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Fuente de Cantos – Zafra

Petit déjeuner avec jus d’orange frais. Et nous repartons pour la gare de bus où nous prendrons le bus de 10h10 pour Fuente de Cantos. Nous nous sommes arrêtés là hier, par défaut de logement, et allons « faire » notre étape comme si de rien n’était.
Il fait toujours très frais avec ce sacré vent du nord qui ne veut pas nous quitter. Les six premiers kilomètres jusqu’à Calzadilla de los Barros s’effectuent sur un bon chemin de terre, parallèle à la N630.
Calzadilla de los Barros, « Village ami du Camino » selon les panneaux affichés en « ville » est un bourg fort ancien avec une belle église en brique, malheureusement fermée, alors qu’à l’extérieur l’on vante un triptyque que nous ne verrons donc pas.

 

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La sortie du village se fait dans les odeurs de cochon en élevage. Bâtiments sur la droite.

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En fait, le cochon est omniprésent. Quand il n’est pas dans votre assiette, il se fait sentir ou voir à l’extérieur…
La signalisation jacquaire nous semble un peu faible par ici. On commence à voir quelques pieds de vignes.
Au point où le Chemin et la N630 viennent presque à se toucher, une voiture qui vient, en cahotant, d’un chemin à notre gauche, klaxonne. Nous nous approchons et comprenons que le conducteur veut nous dire que l’arroyo situé un peu plus au nord en suivant le Camino est infranchissable. Il nous montre que l’eau doit nous arriver à la taille et que le courant est fort.
Après l’avoir remercié, car il nous fera éviter une déconvenue et peut être des kilomètres inutiles, nous longeons la N630 jusqu’au point où le chemin part rejoindre l’arroyo. Sur le panneau officiel, des pèlerins bien intentionnés ont écrit que l’on ne passe pas. Merci à eux.

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Nous continuons sur la N630 jusqu’à la gasolinera où nous doublerons nos pèlerins rencontrés à l’arroyo d’el Real de Jara. Après le croisement de la route de Medina de las Torres, nous prendrons une petite route montant vers le nord ouest, sans indication, sur laquelle nous craignons rencontrer de nouveaux arroyos en débordement. Cette large piste bien plate s’avèrera un bon choix. Pas de circulation et les arroyos sont tous franchis sur des ponts.

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Les petites fleurs blanches sont de bons repères pour identifier les zones humides ou inondées.
Nous rejoindrons par cette belle piste le village de Puebla Sancho Perez . L’entrée dans le village se fera malheureusement par la traversée d’une vaste zone de décharge non contrôlée. Dommage.
Le village est désert comme bien d’autres. Nous n’avons pas remarqué d’endroit pour y déjeuner. Nous continuons sur une belle piste vers Zafra et sa gare. Nous rencontrerons rapidement la voie de chemin de fer que nous suivrons à gauche, au sein d’un dépôt de matériels. Il n’y a pas d’indications.

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DSC06943Nous avons traversé les voies pratiquement devant l’ancienne gare, murée aujourd’hui et franchissant un portail bleu sur la droite, nous passerons devant la nouvelle gare avant de rejoindre l’avenue qui amène au centre de Zafra.
Fatigués quand même mais nous déjeunerons d’un plat d’oeufs brouillés aux asperges des champs (c’est la saison, on rencontre pas mal de cueilleurs) puis retour à l’hôtel. Nous dînerons dans un meson voisin et irons retrouver notre lit bien confortable.
La Casa Ruy y Lopez offre une réduction de prix de 10 % aux pèlerins. Nous paierons 56 € moins 10 % petit déjeuner compris.

 

www.hostalcasaruylopez-zafra.com

Monesterio – Fuente de Cantos

Départ de l’hôtel Moya à 8h50. Plus de bobos, ni de gorge ni de ventre.
Dans le bourg, nous achèterons le ravitaillement des pèlerins pour midi chez El Arbol dont nous sommes devenus de fidèles clients.
9h15, nous quittons Monesterio en laissant sur la gauche l’hostal Leo que nous photographions car il semble neuf et tranche (peut-être) sur la qualité des hôtels proposés ici.

 

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Cette première partie de cheminement est un vrai bonheur.

 

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DSC06917Chemin sec et souple, entouré de murets en pierre sèche. Vent de face, encore et toujours, bien frais. Nous ne quitterons pas les deux polaires et les gants au cours de l’étape.
Le chemin est rythmé par le passage de nombreuses barrières canadiennes, certaines ouvertes d’autres non. Nous marchons sur le plateau et finirons par « déjeuner » assis sur un hito. Au loin, la tâche blanche du village de Fuente de Cantos se détache à l’horizon.

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Une longue descente nous conduira à un nouvel arroyo, franchi sans difficultés pour une fois (celui qui est « à sec » dans le guide) puis après une petite côte, redescendrons vers l’arroyo Bodion Chico.
Au loin, deux petites silhouettes se détachent. Nous pensons à deux pèlerins assis. Il s’agit d’un couple de grandes cigognes qui s’enfuient à notre approche en même temps que compères Renard passent en trombe par notre côté gauche. Devant l’arroyo, nous devons nous déchausser car il y a de la profondeur. Le courant est fort et l’eau monte à nos genoux. Pieds nus, les pierres sont glissantes et le secours du bâton n’est pas inutile.

 

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Séchage des pieds et pique-nique de repos. Nous repartons quant une pèlerine que nous retrouverons plus tard arrive et prépare sa traversée.
Avant l’entrée de Fuente de Cantos, nous devrons à nouveau nous déchausser pour franchir un arroyo, le dernier de la journée. Quelques centaines de mètres avant, nous aurons remarqué le balisage privé affiché à l’extérieur d’une villa qui nous montrera, si nécessaire, que nous suivons la bonne route.

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Fuente de Cantos sera atteint à 15h00. Nous chercherons l’auberge de pèlerins sans succès. Il faut dire que nous sommes fatigués et savons que nous ne dormirons pas ici, car au moment où nous avons préparé notre voyage, aucun logement n’était disponible en ville, à cause d’une noce. La Policia civil tamponnera nos créanciales et nous attendrons à la station de bus que le bus vers Zafra arrive à 17h20.
A Zafra, nous descendons de la gare des bus vers la ville et cherchons notre logement. La providence fait que nous croisons le chemin d’une dame qui sort des vêpres et habite à côté de notre destination. Elle nous y conduit non sans nous avoir proposé son toit.
Nous sommes accueillis, à la Casa Ruy y Lopez, par une jeune fille volubile, propos dont nous avons du mal à comprendre le sens surtout quand elle explique la gestion des clés de la maison. On finira par y arriver. Il faut dire que la marche « endort » l’esprit et le pèlerin a besoin d’un « certain délai » pour revenir à la vie ordinaire…
Belle chambre confortable et bien décorée avec un chauffage poussif. Très chaud dans l’entrée et faible dans la chambre proprement dite et inexistant dans la salle d’eau. On s’en accommodera.
Installation et repos, lessive, douche, etc..le quotidien du pèlerin.
Nous ressortirons, malgré le froid, traverserons la vieille ville en quête de restaurant mais il est encore un peu tôt.

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Enfin, à 20h45, nous dînerons chez Elias, en face de chez Josefina, de jamon de bellota, de secreto et de prensa de porc (pour changer) et d’une bouteille de Tentudia 2000 de derrière les fagots. Nous avons bien été accueillis et Elias nous a, d’autorité, installé un chauffage d’appoint à l’entrée de la petite pièce où nous avons dîné. La nuit fût bonne.

 

Café Bar Elias, Calle Lopez Asme 6 Zafra, Provincia de Badajoz +34 924 55 51 32