Luarca – Cartavio

La chambre était bien confortable, le lit aussi. Nous sommes réveillés par les goélands (souvenir d’hier après-midi !).
Nous descendons prendre le petit déjeuner et sommes installés dans une petite salle où notre sang ne fait qu’un tour, à peine assis.
Aux murs, une créanciale, une Compostela et quantité de photos montrant un pèlerin qui n’est autre que notre hôte.
Sujet de conversation vite trouvé. Voila pourquoi il nous a semblé qu’il nous regardait curieusement. Mais, c’était une saine curiosité !
Après un échange de souvenirs ou d’expériences, car il a effectué le pèlerinage sur le Norte aussi, il nous indiquera comment sortir de Luarca.
Et nous voila en train de monter la rue de la Pena qui grimpe bien offrant de belles vues sur Luarca et son port
Il nous faut bien remonter ce que nous avons descendu hier et aussi, il faut sacrifier aux moeurs, monter au moment de partir…
Nous marcherons quasiment au calme jusqu’à Navia sur de petites routes calmes, avec un trafic local très limité, rencontrant de beaux horreos asturiens.

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Encore un détour inutile faut d’attention vis à vis du fléchage

 

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C’est l’heure, espagnole, du déjeuner lorsque nous entrons dans Navia et un petit restaurant attire notre attention par un panneau qui annonce que l’on sert des poissons « qui se mordent la queue ». Nous nous installons dans une salle enfumée où déjeunent quantité d’ouvriers du coin.
Nous aurons pour 18 euros, une soupe, un merluchon pané pour le pèlerin et une salade très copieuse, un merluchon aussi pour la pèlerine avant un gâteau au tourron et une bouteille de cidre.
Le Camino, sur le topo, nous annonçant un joli détour qui nous semble inutile, nous suivrons la N634 que nous ne pouvons plus quitter, en direction de Cartavio où nous avons prévu de dormir.
Les bas-côtés sont larges et, malgré un trafic de camions assez soutenu, nous ne nous sentons pas en danger. Cela sera notre lot jusqu’à l’arrivée à l’hôtel.
Complet, nous dit-on. Et il commence à pleuvioter. Et le prochain village, sur la nationale, est la Caridad. Et il pleut un peu plus, et je sais que la Caridad n’a que de modestes ressources hôtelières, si elles sont ouvertes..
La pluie redouble et, après une hésitation d’un moment, nous traversons la nationale pour entrer dans une sorte de « routiers » à la porte duquel nous frappons au moment où l’ondée commence à prendre un peu de dimension. Nous sommes au carrefour qui va au camping, sur la droite, de Castello.
Accueil habituel, on a un peu l’impression de déranger. Je demande, au vu du trafic sur la route, une chambre au calme et l’on nous conduit sur une pièce quasiment aveugle, avec une fenêtre qui doit se trouver à cinquante centimètres de celle du bâtiment voisin. Je demande une autre chambre. Ce sera la 202, en haut, dans un coin de la bâtisse, chambre aussi minuscule que l’autre mais propre et avec deux fenêtres, l’une sur le derrière du bâtiment mais sur la petite route qui rejoint la nationale et le village plus haut et l’autre sur l’entrée de l’hôtel avec vue d’angle imprenable sur le trafic routier.
La salle de bains est minuscule et la douche ne permet pas de se retourner. Bon, nous sommes logés et dehors il pleut des cordes.
Pas de chauffage. Je descend en demander un à 17 heures, chauffage que nous aurons à 22 heures….Lessive, détente, préparation de l’étape du lendemain, attente de l’heure du dîner.
A 20h30, nous sommes en bas pour dîner d’un repas catastrophique :
soupe hyper salée, deux tranches de « lomo » (les connaisseurs apprécieront) et frites, oeufs au lard pour la pèlerine et dessert insipide arrosé d’un rouge imbuvable.
La pluie redouble dehors et le repas se passe dans une ambiance d’enterrement.
La nuit sera calme pour le pèlerin car il aura mis ses tampons d’oreille mais la pèlerine qui ne les supporte pas aura compté les camions !
A 8h30, nous réglons la note : Euros 95.50 ! Piège à pèlerins.
Le Chemin passe juste derrière chez eux. La nourriture est abjecte et la chambre est à 62 euros. A éviter même s’il pleut. Nous verrons, le lendemain, à la Caridad, qu’il devait quand même y avoir possibilité de se loger dans un établissement de même catégorie. Comment cela aurait il été ?

Pire, quelques centaines de mètres plus haut, nous avons renoncé à entrer dans l’hôtel Maycé qui devait être, lui, sans aucune hésitation, un bien meilleur choix que l’endroit où nous avons fait étape.

Hôtel Lombo
Carrefour Castello N634
El Franco