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Bàscara – Girona

La nuit aura été tranquille. Ce matin, le soleil est à nouveau au rendez-vous. Il semble que la température augmente de jour en jour. Il est vrai que nous ne sommes que dans la deuxième partie de septembre 2014.
Nous prendrons notre petit déjeuner, compris dans les 65 € de prix de chambre, à l’extérieur, sous l’auvent de l’entrée du restaurant.
Notre hôte nous a promis le « transfert » vers le point de départ du Camino.
Nous lui demandons de nous conduire au point de départ du Chemin qui passe par Vilademuls. En effet, il y a deux chemins pour rejoindre Girona. Celui qui passe par Cervia de Ter, choisi par la Communauté de Catalogne et celui que nous avons choisi qui est plus court.
Notre chauffeur nous montre, en route vers le point de départ, à proximité de son établissement, le chemin que la majorité des pèlerins prend. Nous persistons et sans problème aucun, il nous conduit, à la sortie de Bàscara, au pied du poteau indicateur.IMG_0833-2

Salutations, remerciements. C’est un hôte bien sympathique et bien accueillant, même s’il n’est pas très démonstratif.

Il est 9h30 et nous sommes partis pour 30kms, c’est notre troisième jour, jour où les problèmes physiques se réveillent. Ceux du pèlerin sont bien réveillés depuis hier matin. L’ampoule, très mal placée puisque au bout du petit doigt de pied, a été percée par la pèlerine mais n’a pas bonne mine et a vu s’y ajouter une camarade à proximité. Il va falloir traiter sérieusement !
Nous avons prévu de n’aller que jusqu’à Medinya, village où se rejoignent les deux chemins d’aujourd’hui. En fait, nous ne marcherons que 20 kms, volontairement, car nous n’aimons pas les entrées de grandes villes qui sont souvent pour ne pas écrire toujours, une longue série de bâtiments, de commerces, de centres commerciaux, etc.. Ce que nous vérifierons, plus tard dans la journée, dans le bus qui nous conduira à la gare routière de Girona.

Pour l’instant, nous progressons sur la petite route GIV 5131 en direction de Vilademuls, premier village à une heure du départ. Belle route, bien tranquille, inévitables élevages de cochons et leurs odeurs, quasiment aucun trafic.

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Notre parcours, depuis le départ, et jusqu’à Terradelles, s’effectue sur la route, sur le bitume.
Arrivés à l’entrée de Terradelles, après avoir franchi le rond-point qui mène à Vilamari et continué tout droit, nous remarquons un beau chemin de terre, en forte ascension, qui longe la voie de l’AVE. Le pèlerin se dit « Cela ne m’étonnerait pas que cette côte ne soit pas pour nous ! ».

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Sur la photo, l’on ne voit pas le chemin en question mais il se trouve à la gauche du tunnel.

L’histoire montrera que c’est à cet endroit que nous aurions dû tourner à droite…IMG_0852-2
Pas d’indications, nous continuons tout droit, traversons Terradelles, saluons les chevaux de l’élevage situé à la sortie du village, en bas à gauche, et continuons d’un bon pas.
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C’est quasiment arrivés à la N2 que nous réalisons qu’il y a plus d’un kilomètre voire deux que nous n’avons vu aucun signe jacquaire ni panneau indicateur de la Communauté de Catalogne. Un coup d’oeil sur le topo de la même Communauté, téléchargé sur l’iphone, pour constater que le Chemin ne passe pas par là mais se trouve dans ou près de Terradelles.
Nous revenons vers le village, remontons en direction du rond-point. Mal au pied et un peu énervé, le pèlerin n’est pas content. Il entre dans une cour de maison où une dame est en train de téléphoner. Elle m’indique que le Camino n’est pas dans, ni après, Terradelles mais à l’entrée du village et confirme mes doutes que la côte vue tout à l’heure est bien au menu du jour.
Pour l’atteindre, il faut revenir vers le rond point, et une vingtaine de mètres avant de l’atteindre, après la maison au toit en ardoise et aux volets gris, virer à gauche en descente. Cet endroit est visible sur la photo plus haut où le pèlerin passe d’un pas décidé…

Aucune indication visible, ni trace jaune, ni flèche, ni panneau. En fait, le cerveau qui a posé le poteau de la Communauté de Catalogne est allé le mettre quarante mètres plus bas, sur la gauche du chemin à un endroit où il n’y aucune chance de se tromper. Ce panneau devrait être sur la route, à l’entrée de Terradelles et non pas sur le Chemin où même un âne trouverait la direction à prendre.

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C’était bien cela, nous descendons, puis un faux plat puis une belle côte pour passer à proximité, sans y entrer, de Olives, que l’on devine dans le bois au-dessus.

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En haut, nous débouchons sur un croisement. Encore un marquage étrange.
Il faut continuer vers la droite et négliger le chemin qui part à gauche et descendre vers la plaine.

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S’ensuit une série de fermes avec odeurs habituelles additionnées d’épandages généreux dans les champs. Nous progressons toujours sur le bitume. Le chemin monte et descend. C’est assez « casse-pattes »…
Après avoir salué cette belle maison, résultat d’une rénovation heureuse,

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nous voici à un croisement de toutes petites routes où la signalisation est abondante mais le panneau qui nous intéresse a été tordu. Nous décidons de continuer sur la même route. Et c’est à ce moment-là que deux bergers allemands non enchaînés décident que les pèlerins ne sont pas tolérés dans leur espace vital. Pas de réelle menace physique mais ils font beaucoup de bruit et se rapprochent de plus en plus.

La pèlerine serait prête à s’enfuir en courant, malgré le sac à dos, mais la caravane finit par passer. Le pèlerin garde les arrières pendant la progression. Je dois dire qu’ils n’ont jamais attaqué, simplement menacé.
Photo prise avec l’iphone pendant la retraite, le plus gros de l’évènement étant passé !
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Belle côte pour rejoindre la chapelle Saint Meri avant de trouver la longue piste de terre quasiment plate qui nous conduira à Medinya.

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Puis, nous entrons dans Medinya. Nous traverserons le village sans rencontrer âme qui vive et rejoindrons la N2 afin de déjeuner dans un routier, tout à fait correctement pour neuf euros, vin compris.

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Nous attendrons presque une heure la venue du bus pour Girona.

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Comme dit plus haut, nous ne regretterons pas d’avoir pris le bus. De la gare routière, située à la gare des trains de Girona, nous irons dans la vieille ville, à l’office du tourisme, pour recevoir le sello. Puis retour vers la gare routière, et continuons vers notre hôtel. Au pied de l’hôtel, il y a un Corte Ingles où nous descendrons au supermarché pour acheter notre petit ravitaillement pour demain. Il nous faut laisser les sacs à dos à la consigne… pour les reprendre après les achats.

Nous nous installons au Melia Girona où l’achat à l’avance de la chambre a produit un bon prix avec pdj. La chambre est tournée vers les aérateurs du Corte Inglès mais, grâce à une double vitrage très efficace, nous n’en subissons pas le bruit. Il nous faudra supporter l’air conditionné car dehors, il fait 29°. Il n’est pas bruyant, tout va bien.
Le dîner à l’hôtel est très bon et léger, avec un verre de vin chacun, cela nous convient.
En fin de compte, nous voulions raccourcir notre trajet, mais les errances de Terradelles et l’aller et retour dans la ville de Girona auront quasiment ajouté les kilomètres de différence qu’il y avait au départ entre les deux parcours…

Hôtel Melia Girona
€75,-

Figueres – Bàscara

La nuit, grâce aux bouchons d’oreille, aura été réparatrice. Le bruit du trafic généré par cette N2 qui traverse la ville, haché par de proches feux de signalisation, n’aurait pas permis un repos complet, surtout avec la relative chaleur ambiante.
C’est à 9h15 que nous reprenons le chemin. Même direction que la veille pour descendre à la gare routière mais, arrivés à la « place triangulaire », nous virons à droite, et, sur le trottoir, trouvons les carreaux jacquaires scellés dans le trottoir dont l’orientation ne permet pas le doute.

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Nous sortons de la ville en direction de Vilafant, commune abritant la gare AVE par laquelle nous sommes venus de Barcelona-Sants cela sur un large trottoir.

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Les carreaux jacquaires nous montrent la route, si cela était nécessaire.

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Le cheminement est facile, le pèlerin relativement protégé par les trottoirs progresse sans souci. Les ampoules sont protégées, la caravane passe.
Soudain, en légère montée dans le village de Vilafant, l’oeil qui est habitué à vagabonder, s’arrête sur un signe jacquaire bien connu…

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Oui, oui, une boucherie affiche, sur sa façade, un signe de Compostelle.
Mieux, la bouchère propose d’apposer son sello sur la créanciale. Aussitôt compris, aussitôt fait. Son sello montrer un oiseau (colombe ?) le nom du village et une marque d’étoile avec, au-dessus, Cami Sant Jaume.
Alors, là, pour une surprise, c’en est une ! Il s’agit de la boucherie-charcuterie Can Tubau.

Nous sortons du village et du trottoir en même temps, avant de rencontrer une marque qui rappelle que nous suivons une voie romaine. A vrai dire, on aurait eu du mal à s’en rendre compte, sauf que plus loin, nous pourrons le vérifier.

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Nous prendrons à droite, suivant les indications jacquaires, pour aller passer sous le pont du train que l’on voit à droite, et sous ce pont, la pèlerine se transformera en infirmière afin de consolider la protection recouvrant les ampoules du pèlerin.IMG_0775-2

Après les soins et le pont du chemin de fer, nous trouverons un peu de voie romaine, rénovée, sur quelques mètres et, comme c’est devenu désormais une habitude, nous (re)trouverons l’autoroute.

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Le bruit de l’autoroute ne nous quittera qu’à de rares exceptions tout au long de cette marche.

Borrassa nous tend les bras, au delà, du pont de l’autoroute.

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Il faut aller sur la gauche comme l’indique le panneau bleu et passer devant l’école, bien animée à cette heure.
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Puis, nous diriger vers la Plaça Major, voir l’église, fermée comme partout au moment où nous passons, et nous diriger vers Creixell, en passant sous la route GIV 5128.
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Creixell se traversera en cinq minutes. Belle église.

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Nous noterons la présence d’un menu del dia lors de notre remontée après avoir traversé un très joli ruisseau, le torrent d’Alguema, à la sortie de Creixell. Trop tôt pour nous pour le déjeuner, nous passons notre chemin. La côte est un peu raide, mais cela passera.

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Quelques centaines de mètres plus haut, sur un sol quasi plat, nous longeons l’autoroute, malheureusement, au plus près. La marche est facile mais le bruit des files de camions quelque peu pénible.

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A un moment, une très grosse flèche jaune indiquant de suivre le chemin à droite peut tromper le pèlerin distrait ou trop passif. Il faut la négliger et continuer tout droit, toujours en longeant l’autoroute.

On distingue les barrières de sécurité de l’autoroute et la masse d’un semi remorque.

Nous marchons vers Pontós que nous atteindrons après être passés près de la tour télégraphique, relativement récente, que nous n’avons pas vue car nous n’avions pas envie de faire 400 mètres aller-retour pour cause d’ampoules et de pied douloureux.

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La traversée de Pontós n’est pas ou mal marquée. Ce qui fait que, devant la mairie et son défibrillateur monumental, nous sommes hélés par un homme qui nous dit « Santiago, à gauche ». C’est donc à gauche que nous partons, toujours sans panneaux, ni flèches, du moins nous n’en avons pas vu. Et c’est au bout du village, sur une petite place, à droite, en bas que nous retrouvons du marquage.

Et de continuer à marcher vers notre étape, sans trop d’indications jacquaires à nouveau. Nous passons sous la voie de chemin de fer

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avant d’atteindre la N2. Toujours pas d’indication jacquaire. Nous ne savons pas si Bàscara est à droite ou à gauche. Nous partons à gauche et marchons sur le bord de la N2 sur un bon kilomètre. Puis, nous réalisons que si la voie ferrée, qui est sur notre gauche, est orientée comme nous le pensons, nous marchons donc vers le nord, ce qui est une erreur. Demi-tour. Nous profitons d’une accalmie du trafic pour traverser la N2 et allons dans l’autre sens. Pas très à l’aise car le trafic est dense même si le bas-côté est assez large. Nous résistons à nous arrêter dans un restaurant de bord de route, n’étant toujours pas sûrs d’être dans le bon sens et sachant que Bàscara ne doit plus être très loin.
Nous franchissons le pont de la rivière Fluvia et entrons dans Bàscara.
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Au bout du pont, il faut traverser la route pour prendre une sente cimentée qui épouse le virage et permet de passer en toute tranquillité.

Nous déjeunerons dans un restaurant plutôt chic, toutes proportions gardées, où un bon repas nous sera servi. Le patron est accueillant, un peu étonné de voir deux clients en short et sac à dos, mais bienveillant.
Il s’agit du Can Carles, Plaça del Pessebre, 2. Beaux décors moyen-âgeux, peut être d’époque, au deuxième étage d’une belle maison ancienne. Le menu du jour est un ou deux euros plus cher qu’ailleurs mais bien bon.

Le serveur nous indique un moyen d’atteindre le hameau de Los Roques où nous avons une chambre réservée. Suivez soit la route, soit le bord de rivière. Nous optons pour la deuxième idée et ferons quatre kilomètres de plus que si nous avions pris la route, avec, en prime, une grimpette de derrière les fagots avant d’apercevoir, derrière les arbres, l’hôtel Los Roques du même nom que le hameau.
En longeant la rivière, sur la piste sablonneuse…

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Et dire que le patron de l’hôtel vers lequel nous marchons m’avait précisé : « Appelez moi quand vous êtes à Bàscara, je viendrai vous chercher en auto »…
Il m’avait dit avoir l’habitude de recevoir des pèlerins.

D’ailleurs, quand nous arrivons, il me dit : « Et le coup de téléphone ? »
Sans commentaires de ma part, ni de la sienne…
Il nous installe dans un appartement, une chambre, sdb et une grande cuisine avec tout ce qu’il faut. Il y a une grande piscine (municipale ?) qui me verra tremper les jambes dans l’eau froide, source d’un bien être sans prix.
Le dîner ne sera pas bon du tout. Il faut dire que l’appétit n’y est pas car, pour notre deuxième étape, nous avons encore fait pas mal de kilomètres.
Le patron et sa modeste équipe sont très aimables, cela compensera.

http://www.hotellesroques.com
J’ai trouvé que €65 pdj compris était un peu cher pour ce qui est proposé.