Baena – Castro del Rio

Le départ sera à 9h45. Le petit déjeuner fort modeste mais à prix pèlerin ne laissera pas de souvenir particulier.
Le marquage, en ville, est très convenable. Il n’y a qu’à se laisser porter…
Nous sortons de Baena par une longue avenue rectiligne qui nous conduira au tunnel qui passe sous la N432. Des oliviers et des oliviers de chaque côté de la route.

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Nous marchons à contre-sens du trafic routier en provenance de la nationale et devons redoubler de vigilance lorsqu’un camion s’approche.
Après le tunnel, nous quittons la petite route pour suivre un chemin de terre, large et facile à marcher. Toujours et encore les oliviers.

 

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Nous débouchons sur la route peu fréquentée qu’est la A3125 que nous suivrons à droite. Légèrement en descente, bien tranquille donc, nous pouvons profiter des beaux paysages.

 

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Nous descendons vers la rivière Guadajoz que nous avons déjà rencontrée plus au sud. Juste après avoir franchi le pont, et au moment de tourner à gauche pour continuer sur Castro del Rio (à hauteur du véhicule garé devant nous sur la photo), nous notons la présence du seul commerce rencontré dans la journée de marche, un bar. Et à la terrasse du bar, nos pèlerins allemands qui se rafraîchissent. Un salut et on continue…
Comme le disent les guides, cette partie est bien monotone tant par la route que nous foulons tant par les paysages d’oliveraies à perte de vue.

 

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Le vent est de face et plutôt frais même si le soleil est présent. Nous tenterons de trouver un abri au vent pour manger quelque chose mais cela se fera en vitesse car ce n’est guère agréable.
Par moments, la route se rapproche de la Guadajoz et nous offre un autre spectacle.

 

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Et de continuer jusqu’aux approches du terme de l’étape du jour où un troupeau de chèvres réveillera les pèlerins. Elles semblent migrer d’une pâture à une autre précédée par le berger et ses chiens, l’ensemble ne manquant pas d’allure.

 

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Nous voici dans la « banlieue » de Castro del Rio.

 

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L’étape aura été courte mais peu gratifiante au point de vue marche. Le pèlerin, qui, rappelons-le, est parti de Grenade avec des chaussures neuves, ressent quelques problèmes au niveau du talon. Pas d’ampoules mais une sensation d’os du talon « mâché ». Pas de plaie, pas de bleu mais une forte gêne.
Nous traversons Castro pour trouver notre hôtel. On me répète que c’est à côté de la caserne de la Guardia Civil. Nous finirons par trouver…

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Bon accueil. Nous nous mettons à table avant de monter dans la chambre.
Menu del Dia qui tombe bien après la marche et le petit déjeuner économique pris à Baena.

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La chambre est propre, simple avec ses deux lits et bien calme. Pas de wifi.
Je m’en ouvre à la patronne, femme bien dynamique, qui semble mener son monde avec le sourire mais à la baguette. Elle me dit qu’elle va contacter le fournisseur de wifi. J’apprends plus tard qu’il viendra ce soir… et il est venu, et le wifi aussi.
Promenade dans Castro, où nous saurons comment rejoindre Cordoue par deux chemins différents, l’un direct, l’autre en une étape à Santa Cruz.

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tampon (sello) à la Police municipale où un accueil très sympathique et souriant nous est réservé. Il y aurait, en ville, à l’accueil pèlerin, aujourd’hui, un italien et trois britanniques. Nous ne les verrons pas. Nos pèlerins allemands, nous le verrons le lendemain, dorment à l’hostal voisin du nôtre.
Nous reviendrons dîner à l’hôtel, au même menu que le midi (15h !) mais avec un autre choix. Au cours du dîner, décision est prise d’arrêter la marche et de rejoindre Cordoue en bus, demain matin. En effet, la pose du talon au sol est de plus en plus délicate…et très douloureuse. Fin de la première partie du Mozarabe vers Merida !

www.hostalacalasole.com

Alcaudete – Baena

Départ de l’hôtel à 9h12. Avant d’attaquer, allons au marché couvert voisin pour y acheter les bananes et eau quotidiennes. Il fait frais et le vent est gênant.

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Nous descendons de l’autre côté du château pour retrouver le Camino en longeant l’ancienne route 432 qui sort de la ville.

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Puis, à gauche, nous prendrons une petite route goudronnée qui traverse des oliveraies. Peu, très peu de trafic.

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Nous passons sous la nouvelle N432 par un tunnel et continuons tout droit jusqu’à trouver un immense champ de panneaux photo-voltaïques où nous prendrons à droite sur un sentier qui borde une oliveraie dans laquelle nous serons suivis par le groupe de pèlerins allemands dont nous avons déjà parlé.

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C’est d’ailleurs eux qui nous remettront sur le droit chemin quand, quelques centaines de mètres plus loin, eu égard au fléchage déficient nous partirons sur la droite près d’une maison en ruine alors qu’il fallait aller de l’autre côté.
Les paysages sont charmants. Nous contournerons le Cortijo de las Palomas, les sens en éveil car nos prédécesseurs allemands ont attiré l’attention d’un chien loup qui, à ce que nous entendons, semble être bien agressif même s’il reste à distance.

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Heureusement, il ne semble pas s’intéresser à nous. Nous ne le verrons même pas.
Franchissant le pont sur le Rio Guadajoz,

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nous tirons sur la droite pour prendre un chemin de terre. Cela monte bien et, en haut, nous tournons à gauche à un bâtiment agricole puis toujours tout droit parmi les oliviers à perte de vue.
Et nous arrivons près du Parc Naturel de la Laguna del Salobral.

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Il faut, là aussi, faire preuve de vigilance, ne pas rester dans l’oliveraie mais tendre à droite en descendant vers le lac. Faire le tour du lac par la droite en sachant bien qu’il n’y a pas de marquage non plus.

Conserver le lac à son épaule gauche.

 

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Nous sommes remontés trop tôt sur la piste (ancienne voie ferrée ?) qui borde l’oliveraie qui elle même borde le lac. Nous aurions dû rester en bas au bord du lac pour trouver la petite maisonnette du chemin de fer (ancien passage à niveau ?). Nous y arriverons par la piste cyclable de toute manière. Pause casse-croûte

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Là, nous retrouverons le marquage mais un peu brouillon. En effet, il nous envoie vers le bas d’une colline où nous trouvons un arroyo

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et, une fois franchi, de l’autre côté donc,

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nous devons remonter une oliveraie en forte pente pour revenir sur la route qui doit être celle que nous avons quitté derrière le passage à niveau.
Tombé de la polaire, en haut de la dite oliveraie…

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Il est bien possible que, si nous étions restés sur la route, nous aurions évité cette descente et remontée… A méditer en temps de pluie à cause de l’arroyo.
Donc, en haut de la remontée, nous allons à gauche puis à droite et suivons un chemin de terre large et propre qui est balisé par la mairie de Luque, village du coin, qui cherche, manifestement, à attirer la clientèle pèlerine à ses commerces. Ce beau chemin blanc nous fera traverser les terres d’une grande ferme où vivent quantités d’animaux et gallinacées en totale liberté.
Elle s’appelle le Cortijo del Barranco dont le guide Gronze dit qu’ils sont très aimables et aidants avec les pèlerins. Pour une fois, pas de chien en vue, ce qui nous semble étonnant.

Par contre, il y a des sortes de fourmis impressionnantes.

 

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Toujours tout droit jusqu’à arriver à une imposante huilerie qui précède l’entrée proche de Baena, terme de l’étape.

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Encore un effort et nous serons en ville.

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Il fait toujours très beau mais le vent de face est froid.

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Comme nous n’avons vu ni bar ni restaurant ni village, nous nous sommes contentés d’une banane mangée au passage à niveau ou gare où nous sommes passés près du lac. Nous aurons conservé quasiment sur tout le trajet nos trois couches de vêtements.
Nous arrivons à Baena et tombons quasiment sur l’hôtel Casa Grande.
40 € prix pèlerins. C’est pas tout jeune mais cela convient. Nous ne montons même pas à la chambre, affamés que nous sommes et « profitons » du menu à 7 € qui est encore servi à cette heure. Pour le prix, ce n’est pas un banquet mais ventre affamé…
Installation et repérage du parcours pour demain et recherche d’une bonne table pour le dîner. Sello à la police municipale et trouvons le Meson del Monte dont TripAdvisor nous dit du bien.

Entrée du restaurant

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A 20h30, nous dînerons d’un repas qui ne restera pas dans les mémoires si ce n’est pas son prix, repas pris dans une salle aveugle dans laquelle les pèlerins sont bien seuls.

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Lubine à la tomate

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Joues de porc en sauce…
Retour à l’hôtel dans une ambiance frisquette dans des rues désertes. Ce n’est vraiment pas la saison touristique !

 

www.lacasagrandebaena.com

www.restaurantecasadelmonte.es

Alcala la Real – Alcaudete

Il est neuf heures quand nous quittons l’hôtel Torrepalma et partons pour Alcaudete. Un arrêt à un supermarché qui ouvre et achetons bananes et eau.
Nous traversons la partie d’Alcala la Real que nous ne connaissons pas, la partie la plus ancienne. Nous y découvrons de belles maisons anciennes et aussi des hôtels dont nous avions vu les noms en préparant notre marche.

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Le pas est bon, le chemin aussi. Encore un concert de chiens qui nous ont flairé de loin, la caravane passe !
La route serpente devant nous, rien de particulier à signaler. Il y a pas mal de monde qui prend soin des oliviers et, pour la première fois de cette marche, nous devinons, au loin, à peut être deux kilomètres, un petit groupe de marcheurs. Des pèlerins ?

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Un dernier coucou à Alcala la Real au loin, derrière la pèlerine.

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Nous progressons parmi les oliviers pour ne pas changer.
A Puertollano, village très tranquille, nous amorçons le début de la perte de dénivelé qui passera de 900 mètres à peu près au départ pour un point bas de 600 mètres à Ventas de Carrizal. Nous rencontrerons une impressionnante ligne de chenilles processionnaires dont la photo ne rend pas grand chose.

 

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A quelques centaines de mètres de notre arrivée à Ventas, le chemin descend vers un tunnel qui passe sous la N432 pour poursuivre de l’autre côté vers le village. Pas de chance : le tunnel est submergé par un arroyo bien plein.
Nous décidons de continuer sur la N432 et prendre la sortie à droite puis descendre jusqu’à la petite route en dessous que nous prenons à gauche, passons sous le pont de la N432 sur cette petite route. Le premier chemin à gauche, montant légèrement sur environ 200 mètres, nous ramène sur le Camino que nous prenons à droite, vers Ventas.

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Victime du monde moderne, le Camino, lorsqu’il rejoint la N432, est fermé à tous piétons par des barrières de sécurité. Le pèlerin enjambe la première, traverse la N432 et enjambe l’autre barrière (photo ci-dessus) et descend, à gauche, vers Ventas par une portion de l’ancienne nationale puis, à droite, un petit chemin qu’il ne faut surtout pas suivre à droite vers l’école mais continuer de descendre à gauche.

Nous entrons dans et traversons le village de Ventas qui montre un peu d’animation autour du moulin à huile où des tracteurs amènent leur récolte d’olives.

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L’appétit venant en marchant, nous trouverons la solution. Après un passage de gué sur un petit pont,

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à hauteur d’une marbrerie, à quelques centaines de mètres après avoir quitté Ventas, nous tournerons à gauche, revenant vers la N432 que nous atteindrons très rapidement après peut être trois cents mètres. A gauche sur la N432 et nous voici devant la Venta San Juan

 

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où nous sommes bien accueillis et où l’on nous servira des patatas del pobre (patates cuites dans l’huile d’olive et des gousses d’ail) et deux oeufs chacun et un verre de vin + 2 cafés et une bouteille d’eau pour €15, servis par une ressortissante britannique qui semble être la belle fille du patron, aimable et souriante.
Retour sur le Camino par le même chemin qu’avant déjeuner, vers la marbrerie.
(Franchir le pont sur la rivière San Juan et immédiatement après, tourner à droite).

 

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Nous montons sur la gauche et, plus haut, trouvons un pèlerin assis. Allemand, de Karlsruhe. Il fume tranquillement, les autres de son groupe sont sous les oliviers, un kilomètre plus haut. Sympas et souriants.
Et, surprise, l’un d’entre eux nous tend la casquette de la pèlerine qu’elle avait perdue avant Ventas… va comprendre !

Nous suivrons la Cañada Real de Fuente Amuna pendant environ deux heures avant d’atteindre la fontaine Amuna,

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terme de cette marche sur terre battue aux paysages quelques peu monotones.

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Pas encore arrivés, il reste encore un peu de route…

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Puis, à moins d’un kilomètre de là, le sanctuaire de Fuensanta qui est fermé à l’heure de notre passage et qui marque le début de la longue promenade aménagée en descente vers Alcaudete.

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Nous partons à droite, cherchant notre hôtel. Arrivés en haut d’une belle côte, dans la ville, je demande à un passant qui me dit que c’est en bas, de l’autre côté… mais que si je passe par là, je trouverai facilement. Nous redescendons donc, entrons dans la partie la plus ancienne d’Alcaudete, trouvons la mairie où l’on répond à nos questions du haut de l’étage, dans l’escalier, sans descendre ni se montrer. Rien compris donc et ressortons.
A droite, en sortant, une flèche indique la direction du château et nous savons que l’hôtel se trouve devant le château.
Hôtel Castillo, cela ne s’invente pas.
Bingo. Belle bâtisse ancienne qui semble avoir été totalement rénovée.
Moderne donc, propre et accueil en français. Belle chambre avec chauffage donnant sur le château. Nous dînerons à l’hôtel de légumes grillés et d’un revuelto de morue et gambas et d »une bouteille de Rioja de bonne facture.

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La nuit sera calme, le trafic automobile ne commençant que vers 7h, heure où le pèlerin se doit d’être levé. Il a plu cette nuit.
Le petit déjeuner a été copieux.

 

http://www.tripadvisor.fr/Hotel_Review-g1237000-d3487440-Reviews-Hospederia_Castillo_de_Alcaudete-Alcaudete_Province_of_Jaen_Andalucia.html

Moclin – Alcala la Real

La nuit aura été relativement tranquille. Il faut dire que le pèlerin n’avait pas hésité, eu égard aux pétards de début de soirée, de s’équiper en bouchons d’oreille. La pèlerine dit que le bruit a cessé vers minuit…
Il fait beau et nous descendons la belle et tranquille petite route qui va nous permettre, après quatre kilomètres, de rejoindre le Camino qui a la bonne idée de l’emprunter aussi.

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Pas ou peu de trafic et de belles vues sur le château de Moclin côté pile et sur les tours de guet qui l’entouraient.

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Au dessus de la plus haut branche de l’olivier, l’on devine, sur le piton, le château de Moclin

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Nous retrouvons le Camino, qui arrive, par la gauche, et poursuivons sur la route qui est nôtre jusqu’à rencontrer la N432 que nous suivrons, à droite, sur deux cents mètres et monter, à gauche, derrière une maison abandonnée.

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Nous suivons un chemin carrossable mais pierreux. Arrivons à une fourche de deux chemins. La montée sur la droite est indiquée comme mauvaise direction, nous continuons à monter, pente relativement douce. Nous passons devant un abreuvoir mais les flèches sont très rares voire inexistantes.
Beaucoup plus haut, nous rencontrons un ouvrier agricole qui souffle les feuilles d’olivier et nous indique que nous sommes sur le bon chemin.
Nous trouvons un discret hito sur notre gauche. Fin du chemin, début du chemin, continuation du chemin. Beaucoup d’interrogations mais pas de chemin. En effet, la direction semble être tout droit, en pente douce, vers le taillis plus bas à environ cent mètres.

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Je me trouve quasiment en face du hito. Il faut descendre où se trouve le tracteur plus bas et là, monter à droite en direction de l’endroit où se trouve le pèlerin sur la photo.

 

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Comme le pèlerin sait où se trouve la nationale quittée il y a quelques minutes, il en déduit qu’il faut aller à droite mais cela monte dans les oliviers sans aucun repère. Nous continuons de monter tout en haut de l’oliveraie en longeant les taillis qui bordent un petit ravin. Arrivés au point haut de l’oliveraie, donc, pas de chemin non plus. Nous redescendons et allons à la rencontre d’un tracteur dont le conducteur nous dit que nous avons bien trouvé la route et qu’il faut persister. Il ajoute « qu’avant », il y avait une Canada Real qui passait là mais « que la montagne a absorbé le Chemin ».
Nous remontons donc où nous étions il y a quelques minutes, en haut de l’oliveraie. A tout hasard, nous tentons une ou deux traces difficilement identifiables. C’est la deuxième, qui ressemble à un chemin de chèvres, qui est la bonne car,  après une centaine de mètres de grimpette plutôt raide, nous débouchons sur un chemin pierreux mais bien identifiable que nous prenons à gauche. Ce chemin carrossable nous mène à une ferme à partir de laquelle nous retrouvons le marquage jacquaire.

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La « cible » est ce hangar/ferme que l’on voit sur la gauche de la photo.

En fait, il faut, lorsqu’on est au point bas, devant les taillis, après le hito, monter à droite, en direction de la ferme blanche qui est la plus à droite, pas celle qui est en face, de l’autre côté du ravin.

Je montre, à dessein, la maison vers laquelle il ne faut PAS aller, photo prise à la hauteur du tracteur que l’on voit sur la photo précédant celle ci-dessus. Si le marquage avait été meilleur, il n’y aurait pas eu besoin de faire ce long discours…D’aillleurs, cet endroit est considéré comme délicat par nombre de pèlerins. Vigilance.

 

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Nous redescendons vers la N432 où, désormais, les flèches abondent.

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Nous traverserons Ermita Nueva, village bien tranquille dans un concert d’aboiements de chiens. Nous prendrons le sello dans la laiterie-fromagerie, puis un petit en-cas à l’abri du vent qui s’est levé.

Beau specimen d’amandier en fleurs.

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Devant une maison abandonnée, nous traversons la nationale pour prendre, en face, une voie romaine que nous suivrons dans un paysage charmant.

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Nous approchons de la fin de l’étape et la vigilance s’affaiblit. Après une grande ferme, nous voyons, un peu à l’écart, sur la gauche, une flèche jaune.
Il nous faut revenir sur nos pas, et prendre une petite sente qui court en parallèle au chemin sur lequel nous sommes, passe devant une petit cabanon fermé

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et part sur la gauche pour buter sur un arroyo, puis un autre.

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Cette portion de l’étape est plutôt mal marquée. Nous continuerons à gauche jusqu’à trouver la N432 sous laquelle nous passerons par un tunnel.
Nous continuerons tout droit en légère montée, passerons devant une Bodega dont nous boirons le vin ce soir, descendrons et remonterons sur cette petite route pour arriver à la 432 que nous prendrons à gauche pour descendre sur Alcala la Real.

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Nous entrons dans le bourg et demandons notre chemin à la Guardia Civil. Il ne sait pas où est l’hôtel, il ne donne pas de sello. Il nous indique la direction du centre de la ville. Merci.
Nous arriverons à l’hôtel Torrepalma qui s’avèrera être une bonne adresse.
La préposée à l’accueil est un peu longue à la détente mais cela se finit bien même si elle a voulu que « j’avoue » avoir réservé deux chambres et non pas une. Sans succès. Tout le monde a gardé le sourire.
La chambre est coquette et moderne sinon vaste. Elle est calme aussi.
La réceptionniste nous vante la cuisine d’un restaurant voisin qui sert, en principe, à 20h. Nous y allons et sommes reçus par une dame peu avenante qui nous dit qu’il faut attendre au moins 20 minutes. Cela suffira pour nous faire partir sur le champ et revenir à l’hôtel où nous dînerons très bien d’un poivron farci à la morue, d’un jarret à la Alcala, d’un chevreau à l’ail et d’une crème caramel et crème cannelle arrosés par un vin local Marcelino Serrano (que nous avons vu en arrivant). 45 € pour tout cela.
La nuit sera bonne et tranquille.

www.hoteltorrepalma.com

Atarfe – Moclin

Première étape donc.

Hier, à notre arrivée, nous avons été chaleureusement reçus par notre hôte.
Notre chambre est confortable et vaste avec un canapé, au rez de chaussée du bâtiment.
Une petite bière sur la terrasse pour profiter du dernier rayon de soleil et avant les ablutions qui deviendront rituelles à l’arrivée de chaque étape.
Le repas, composé de tomates, fromage type mozarella, nappées d’un coulis de rucola, puis soupe de poireaux, potiron et pois chiches et ensuite le plat de résistance un riz pilaf au poulet, légumes au curry. C’est 25€ par personne mais cela les vaut. Tout compris, avec une excellente bouteille de vin nous est revenu à 112 €.
Nul besoin de dire qu’avec la bouteille de vin au terme d’une première étape de marche, la nuit aura été calme.
Nous aurons droit à une petit déjeuner teinté d' »andalou » servi avec de l’huile d’olive et un salmorejo, avec jus d’orange frais en quantité et tostadas + café.
Une adresse à conserver pour celles et ceux qui veulent visiter Grenade sans rester en ville.
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Cortijo Torre Abeca. Pinos Puente.
A 9h15, c’est le départ.

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Retour vers la voie ferrée. Oblique à gauche pour suivre le chemin de fer. Je dois préciser que les travaux Renfe avançant rapidement, les éléments de marche, bien utiles, fournis par d’autres sites de pèlerins méritent une petite mise à jour.
Au mois de mars 2014, l’on marche sur le terre-plein qui recevra la future ligne à grande vitesse.

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Dans quelques temps, il faudra marcher sur le petit chemin qui longe la (future)voie ferrée. Le couvent, qui servait, avant que la mairie de Pinos Puente ouvre son refuge de pèlerins, un des rares sur cette route, de halte aux pèlerins, n’est plus accessible du chemin de fer étant donné que les futures voies sont d’ores et déjà enfermées derrière des grillages de sécurité. Si l’on tient absolument à aller à ce couvent, il faut rester sur la N432. Cette photo, prise sur le terre plein, montre le hameau dans lequel se trouve ce couvent.

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On ne passe vraiment plus…

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Nous continuerons sur le terre plein qui est bien tassé et bien large jusqu’au pont qui est devant nous, à peut être deux kms. Le pont est visible, dans la distance, à l’endroit où fume l’huilerie et l’on distingue Pinos Puente sur la droite.

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Nous accédons au pont par un petit chemin juste à sa gauche et l’on entre dans Pinos Puente.

 

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Pas vues les flèches, alors nous sommes partis, par la gauche, en passant devant l’hôtel Montserrat (qui n’a pas l’air mal) faire le tour du village sans le vouloir. Puis avons trouvé, à un feu tricolore, une personne qui nous a montré la bonne direction. Nous n’avons, donc, pas vu le Puente de la Virgen qui est une des rares attractions de Pinos Puente…
A Pinos Puente, il y a deux façons de rejoindre Moclin. L’une est un chemin qui remonte la petite rivière Cubillas sujette aux crues, l’autre est celle de monter sur Olivares dans les oliveraies comme son nom l’indique. Ne pas suivre pour ce dernier chemin, les flèches qui sont dans la rue principale mais prendre la Calle Ancha et la monter.

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En haut, le fléchage « oliviers » commence.
Malgré nos craintes, le chemin est bien balisé, pas de risques d’erreur.

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Belles oliveraies donc mais aussi belles échappées sur la Sierra Nevada qui, comme son nom l’indique encore, est, en cette saison, bien enneigée.

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A mi-parcours, le chemin devient creux par endroit à cause du trafic des tracteurs et des autos. Nous trouvons une belle montée qui nous propose, à gauche, cette fois-ci, de belles vues sur le château de Moclin qui nous semble bien loin.

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Nous rejoignons la petite route qui relie Olivares à Colomera et la traversons pour monter vers Berbes Altos puis, après le hameau, à gauche en suivant une énorme flèche jaune. On monte donc, puis on marche sur un petit chemin bordant une petite oliveraie pour redescendre deux kms plus loins sur la petite route que nous avons traversé auparavant. Certes, il faut se protéger du trafic qui nous a semblé bien modeste, mais faire ce crochet nous a paru un peu fort de café. Maintenant, c’est fait. Chien (roquet) dans la descente auquel il faut parler « fort » pour qu’il vous lâche, tellement, il est hargneux. Le bâton ne sera pas sorti mais il a fallu « insister ».
Beaux paysages, d’un côté Moclin et son château, de l’autre la Sierra Nevada et au milieu des amandiers en fleurs.

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A Olivares, pas de restaurant mais deux bars dont l’un est fermé en ce dimanche. En tournant un peu, sac au dos, on finit par trouver un bar ouvert, bar qui se trouve à l’arrivée dans Olivares du chemin dont j’ai parlé plus haut, celui qui remonte la rivière.
Deux oeufs frits + frites, un verre de vin, une bouteille de deux litres d’eau et un café pour 11 € et avec deux mots en français. Aimable halte.
Puis, nous commençons la montée qui nous prendra une bonne heure avec des passages bien raides, histoire de tester la bonne volonté et la condition physique du pèlerin.
Ca attaque sec…dur pour une deuxième étape !

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Ca continue de monter…

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Nous rencontrons, en ce dimanche, bon nombre de promeneurs qui redescendent.

Belle échappée sur la Nevada et le village d’Olivares

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Vue sur le Château de Moclin, au sommet du piton du milieu.

 

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A l’entrée du village, on nous propose une chambre.
Nous avons une réservation car, lors de la préparation du voyage, nous n’avions pas trouvé de ressource de logement à Moclin même.
Le centre de Moclin se résume à une petite place où se trouve le café Califato

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dans lequel nous avons rendez vous. Pas d’indications, donc nous montons au château, pour apprendre, en-haut, qu’il nous faut redescendre…
Au café, on nous demande d’attendre (au soleil) car la personne qui doit nous transporter à Tozar, village voisin, n’est pas disponible avant vingt minutes.
On nous conduit à Tozar par une belle route bien tranquille offrant des vues magnifiques. A l’arrivée, surprise, c’est 12 €, la dame étant bien explicite disant que c’était un taxi. Bien sûr, aucune indication sur le véhicule.
Je règle et m’en ouvre, d’entrée, à notre hôte. Il se dit offusqué, que la dame est une parente, et que nous serons remboursés, ce qui s’est avéré exact le lendemain matin.
Nous sommes un peu fatigués, c’est notre deuxième étape et nous avons monté cette longue côte, nous souhaitons nous reposer.
La patronne nous conduit à notre chambre. Tout le monde est sous pression car c’est la fête au village et l’établissement est en tension depuis quatre jours.
A part les pétards, nous n’en souffrirons pas. La chambre est fort modeste donnant sur une vaste terrasse/couloir non privative mais bien ensoleillé, du moins à notre arrivée. La TV ne fonctionne pas et le wifi non plus. Le climatiseur chaud/froid, oui.

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Le repas nous est servi à 20heures, ce qui semble un record de précocité en Andalousie. Favas y jamon pour deux, deux morues spécialité maison, flan, un bon Rioja pour retaper les pèlerins. Prix de l’étape avec le Rioja de bonne qualité 92 €.

rincondemarcelo.com

Granada – Atarfe

Et c’est parti !
Avant de démarrer la narration de notre marche test, un mot sur Grenade.
Nous sommes arrivés l’avant veille de notre premier jour de marche en fin d’après-midi. Le bus venant de l’aéroport nous a déposés à son terminus d’où nous avons vingt minutes de marche pour rejoindre l’hôtel que nous avons réservé.
Nous « déballons » nos sacs sur le banc d’un arrêt de bus. En effet, afin de les protéger pendant le transport aérien, nous les mettons chacun dans un sac à gravats blanc. De la sorte, il n’y a pas de risque que les bretelles ou autres se prennent dans les carrousels à bagage ou que des personnes mal intentionnées puisent à l’intérieur des mêmes sacs.
Une dame âgée et handicapée veut s’asseoir. Je déplace mon sac et lui dit que nous partons pour Santiago. Elle me répond en français « Bon voyage « !
Nous nous mettons en marche vers l’hôtel, prenant de l’eau à une fontaine, tout va bien. Il est bon de se dégourdir les jambes après le voyage en avion.

www.maciarealalhambra.com
Nous longeons , en le remontant sur sa rive gauche, le Genil, petit torrent qui descend de la Sierra Nevada.
Quelques gouttes de pluie commencent à tomber. Cela ne durera pas.
Pendant que je pense à sortir le parapluie, surprise, surprise. En avançant, je sens que la chaussure droite qui a déjà un Camino à son actif, semble commencer à bailler à l’avant. Puis, quelques mètres plus loin, tout lâche. La semelle droite s’est décollée.
Nous ne sommes pas encore arrivés à l’hôtel que je dois penser demain à faire réparer ou à changer cette paire de chaussures.
Nous irons porter les chaussures le soir même à un cordonnier de rencontre. Nous devrons les reprendre le lendemain à 14h. Mais, entretemps, nous changerons d’idée et j’achèterai une nouvelle paire au Corte Ingles. Le jour du départ, je reviens chez le cordonnier, règle les quatre euros de facture et nous voila en route, chaussures neuves aux pieds et chaussures réparées sur le sac. Ces chaussures resteront à Alcaudete où elles serviront bien à quelqu’un ! Assez de les porter sur le sac.
Hier soir, nous sommes allés assister à un spectacle de flamenco au cabaret Arte de Flamenco, spectacle magnifique, à recommander. Nous avions choisi cet établissement car il ne proposait pas de dîner pendant le spectacle. Vraiment super !

Nous voila donc, au départ de cette première étape, descendant du bus Nr33 qui nous a amenés de l’hôtel au point le plus près de notre chemin.
Nous montons vers le point de départ du Camino Mozarabe, tout d’abord par la Cuesta del Pescado, où l’on tourne en haut à droite

 

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puis le Calejon del Senor

 

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pour tourner à gauche dans la (cela ne s’invente pas) Calle Santiago où se trouve le couvent des soeurs Comendadoras de Santiago.

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La veille, nous avons frappé à la porte du dit couvent, au 20 de la rue Santiago, sous une porte en renfoncement, et une souriante et furtive soeur a pris nos créanciales et refermé la porte pour revenir deux minutes plus tard et nous tendre les créanciales avec les sellos  apposés et vivement refermer la porte. Merci et adieu.
La porte de la rue

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puis, deux marches et la porte pour obtenir le sésame du pèlerin.

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Devant la porte principale du couvent, en hauteur se trouve cette plaque qui indique le départ du pèlerinage vers Santiago.

 

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Et nous voilà partis pour traverser Grenade, dans le calme d’un samedi matin. Le fléchage est bien visible mais la vigilance doit rester de mise.

Placette au nom prédestiné

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A plusieurs reprises, j’ai pu me féliciter d’avoir imprimé la description de parcours grenadin mise en ligne par la Federation Espagnole des Associations des Amis du Camino de Santiago.
http://caminosantiago.org/cpperegrino/caminos/etapa.asp?EtapaId=258&CaminoId=13
Nous passons devant la Cathédrale où les premiers touristes commencent à arriver.
Nous profiterons de notre passage devant l’hôpital San Juan de Dios pour faire un arrêt pipi salutaire et rejoindrons la Grenade moderne en descendant la promenade del Triunfo.

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Notre objectif est Maracena.

 

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Nous y arriverons sans trop de difficultés même si la traversée de quartiers nouveaux, amenant de belles avenues bien droites, n’a pas beaucoup inspiré le marqueur du Camino.
Enfin, nous arriverons à franchir la ligne de chemin de fer par la passerelle pour entrer dans et traverser Maracena. Petite banlieue pas bien riche mais plutôt tranquille. Nous ferons un arrêt dans une épicerie pour acheter bananes et bouteille d’eau. Une personne nous encourage en nous montrant la direction du Camino.
Excellent accueil à la policial local où je suis allé demander où trouver un marchand d’appareils photos qui me dira que je dois retourner à Grenade pour acheter un chargeur de batterie pour l’appareil à photo qui, inexplicablement, est à court d’énergie alors qu’il a été chargé deux ou trois jours avant. Nous prendrons les photos avec l’iphone, désormais.
Ce détour photographique fait que nous perdons notre chemin et tournons un peu en rond pendant quelques minutes. Nous demandons à un passant qui nous envoie à contre sens, c’est à dire vers le sud, alors que, chaque jour, nous devrons marcher sans cesse vers le nord.
On continue et la providence nous remet sur le bon chemin à la sortie de Maracena devant une sorte de dispensaire public.

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Le chemin d’Atarfe est, alternativement, de bitume et de terre avec pas mal d’ornières et passe entre des zones maraîchères sans grand intérêt. Il y a quelques promeneurs qui nous saluent. Nous marchons sur le Camino de los Eriales qui nous amène à Atarfe.
La découverte, avant Atarfe, de ce chantier qui traverse littéralement le Camino nous fera penser que, dans quelques temps, les pèlerins auront un détour à faire, à moins que la Providence y pourvoie…

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« L’oeuvre d’art » qui trône à l’entrée de la ville, du moins à celle où nous arrivons, nous sert de mire et nous pénétrons dans Atarfe où nous aurons grand mal à trouver un restaurant

 

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Nous allons quasiment à la sortie du village (grosse ambiance !)

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pour, enfin, retourner sur nos pas, en « ville », pour finir par demander à un bar qui ne peut pas nous servir à manger mais nous indique, à quelques pas de là, un établissement qui, selon lui, est bon. Je l’ai vu en passant devant le porche mais ai cru qu’il était fermé. Il fallait descendre dans la cour et tourner à gauche.
Il s’appelle « El Porton ». Repas d’ibéricos et d’une assiette « alpujarrana », mélange d’un peu de tout. Vin au verre dont on oubliera le nom du viticulteur. Alimentaire, rien de plus.
Et nous retraçons le parcours déjà vu pour sortir d’Atarfe.
Premières gouttes, la pèlerine s’équipe dans le tunnel qui passe sous la A92. Cinquante mètres après, à la sortie du tunnel, que l’on voit droit devant, il ne pleut plus…

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De l’autre côté du tunnel, et jusqu’à trouver la N432, c’est sale et moche. Beaucoup de décharges sauvages, de gravats, des usines abandonnées. Le ciel est menaçant.

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Nous apprendrons le soir, à l’étape, qu’il s’agit d’une cimenterie et d’une ancienne huilerie. Au coude de la route, des indications montrant la présence des ruines d’un village arabe.

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Nous atteignons la N432 que nous traversons avec prudence pour tomber sur les travaux du chemin de fer

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que nous traversons aussi et marchons, tout droit, au milieu de cultures d’asperges et des amandiers en fleurs

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. Une dame veut nous remettre sur le Camino (qui part à droite à peine franchie la voie ferrée) et ne va pas tout droit comme nous. Nous lui disons que nous allons dormir un kilomètre devant et reprendrons le Camino au passage à niveau demain. Nous parlons brièvement du Camino qu’elle dit trouver très beau (elle a dû en faire un autre parce qu’elle ne semblait pas parler de celui-ci).
Et nous voilà arrivés au terme de notre première étape. Pas trop fatigués.

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Avant de partir Mozarabe

La route était tracée, les étapes préparées.

Manque de chance, ce qui devait être fait cette année est remis en cause car la pèlerine, lors d’une récente randonnée sur les terres de Madère, s’est fracturé le tibia et le péroné, en trois endroits à hauteur de la cheville.

C’était le deux avril 2011. Elle ne pourra poser à nouveau le pied par terre que vers la fin juin, après une sérieuse rééducation. On verra si les plaques et vis qui lui ont été posées lui permettront de chausser des chaussures montantes.

Nous en reparlerons en septembre prochain, je l’espère.

17.07.2011

Nous ne partirons pas en septembre comme espéré. La rééducation est plus longue qu’attendue. La pèlerine remarche, monte les escaliers sans béquille mais le rythme n’y est pas. Patience…

05.12.2011

A ce jour, toujours pas de projet de nouveau départ. Après des quantités de séances de kiné, la pèlerine marche mais doit, chaque jour, prendre des bains de « cheville » glacés et chauds, se tartiner la dite cheville avec de l’argile verte… Après avoir subi une scintigraphie où le praticien a décelé une algodystrophie froide (?), nous continuons les séances de kiné et attendons début janvier 2012 pour voir le chirurgien qui définira la date à laquelle les vis et plaque seront retirées.
La pèlerine pense que c’est la présence de ce matériel qui l’empêche de marcher normalement, ne pouvant convenablement appuyer sur la cheville.

A suivre et bonnes fêtes à celles et ceux qui liront ce message.

20.02.2012

Impatience, impatiences…
Le 28 Février prochain, dans huit jours, la pèlerine se verra retirer les plaques et vis posées dans sa cheville à Madère.
Tous les espoirs sont permis pour un nouveau départ sur le Caminho pela Costa, en septembre ? Qui vivra, verra !

20.08.2012

Le matériel fût enlevé et la pèlerine s’en trouva fort heureuse.
Moins de douleur, surtout. Elle est arrivée à marcher sur deux jours consécutifs, sans chargement aucun, deux étapes donc d’environ 20kms. Cela va dans le bons sens mais nous ne partirons pas vers l’Apôtre dans le courant de l’année 2012.
2013, c’est à nouveau l’Australie, au printemps, pour la naissance de notre petite fille ou du deuxième petit fils. Qui vivra, verra.

26.12.2012

La pèlerine reprend espoir (et moi aussi, par la même occasion).
Hier, jour de Noël 2012, elle a souhaité, après déjeuner, aller marcher sur le plateau de la Justice qui domine Eze et l’Est de Nice. Ajoutant, qu’en mai ou juin, nous pourrions peut être, si tout va bien, partir pour le Caminho Portugues…. Pourvu que cela soit vrai ! A suivre…

02.05.2013

Deux ans ont passé depuis l’accident de la malléole. Aujourd’hui, la pèlerine vient de déclarer, je cite : « Le pied va bien, on va pouvoir attaquer le Portugais ». Alors, on y va, vraisemblablement du 11 Septembre 2013 au 1er Octobre 2013.
Je cherche déjà les billets d’avion pour Porto d’où nous partirons.
A suivre mais quel soulagement !

18.08.2013

Les billets sont réservés, nos logements aussi. L’équipement est prêt !
Dans un mois, on remet la semelle sur le Camin(h)o !

02.10.2013

Sommes de retour. Le voyage s’est bien passé, merci.
La pèlerine ayant eu un lumbago, traité par un ostéopathe du coin, nous avons dû tout annuler, sauf les billets d’avion qui nous ont servi à faire une visite de la Galice et des Asturies, du moins des coins que nous ne connaissions pas à pied. Je laisse l’onglet Caminho de la Costa en place au cas où nous déciderions de le faire avant le printemps prochain où la rumeur dit que nous pourrions aller nous tester sur le Cami Catala et rejoindre Puente la Reina où nous sommes déjà passés. A suivre…

17.02.2014

Foin de Cami Catala.. nous partons le 20.03.2014 pour le test pour Grenade. Nous attaquons le Mozarabe avec l’idée d’aller jusqu’à Cordoba pour voir comment se comportent les chevilles. Si tout va bien, nous reviendrons sur le Camino depuis Ciudad Real et marcher sur le Manchego jusqu’à Toledo, enfin, si tout va bien. A suivre… une fois de plus !

01.04.2014

Sommes de retour de notre marche test sur le Mozarabe. Tout s’est bien passé et nous en sommes contents. Moins de peps qu’il y a six ou sept ans mais le pas est bon. On repartira en septembre pour faire le Portugais par la côte. Nous garderons les chemins cités ci-dessus pour plus tard !

Bandeira – Santiago

Nous prenons un petit déjeuner copieux à l’hôtel Victorino. Servis hier soir par la patronne, c’est le patron qui nous traite…très bien.

 

http://www.hotelvictorino.com

 

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C’est une bonne maison que la sienne ! Pour moins de 70 €, nous avons eu une très bonne étape.
Nous quitterons Bandeira par le bus de 9h16 , direction Puente Ulla ce qui nous fera avancer de douze kilomètres sur un total de trente deux.
Si tu veux aller loin, ménage ta monture.
Quelques kilomètres après être parti de Bandeira, le bus s’arrête.
A l’arrêt, une bonne vingtaine de dames endimanchées montent dans un chahut indescriptible. Elles ont toutes plus de cinquante ans et semblent bien excitées à l’idée d’aller à Santiago. Lorsque le bus redémarre, elles se mettent à chanter une sorte de romeria nostalgique. Et cela a pour but de faire oublier par le chauffeur que nous nous arrêtons, du moins théoriquement à Ponte Ulla.
Résultat, se confondant en excuses, il nous débarquera en haut de la côte qui suit Ponte Ulla. Et, heureusement que la dame qui est devant nous s’est rendu compte de la situation, ayant entendu, probablement que Ponte Ulla était notre destination. Elle a signalé notre cas au chauffeur qui était bien ennuyé…
Prenons un café et demandons un sello dans un bar sur le bord de route et comme nous sommes hors chemin, nous suivons la N525 jusqu’à retrouver des indications exploitables que nous comparons avec notre guide Raju. Nous savons que le chemin est à deux kilomètres à droite car nous trouvons des références indiquant la capilla de Santiaguino et nous pouvons voir le Pico Sacro depuis la route.

 

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Nous la suivrons jusqu’à Susana empruntant, dès que possible, les tronçons disponibles de l’ancien tracé.

 

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Puis, montant et descendant les diverses collines rencontrées, nous nous approchons de notre destination finale, traversant de petits hameaux,

 

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passant sous de belles treilles, recevant d’un vendangeur une belle grappe de raisin noir.

 

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A l’arrivée à proximité de l’ermita de Santa Lucia, nous devrons nous équiper « pluie » car il semble que cela se gâte et quelques gouttes arrivent en avertissement. Les belles treilles ne nous protègeront pas !

 

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Belle, ultime et longue montée vers Santiago, destination promise. Mais avant, il faudra passer les travaux de l’AVE, train rapide qui circulera bientôt entre Ourense et Santiago. En hors d’oeuvres, nous est servie une belle côte de boue rouge et comme il a bien plu…
Cette photo a été prise à la fin du bourbier.

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Ensuite, une fois passés sous le pont autoroutier, il nous faut traverser les voies actuelles et futures sur un pont bien encombré en suivant un passage piéton balisé sans lequel l’on n’arriverait jamais.

 

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Encore une côte, sur du goudron et en « banlieue », puis nous découvrirons la Cathédrale devant nous, au loin, en bas, semble-t-il de cette belle voie pavée descendante. C’est quand même plus joli, malgré le temps, que l’arrivée du Camino Francès, non ?

 

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On croit que c’est fini mais non. Il nous faut remonter pour entrer en ville.
En haut, nous nous attablerons pour un repas à 8 €, au bout de la rue do Sar do Afora.
Puis, pour la troisième fois, nous dirigerons vers le Bureau des Pèlerinages de Santiago pour recevoir la Compostela. Lors de nos précédents passages, la file d’attente n’était que de dix personnes peut être. Là, c’est une file qui commence, pour celles et ceux qui connaissent, en bas des escaliers. Nous attendrons notre tour…
Puis, direction l’office du tourisme, non loin de là, pour un plan car nous ne savons pas comment aller à notre hôtel même si nous connaissons bien Santiago et surtout la ville historique.
Très bon accueil à l’hôtel en français et avec le sourire. Vaste chambre dont la moquette pourrait être moins tachée. Vue sur un stade de football de quartier ou d’école et sur le monastère de Belvis. Calme absolu. Résidents tranquilles. La réceptionniste nous recommandera deux restaurants, un pour ce soir, un pour demain soir, établissements peu fréquentés par les touristes, dit elle.
C’est à moitié vrai pour le premier, la Bodeguilla San Roque, en haut, à l’extérieur de la vieille ville. Bonne nourriture. Attention, vite plein.
L’autre nous ne savons pas car nous n’y sommes pas restés car la salle est en quelque sorte en sous sol, sans aération naturelle apparente. Claustrophobes, oubliez ! Les premiers clients assis étaient des japonais…et devant nous, s’installaient quatre scandinaves. En fait, c’est surtout la salle qui nous a fait partir, même si elle est vaste et bien éclairée.
Nous sommes allés dans un restaurant Tafona, à proximité de notre hôtel, lui même restaurant d’hôtel. Menu à 16 € par personne sans le vin. Très bien. Bon endroit pour ceux qui souhaitent (et qui peuvent) fêter leur arrivée à Santiago. Je ne peux résister à me rappeler le dîner : antipasti sous forme de mousse de lentilles aux truffes, lasagne aubergines, salade et croquettes de fromage aux fraises, joue de porc aux pommes fruits pour la pèlerine et filets de loubine, glace au fromage et pain caramelisé. Arrosé par un Rioja de derrière les fagots..à 14 €.
En arrivant à l’hôtel, nous aurons la surprise, d’assister, derrière nos carreaux, à une soirée « bizutage » bon enfant entre garçons d’un côté et filles de l’autre, sur le terrain de foot, avec force démonstrations de force et envoi de paquets de farine et poches plastiques pleine d’eau. Marrant et pas méchant du tout. A minuit, tout est rentré dans l’ordre.
Le lendemain, nous sommes partis à la messe des pèlerins. C’est notre première en année jacquaire et vraisemblablement notre dernière.
Impossible d’entrer dans la cathédrale tellement il y a de monde, essentiellement des pèlerins venus en bus. Nous avons assisté à la messe des pèlerins, tournant le dos à l’autel, ne pouvant trouver une place sauf à s’asseoir sur les margelles des bas de colonnes de la cathédrale. Une foule immense était debout, assistant à la messe, tandis qu’une cohorte de touristes défilait dans la nef, parlant, riant, prenant des photos au flash, etc..
Si nous n’avions pas connu, lors de nos précédents pèlerinages, la cathédrale et la messe des pèlerins en tant normal, nous aurions été fortement déçu de ce que nous avons vécu cette année.

Le lendemain, nous sommes partis à Finisterre, en auto. Fin de l’aventure.
La prochaine ? Le Portugais depuis Porto ? L’an prochain ?

Kilomètre 0 ! Le bout du bout !

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Lalin – Bandeira

Bonne nuit. Le vent a cessé et le ciel est bien dégagé. Pas de pluie mais le temps a beaucoup fraîchi.
Après le petit déjeuner, une fois la note réglée (48 € petit déjeuner compris), nous revoilà dehors.
Pour rejoindre le Camino et ses flèches, il nous faut prendre et suivre la route de Santiago (N525) sur cinq kilomètres environ.

 

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Nous pourrons emprunter le trottoir jusqu’à, quasiment, la fin de la zone industrielle Lalin 2000 et c’est heureux car le trafic automobile est intense pour cause d’embauche du matin.

La zone Lalin 2000 souhaite bon voyage au pèlerin !

 

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Nous suivons la route jusqu’à l’échangeur autoroutier qui précède les travaux de la ligne de chemin de fer rapide. L’endroit n’est guère approprié pour le pèlerin mais, en étant vigilant, on s’en sort.
Une fois l’échangeur passé, nous descendons vers Laxe et passons devant la magnifique auberge de pèlerins de ce tout petit hameau.
L’auberge est le seul bâtiment moderne sur cette photo, à gauche.

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Nous aurions pu rester sur la nationale car, après l’auberge, nous remontons la trouver.
Mais, nous n’aurions pas pu ramasser autant de noix fraîches que nous l’avons fait…
Et de filer en avant, tantôt sur la nationale, tantôt sur une petite route ou un petit chemin qui lui est parallèle, découvrant le chantier de la ligne AVE Ourense-Santiago sans ses rails…

 

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Après Boralla, c’est avec une hésitation certaine que nous prenons, au vu du pont moderne qui est sur notre droite, l’ancienne route qui va nous faire descendre vers le pont de Taboada. Nous craignons que la boue et l’eau nous y attendent et que nous soyons obligés de remonter.
Non, cela se passera bien. Le pont, daté de l’an 982, est bien solide et assez haut par rapport au lit de la rivière. Pas de problème de boue ou d’eau.

 

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Il est d’ailleurs précédé et suivi d’une magnifique et bien conservée, calzada romana que nous empruntons pour remonter vers Taboada dont nous ne verrons pas grand chose. Le chemin se perd au milieu de chênaies magnifiques.

 

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A la sortie de ce petit hameau, une dame qui ramasse des noix viendra à notre rencontre pour nous en offrir. Nous n’en prenons que quelques unes mais elle veut qu’on prenne tout !

Le chemin continue à longer la nationale jusqu’à arriver à Silleda, non sans avoir été détourné par un chantier de bonne taille.

 

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Nous irons à l’auberge pour un sello self service en compagnie de trois bicigrinos portugais. Repas de mauvaise qualité dans une parillada à la sortie de la ville, au même endroit que les portugais d’ailleurs sinon en leur compagnie. Beaucoup de viande trop cuite avec un flan industriel.
Nous continuerons notre chassé croisé avec la nationale jusqu’à Bandeira où nous devons dormir.

 

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Arrivés à 17h00, seuls clients de l’hôtel, nous nous installerons dans une chambre plutôt fraîche, autant dire que les ablutions seront rapidement expédiées. La lessive aussi.
Un petit tour du village nous enseignera que Bandeira, en dehors des camions remorques qui la traversent en quasi permanence, n’a pas grand chose à offrir.
Retour à l’hôtel pour attendre, au frais, l’heure du dîner, 20h30.

 

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A l’heure dite, nous sommes en bas et ma première question est : Peut on avoir un chauffage d’appoint, électrique, par exemple, pour réchauffer l’air de la chambre ? Pas de problème me répond-on, et le voila parti ouvrir la chaudière et monter dans notre chambre pour vérifier si les radiateurs sont bien ouverts. Sympa.
Une bonne soupe, en attendant, va nous réchauffer. Suivie d’un plat de morue au « pimenton » servie pour six personnes avec des pommes de terre.
Une bouteille de rouge et un flan maison à se damner.
Retour dans une chambre chauffée, l’atmosphère peut se détendre !

Ourense – Lalin

Toute la nuit, un véritable déluge s’est abattu sur Ourense et sa région.
Des pluies fortes sans arrêt et un vent féroce qui hurle dans les fenêtres.
La télé du matin parle de la première tempête automnale.
Consultation réciproque des pèlerins. Conclusion : Nous n’allons pas marcher dans ce déluge. Autre conclusion : Nous allons partir d’ici en bus.
Nous attendrons une accalmie, jusqu’à midi presque, et rejoindrons l’arrêt du bus pour partir vers Ourense et, de la gare routière, vers Lalin qui offre davantage de possibilités de logement que la « Estacion de Lalin » qui figure dans les guides mais n’a pas grand chose à offrir.
Attendant le bus, nous parlons à une pèlerine espagnole, de Zaragoza, qui n’en n’est pas à son premier Camino non plus et qui a eu la même idée que nous.
Elle va profiter de l’accalmie pour marcher un peu à partir de Faramontaos jusqu’à Cea. Quelques minutes après sa descente du bus, le déluge reprend avec une intensité extraordinaire. La pluie tombe dru à l’horizontale. Les fenêtres du bus, à chaque virage à gauche ou à droite reçoive un déluge d’eau provenant du toit. Et cela sera ainsi jusqu’à Lalin. Nous avons beaucoup pensé à cette dame qui devait avancer dans des conditions difficiles. Je ne suis même pas certain qu’elle ait eu une réservation à la casa rural dont elle parlait, nous ayant dit, qu’elle non plus, ne dormait pas dans les auberges.

Pendant que nous déjeunons dans un restaurant proche de la gare des bus, le déluge se renforce.

Nous descendrons vers le centre de Lalin pour trouver notre hôtel sans vraiment savoir où il se trouve.

 

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Nous demandons deux fois notre chemin.
Puis arrivons à l’hôtel Pontiñas. Accueil « bof ».
La pèlerine restera dans la chambre pendant que le pèlerin ressort pour aller chercher le sello. Il fera le tour de Lalin, désert, sous le déluge qui ne cesse pas, pour trouver le bureau de la police municipale, fermé. Redescendant vers l’hôtel , la voiture de patrouille passe et va se garer trois cents mètres plus haut. Le pèlerin remonte et frappe à la vitre.
Pas de problème, me dit-on, redescendez au bureau, on arrive !
Je n’attendrai pas longtemps et les deux policiers semblent ravis d’apposer leur timbre sur la créanciale. On parle un peu du camino et aussi de l’endroit où l’on peut manger à Lalin où tout semble fermé en ce dimanche soir.
Allez à la Pulperia San Roque, me dit-on. Je reviens à l’hôtel et motive la pèlerine pour ressortir sous ce déluge, à 20h30 pour dîner. J’étais passé en sortant du bureau de la police pour demander à quelle heure ils servaient.
Bon dîner simple dans ce tout petit restaurant où les patrons ont travaillé en Corse et aussi… en Suisse. Donc, ils connaissent notre langue même s’ils ne la pratiquent pas beaucoup.
Retour à l’hôtel sous le déluge.

 

 

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