Montmeyan – Esparron

27.10.2005

Quatre jours. Nous avons attendu quatre jours avant de repartir, alors que nous avions initialement imaginé un break d’au moins une semaine. L’appel du chemin !
Il est huit heures et le bus de Nice vers Marseille quitte son point de départ. En route pour St Maximin la Ste Baume. De là, nous rejoindrons Varages, à quelques kilomètres de Montmeyan, par un petit bus bien sympa dont la « chauffeure » conduit paisiblement et sans risques. Nous serons les seuls passagers sur la plus grande partie du trajet jusqu’à Varages. En fait, rejoindre Montmeyan était bien difficile à organiser sans y re-passer une nuit avant de repartir sur notre Chemin.
Nous avions fait un petit repas dans un snack, à St Maximin, après avoir visité la Ste Baume et avant de prendre le bus. Nous somme donc prêts à reprendre notre cheminement et re-démarrons pour une petite étape puisque nous nous arrêterons à Esparron, place du Four vieux, à la Maison des Pallières.
Avant d’y arriver, nous suivons la rive du ruisseau Grand Vallat où se trouve une petite route qui semble être une ancienne voie ferrée, bien calme, animée quelquefois par des chiens aboyeurs bien dérangeants. Retrouvons la D561 pour quelques centaines de mètres avant de la longer cette fois à droite sur l’ancienne voie ferrée.

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Toujours tout droit au calme et au soleil d’octobre et nous bifurquons à gauche pour monter la Colle de Gaillard et atteindre notre étape à quelques 500 mètres d’altitude. Nous ne voyons guère d’indications et montons au plus haut du village. Nous trouvons notre havre de paix et somme gentiment accueillis par le maître de maison. C’est une série de belles chambres au confort douillet qu’il nous montre. La nôtre est la moins chère et aussi la plus petite. Le confort est agréable sommes toutes et il doit être bien sympathique de résider quelques jours dans cette maison.
En attendant, il n’y a pas de possibilité de table d’hôtes ni de restaurant dans le village. Nous mangerons les quelques bricoles qui restent dans notre sac. Le maître de maison nous offre une table dans la salle des petits déjeuners et, geste aimable et mémorable, un demi de rosé bien frais qui tombe plus que bien !
Nuit tranquille, sommeil réparateur.

www.la-provence-verte.net/…/chambre-hotes-esparron-de-pallieres-la-de..
Nous avons payé Euros 54 pour la nuit.

Tourtour – Montmeyan

23.10.2005

Petit déjeuner et en route vers la suite. Il fait beau et frais, super temps pour marcher. Revenons vers Tourtour pour sortir du village par la petite route vers les Espalus en direction d’Aups. Passons les carrières du Camp Redon et l’ancienne décharge qui n’en finit pas et ne donne pas une belle image de cette belle région et rattrapons la route RD 77. Comme nous ne suivons pas de chemin balisé par ce qu’il n’y en a pas sur notre parcours, nous évitons dès que possible les routes que nous identifions comme porteuses de trafic. En ce dimanche matin, il n’y en a guère et nous pouvons suivre la route en toute sécurité.
Tentés par un chemin à gauche qui nous permettrait quand même de ne pas marcher trop sur le goudron, nous partons faire un crochet bien inutile dans le Vallon des Espouvériès, dans lequel nous aurions bien pu nous perdre, pour mieux revenir sur la route…

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Nous avons quand même progressé un peu vers l’ouest…
Marchons sur la RD 77 en direction d’Aups . Toujours peu de trafic et c’est tant mieux. Nous marchons sur le bas-côté, rarement côte à côte.
Arrivés à Aups pour acheter le casse-croûte et le pain en plein jour de marché.
Cherchons notre route et comprenons que nous devrons suivre la RD 9 jusqu’à Moissac Bellevue que nous devinons au loin. Longue ligne droite avec davantage de voitures. Nous marchons encore sur le bas-coté. Il fait beau et nous nous arrêterons au pied de Moissac pour manger à « l’ombre » d’un crucifix avant de continuer sur la gauche une petite route qui évite Moissac et nous permet d’atteindre la RD 30 que nous suivrons jusqu’à Régusse. Moins de trafic. A Régusse, que nous traversons dans le silence ambiant, halte à la terrasse d’un bar où bon nombre de chasseurs font un break et se racontent des histoires de chasseurs. Continuons sur Montmeyan à la sortie de Régusse. Longue ligne droite dans une belle forêt provençale, la forêt domaniale de Perenc sur plusieurs kilomètres avant notre arrivée à l’étape qui se méritera car il nous faudra encore monter le raidillon de Montmeyan.

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Notre coucher est réservé mais pas le couvert. Tour rapide de Montmeyan, bien calme. Aucun restaurant ouvert en ce dimanche soir. Problème. Nous n’avons pas grand-chose à grignoter pour ce soir. Faute d’avoir trouvé une solution, nous rejoignons notre chambre d’hôtes. Une chambre bien sympa, meublée à l’ancienne avec tout le confort nécessaire en plus du calme et dotée d’une magnifique terrasse d’environ 40m2 pour nous seuls. A peine somme nous installés que l’orage qui menaçait depuis un moment éclate dans un déluge d’eau.
Notre hôtesse nous avait préalablement rassurés pour le dîner en nous disant que, compte tenu de notre situation de pèlerins, elle était prête à faire un effort particulier pour nous et nous conduire à Quinson à quelques kilomètres de là où elle a obtenu, au téléphone, que le restaurateur nous cuisine quelque chose à condition que nous n’arrivions pas plus tard que 19h30 ; ce qui fût fait. Sympathique accueil, bon dîner et retour par les mêmes moyens. Notre hôtesse et son époux revenus nous chercher en voiture et le restaurateur nous a prêté son téléphone pour les appeler avant car nos deux portables, bien que sur deux réseaux différents ne « passaient pas » à Quinson.
Moment à se rappeler quand il arrive que nous doutions de la nature humaine. Moment rare !
Ici, s’arrêtera notre parcours pour ce tronçon de jours de marche plus long que les autres. Le constat est positif, nous devenons de plus en plus endurants et la marche de plus en plus plaisante.
Demain, nous rentrons chez nous. De très bonne heure, voir photo ci-dessous, un taxi viendra nous prendre pour nous conduire à Barjols où nous prendrons le car pour Draguignan et un autre pour Grasse dont nous descendrons à Callians.

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Nous avons payé Euros 55
Dîner Relais Notre Dame à Quinson 04.92.74.40.01

Figanières – Tourtour

22.10.05

La nuit fût tranquille et le petit déjeuner copieux. Nous quittons notre hôte vers 8h30 dans un air rafraîchi et filons vers le centre du village, cherchant un chemin vers Draguignan. C’est finalement le gérant d’une supérette qui nous indique la bonne direction non sans nous avoir jalousé d’être sur le Chemin de St Jacques « qu’il aimerait bien faire, lui aussi ». Nous rencontrerons beaucoup de personnes comme lui, « voulant mais ne pouvant pas ».
Et nous montons et descendons le bois de Panisse, plus court chemin pour rejoindre Draguignan depuis Figanières.img455c697774cec

Traversée de la ville sans grand intérêt. Achetons sandwich et boissons dans le centre. Alors que nous attendons d’être servis, une jeune femme accompagné d’une petite fille s’adresse à nous : « Svp, (elle a vu les coquilles st jacques qui ornent nos sacs) vous allez à St Jacques ?
-oui. – Alors, je vous souhaite bonne chance ». Et elle s’en va… Comme cela fait plaisir d’être reconnus comme pèlerins !
Continuons vers le pont d’Aups avant de monter vers notre prochaine halte, Tourtour.

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Nous montons donc dans un sous-bois bien agréable et bien calme mais toujours sur du goudron. Peu de rencontres, d’ailleurs nous ne verrons pas grand monde dans ce qui sera une longue et continue ascension vers Tourtour. Pont d’Aups180m – Tourtour 613m.

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Casse-croûte sur le chemin bien sûr, franchissement du pont romain et un dernier coup de reins pour rattraper la D51 que nous suivrons jusqu’au village de Tourtour sur lequel nous découvrons de belles vues en arrivant.

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Arrêt à la porte du village pour tenter de réserver une table dans un restaurant sympathique. Sans succès. Tout est réservé. Sommes trop fatigués pour attendre le deuxième service. Pas de regrets, continuons vers notre halte, chez Mr Bouillard, route d’Aups, après avoir traversé le village. Chemin faisant, nous nous sommes arrêtés à l’Office du Tourisme où nous avons été fort bien accueillis.

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Accueil poli sans beaucoup de chaleur, nous dirons professionnel. Un verre de rafraîchissement en compagnie de deux gros chiens. Et voici la chambre. Il y a tout ce qu’il faut. En fait, il semble que nous logions dans un garage aménagé. Nous sortons, ensuite, en ville, après les douches et le repos pour dîner. Nous avons fort bien dîné dans le bar-restaurant situé sur la place, à droite en remontant de chez nos hôtes. Nous étions les seuls clients et fûmes particulièrement bien traités par un jeune serveur. Excellent dîner (assiette de champignons frits) pour pas très cher. A recommander donc.
Retour dans le noir. Route pas éclairée, entrée du gîte pas plus éclairée. Retour laborieux avec la fatigue. Bonne nuit de repos.

Etape : Le Mas de l’Acacia, Chemin des Peyroues Tourtour 04.94.70.53.84

http://blog.infotourisme.net/le-mas-de-lacacia-et-sa-vue-exceptionnelle/
Nous avons payé Euros 50 pour la nuit.

Seillans – Figanières

17.10.2005

Seillans – Figanières

Belle nuit, bon breakfast, beau temps.

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Gaillards pour démarrer. Remontons un peu la route vers Seillans et à gauche vers Claviers.
Nous suivons une petite route suivant le tracé de l’ancienne voie ferrée et franchissons le viaduc du Rayol.

Longs moments sans aucun bruit, ni voiture, la paix en somme. Le pas est vaillant et la bonne humeur de rigueur.
Au lieu dit la « Cougnasse », après un moment d’hésitation, nous continuons à suivre notre voie ferrée désaffectée au lieu de suivre la route RD 55.
Jusqu’au moment où notre (ex) voie ferrée entre dans un tunnel.
Tunnel fermé par des plaques de fer (peut être une champignonnière). Conseil des sages. Il faut remonter vers la route. Montons ! Pour nous trouver dans une propriété privée, vaste étendue dégagée qui ne nous cache en rien des regards. Pas à l’aise, surtout si un chien montait la garde.
Nous parvenons à sortir de la propriété ouf, sans chiens aux fesses. Mais il nous faudra y revenir car l’accès à la route est fermé par une grande haie d’épineux. Nous longeons la propriété, escaladons et Odile, sous pression, se blesse à la main. Sang, pas contente, j’ai droit à quelques commentaires… et nous sortons de la propriété par l’entrée principale. Nous voici sur la route au moment où passe une voiture de la gendarmerie … qui nous ignore. Ouf. Nous présentions bien avec nos sacs à dos, une main en sang, l’air dégagé….
Nous marchons vers Claviers sur la RD 55 toujours avec peu de trafic. Nous atteignons Claviers pour y acheter du pain et le casse-croûte du midi.

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Belle vue sur Bargemon au loin un peu plus haut de l’autre côté de la vallée. Descente et remontée vers Callas sur la RD 425 et franchissement du premier col d’une longue série, le col de Boussague (431m) !
Descente sur Callas, pique-nique près du Cimetière et de l’Ecole.
Quelques gouttes au moment de repartir, arrêt café pour enfiler les ponchos et continuons dans la bonne humeur pour enlever les dits ponchos quelques centaines de mètres plus bas, le soleil étant revenu. Toujours sur une petite route sans guère de trafic, sauf les postières en voitures jaunes, nous traversons Camp-Redon, puis le Pas St Blaise, lieus dits situés dans un bel environnement d’oliveraies aux couleurs changeantes.
Nous arrivons à Figanières, notre étape vers 16 heures. Il fait toujours aussi beau et aussi chaud. Sans le savoir, nous passons à proximité de notre chambre d’hôtes. Nous continuons sur la RD 54 et montons vers le village en passant devant la Coopérative vinicole. Dans le village, nous montons à l’église puis redescendons pour trouver l’avenue des Marthes, près du collège et notre halte, le Mas des Oliviers, chez Mr Defamie qui n’est d’ailleurs pas là quand nous arrivons. L’attente sera brève. Accueil charmant et aimable, un pot de bienvenue et une sympathique conversation, puis nous prenons possession de nos pénates où la douche nous attend. Le dîner sera servi à 20h ; en attendant repos et lecture sur la carte de l’étape de demain. Mr Defamie s’avèrera un bon cuisinier et un hôte attentionné. Nous découvrons le rosé produit par la cave devant laquelle nous sommes passés tout à l’heure !
Nul besoin de berceuse, la marche et le rosé aidant.

Etape : le Mas des Oliviers, avenue des Marthes, Figanières 04.94.67.91.74.
Nous avons payé Euros 47 pour la nuit et Euros 20 p/personne pour le dîner.

Saint-Cézaire – Seillans

16.10.2005

St Cezaire – Seillans

Après nos galops d’essai, nous voici fin prêts et bien décidés à partir pour « plusieurs jours » chose non encore réalisée jusqu’ici. Le départ de St Cezaire a lieu à 8H30. Nous sommes venus, de bonne heure, en voiture, d’ Eze. Nous cherchons un endroit pour garer la voiture d’une manière sécurisée pour plusieurs jours, achetons un chausson aux pommes dans la boulangerie située en face de l’office du tourisme. Cette aimable boulangère ne sait pas d’où part le chemin du Pont des Tuves. Nous trouverons seuls.
Descente dans le brouillard sur un chemin entretenu mais bien pierreux. Le temps est humide car il a beaucoup plus les jours précédents. Les nuages finissent par se lever et nous descendons vers la Siagne qui fait entendre un cours que l’on devine tumultueux. A un point du chemin, nous tournons à droite pour continuer vers la rivière, le chemin sur lequel nous étions continuant tout droit. Il n’y a plus de panneau indiquant le chemin de la rivière. Un dégourdi désoeuvré a dû passer ses nerfs dessus. Nous traversons un petit ruisseau « domestiqué », sorte de canal d’irrigation ou déviation de la Siagne, sur un des nombreux ponts aménagés. Arrivés au bord de la Siagne, surprise, on ne passe pas. Inondé, le chemin est impraticable.
Nous essayons de contourner l’obstacle sans succès. Il nous faut remonter un peu le chemin, pleins d’espoir pour le contournement. Nous nous enfonçons dans le lit d’un affluent à sec parmi les rochers couverts de mousse et des arbres morts. Nous montons toujours plus haut dans ces halliers et ronciers sans trouver l’ombre d’un passage. Rien à faire, nous transpirons, nous accrochons partout, salissons nos beaux sacs qui connaissent leur première épreuve pour finalement renoncer et revenir sur le chemin et contrits, remonter à St Cézaire.

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Celles et ceux qui connaissent ce chemin savent l’effort qu’il en coûte, surtout chargés. Bref, nous revoila en haut, vaincus mais pas abattus.
Un coup d’œil sur la carte IGN et hop ! dans la voiture. Honnêtement, dirons nous, la descente, le canyoning forcé, la remontée « valent » le fait que nous gagnions Callian en auto. Ce village est de l’autre côté de la Siagne et il était sur notre parcours.
Arrivés à Callian, il est onze heures. Nous garons la voiture et achetons un en-cas à la boulangerie du village où l’aimable commerçante nous indiquera comment rejoindre la route vers Fayence en évitant la route qui fait plusieurs lacets. C’est parti. Le temps menace.
Halte dans une cabane de vente de fleurs, désertée pour la saison, pour manger. Le crachin accompagne notre repas et pour la première fois nous nous équipons « tous temps » lors du redémarrage. On continue !
Longer la RD sera un vrai supplice. Nous aurons à composer avec les voitures, les bus et les camions qui semblent alimenter un flux « d’embauche » intarissable.

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Arrivés à Fayence, un café s’impose. Le cafetier, ayant compris que nous allons vers Santiago, nous regarde d’un oeil interrogateur semblant douter de notre bon sens.

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Continuation vers Seillans en longeant « l’ancienne route de Seillans » que nous trouvons quelques centaines de mètres à la sortie de Fayence qui nous met à l’abri du trafic automobile. Nous n’entrerons pas dans le village.
Seillans est passée, l’espoir est revenu car la pluie a disparu, mais les jambes commencent à être lourdes.

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Nous attaquons le dernier tronçon qui nous amène vers notre chambre d’hôtes à environ 2.5 kms de Seillans, le Mas d’Engaspaty.
Jolie chapelle en route et nous trouvons un hôte aimable et souriant qui nous installe sur le champ dans une belle et confortable chambre. Première douche de pèlerin en dehors de chez nous. Dîner sympa et au lit !

Etape : Le Mas d’Engaspaty, route départementale 53, les Pételins 83440 Seillans 04.94.76.88.60.
Nous avons payé (20.10.05) Euros 60 pour la chambre et Euros 22 pour le dîner p/personne

Roquefort les Pins – Saint Cézaire

Roquefort les Pins – St Cezaire

Forts de l’expérience précédente, nous décidons, avec l’aide cette fois de notre fils Loïc et de Fabienne, sa future épouse, de revenir à Roquefort les Pins avec notre voiture. Les enfants viendront nous prendre à St Cezaire et nous reconduirons à notre point de départ matinal.
Il est 8 H 15 quand nous repartons de la Mairie de Roquefort les Pins. C’est dimanche, il fait frais mais beau et la route est très calme.
Plaisir de marcher d’un bon pas, d’un pas un peu plus vaillant que lors des deux précédentes étapes, toujours sans bobos physiques, pas d’ampoules, pas de tendinites et autres ennuis. Ca viendra plus tard !

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Nous marchons sur la route de Valbonne, vers Opio, cadre ravissant, longeons un premier golf sur notre gauche.

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Paix et verdure. Plein ouest, nous traversons des quartiers résidentiels avec des chiens plus ou moins agressifs montant la garde derrière leur grillage respectif.
Comme il fait de plus en plus chaud, nous enlevons une couche de vêtements à proximité d’un autre golf situé cette fois-ci sur la droite de notre chemin dont l’entrée est ornementée d’un magnifique point d’eau. Lors du déhabillage, j’en profite pour perdre mes lunettes de vue, ce dont je me rendrai compte deux kilomètres plus loin.

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Après un croisement, nous subissons notre première menace (dissuasion) canine lorsque qu’un chien-loup, nous ayant repéré au loin et ayant jugé la distance acceptable, commence une course en diagonale vers nous à travers champ. Il se tient cependant à une distance respectable de ses cibles, ayant peut être dans le passé eu à expérimenter une mauvaise rencontre avec le bourdon (bâton de marche) d’un pèlerin même s’ils n’abondent pas dans ce secteur.
Il aboie fort, montre les dents, mais se cantonne à la limite du terrain de son maître, même s’il évolue sur la route et nous aussi.
Je rassure tant que je peux Odile, mon épouse, qui marche, raide et effrayée, le souffle court.
La caravane passe et le chien aboie. Nous avançons.

Mes lunettes. Fouille des poches, des sacs. Rien.
Pas pratique pour lire la carte IGN mais les lunettes de la pèlerine feront l’affaire.

Arrivons dans Grasse, après une belle grimpette, où nous devons acheter le pain pour le casse-croûte. Il nous faudra monter dans le Vieux Grasse où un boulanger, outre le pain, nous vend quelques pâtisseries orientales qui feront notre dessert lors de l’arrêt déjeuner à venir.img455b46efd5a7c

Après quelques hésitations pour trouver notre chemin, dans un quartier de Grasse que nous ne découvrons pourtant pas, nous montons le Boulevard Pasteur en direction de St Cezaire. En haut du boulevard, nous prenons une petite route bien calme et ensoleillée que nous suivrons sur plusieurs kilomètres. Déjeuner sur cette même petite route auprès d’un petit bâtiment, sorte de « Cercle », témoin d’un temps où les gens du quartier vivaient entre eux et devaient se retrouver là pour fêter les grands et petits évènements. Paix et tranquillité. Il fait beau et nous continuons à monter pour rejoindre la route abandonnée à Grasse pour atteindre Cabris que nous traversons totalement.

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La fatigue venant, la tension commence à monter autant que le chemin, car la route, après le déjeuner du dimanche s’emplit des promeneurs. Nous cherchons sur notre carte à marcher sur de petites et calmes voies, en parallèle, ce que nous trouvons jusqu’à Spéracèdes puis il nous faut rejoindre à nouveau la D13 et la longer jusqu’à St Cézaire.

 

Fatigués…mais quand même assez de force pour boire une bière et un perrier en attendant que le chauffeur Loïc arrive. Le temps que faire tamponner la crédenciale au comptoir du bar et les voici.

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Fourbus, nous ne pensons même pas à leur offrir à boire. Venus à leur rencontre sur le parking, nous montons dans la voiture et repartons vers Roquefort les Pins d’où nous reprenons notre chemin de marche, avec notre propre véhicule, afin de chercher les lunettes que nous ne retrouverons pas.
Retour à Eze moins « usés » qu’à la fin des deux étapes précédentes pour une distance légèrement plus importante. Nous savons que le prochain départ sera un vrai départ avec pour objectif « Arles », haut lieu de rassemblement des pèlerins du passé.

Pont de la Manda – Roquefort les Pins

15.10.2006
Un peu plus d’un mois après !

Au vu de l’éloignement d’Eze du point de départ de notre deuxième étape, nous décidons de rejoindre le pont de la Manda avec notre propre véhicule. Notre gendre Alexis nous a promis de nous attendre à notre point d’arrivée, à Roquefort-les-Pins, pour nous ramener au point de départ de notre étape où nous pourrons retrouver le véhicule laissé le matin. Lourde intendance mais mal nécessaire compte tenu de la longueur de la phase « retour à la maison » de notre première étape !
Départ d’Eze, tôt le matin. A 8 h 00, nous buvons un café au Bar de la Manda et faisons tamponner nos crédentiales, chose que nous avions oublié au terme de notre première étape.

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Traversée du pont dans la fraîcheur du matin et les embouteillages. Le piéton passe sans encombre sur le Var. Toujours des voitures et tout droit sur la rive droite du Var où le bas-côté n’est guère praticable mais, ultréia ! nous avançons à contre-courant du flot des travailleurs qui d’une certaine façon, doivent bien nous envier.
Montée, plutôt raide, en direction de Gattières, sur un petit chemin bien calme. Fort contraste d’avec la route en bas ! Il commence à faire chaud et la côte ne faiblit pas.

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Nous atteignons le cimetière de Gattières où un « ancien » tenant compagnie à un employé municipal, croyant bien faire, nous dit gentiment : « si vous vouliez prendre le GR 51 c’est loupé, il est en bas de cimetière ! » » Perdu, répondons nous, nous ne prenons pas ce chemin mais suivons des petites routes qui vont au plus court. Nous sommes en route vers St Jacques de Compostelle ».
Stupéfaction générale. En Espagne, à pied ?

Passé St Jeannet, une aimable factrice nous indique un raccourci pour Vence qui nous fera éviter la longue boucle de la route départementale qui épouse les contours d’un vallon charmant, creusé d’un ruisseau que nous retrouverons plus bas.

Chemin bien calme et ensoleillé jusqu’à Vence même s’il monte un peu d’une manière permanente. Nous avons à peaufiner la forme physique mais cela vient chemin faisant.img455c62cb30729

Même étonnement d’un employé municipal de Vence à qui je demande notre chemin vers Roquefort. Il situe St Jacques vers Biarritz où il passe semble-t-il régulièrement ses vacances. Vence traversée, nous arrivons à une petite chapelle à un coin de rue devant laquelle un monsieur boit du Coca-Cola.
Odile prend de l’eau à la fontaine proche et ce monsieur lui dit qu’il a eu mal au ventre à cause de cette eau. Incrédule, elle emplit sa bouteille que nous boirons dans la journée. Le lendemain matin, nous saurons qu’il avait raison ! Descente et remontée dans et hors d’un beau bois bien calme et sur la hauteur à proximité d’un parcours de santé nous prenons notre casse-croûte. Puis redescente en continuant le chemin dans de beaux bois vers St Paul de Vence que nous contournons sans le vouloir. Toujours dans le bois de Gaudissard, sur des chemins par moments assez tourmentés, nous arrivons à La Colle sur Loup que nous traversons partiellement pour rejoindre la départementale.
Là reprend le ballet des voitures tel que celui que nous connûmes le matin. Peu de place pour marcher à gauche de la chaussée et des voitures nous frôlant toujours un peu plus. Bâton en avant, nous avançons, menaçant ainsi les plus étourdis ou agressifs de rayures de la carrosserie. Là, c’est une splendide Mercédes cabriolet qui par un coup de volant de dernière seconde, imitée par une Golf, nous fait sans le vouloir comprendre qu’il est temps qui nous quittions cette route.
Lecture urgente et rapide de la carte.

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Nous ne suivrons par la départementale jusqu’à Roquefort mais couperons sur un chemin de traverse très pentu et caillouteux. Suants et soufflants, nous gagnons le plat à mi colline et continuons vers Roquefort, au soleil, au calme et sans subir les menaces mécaniques.
Toujours tout droit et toujours la même mauvaise lecture de la carte. Résultat presque trois kilomètres de trop. Une dame nous a remis sur le droit chemin, bien heureusement.
Contact téléphonique avec Alexis qui ne trouve pas le point que nous lui avons indiqué pour nous retrouver. Nous optons un point plus simple, la Mairie de Roquefort les Pins. Encore deux kilomètres et nous retrouvons notre chauffeur avec notre petite-fille Emma. Coup de tampon sur la crédential par un fort aimable policier municipal et nous voila dans la voiture, roulant vers la Manda, en passant par des routes proches de celles sur lesquelles nous avons marché dans la journée.
Voiture, retour vers Eze et bouchons sur l’Autoroute A8 pour cause d’heure de pointe.
Contents d’avoir accompli cette deuxième étape mais nous sommes bien « usés »..

Saint-Jean-Pied-de-Port – Roncesvalles

14.04.2006

Après une nuit de sommeil entrecoupé de doutes sur l’étape à venir et à soigner la tendinite toujours douloureuse, l’heure du lever est arrivée. Rituel devenu quotidien de la préparation du sac, douche, soins et vite au petit déjeuner. La descente de l’escalier n’augure rien de bon.
Le petit déjeuner avalé, la note réglée, nous saluons notre hôtesse auprès de laquelle nous nous renseignons pour la direction de la route du col. En effet, par mauvais temps ou problème physique, il est conseillé par les guides de ne pas entreprendre le chemin historique.

Quelques mètres suffisent pour que je me rende compte que, en fin de compte, cela ne va pas si mal que cela. Hésitation, interrogation, accélération puis décision : nous ne suivrons pas la route de Valcarlos mais le chemin historique !

Nous franchissons la Nive mais à la sortie de la vieille ville, par le pont médiéval et non pas sur le pont de la route qui jouxte notre hôtel. Nous sommes à nouveau entrés dans la St Jean Pied de Port historique pour mieux en ressortir deux cent mètres plus loin par la Porte d’Espagne.

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Première montée rude. Nous saluons un groupe de pèlerins accompagnés d’un chien qui prennent de l’eau au départ de l’étape. Nous les retrouverons régulièrement au fil des étapes jusqu’à Puente la Reina. Ils sont italiens.

Le moins que l’on puisse dire est que les premiers kilomètres sont vraiment très physiques.
La tendinite s’est bien réveillée malgré les fréquentes applications de Cliptol. Ca fait mal mais c’est supportable ! Comme nous ne sommes pas dans la partie la plus pentue, mais eux y sont, nous voyons nos premières files de pèlerins sur la petite route vers Honto. La pente se fait plus rude encore mais il fait beau et dans cette première partie du passage du Col le paysage est superbe. Au loin, les vallées sont encore embrumées et le soleil éclaire ce magnifique environnement empreint de paix et de sérénité.

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La jambe tire mais la douleur tend à disparaître. Le rythme de la montée est soutenu et nous rattrapons un couple de jeunes filles juste avant le refuge d’Honto, d’où beaucoup de pèlerins partent pour cette étape de franchissement du col. Ils ont dû monter hier au soir pour être à pied d’œuvre ce matin.

Toujours une pente très soutenue. Nous nous sommes bien entraînés sans le vouloir en passant dans les Baronnies des Pyrénées. Le rythme est là et nous commençons à doubler un grand nombre de personnes.

 

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Il faut dire que nous ne sommes pas seuls en cette veille de Pâques à monter vers l’Espagne. Un point d’eau entouré de chevaux nous ravitaillera en eau fraîche.
A peine franchi le refuge d’Orisson, nous prenons de face un vent très soutenu qui ne nous quittera pas jusqu’au Col de Roncevaux. Très désagréable car parfois violent, il n’est heureusement pas froid.

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Encore environs quatre kilomètres et nous quittons la route du col (RD 428) pour monter un chemin herbeux qui démarre à peu près à la hauteur du monument aux pèlerins sur la droite.
Il est mal tracé mais à suivre la file des pèlerins nous ne nous perdrons pas. Toujours ce vente qui part moment nous déséquilibre et nous force à un effort plus grand pour compenser le poids du sac et sa prise au vent. A peine franchi une barre rocheuse, nous trouvons un endroit relativement abrité de ce maudit vent. Il est 12h30, et nous déjeunons (!) d’une barre de céréales et d’un bout de fromage, sans pain et à un jet de pierre de la première borne frontière franco-espagnole. Saluts aux pèlerins qui passent et qui nous les rendent. Ultreia !

Et c’est reparti ! La jambe tire un peu moins, tant mieux. Nous prenons de l’eau à la fontaine de Roland où un groupe de jeunes espagnols se ravitaille aussi. En effet, de nombreux pèlerins espagnols marchant sur le Camino Francès partent de St Jean-Pied-de-Port.
Nous passons aussi devant la stèle annonçant St Jacques à 760 kilomètres. Ultréia, encore une fois !

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Le chemin continue en longeant un longue barrière métallique mais la couche de feuille épaisse qui cache le sol masque une gadoue bien collante qui s’étend sur plusieurs dizaines de mètres. Il y a un peu de neige sur le bas côté.

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Nous montons encore une côte qui semble être le dernier morceau du Col Lepoeder, point le plus haut du parcours.

Récompense suprême après tant d’heures d’effort, nous découvrons, au loin et en bas, le plateau descendant vers Roncevaux et Burguete. Nous continuons sur la route vers le col de Roncevaux (Ibañeta) qui est à une altitude plus basse que le Lepoeder puis nous trouvons une piste à travers les pins qui descend vers l’Abbatiale que l’on devine en contrebas.

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Nous traversons les bâtiments de l’Abbatiale. Il est 15 heures. Notre hôtel est un peu en amont du bâtiment principal de l’Abbatiale. Il y a beaucoup de monde pour cause de vacances de Pâques (pèlerins et touristes espagnols). La chambre est réservée depuis la veille. Nous continuons nos habitudes prises en France : douche, jambes en l’air, repos. Puis, un petit tour dans Roncevaux où il n’y a rien d’autre que les bâtiments de l’Abbatiale, deux hôtels et l’auberge de pèlerins, bâtiment lugubre.
Il fait bien beau mais un peu frais. Une petite bière en terrasse de l’hôtel. Atmosphère étrange, la jeunesse s’amuse autour de nous, indifférente à notre exploit. En fait d’exploit, il est renouvellé, chaque jour, par des dizaines de pèlerins ! Un peu de modestie, tout de même, ce n’est pas l’Everest que nous avons franchi…
La jambe va mais je crains le moment où tout cela va refroidir. Les pèlerins vont dîner à 19h00. Nous ne les rejoignons pas, n’étant pas encore très au courant des mœurs espagnoles. Nous attendons, bien obligés, qu’ils aient fini pour prendre place. Nous comprendrons qu’il aurait mieux valu dîner avec eux mais nous croyions qu’il fallait dormir à l’auberge des pèlerins pour le faire.
Nous mangerons, mal, pour beaucoup plus cher que nos compagnons de route et nous ne serons servis qu’à 21h00….nous qui avons franchi le Col de Roncevaux aujourd’hui. Eux sont dans le refuge depuis 20h, heure à laquelle l’auberge de pèlerins ferme ses portes pour ne les rouvrir qu’à 6h00 et les refermer à 8h00. Autrement dit, tout le monde doit avoir quitté le gîte le matin à 8h00 sauf exceptions circonstanciées.

Au lit dès le repas fini, soins à la jambe. Lecture du topo de l’étape du lendemain. Bonne nuit qui fût fort ventée. Odile me dira le lendemain, qu’à 5h00 du matin, un déluge s’est abattu sur Roncevaux. Nous en goûterons la suite dans l’étape à venir !

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Chambre pour deux 45 Euros

Eze – Pont de la Manda

13.09.2005

C’est le départ. Nous allons voir de quoi nous sommes capables. Entre parler du Chemin, préparer le Chemin et marcher sur le Chemin, il y a quelques différences. On y va !
Il est 8heures et nous quittons la maison d’Eze sur Mer pour une première étape qui s’avérera bien longue.
Une photo devant la porte et en route vers St Jacques….

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Il fait beau. Nous attaquons la montée vers le plateau St Michel qui surplombe Eze et Beaulieu.

La montée vers la Moyenne Corniche est quelque peu rude pour nos mollets peu entraînés mais on y arrive. On arrive aussi à se tromper de chemin car non indiqué mais nous comprenons rapidement notre erreur et passons sous le tunnel routier, en direction de Nice, pour trouver, à droite, le chemin de mule qui monte sur le plateau St Michel.
Le chemin est bien tracé, bien net et surtout le paysage est magnifique.

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Vue sur St Jean Cap-Ferrat. En fait, nous sommes encore chez nous, dans notre environnement habituel.

Nous rejoignons la Grande Corniche et descendons vers Nice que nous devrons contourner par le Nord. Des voitures et encore des voitures. Respectueux du Code de la Route, nous marchons à gauche mais somme parfois tenus de tenir le bourdon, ou plutôt le bâton de marche, bien haut afin d’éloigner quelque peu les véhicules qui nous serrent sur le bas-côté où il n’est pas facile, par endroits, de marcher.

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Nous avons préparé un chemin « raccourci » par des escaliers mais n’en n’avons pas trouvé l’accès donc nous ferons le tour complet par l’Observatoire de Nice.
Notre descente continue jusqu’à la Chapelle Saint-Charles où nous entamons le contournement de la ville par le Nord. La découverte de petits chemins et escaliers calmes et ombragés nous ravit et nous avançons vers l’hôpital Pasteur avec une pensée pour les malheureux patients en traitement à Lacassagne qui voudraient eux aussi bien pouvoir monter cette côte un peu raide et prendre la route avec nous.
Tout droit, toujours tout droit direction Ouest, en traversant les quartiers des Quatre Chemins et de Saint Maurice. A proximité du stade de l’OGC Nice, nous rencontrons un monsieur âgé auquel nous demandons notre chemin qui s’étonne que l’on aille à la Manda à pied… et à fortiori à St Jacques de Compostelle ! Après nous avoir renseignés, il nous souhaite bonne route et nous continuons pour acheter le casse croûte que nous mangerons plus tard. Toujours beaucoup de voitures dans ces rues de contournement de la ville de Nice.
Heureusement nous trouvons encore quelques petits chemins charmant et calmes et filons vers le pied de la route qui monte à St Pancrace. Il fait chaud et cette montée, pour les néophytes que nous sommes, est longue. Premiers moments de solitude …et de transpiration !

A St Pancrace, petit vent frais bienvenu. Nous nous asseyons au pied d’une croix de pierre et attaquons le repas froid. Arrive une factrice venant relever la boîte aux lettres proche de nous. Elle aussi a bien du mal à croire que nous allons en Espagne de ce pas. Sympathique conversation où nous apprenons qu’elle pêchait dans la baie d’Eze la veille au soir mais finalement ne sait pas par où nous devons passer, à pied, pour rejoindre Colomars.
Nous reprenons la route sans trop savoir où nous sommes précisément car notre méthode de lecture des cartes IGN n’est pas, non plus, encore au point. Toujours tout droit jusqu’à un croisement au dessus de Colomars. Joli paysage de montage de moyenne altitude sous le soleil et belles villas.
Tout en haut, nous croisons la départementale que nous descendons sur quelques dizaines de mètres et prenons le GR 51 qui doit nous conduire vers le pont de la Manda.

Ce chemin est une catastrophe. Il a dû pleuvoir quelques jours avant et nous marchons dans les cailloux qui roulent dans une pente assez forte, puis à nouveau sur la route que nous quittons encore pour reprendre le même GR un peu plus bas dans le même état ou presque, jusqu’à trouver dans un soupir de soulagement le Pont tant espéré.

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Une bière et un Perrier sur la bruyante terrasse du bar de la Manda et nous prendrons le train des Pignes pour Nice et nous rejoindrons, à pied bien sûr, la gare routière de Nice pour prendre le bus d’Eze qui est aussi rempli que nous sommes fourbus. Arrivée tardive où Odile prend de l’aspirine pour prévenir les courbatures !
Nous aurons marché plus de huit heures et aurons parcouru quelque chose comme 35 kms avec pas mal de dénivelés. Pour un coup d’essai, c’est pas mal mais nous verrons que nous aurons à faire à encore plus fort ! Nous tracerons notre propre chemin et il en sera ainsi jusqu’à Narbonne où nous nous mettrons dans les pas de ceux qui suivent le Chemin du Piémont Pyrénéen vers Roncevaux avec une petite exception pour quelques kilomètres entre Arles et St Gilles où nous suivrons le Chemin d’Arles, mais nous n’en sommes pas encore là..

Avant de partir Francès

Odile, mon épouse et moi même, Francis, avons pris la décision de partir pour St Jacques dans le courant de l’année 2004. Beaucoup de lectures, de visites de sites internet, achats de guides et de cartes, et nous nous lançons mi-septembre 2005.

Nous avons commencé le parcours par trois étapes « de proximité et de tests » au terme desquelles nous sommes revenus dormir chez nous. Il s’agissait d’une sorte de galops d’essai à des marches d’environ 28 kms chacune. Après ces tests, nous sommes partis de St-Cézaire (06) pour Arles. Pas de chance, un problème sous les orteils du pied droit à Eyguières (13) nous fait rentrer à Eze en train.

Nous repartirons, en train, à Eyguières pour, cette fois-ci, le plus loin possible vers l’Ouest. Nous savons déjà que, la saison avançant, nous ne passerons pas par le Chemin d’Arles du fait de la possibilité de mauvais temps au sud du Massif Central, en novembre, mais nous passerons par la côte méditerranéenne, suivant le chemin le plus direct vers Narbonne où nous rejoindrons la Voie du Piémont Pyrénéen vers St Jean-Pied-de-Port puis Roncevaux. Notre pérégrination automnale s’arrêtera à Sète, le 11 novembre 2005. La météo est devenue très menaçante, annonçant de fortes pluies et de gros orages, qui, d’ailleurs commencèrent ce jour là.
Nous avons bien fait car tout le PIémont Pyrénéen a été l’objet d’inondations sévères qui, de toute façon, nous auraient empêchés de passer.

Nous rentrons à Eze en train encore. Nous repartirons d’Eze le 20.03.06 pour Sète, même hôtel, et irons à Saint Jacques d’une seule traite. Notre chemin a suivi le chemin le plus direct vers l’ouest sans se soucier des chemins de randonnée de type GR. Nous avons suivi, au long de la magnifique Voie du Piémont Pyrénéen, les petites routes, selon un topo tracé à partir des cartes IGN 250. Beaucoup de goudron et de calme aussi mais moins de kilomètres et autres dénivelés qui ne font que fatiguer davantage le pèlerin.

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