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Guijuelo – Morille

Dehors, il pleut toujours. Petit déjeuner bien copieux. Nous nous équiperons pluie et partirons vers de nouvelles aventures dans une superbe et écoeurante odeur de porc (jambons ?) en traitement (cuisson ?).
Beaucoup d’eau les jours précédents, hier, cette nuit, cela nous fait penser qu’il faut raccourcir notre étape, prévue pour 32 kms.
Nous décidons de prendre le bus pour La Maya ce qui nous fera économiser 10 kms de pluie battante. Le bus nous dépose sur la N630, face à La Maya.
Nous partons dans la mauvaise direction, pensant que la passage sous l’autoroute qui est un peu plus haut nous permettra de repartir vers l’ouest.
Pas bon. Retour au point de départ et nouveau départ dans l’autre sens qui s’avèrera le bon.
Là, nous sommes dans le bon sens. L’arrêt de bus que nous avons quitté tout à l’heure se trouve à droite de la route.

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Nous suivrons la petite route vers Pedrosillo de los Aires qui mérite bien son nom tant le ventsouffle en bourrasque. J’ai acheté un parapluie à Guijuelo avant de prendre le bus car, la veille, celui que j’avais emporté à rendu l’âme.

De l’eau toujours de l’eau !

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A Pedrosillo, après avoir piteusement défilé devant deux fiers patous défendant leur troupeau de moutons, au bord de la route, nous trouverons à nouveau les flèches du Camino et aussi une sorte de Foyer social qui acceptera de nous servir le menu du jour en compagnie de deux équipes de travailleurs des chantiers voisins.
Nous reprendrons la route de Monterrubio, village aussi désert que les autres.

 

 

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Pas ou très peu de circulation et c’est heureux. Le soleil finit par arriver aussi. L’eau est omniprésente et les petits ruisseaux prennent des allures de rivière !

Tout va bien. Des chiens dans les villages mais ils ne prêtent même pas attention à nous. Après Torre Zapata, nous tournerons à gauche vers Morille, notre étape de ce soir. Cela se fera au prix d’une longue montée bien fatigante.
Un veau échappé de son pré nous occupera pendant un ou deux kilomètres mais l’envie d’arriver se fait de plus en plus pressante.
Le temps devient à nouveau menaçant.

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L’entrée dans Monterrubio dans l’anonymat le plus complet…

 

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Les faubourgs de Morille…où nous nous arrêtons ce soir.

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Il nous faudra tournicoter un peu dans le village pour trouver notre lieu de halte. Nous sommes passés devant l’auberge de pèlerins de Morille qui semble, de l’extérieur, bien accueillante.
C’est à sortie du village, devant les panneaux solaires, que nous tournerons, par hasard à droite et, hésitants et fatigués, finirons par trouver.
Il n’y a pas d’indications car l’auberge touristique Via de la Plata est ouverte depuis peu. Le propriétaire nous dit attendre que la mairie s’occupe de la voirie entourant son établissement et fasse les aménagements nécessaires.
Nous sommes très chaleureusement accueillis. Le maître de maison nous fait les honneurs du salon et de la salle de restaurant puis nous sommes conduits à notre « habitacion ». Il s’agit, en fait, d’un duplex avec, en bas un salon avec canapé d’angle, une salle de douche/toilettes et en haut, un lit avec vue sur la campagne. Très récent, donc moderne et très propre.
Un sèche linge nous est amené après que son épouse nous ait demandé si nous avions de la lessive à leur confier et que nous ayons répondu par la négative.
Le dîner sera servi à 20h30. Nous sommes les seuls clients. Dîner parfait aux petits soins avec une certaine recherche dans la cuisine. Bon vin et service sympathique.C’est une adresse où nous avons laissé 100 euros en paiement pour le duplex, les deux dîners, vin inclus et petits déjeuners et les sourires des patrons. Nous recommandons chaudement cette adresse aux pèlerins qui auront envie de se faire plaisir quasiment à mi-chemin de leur pèlerinage.
La nuit sera bien calme même si le vent vient souffler sur les tuiles qui abritent des régiments de merles.

 

https://www.facebook.com/pages/Hotel-rural-Via-de-la-Plata-Morille/229001333809155

Bejar – Guijuelo

Il pleut en ce beau matin du 24 Mars 2010. Le vent est toujours là.
Nous devons rejoindre Guijuelo qui se trouve à l’est de Fuenterroble de Salvatierra, village étape du Camino. Nous emprunterons d’ailleurs le Camino sur une partie du trajet.
En attendant, il nous faut rejoindre, en bas de la vallée, l’usine de textiles pour mieux remonter de l’autre côté. Nous devons partir équipés pluie car elle n’a pas cessé. Si bien qu’en haut de la remontée, nous devons enlever une couche de polaire, une sur deux, car nous avons pris une bonne suée.

 

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Nous ne sommes pas, réellement, sur le chemin mais on n’en est jamais bien loin…Nous sommes partis du bourg que l’on devine, en face, dans la brume.

Nous rencontrons un point de logement de tourisme rural qui vit, aussi, du Camino de la Plata.

 

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Et de filer sur une route bien tranquille vers Navalmoral de Béjar, à quatre kms que nous traverserons avec les vaches partant aux champs, surveillant (nous) les chiens qui les accompagnent.
Folle ambiance !

 

L’entrée,

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le centre.

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Au carrefour vers Valverde, chien teigneux cette fois-ci qu’il m’a fallu chasser en faisant semblant de ramasser une pierre. Cela réveille le pèlerin qui ronronne en marchant…
Puis, c’est Perromingo qui nous accueillera. Nous n’avons pas vu un chat pendant le trajet, sur une route qui serpente entre les murets et qui surplombe un peu les champs d’où s’écoulent les eaux de ces derniers jours et de la nuit.

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Sur nous, il ne pleut plus depuis le départ ou presque.
C’est à Valverde de la Casa que nous retrouvons le Camino. Village quasi désert. On continue sur la route, comme depuis le départ. Si le coeur vous en dit…

 

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Au dernier chien rencontré, sans problème cette fois-ci, nous devrons nous équiper pluie à nouveau car quelques gouttes nous montrent que la « livraison » ne va pas tarder. Quelques centaines de mètres plus loin, c’est la grosse averse qui durera jusqu’à Valdelacasa, autre sublime coin paumé.

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Au carrefour de la C214 reliant Cristobal à Guijuelo, je demande à un monsieur qui rentre son linge (il serait temps avec ce qu’il descend du ciel) de quel côté il faut partir pour rejoindre Guijuelo car il n’y a pas de panneau à ce carrefour. Il m’indique une direction et répond à mon autre question quant à savoir où l’on peut manger chaud. Il m’indique, deux cent mètres un peu plus loin à droite, un bâtiment qu’il appelle le Foyer social que nous rejoignons dans la foulée. Nous prenons une bière et un coca avant de comprendre qu’il nous faut monter au Comedor où nous sommes accueillis dans l’indifférence générale tant par la serveuse que par les autres clients qui nous rendent notre salut quand même. Repas à 17€ pour deux, bar compris, cafés aussi. Etrange atmosphère dans ce coin perdu.
Nous reprendrons notre route vers Guijuelo et suivrons la C214 sur 11 kms.
Pas beaucoup de trafic mais beaucoup de pluie et de vent.

 

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Nous entrerons dans le village après être passés à moins de cent mètres de l’hôtel dans lequel nous avons réservé. C’est une fois en ville qu’après avoir demandé à deux reprises que nous finirons par trouver l’endroit où il se trouve. Bon accueil aimable, bel hôtel (Hôtel Entredos). Très confortable.
Nous ressortirons pour dîner dans un bar restaurant, l’Abuelo. Bon dîner de cochon, il faut dire que Guijuelo est une sorte de capitale du porc. Il y a un musée du porc, des élevages, des usines traitant les viandes, du jambon partout, etc.. Donc, nous avons mangé des ibéricos et autres cochonneries dans une ambiance de folie (match du Barça/Osasuna) et une fumée à couper au couteau. De toute façon, c’était cela ou rien. Mais le repas était bon.
Retour à l’hôtel et bonne nuit tranquille. Il pleut des cordes et le vent souffle de plus en plus fort.