Baamonde – Sobrado de los Monxes

Les brochettes de soupions, le mouton au four et les flans étaient tout à fait convenables. Et puis, nous avions si faim…
La nuit aura été calme mais très humide encore et froide. A 7h45, nous aurons déjeuner d’un bon pain de campagne bien frais, beurre et cafés et réglé la note. Il fait beau et, claudiquant un peu pour cause de tendinites révélées dans la nuit, plus l’ampoule qui s’est, elle aussi, rallumée, nous progressons vers la gare de Baamonde.

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Hier soir, Conchita, l’hospitalera de l’auberge, nous a suggéré de prendre le train jusqu’à Texeiro pour entreprendre l’étape suivante car elle est annoncée pour plus de quarante kilomètres. Dans cet état physique, pas question d’entreprendre une telle distance, d’autant plus qu’il faut monter à 675 mètres et qu’elle semble assez « physique ».
Le train passe à Baamonde à 9h14 et arrive à Texeiro à 9h36. Petit village. Il fait froid ce matin. Nous sortirons les bérets et les gants.
Nous prendrons un café, dans un bistrot au coin de la place à gauche et filerons vers notre étape en suivant la route, sur le bas-côté, en quasi ligne droite sur presque huit kilomètres. Pas trop de trafic en cette heure matinale.
Arrivés à Cruces, hameau sans intérêt, droit devant nous le ciel est noir d’encre. Nous aurons juste le temps, aux premières gouttes, de nous équiper tous temps, et la bourrasque est là. Forte, certes mais brève.
Toujours suivant l’ AC 231 nous arriverons à Sobrado de los Monxes.
Nous sonnons à l’hôtel où nous avons réservé. L’hôtesse nous accueille en anglais (?) et nous dit que l’eau chaude ne fonctionnant pas, l’hôtel est fermé. Bon. Mais, elle nous propose un appartement pour cinquante euros en cash au dessus de chez elle, dans le bâtiment qui jouxte l’hôtel. Elle nous dit d’aller visiter le monastère et de revenir dans trois quart d’heure où tout sera fin prêt.
Nous allons faire tamponner nos créanciales par un moine pas très aimable, qui nous facture la visite du monastère au tarif pèlerin.
L’édifice a deux mille ans mais a été sérieusement repris en main et rénové au 17ème siècle.

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La visite, en suivant le topo fourni, ne prendra pas beaucoup de temps et nous retournons voir notre hôtesse, non sans être passé sous la porte du bâtiment extérieur des communs du monastère qui abrite l’auberge de pèlerins où il me semble avoir vu, un peu plus tard dans l’après-midi, trois jeunes pèlerins et un couple. Cela s’anime un peu…

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Bâtiment situé à l’entrée de l’ensemble et qui abrite l’auberge de pèlerins

Elle nous montre deux appartements, l’un à soixante, l’autre à cinquante euros et nous prenons le deuxième, sous les toits. Très sympa, une belle chambre, un grand salon équipé avec TV et cuisine en état de marche. La machine à laver ne peut pas mieux tomber et est mise en route sur le champ.
Puis, nous ressortons pour déjeuner. Un seul restaurant à l’autre extrémité du village. Nous ramons un peu pour trouver car on nous a dit de suivre la route.. en fait il faut suivre et monter à droite une autre petite route, 400 mètres en tout et pour tout.
Nous arrivons dans un bar restaurant où, dans la grande salle, trois locaux sont en train de déjeuner mais où l’on est en train d’organiser les tables pour un groupe d’environ 50 personnes. Il s’agira, en fait, d’un bus de touristes portugais bien tranquilles qui ne déjeuneront qu’après un « benedicte » sonore et convaincu. Repas simple mais copieux. Le temps est à nouveau à la pluie et, pendant le repas, il tombe une averse bien servie.
Nous rentrerons dans notre appartement pour ressortir plus tard pour le shopping quotidien.
Nous reviendrons dîner, faute de choix, dans le même restaurant qu’à midi où il y a peu de monde. Un pèlerin espagnol est entré juste avant nous mais semble plus intéressé par la télévision que par la conversation. Décidément, les contacts ne sont pas facile sur ce trajet.
Le repas, aussi bien qu’à midi, nous coûtera aussi, comme à midi, huit euros par personne, vin compris.
Nous renterons sous l’averse, en évitant le chien-loup menaçant qui nous accompagné à l’aller pendant une dizaine de mètres.
Il pleuvra des cordes toute la nuit mais nous sommes au sec et au chaud ! Nous aurons pris la précaution de régler notre hôtesse car ne savons à quelle heure (matinale ?) nous partirons demain matin.
Demain soir, nous aurons quitté le Camino del Norte pour le Francès.