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Eyguières – Fontvieille

Nouveau départ donc. Françoise souhaite nous conduire à la sortie de la ville dans la direction du GR 6. Comment lui dire notre reconnaissance pour sa disponibilité et sa gentillesse.
Nous voici sur la route à 8h30 pour changer un peu. L’air est un peu frais et il fait très beau.
Nous trouvons le GR 6 après quelques centaines de mètres sur la droite de la route.D 17.

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Direction Aureille où nous prévoyons l’achat du casse-croûte. Premiers contacts avec les Alpilles qui nous offrent de splendides paysages sur la droite du chemin alors que la plaine vers Miramas se trouve à notre gauche.
Un peu plus d’un kilomètre après Aureille, le GR 6 nous quitte vers le nord. Nous continuons plein ouest, ce que nous ferons encore fort longtemps…
Le chemin est particulièrement calme tantôt sur de petits chemins de terre tantôt sur de petites routes bien tranquilles. Partout des oliveraies et des petits bois de pins !

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A un carrefour, surprise des surprises, nous rencontrons non sans émotion notre premier signe jacquaire au sol : une coquille saint-jacques en ciment puis plus loin, une coquille peinte.

 

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Première évidence de notre cheminement depuis notre départ d’Eze. Il doit s’agir de la route jacquaire qui vient du col de Larche ?
Casse croûte englouti sur le bord du chemin pour ne pas changer. Les chaussures et chaussettes sèchent un peu. Nous voyons des gens travailler dans les oliveraies qui nous saluent de loin. La marche continue….
Un café à Maussane les Alpilles après y avoir photographié une statuette de St Jacques posée dans une niche sur le côté d’une des rues principales de la ville.

Du coup, j’en laisse une courroie essentielle de mon sac à dos au café. Retour rapide, la courroie est toujours là. Comme il s’agissait de celle qui relie, sur la poitrine, les deux bretelles du sac et les tient serrées ensemble, elle m’aurait fait rapidement défaut. Ouf !
Nous avançons vers Fontvieille.
Nous passons au nord de Paradou sous un soleil étincelant et même un peu trop chaud pour des marcheurs. Nous avions prévu de suivre la D 17 pour gagner Fontvieille. Peut être à cause la chaleur, de la fatigue ou tout bêtement à cause de l’inattention, au lieu de tourner à droite, nous traversons la D 17, longeons une sorte de haras proposant des promenades à cheval et montons à gauche d’une ancienne carrière vers l’ensemble forestier « les Crottes d’Aubert » que nous traversons sur un chemin caillouteux pendant une bonne heure, au soleil toujours, pour déboucher à proximité du moulin de Daudet.

 

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Montée vers le moulin et redescente vers Fontvieille où un cirque nous barre le chemin. On passe quand même !
L’office du tourisme de Fontvieille nous tamponne la crédencial , nous repérons les restaurants et nous dirigeons vers notre chambre d’hôte qui se trouve à 1.5kms de là.
Il s’agit d’une ferme de cultures d’abricotiers où nous sommes aimablement reçus et dans la chambre, dans le frigo de la chambre, nous trouvons une bouteille de jus d’abricots bien fraîche….
Pas de table d’hôtes, donc, retour en ville à pied. 3 kms de plus aller et retour. Bon et agréable dîner auprès de la cheminée au restaurant la Bergerie. Retour dans le noir vers notre havre de paix grâce à l’aide de la lampe tempête prêtée par notre hôtesse qui nous a aussi indiqué un raccourci traversant les champs d’abricotiers. Attention il y a des canaux d’irrigation partout !
Ce soir, la pèlerine signale sa première ampoule !

http://www.visitprovence.com/guide-de-voyage/hebergements/chambres-d-hotes/fontvieille/19572-la-draillette
Nous avons payé Euros 55 pour la nuit.

Rognes – Eyguières

Départ 8h30 pour changer un peu. Notre hôtesse nous indique comment rattraper la route vers Lambesc. Je me rends compte à un moment après notre départ que nous sommes en train de faire une grande boucle et allongeons notre distance à parcourir. Nous aurions dû partir de l’autre côté, par le village, mais c’est trop tard. Nous retrouvons enfin la RD 15 que nous suivrons jusqu’à Lambesc. Longues lignes droites, pas mal de trafic, assez désagréable car nous devons cheminer en file indienne, en prenant garde aux voitures. Le paysage n’est pas particulièrement folichon et c’est soulagé que atteignons Lambesc où Odile entre dans un supermarché pour acheter le repas de midi, ensuite le pain, à la seule boulangerie ouverte du village. Il fait beau et assez chaud. Nous cheminons sur une petite route cette fois ci bien tranquille salués par les chiens des maisons devant lesquelles nous passons, chiens qui ne font que leur boulot. Repas casse-croûte au bord du chemin, assis sur une murette.
Ce chemin nous ramène vers la RN 7, la montée de Gancel.

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Il passe à droite de la RN que nous devons traverser au pied de la montée pour partir à gauche. Nous traversons le verger de Cazan et rejoignons Alleins en passant par les Campanes, par le GR6, et descente vers le village.

Belles vues sur Charleval à l’est. Nous prenons un verre de rafraîchissement à Alleins et continuons encore et encore sur la D17 jusqu’à un embranchement à gauche pour gagner le Défens d’Alleins et au-delà Lamanon.

Pas de chance. La chaleur et la fatigue font que nous ne choisissons pas le bon chemin, mal conseillés que nous sommes par une couple de jeunes femmes qui ne semblaient pas bien connaître le coin, nous rallongeons de quelques kilomètres une étape qui n’est pas encore finie et au demeurant bien longue. Nous longeons donc la D17d jusqu’à Lamanon aux abords de laquelle la circulation devient infernale. Traversée du village de Lamanon où règne une animation de dimanche après-midi avec joueurs de pétanque à l’ombre et familles prenant le frais. Il nous reste encore quelques kilomètres qui s’avèreront pénibles car il y a peu de bas côtés et beaucoup de trafic. Nous arrivons à Eyguières. Une vieille dame nous remet sur le chemin de l’adresse où nous avons réservé. Il faut encore marcher : « c’est loin ? »
Arrivons à la Maison Toutbel, au frais d’un petit canal qui passe sous la maison. Chaleureux accueil de Françoise qui tient cette belle maison, tout en prenant soin de son époux récemment victime d’une attaque cérébrale et dont, nous l’apprendrons plus tard, l’état physique s’améliore de jours en jours. Nous sommes bien fatigués et Françoise nous improvise un en-cas bien sympathique, arrosé d’un rosé requinquant. Au lit, car nous sommes cuits par la fatigue et le soleil, pas le rosé ! Chambre et salle de bain de belle dimension. Grand calme.

Notre étape : Maison Toutbel – Chemin des Frères Mineurs – Eyguières –
04.90.59.87.75
Nous avons payé Euros 60 pour la nuit.
www.toutbel.com

Avant de partir Francès

Odile, mon épouse et moi même, Francis, avons pris la décision de partir pour St Jacques dans le courant de l’année 2004. Beaucoup de lectures, de visites de sites internet, achats de guides et de cartes, et nous nous lançons mi-septembre 2005.

Nous avons commencé le parcours par trois étapes « de proximité et de tests » au terme desquelles nous sommes revenus dormir chez nous. Il s’agissait d’une sorte de galops d’essai à des marches d’environ 28 kms chacune. Après ces tests, nous sommes partis de St-Cézaire (06) pour Arles. Pas de chance, un problème sous les orteils du pied droit à Eyguières (13) nous fait rentrer à Eze en train.

Nous repartirons, en train, à Eyguières pour, cette fois-ci, le plus loin possible vers l’Ouest. Nous savons déjà que, la saison avançant, nous ne passerons pas par le Chemin d’Arles du fait de la possibilité de mauvais temps au sud du Massif Central, en novembre, mais nous passerons par la côte méditerranéenne, suivant le chemin le plus direct vers Narbonne où nous rejoindrons la Voie du Piémont Pyrénéen vers St Jean-Pied-de-Port puis Roncevaux. Notre pérégrination automnale s’arrêtera à Sète, le 11 novembre 2005. La météo est devenue très menaçante, annonçant de fortes pluies et de gros orages, qui, d’ailleurs commencèrent ce jour là.
Nous avons bien fait car tout le PIémont Pyrénéen a été l’objet d’inondations sévères qui, de toute façon, nous auraient empêchés de passer.

Nous rentrons à Eze en train encore. Nous repartirons d’Eze le 20.03.06 pour Sète, même hôtel, et irons à Saint Jacques d’une seule traite. Notre chemin a suivi le chemin le plus direct vers l’ouest sans se soucier des chemins de randonnée de type GR. Nous avons suivi, au long de la magnifique Voie du Piémont Pyrénéen, les petites routes, selon un topo tracé à partir des cartes IGN 250. Beaucoup de goudron et de calme aussi mais moins de kilomètres et autres dénivelés qui ne font que fatiguer davantage le pèlerin.

http : //www.vppyr.free.fr