chemins au même endroit.

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On voit, sur la gauche, les bâtiments abritant l’auberge et à droite, le village d’Alcuescar. L’histoire montrera que nous aurions dû partir à gauche pour être, peut être, bien logés…
A l’orée du village, plus loin, les flèches indiquent d’aller à gauche. Ce que, dociles, nous faisons, alors que le chemin continue tout droit et se dirige vers le village vers lequel nous devons aller pour trouver notre hébergement. S’ensuit une draille gorgée d’eau qui nous ramène sur la N630, nous envoie à droite. Nous comprenons enfin que les flèches nous amènent vers la Casa de la Misericordia qui abrite l’auberge de pèlerins.
Nous avons une réservation dans une casa rural donc nous remontons vers Alcuescar qui se trouve à flanc de colline. Nous traversons le village, désert lui aussi. Je demande mon chemin à une passante qui m’indique l’adresse cherchée. Nous nous installons à la Casa Rural Grande de Extremadura. Le nom m’avait plu. La maison est une bâtisse ancienne et, au moment de donner mes papiers d’identité, je m’imagine une chambre douillette avec vue sur la vallée… Pas du tout. On ressort et on descend dans la rue d’en dessous. La logeuse peine pour ouvrir une porte plutôt basse qui, humidité oblige, frotte au sol et nous découvrons un appartement sombre et froid. A droite, en entrant une chambre avec un grand lit où la fenêtre éclaire ma poitrine. En face, une salle de bains glaciale avec une douche, pas d’ouverture sur l’extérieur et une grande pièce abritant deux lits jumeaux, grande pièce fermée par deux rideaux jaunes.Tout cela dans un environnement de meubles très anciens et très sombres. Nous sommes à ce moment là dans l’entrée/cuisine/salle de repas !
Heureusement, il y a trois radiateurs à huile qui ne seront pas de trop.
55€ prix pèlerins ! Nous choisissons la chambre de droite et y installons deux radiateurs, le troisième allant dans la salle de bains.
Le dîner sera à 20h00 parce que nous l’avons demandé. A l’heure dite, nous remontons chez la logeuse qui a préparé le dîner. Bien mais cher. (17.50 € par personne)
Je passe sur le petit déjeuner qui sera sous la forme de petits gâteaux, sortes de viennoiseries industrielles et de nescafé. Eau à faire chauffer au micro-ondes. Déception et colère rentrée. Cela sent l’arnaque. Comme il n’y a pas de concurrence, certains en profitent… Nous déconseillons strictement cette adresse qui ne vaut guère €20 euros pour un lit creux et encore…Etape chère pour pas grand chose
La nuit ne sera pas trop mauvaise. Pour couronner le tout, il pleut le lendemain matin.

Je ne mets pas de lien internet sur cette adresse, en supposant qu’il en existe une…