Gontan (Abadin) – Villalba

La nuit aura été bien humide. Non pas dehors, mais dedans. Dans la salle de bains, sur la faïence murale, l’eau dégouline. Il semble que l’aération/ventilation de la pièce ait été négligée et cette humidité se répand dans la pièce où nous avons dormi.
Nous avons donc laissé le chauffage toute la nuit.
Nous descendons prendre le petit déjeuner dans la salle du bar où déjà quelques clients locaux se pressent pour prendre, en silence, leur café bien arrosé d’alcool, à cette heure matinale. Il faut avoir de l’estomac !
Nous réglons notre note de 45 euros tout compris et prenons la route.
A peine dehors, il nous faut nous équiper tous terrains car de belles gouttes nous accueillent. Ponchos, pantalons de pluie et guêtres.
Après cinq cents mètres environ, nous nous arrêtons dans une supérette pour y effectuer nos emplettes du jour sous forme de museau de porc, fromage local, pain, et surtout eau. Il en tombe beaucoup mais le pèlerin a besoin d’hydrater l’intérieur du corps si l’extérieur l’est !
Nous avons bien fait de prendre l’opportunité de dormir à Gontan car la seule pension d’Abadin est fermée. Un mot sur la pension Claudio qui figure sur la liste des hébergements possibles à Abadin. Notez qu’elle est en dehors du bourg, à environ une heure et plus de celui-ci, sur la RN 634, vers Villalba.
Prenez cela en compte lorsque vous préparerez votre étape. L’avantage, quand même, c’est que l’on peut y manger.
Nous quittons Abadin par le petit pont médiéval sur le rio Abadin et commençons une longue mais facile ascension dans un paysage magnifique de bocages. De loin en loin, il y a des fermes avec des chiens pas toujours faciles mais heureusement attachés. Pas partout, nous le verrons plus loin. Ici, commence la terre Cha.
Nous ne rencontrons personne, comme c’est le cas depuis que nous tournons le dos à l’océan atlantique, depuis Ribadéo que nous avons quitté il y a maintenant deux jours.
Nous voudrons nous arrêter au pied du joli pont ancien de Martinan mais l’humidité de l’endroit, après les fortes pluies de la veille et de la nuit est trop boueux. Dommage, il y a de jolis bancs et tables…

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C’est un peu plus à l’ouest, vers Goiriz, que nous nous arrêterons pour déjeuner, au soleil, sur des pierres plates. Le paysage est splendide, très calme et nous trouvons, spécialité de la Galice, ces chemins bordés de pierres plates levées en guise de clôtures.

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A Goiriz, nous verrons, sur le toit de l’église Santiago, à proximité de son cimetière aux hauts de caveaux impressionnants, notre premier nid de cigogne habité.

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Le chemin se trouve désormais à droite de la nationale dont les nuisances n’arrivent pas jusqu’à nous. Par contre, ce qui arrive à nous, ce sont des petits roquets dans des cours de fermes qui, viennent attaquer par derrière et sur lesquels il faut « gueuler » ferme pour obtenir un semblant de distance. Le bâton de marche ne nous sera pas inutile dans un cas extrême. En deux kilomètres, nous y aurons droit deux fois, la deuxième fois consistant à une attaque en règle de deux roquets et un plus gros où nous n’avons dû notre salut qu’à la voix du maître qui, à distance, nous ne l’avons pas vu, à fait subitement cesser l’attaque .
La caravane passe et nous arrivons à Villalba à 15h. Un arrêt à l’accueillante auberge de pèlerins sur la droite de la route où nous tamponnons nos créanciales seuls car l’auberge est ouverte mais vide.
Un coup d’oeil rapide nous montre qu’elle est bien agencée et bien propre. Nous apprendrons, sur le livre de visite, qu’un couple d’allemands nous précède de deux jours.

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Nous nous installerons l’hôtel Villa Do Alba. Accueil habituel.
Bien propre, moderne. Belle vue sur la campagne, paysage que nous voyons à longueur de journée…
Sortie en ville, achat de gâteaux à la pâtisserie-bazar, au 1 rue de Pravia. Excellent « roscon d’almendras » que nous recommandons.
Retour à l’hôtel sous un début d’averse, ah ! le climat de Galice !

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Nous ressortirons à 20h pour aller dîner au restaurant Do Campo où, dans une belle salle au premier, au calme, seuls clients, nous dînerons de soupes de poissons et turbots (grillé et à la galicienne) vin maison et dos cafés solos pour euros 63. Très bien, accueil timide mais cuisine remarquable et remarquée.
Retour à l’hôtel sous une petite ondée et au lit !

www.viladoalba.com

Hôtel Villa Do Alba
c/ Campo de Puente 27/29
27800 Villalba
00 34 982 51 02 45
42 euros sans petit déjeuner